Un drone aquatique a été mis au point pour récolter la pollution marine

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le 22 août 2018
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watershark

Développé par la société néerlandaise Ran Marine, le Waste Shark est un drone aquatique ayant pour mission de récupérer les déchets qui polluent les lacs et océans.
Doté d'une autonomie de 16 heures, le WasteShark dispose d'une mission double : d'une part collecter les déchets qui croisent sa route, de l'autre monitorer les eaux dans lesquelles il navigue.


Le Wall-e de l'océan

À l'image du personnage de Pixar, conçu pour nettoyer la Terre de ses déchets, le WasteShark est missionné, lui, pour dépolluer les océans.

Entièrement piloté à distance, ce drone de 1,56 mètre de long est capable d'avaler 200 litres de plastique, algues et tout autre déchet qui viendrait flotter à la surface des cours d'eau sur lequel il est déployé.

Bardé de capteurs, WasteShark a également pour mission de monitorer les eaux. Profondeur, température, qualité de l'eau selon des critères de pH, conductivité, salinité... tout est fait pour pouvoir dresser un bilan exhaustif, tout en rendant un fier service à la faune marine.


80% des déchets sur les rivages sont composés de plastique

La pollution plastique commet des ravages. Non recyclé dans sa plus grande partie, il finit bien souvent sa course dans l'océan. Tant et si bien que 80% des déchets sur les rivages sont composés de plastique.

Un désastre écologique, qui commence à peine à faire réagir. Le Conseil de Paris vient de voter pour une disparition progressive des pailles en plastique dans la capitale.

À l'échelle nationale cette fois, le gouvernement vient d'annoncer la mise en place d'un bonus-malus sur les produits composés de plastique. La secrétaire d'État à la Transition Écologique et solidaire, Brune Poirson, mise sur une réduction jusqu'à 10% du prix des produits concernés, s'ils sont composés essentiellement de plastique recyclé.

À l'échelle individuelle, une prise de conscience est nécessaire pour éviter de transformer les océans en décharge à ciel ouvert. Raisonner sa consommation de plastique, d'une part, et miser sur des matériaux réutilisables ou, à minima, recyclables. Dans l'attente, on connaît désormais un petit robot marin qui ne risque pas d'être au chômage technique avant un petit moment.

Modifié le 22/08/2018 à 11h38
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