Un rapprochement évoqué entre Orange et Deutsche Telekom : le mariage est-il possible ?

29 novembre 2019 à 14h03
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Le premier opérateur de télécommunications européen, qui souhaite poursuivre son expansion, ferait une nouvelle fois les yeux doux à son homologue français, avec lequel l'entente est au beau fixe.

Les dirigeants de Deutsche Telekom seraient en train d'étudier la possibilité d'un rapprochement avec Orange, si l'on en croit les informations du quotidien économique allemand, le Handelsblatt, qui évoque plusieurs sources concordantes. La première firme européenne de télécommunications, à qui appartient la mastodonte T-Mobile, jouit d'excellentes relations avec le principal opérateur français, et leur potentielle union permettrait de créer un géant européen du secteur.

Deux groupes qui travaillent déjà ensemble

Aux États-Unis, Deutsche Telekom développe fièrement ses activités avec la fusion en cours entre T-Mobile US et Sprint, l'un des opérateurs majeurs du pays. Mais en Europe, la firme allemande n'a pas trouvé sa moitié et il lui sera impossible d'envisager une fusion avec Vodafone et Telefonica, deuxième et troisième opérateurs en Allemagne, l'autorité de la concurrence locale ne le permettrait pas.


Deutsche Telekom doit donc se tourner vers l'étranger, vers une entreprise qui n'est pas présente en Allemagne au point d'être un concurrent, tout en étant un leader européen. Et c'est le cas d'Orange. L'entreprise française, en plus de cocher les critères économiques, est un partenaire de longue date. Ensemble, les deux groupes ont mis au point Djingo, l'enceinte intelligente récemment commercialisée en France, et en Allemagne sous le nom Magenta.

Mais ce n'est pas tout, puisqu'ils ont aussi mutualisé leurs opérations sur le sol britannique et partagent leurs réseaux en Pologne. Les deux ont d'ailleurs créé en ce sens une société commune, détenue à parts égales.

Deutsche Telekom pèse beaucoup plus qu'Orange

L'idée d'une fusion XXL entre Deutsche Telekom et Orange n'est pas nouvelle. L'année dernière, le PDG de l'opérateur français, Stéphane Richard, démentait tout projet secret d'union, certes, mais des discussions auraient potentiellement eu lieu en 2017. Et il lui arrive de déplorer que le marché européen soit fragmenté, bien plus qu'aux États-Unis ou en Chine.

Si la tentation existe, le processus sera tout de même délicat, car il faudra décider de qui « dominera » l'autre. En bourse, Deutsche Telekom pèse environ 73 milliards d'euros, Orange frôle les 40 milliards. Si l'entreprise française ne serait pas contre ce rapprochement, elle ne souhaiterait pas avoir un rôle passif mais voudrait avoir le rôle de l'acquéreur, refusant une consolidation. Et une fusion à 50/50 paraît économiquement improbable.


Du côté allemand, c'est l'influence de l'État français (qui détient 23 % d'Orange) qui pose problème, celle du gouvernement fédéral allemand étant portée à 31,9 % (1,5 milliards d'actions !) dans le capital de Deutsche Telekom. Les obstacles politiques et réglementaires pourraient donc avoir le dessus, sans oublier que la Commission européenne s'était aussi récemment opposée au rachat d'Alstom par Siemens. Tout (ou presque) reste à faire donc.



Source : Handelsblatt
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merotic
On sait très ben que ces fusions acquisitions ne font pas baisser les prix mais provoquent des licenciements et augmentent la marge des actionnaires donc ça ne servirait à rien pour le consommateur une concentration dans ce secteur, au contraire.<br /> Cela pourrait provoquer une vague de fusions et réduire la concurrence à une peau de chagrin.<br /> Les giga fusions du début des années 2000 ont prouvé leurs inefficacité pour le consommateur.
merotic
Tiens, mon commentaire sur le blackfriday est passé à la trappe: le 1er, pas le 2eme… lol
kyosho62
Non non, ils sont tous les deux présents.
carinae
bah oui c’est le but des fusions … malheureusement … Faire des économies d’échelle …<br /> Effectivement il ne faut pas s’attendre a une baisse des tarifs mais simplement a une plus grande intégration et un développement de l’entreprise. Dans le cas des fusions les seuls bénéficiaires sont l’entreprise en tant que personne morale, les actionnaires et les quelques personnes qui evoluront au sein de la hiérarchie. Donc autant dire très peu de gens … et généralement ceux qui sont les mieux placés.
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