Darty ne tombe pas dans les bras de la Fnac (màj)

Thomas Pontiroli
01 novembre 2015 à 11h40
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Bientôt un mois après avoir proposé de racheter Darty par échange d'actions, la Fnac devra patienter encore deux semaines. Le vendeur d'électroménager a plusieurs inquiétudes.


Le choix de la rédaction

Nous avons prêté cette semaine une oreille tout attentive à la tentative de la Fnac d'acquérir l'enseigne Darty. L'opération est d'envergure (estimée pour l'instant à 720 millions d'euros), changerait notablement les habitudes des Français et pourraient avoir des conséquences en matière d'emplois. Trois raisons qui nous poussent à vous proposer à nouveau cette actu.


Darty se laisse le temps de la réflexion. Le conseil d'administration, invité à se prononcer le 28 octobre sur la proposition de rachat par la Fnac formulée le 30 septembre, veut s'accorder un délai de deux semaines supplémentaires. L'une des raisons : le groupe coté à Londres n'est pas à l'aise avec l'idée d'un rachat par échange d'actions, tel que proposé par la Fnac - pour une valorisation de 720 millions d'euros environ.

Dans son communiqué, le distributeur d'électroménager écrit vouloir réfléchir à « l'opportunité d'introduire un paiement en espèces dans la transaction ». Les actionnaires anglais préfèreraient, en général, ce genre de transaction. À plus forte raison, si l'échange comporte une partie de titres cotés à Paris. Autre demande des administrateurs : obtenir une « compréhension détaillée des synergies attendues » de ce rapprochement.


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Synergies de 85 millions

Car elle risque, par exemple, de générer des emplois doublons, l'opération comporte un risque social que Darty voudrait mieux jauger. Selon un rapport du cabinet d'audit E&Y commandé par la Fnac, le montant des synergies atteindrait 85 millions d'euros. Une moitié des économies viendrait des produits communs : hi-fi et petit-électroménager notamment. L'autre, « de l'optimisation de la logistique et du transport, de l'intégration de fonctions support au niveau des sièges et d'économies sur prestations de services ».

Autre source d'inquiétude : le réseau fusionné des deux enseignes pourrait devenir dominant dans certaines zones. Il ne serait alors pas exclu que le gendarme de la concurrence réclame des cessions de boutiques.


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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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