Facebook abandonne son projet de drones Internet

le jeudi 28 juin 2018
Facebook vient d'annoncer l'arrêt de son programme de développement de drones pour amener Internet dans les zones les plus reculées et les moins bien connectées. Le projet initié il y a 4 ans, baptisé Aquila, ne verra pas le jour.

Depuis 2014, Facebook travaillait sur un projet de drones. Le projet Aquila avait pour objectif de mettre au point des drones qui, avec l'énergie solaire, seraient capables d'offrir un accès à Internet pour certains territoires reculés et encore non-connectés. Projet abandonné, en partie.

drone unsplash


Facebook arrête le développement de ses drones Internet


Depuis le lancement de cette initiative de créer des drones / aéronefs pour accéder à Internet, d'autres entreprises se sont lancées dans la construction de drones et autres objets volants capables d'atteindre de hautes altitudes. Leur but ? Aider à l'accès à Internet (via des antennes 4G/LTE) dans des zones peu ou pas desservies. Une trop forte concurrence qui pousse le géant américain à renoncer et mettre en sérieux coup d'arrêt à son travail.

"Compte tenu de ces développements multiples, nous avons décidé de ne plus concevoir ou construire nos propres drones", explique Yael Maguire, directeur ingénierie chez Facebook. Le projet n'est pas totalement enterré, et des collaborations sont évoquées avec Airbus.

En effet, Facebook renonce à la construction et au développement de la partie matérielle de ces aéronefs, mais veut confier cette mission à des spécialistes de l'aéronautique. En parallèle, les efforts des équipes Facebook vont se porter sur la connectivité, le système de vol, ou encore les batteries haute densité. Le projet Aquila tel qu'il était annoncé est donc mort, mais Facebook garde un pied dans le domaine.

fotolia réseau mobile


Un projet Aquila trop ambitieux ?


Les drones Aquila étaient constitués d'une immense aile en V, d'une amplitude de 42 mètres, plus large qu'un Boeing 737 ! Un véritable challenge d'ingénierie, qui a causé beaucoup de soucis au géant américain. En 2016 notamment, un atterrissage avec des conditions venteuses a mené à un très gros accident, détruisant une partie d'un prototype. Un atterrissage sans problème fut noté en 2017, après plus de 6 mois de travail.

L'abandon du projet signifie la fermeture de l'unité dédiée en Angleterre, à Bridgwater. Il ne faut pas y voir un revers de taille pour le poids lourd des réseaux sociaux, mais plutôt un simple coup de frein dans un projet annexe. Facebook ne renonce pas au développement d'autres initiatives pour « continuer de connecter les 4 milliards de personnes qui n'ont pas accès à Internet » explique le message officiel. « La connectivité pour tous et partout est le challenge de notre génération » ponctue Yael Maguire.

Modifié le 27/06/2018 à 16h15
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