Un rapport américain estime à 500 milliards par an le coût du réchauffement climatique

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Le 27 novembre 2018
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Si le monde ne prend pas les mesures nécessaires, le dérèglement climatique pourrait coûter au monde près de 500 milliards de dollars par an d'ici 2090, selon un rapport publié par le gouvernement américain.

Le réchauffement climatique cause de nombreux dégâts partout dans le monde. Inondations, sécheresse, fonte des glaces, incendies gigantesques... Si les gouvernements et entreprises de la planète tardent à prendre conscience des dangers que les habitants de la Terre encourent, la nature, elle, n'attend pas. Le rapport de 1 000 pages, dressé par plus de 300 auteurs d'une douzaine d'agences fédérales américaines pour le compte de l'évaluation du climat, donne quelques indications chiffrées de l'ampleur du réchauffement climatique sur le plan économique.

La mortalité liée aux températures extrêmes pourrait coûter 141 milliards de dollars par an

Le rapport, qui tombe à un moment où l'administration Trump continue de réfuter les preuves du réchauffement climatique pour se soustraire aux engagements tenus sur le plan national et international, porte sur tout un tas de thématiques différentes, et les classe par coût pour l'humanité à l'horizon 2090.

Dans le pire des scénarios (le RCP 8.5, qui correspond à un accroissant du forçage radiatif, donc la poursuite du réchauffement climatique), la facture économique liée au réchauffement de la planète pourrait grimper à 500 milliards de dollars par an (plus de 440 milliards d'euros) en infrastructures à rebâtir, en dégâts infligés à l'agriculture et aux forêts, en réserves d'eau perdues, en hospitalisations, en disparition des récifs coralliens, en dégradation de la qualité de l'eau et bien plus. La mortalité liée aux températures extrêmes pourrait coûter, en 2090, 141 milliards de dollars à la planète, soit 124 milliards de dollars.

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La Maison-Blanche fait la sourde oreille

La Maison-Blanche a, de son côté, tenté d'atténuer l'importance majeure du rapport, en affirmant qu'il était « largement basé sur les plus extrêmes scénarios ». Pourtant, les émissions de carbone continuent de grimper, et même un scénario moins pessimiste n'épargnerait pas la Terre de coûts faramineux, à tous les sens du terme.

Modifié le 27/11/2018 à 11h42

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