Phil Spencer admet que le lancement de la Xbox One était raté

Pierre Crochart
Spécialiste smartphone & gaming
16 août 2019 à 07h07
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Présentation de la nouvelle interface XBox One

Toujours connectée à Internet, impossibilité de revendre ses jeux et reposant essentiellement sur Kinect : la première version de la Xbox One n'a pas convaincu les foules. Un ratage communicationnel que le patron de Xbox admet bien volontiers aujourd'hui.

Phil Spencer, le patron de la division Xbox de Microsoft s'est livré à quelques confidences dans les colonnes de GameSpot. Il est notamment revenu sur le lancement de la Xbox One qui, en 2013, était alors vendue comme une plateforme de divertissement pas seulement réservée aux jeux vidéo.

La Xbox comme boîtier pour la télévision

« Si vous retournez voir la révélation de la Xbox One, ce que vous verrez est un événement qui était très centré sur la Xbox comme une plateforme TV », concède Phil Spencer au site américain. « En fait, je crois que le tout premier contenu que nous avons montré sur une Xbox One était une série TV ».

Sur scène, ce sont effectivement non seulement des personnalités du jeu vidéo qui se succèdent, mais aussi des réalisateurs comme Steven Spielberg et J.J Abrams. La raison, explique Spencer, est que la Xbox One avait été marketée comme un véritable système de divertissement, et non plus seulement comme une console de jeu.


Ce n'est qu'au terme de trente longues minutes qu'un jeu est enfin montré à l'écran. Une présentation mal calibrée, qui a aussi été incomprise par les équipes ayant travaillé sur la console. « Le retour que nous avons eu de la part des employés, aussi bien assumé que non dit, était "Nous avons travaillé très dur pendant deux ans pour développer ce produit. Vous montez sur scène lors de cet événement et vous foutez en l'air tout le bon travail que nous avons fait en parlant d'un produit qui ne correspond pas à l'âme d'une console Xbox et à ce que les clients attendent de nous" », reprend Phil Spencer qui, à l'époque, était vice-président des studios Microsoft.

Un faux départ coûteux

Un faux départ, qui a poussé Microsoft à revoir sa copie avant le lancement de sa console en novembre 2013. La connexion permanente à Internet n'est plus requise et les jeux peuvent désormais s'échanger sans barrière. Quelques mois après son lancement, Kinect devient lui aussi optionnel et permet à la Xbox One de s'aligner sur le tarif alors plus agressif de la PlayStation 4.


Malheureusement pour Microsoft, ce ratage communicationnel a eu un coût et la Xbox One n'a jamais su se hisser au niveau des ventes de sa concurrente directe de chez Sony. La PlayStation 4 vient de passer le cap des 100 millions d'unités vendues, quand la Xbox One affiche encore moins de 45 millions de ventes. En embuscade depuis 2017 seulement, la Nintendo Switch s'approche quant à elle des 40 millions d'exemplaires vendus.

Source : GameSpot
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