Test JBL Quantum One : le casque gaming filaire qui veut en faire toujours plus

Nerces
Spécialiste Hardware et Gaming
17 septembre 2020 à 18h02
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Fer-de-lance de la nouvelle série gaming de JBL, le Quantum One est un casque gamer filaire résolument haut de gamme qui doit justifier son prix élevé – autour des 250 euros – par d’excellentes prestations puisqu’il ne peut par exemple pas invoquer des fonctionnalités sans-fil.

Fondée il y a plus de 70 ans en Californie, JBL fait partie des sociétés les plus connues du monde de l’audio. Intégré au groupe Harman il y a déjà de nombreuses années, JBL continue à se tourner vers les pros via JBL Professional et vers le grand public avec JBL Consumer. À Clubic, c’est plutôt la seconde branche qui nous intéresse d’autant qu’elle tente aujourd’hui de se relancer chez les joueurs – en particulier sur PC – avec un modèle qui doit cumuler de multiples avantages : la réduction de bruit active afin de ne pas être gêné par l’environnement, un réglage simplifié de la balance jeu / conversation, un design alliant légèreté et confort, mais aussi – bien sûr – une qualité de son / de captation parmi ce qui se fait de mieux. Enfin, tout cela, c’est ce sur quoi le constructeur insiste pour sa campagne marketing.

Un produit aux lignes (un peu) plus « agressives » que de coutume pour JBL © Nerces pour Clubic

Fiche technique du JBL Quantum One

Avant d’entrer dans les détails du Quantum One, il n’est pas inutile de le replacer dans la gamme globale Quantum. Depuis les Quantum Duo – des enceintes 2.0 compactes – en passant par les Quantum 100, 200, 300, 400, 600 et 800 sans oublier les intra-auriculaires Quantum 50, la série est riche de neuf modèles aux orientations très différentes. Certains produits se distinguent par leur discrétion quand d’autres misent essentiellement sur le sans-fil pour se démarquer. Nous l’avons dit, le Quantum One prétend être le nec-plus-ultra de la gamme et entend tenir tête aux meilleurs produits de la concurrence.

Le JBL Quantum One, c’est :

  • Transducteur : Haut-parleurs dynamiques de 50 mm
  • Impédance : 32 ohms
  • Réponse en fréquence : 20 Hz – 40 kHz
  • Microphone : Oui, unidirectionnel, flexible et détachable
  • Réponse en fréquence du micro : 100 Hz – 10 KHz
  • Connexion : Filaire, câble USB avec molette de mélange et câble 3,5 mm avec contrôle du volume
  • Spatialisation : Oui, via JBL QuantumSphere 360 et DTS Headphone X 2.0
  • Logiciel : Oui, JBL Quantum Engine
  • Poids : 369 grammes
  • Prix et disponibilité : disponible, à 249,95 €

La fiche technique du Quantum One ne semble pas se distinguer particulièrement de ce que propose ladite concurrence. On note tout de même la présence d’options avancées pour la gestion de la spatialisation et un poids relativement faible par rapport à d’autres modèles haut de gamme. Nous y reviendrons, bien sûr, mais il est aussi intéressant de relever que JBL ne lésine pas sur les accessoires : le Quantum One nous arrive plutôt bien accompagné, malgré un manque surprenant…

Arceau central robuste et confortable qui ne vient jamais « cogner » sur le crâne © Nerces pour Clubic

Design et confort

Au premier coup d’œil posé sur le Quantum One, impossible de ne pas remarquer un design que d’aucuns qualifieront « d’agressif ». C’est une orientation qui plaira à certains joueurs, mais elle en décevra d’autres, à n’en pas douter. Sur ce point, nous vous laisserons seuls juges, nos photos étant là pour vous permettre d’y voir clair. Précisons également que cette « agressivité » se retrouve du côté des LED, largement présente sur les oreillettes. Ainsi, à gauche comme à droite, on dispose d’illuminations au niveau du logo JBL et sur le pourtour. Nous reviendrons sur la configuration logicielle de ces LED, mais sachez qu’elles ne fonctionnent que si le casque est connecté en USB.

Un casque qui est conçu autour d’une structure robuste qui ne semble toutefois pas être en métal ou alors, intégralement recouverte d’éléments en plastique. L’ensemble est moins fin, peut-être moins élégant que d’autres modèles de la marque, mais le confort est malgré tout au rendez-vous. Un confort que l’on doit d’abord aux généreux rembourrages présents aussi bien au niveau de l’arceau central que des oreillettes. Le poids contribue également à cette agréable sensation. S’il peut sembler imposant, le Quantum One se montre moins lourd qu’on pourrait le craindre : à 369 grammes, il est dans la moyenne basse de ce type de casques « haut de gamme ».

Isolantes et confortables, les oreillettes sont montées sur des rotules rotatives bien pratiques © Nerces pour Clubic

Pour ne rien gâcher, malgré une certaine résistance, l’arceau central ne vient jamais « comprimer » le crâne de l’utilisateur qui peut le porter des heures durant sans ressentir de fatigue à ce niveau. À ce nivea… car du côté des oreillettes, les choses sont un peu plus délicates sur le long terme : les oreilles ne respirent, finalement, pas autant que souhaités et on peut rapidement avoir une sensation de chaud, sans que cela soit catastrophique. Nous le verrons un peu plus tard, mais cette sensation est là pour la bonne cause : grâce à ses épais « coussinets », le Quantum One garde une excellente stabilité au niveau des oreilles et l’isolation phonique est de très bonne facture.

Nous apprécions également que JBL ait monté les deux oreillettes sur des rotules rotatives de très bonne facture. Elles bougent bien, nous semblent plutôt résistantes et permettent d’ajuster le casque à notre morphologie. Pour l’ajustement, soulignons au passage que les oreilles se règlent sur 13 niveaux en hauteur : petites et grosses têtes n’y trouveront rien à redire. Enfin, il est bon de souligner que l’oreillette de gauche fait office de centrale de branchement quand la droite est exempte de tout contrôle, de toute connectique. Un choix de JBL que nous regrettons : cela fait beaucoup de commandes sur la même oreillette.

Un aperçu des nombreux connecteurs / contrôles de l'oreillette gauche © Nerces pour Clubic

Le Quantum One est effectivement plutôt bien doté en la matière avec d’abord un témoin pour vérifier que la réduction de bruit active est opérationnelle et un bouton pour la couper / la mettre en marche. On retrouve ensuite la molette dédiée au contrôle du volume sonore et le bouton de mise en sourdine du microphone. Un témoin d’alimentation est également présent de même que deux prises : la première – USB-C – sert à brancher le Quantum One sur un ordinateur quand la seconde – jack audio 3,5 mm – se destine plutôt à un portable / une console. Enfin, on retrouve le témoin de fonctionnement du micro et la prise destinée à recevoir la perche micro ou le micro d’étalonnage.

Ce dernier est l’une des petites surprises livrées par JBL avec son Quantum One. Dans la boîte, en plus du casque proprement dit, on peut effectivement compter sur la présence d’un câble audio jack 3,5 mm, d’un câble USB-C vers USB-A, d’un microphone d’étalonnage, de l’indispensable perche microphone flexible, d’une petite bonnette anti-bruit pour ce dernier et de quelques documents. Hélas, mille fois hélas, aucune sacoche ni aucune boîte de transport ne vient compléter le kit. C’est d’autant plus dommage que le tarif du Quantum One en fait un produit que l’on n’a pas envie d’emmener avec soi sans un minimum de protection.

À gauche le câble jack et sa petite télécommande, à droite le microphone de calibrage © Nerces pour Clubic

Qualité de rendu, calibration et réduction de bruit active

Plutôt élégant et bien pensé, le Quantum One est évidemment un produit que l’on attend au tournant « en situation ». On ne dépense plus de 240 euros dans un casque-micro simplement pour son design ou ses accessoires. Première impression, même sans mettre en marche la réduction de bruit active, les oreillettes procurent une isolation phonique plus que convaincante. On n’est pas complètement coupés du monde, mais les nuisances extérieures sont nettement filtrées. Hélas, le bilan avec la réduction de bruit active enclenchée n’est pas radicalement meilleur. Il y a un progrès, la différence est sensible, mais on est encore assez loin du QuietComfort 35 signé Bose.

De plus, on ne peut mettre en marche la réduction de bruit active lorsque le Quantum One est connecté en audio jack. Il s’agit donc d’une fonction dont on profite à la maison… par exemple pour ne pas être distrait en pleine partie. C’est d’ailleurs l’objectif affiché de JBL. Au final, impossible de parler de gadget pour cette réduction de bruit active, mais ce n’est pas aussi décisif que prévu. Il en va d’ailleurs un peu de même pour la spatialisation du son mise au point par JBL. Le constructeur propose un double système basé d’un côté sur le QuantumSphere 360 et de l’autre sur le DTS Headphone X. À nous de choisir. Hélas, dans un cas comme dans l’autre, ce n’est pas renversant.

La molette de mélange jeu / conversation est très efficace © Nerces pour Clubic

Pour profiter au mieux du QuantumSphere 360, JBL suggère de passer par l’étape de calibrage qui implique l’utilisation du petit microphone dédié. Hélas, même en faisant très attention à cette étape, nous ne sommes pas convaincus par le résultat obtenu qui a une certaine tendance à sacrifier les graves. Quitte à spatialiser le son, nous avons donc une préférence pour le mode DTS Headphone X, mais à notre avis, ça reste quelque chose d'un peu gadget. Dans quelques jeux, on peut toutefois y voir un intérêt dans la mesure où cela peut permettre de mieux percevoir la provenance des tirs, des ennemis. Difficile cependant de dire que ce sera un avantage décisif en pleine partie de Battlefield 5 par exemple.

De retour à une écoute plus classique, plus musicale dirons-nous, le Quantum One est un produit très intéressant qui devrait faire plaisir à de nombreux utilisateurs. Sur certains points, il souffre toutefois de la comparaison avec un modèle gaming « audiophile » comme le Theta Electret qu’Asus nous avait permis de tester il y a déjà quelques semaines. Commençons par le « commencement » et le rendu des graves. Là, pas grand-chose à redire et on sent que le Quantum One a de la réserve à ce niveau : les basses sont rondes, bien présentes, mais sans exagération. On ne ressent par exemple jamais cet effet « boom-boom » que l’on retrouve sur certains modèles moins réussis.

Souvent plus délicat pour les constructeurs, le traitement des médiums est tout à l’honneur de JBL. Il y a bien sûr moyen de faire mieux, mais nous avons été agréablement surpris par le rendu des voix, leur présence et la clarté générale de n’importe lequel des morceaux que nous utilisons pour ces tests. Ainsi, on passe aisément du Blue Rondo a la Turk du Dave Brubeck Quartet au English Civil War de The Clash, l’ensemble est toujours très juste, les orchestrations limpides. En revanche, il nous faut émettre une petite réserve pour les aigus. Le résultat est globalement satisfaisant, mais sur la gamme des bas aigus, les choses peuvent paraître agressive, voire « perçante ».

Enfin, aucune critique particulière à formuler quand on décide de pousser un peu le volume, au contraire. En premier lieu, le Quantum One dispose d’une bonne réserve de puissance, mais surtout, il assure cette montée sans dénaturer le son, sans massacrer les bonnes impressions que nous avions jusque-là. On notera bien une tendance à la saturation à très fort volume, mais rien qui ne soit vraiment surprenant. On reste donc un petit cran en-dessous de l’Asus Theta Electret, mais ce Quantum One est assurément un bon client.

Quantum Engine : un logiciel complet, une interface stylisée © Nerces pour Clubic

De la qualité du microphone… et du logiciel

Nous l’avons dit, le Quantum One est livré avec un microphone particulier dit « de calibrage ». L’idée est ici de glisser la chose dans l’oreille gauche puis dans l’oreille droite avec, à chaque fois, une étape dans le logiciel Quantum Engine pour assurer le bon étalonnage de l’ensemble du kit. Sur le principe, rien à dire. Tout d’abord, la procédure se réalise sans aucun problème et on ne peut que louer un constructeur qui prend ainsi le temps bien paramétrer les choses. Hélas, on ne peut pas dire que le résultat de ce calibrage soit renversant. On perçoit de petits changements avec, par exemple, des basses un peu moins présentes, un son peut-être légèrement plus clair, mais c’est bien tout.

En revanche, il nous faut louer l’élégance générale du logiciel de JBL et son interface plutôt bien pensée, lisible et finalement agréable à découvrir. Le constructeur n’a pas versé dans l’originalité débridée côté options, mais il assure l’essentiel avec, tout d’abord, une présentation selon que l’on souhaite accéder à tous les réglages dans le détail ou que l’on préfère une forme « résumée ». Bien vu. Ensuite, on apprécie la présence d’un égaliseur on ne peut plus simple à manipuler, complété par les inévitables préréglages. Un onglet est évidemment dédié à la spatialisation du son avec la calibration et le choix entre les deux modes exploités par JBL.

La procédure d'étalonnage est remarquablement simple à utiliser © Nerces pour Clubic

Un autre onglet permet de régler l’éclairage de manière précise. On peut éteindre les LED, mais aussi leur attribuer des effets, des couleurs différentes. Un regret, les témoins lumineux ne peuvent, eux, pas être coupés. L’onglet microphone est sommaire, mais suffisant d’autant que la captation est de très bonne facture en particulier lorsque l’on utilise perche et bonnette. Nos amis profitent d’une voix remarquable de clarté sans aucun bruit parasite. À ce niveau, il faut revenir sur un accessoire sympathique : la molette de mélange jeu /conversation. Elle est parfaite pour aboutir à quelque chose d’équilibré en pleine partie et, c’est accessoire, elle est « certifiée » Discord.

Avant de conclure, il nous faut évoquer un point à ne pas négliger. S’il livre tout ce qu’il faut pour le connecter à un smartphone ou une console, JBL destine plutôt son Quantum One aux joueurs PC. Rien de surprenant à cela dans la mesure où le logiciel Quantum Engine ne marche que sous Windows et que la molette de mélange n’est présente que sur le câble USB. Vous pourrez donc vous en servir sur PlayStation / Xbox ou avec votre portable, mais gardez à l’esprit que pour en exploiter toutes les fonctionnalités, c’est sur PC que ça se passe.

Le Quantum One accompagné de ses nombreux accessoires © Nerces pour Clubic

JBL Quantum One : l'avis de Clubic

Relativement léger, très confortable et doté d’une isolation phonique de qualité, le Quantum One ne déçoit pas le moins du monde. JBL nous propose un casque gaming de très bonne facture doté de nombreuses fonctionnalités. La réduction de bruit active n’est peut-être pas au niveau des ténors du genre, mais elle reste intéressante. Même chose pour la gestion de la spatialisation, certains concurrents font mieux, mais JBL assure l’essentiel. JBL assure surtout côté captation micro et équilibre du rendu musical. Tous les joueurs qui aiment profiter des bandes-son de leurs jeux favoris seront aux anges alors que la molette de mélange jeu / conversation est très pratique. À quasiment 250 euros le casque-micro, il y a tout de même un élément qui « fâche » : JBL aurait pu prévoir une boîte de rangement de sorte que l’on puisse transporter le Quantum One sans risque, chez des amis, en vacances.

JBL Quantum One

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Capable de s'adapter à la plupart des situations, le Quantum One se destine malgré tout davantage à des joueurs PC qui pratiquent aussi la console que l'inverse. Plusieurs fonctionnalités disparaîssent effectivement avec le câblage en jack audio 3,5 mm. Pour le reste, c'est presque un sans-faute de la part de JBL qui peut encore améliorer les choses, mais assure l'essentiel dans le rendu audio, la captation du micro ou les options proposées. Pour ne rien gâcher, le Quantum One est confortable et semble résistant.

Les plus

  • Conception rassurante et confortable
  • De base, l'isolation phonique est efficace
  • Excellente captation du microphone
  • Rendu audio de très bonne facture (graves, médiums)
  • Molette de mélange jeu / conversation très pratique
  • Nombreux accessoires (câbles, microphone, étalonnage...)
  • Polyvalence remarquable (PC, consoles, portables...)

Les moins

  • Réduction de bruit active à parfaire
  • Des aigus peut-être un peu en retrait
  • Légère distorsion à fort volume
  • Fonctionnalités qui disparaissent sur consoles
  • Prix justifié, mais malgré tout élevé
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