Que sont les DAO, ces organisations décentralisées et sans hiérarchie qui agitent la cryptosphère ?

Cyril Fiévet
Cyberculture
01 mars 2022 à 15h25
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MS3_DAO_Gen

Et si blockchains et tokens permettaient de créer des organisations virtuelles, sans structure de management classique ? Et si l’entreprise de demain était auto-gérée, collégiale et largement basée sur des processus informatisés ?

Dans la foulée de l’émergence des crypto-monnaies sont apparues les DAO (Decentralized Autonomous Organisation), des structures organisationnelles à la fois décentralisées (car s’appuyant sur des blockchains publiques) et autonomes (dans le sens où elles évitent les processus hiérarchiques classiques et reposent en partie sur des smart contracts s’exécutant automatiquement).

Mais l’histoire des DAO a plutôt mal démarré. En 2016 était lancé « The DAO », un projet très ambitieux censé démontrer l’intérêt du concept d’organisation décentralisée. Sauf qu’une faille de sécurité dans un smart contract, exploitée presque immédiatement, s’est traduite par le piratage d’environ 50 millions de dollars — et la mort quasi instantanée du projet. 

Malgré ce retentissant fiasco, les DAO se sont multipliées et certaines ont fait leurs preuves.

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Aragon est la plus ancienne plate-forme de création de DAO

DAO, késako ?

Vues de l’extérieur, les DAO sont donc des structures plus ou moins informelles réunissant des individus dans un but commun. Pour Aragon, l’une des plus anciennes plateformes de création de DAO, c’est une évolution de la communauté virtuelle, devenant plus productive : « la DAO permet de prendre des décisions en groupe, de récompenser les individus pour leurs contributions et de tout partager pour une bénéfice commun ». DAOstack, autre plateforme, en donne une définition encore plus minimaliste : « Une DAO est un réseau d’actionnaires, sans organe central de gouvernance, juste un ensemble de règles codées sur une blockchain ».

Plus prosaïquement, on peut aussi voir la DAO comme une application décentralisée (dApp) offrant une panoplie d’outils et de programmes facilitant le travail collaboratif et la collégialité de la décision : messageries sécurisées, dispositif de vote, tokens de gouvernance (issus sur une blockchain et dont la possession apporte un droit de vote), dispositif de résolution de disputes (également à base de blockchains)... 

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Sur Maker, l'un des gros protocoles de la DeFi, repose sur une DAO

En somme, la DAO est une sorte d’hybride, quelque part entre une boîte à outils (collaboratifs), une association (mais qui peut être à but lucratif et dont les procédures sont largement automatisées), une entreprise cotée en bourse (mais où les votes des actionnaires portent sur des choix opérationnels) et une forme de développement communautaire façon FOSS (mais où sont intégrés les flux financiers, par exemple pour rémunérer les développeurs). Le tout entièrement basé sur des blockchains et des crypto-monnaies.

De la DAO dans la DeFi

Plusieurs des plus gros protocoles de la finance décentralisée (DeFi), comme Maker, Curve ou Aave, qui pèsent chacun plusieurs milliards de dollars, sont gérés par des DAO. Ce sont les détenteurs de leurs tokens de gouvernance respectifs qui décident des grandes orientations de ces plates-formes.

Par exemple, MakerDAO, l’une des plus anciennes DAO, fonctionne comme un organisme de crédit auto-géré : tout internaute peut obtenir un prêt en DAI (une crypto-monnaie stable à 1 $) dès lors qu’il a placé dans un smart contract une garantie collatérale en crypto-monnaie. À l’origine, cette garantie était nécessairement en ethers (ETH) mais, en 2019, la communauté des utilisateurs possédant des tokens MakerDAO (MKR) ont voté pour décider de l’élargir à plusieurs autres crypto-monnaies. De la même façon, les participants votent régulièrement pour établir les taux d’intérêt de base des crédits (variables selon les crypto-monnaies concernées). C’est un peu comme si les clients d’une banque votaient pour décider quelles devises y sont acceptés, quels taux d’intérêt sont pratiqués, ou quels types de garantie sont nécessaires pour obtenir un crédit... 

Des centaines de votes ont ainsi déjà eu lieu sur MakerDAO (et continuent d’être organisés régulièrement). Une fois le vote accompli, les smart contracts (impactant donc le processus d’attribution des crédits ou le fonctionnement de la plateforme) entrent en vigueur. Le dispositif forme ainsi un savant mélange de décisions prises collectivement et de code informatique exécutant ces décisions. Le tout dans une logique fortement responsabilisante : les détenteurs de MKR ont tout intérêt à voir le système fonctionner sans faille, puisque ce token est coté sur les marchés et que toute « mauvaise » décision risquerait de faire baisser son cours (donc le patrimoine des participants à la DAO).

MS3_DAO_Colony

Des DAO pour tout faire

Si les DAO les plus connues et les plus actives sont toutes dans le domaine de la DeFi, le principe de DAO ne se limite pas au monde financier. 

On a vu des DAO se créer pour acquérir collectivement des œuvres d’art NFT coûteuses. D’autres se sont montées au début de la pandémie COVID comme autant d’initiatives citoyennes pour recueillir des donations ou gérer des distributions bénévoles de masques. En 2019, une YangDAO avait été formée pour soutenir la candidature de Andrew Yang à la Maison Blanche. « Ni une entreprise, ni un comité de campagne. Pas de conseil d'administration, pas de dirigeants et pas d'employés, juste des membres réunis par des smart contracts en open source », décrivait-on à l’époque, avec l’objectif d’organiser ou de lancer des initiatives diverses et variées pour promouvoir le candidat.

On trouve aujourd’hui des DAO de toutes tailles, de toutes natures et dans de nombreux domaines, parfois à la croisée de plusieurs secteurs. En novembre 2020 était par exemple lancée Definitize, une DAO dédiée au financement de la santé par le truchement de la DeFi, « 100 % opérée et gouvernée par la communauté et servant les intérêts des patients et des docteurs »

Dans un autre genre, le monde virtuel en 3D Decentraland est géré par une DAO : les membres de la communauté votent pour décider des codes de bonne conduite en vigueur, des vêtements autorisés pour les avatars, ou de bien d’autres aspects du fonctionnement de la plateforme. Des entreprises classiques se transforment aussi parfois en DAO. Gitcoin, une start-up lancée en 2017, utilisée par 120 000 développeurs informatiques pour financer leurs projets OpenSource via des donations en crypto-monnaies, vient d’annoncer la création de son token de gouvernance (GTC) et sa transition vers une DAO.

Si des milliers de DAO ont déjà été créées, il est toutefois probable que peu d'entre elles soient réellement actives ou même viables à long terme. Mais il n’empêche que le secteur semble gagner en maturité et même s’installer dans le paysage de la société numérique.

MS3_DAO_Decentraland
La communauté virtuelle Decentraland devient peu à peu une DAO

L’essor DAO

Au plan technique, les DAO ont le plus souvent été développées « à la main » dans la foulée d’un projet crypto et sur la blockchain Ethereum. Mais il existe désormais une myriade de plateformes et boites à outils, comme Aragon (la plus connue), DAOHaus, DAOstack, Colony ou encore Metis, permettant de créer une DAO presque « clé en main », voire sans grande compétence technique. 

Sur le plan légal, on constate que certaines juridictions commencent à accepter le principe, notamment dans plusieurs états des Etats-Unis. Peu après la Virginie, l’état du Vermont a ainsi créé en 2018 le statut de « société  blockchain à responsabilité limitée » (Blockchain-Based Limited Liability Company, BBLLC) et, en 2019, la coopérative de développement blockchain dOrg estimait être la première DAO officiellement admise comme entité légale par la loi américaine. Après une loi votée tout récemment, un autre état, le Wyoming, reconnaîtra lui aussi les DAO à partir de juillet 2021 comme des formes particulières de sociétés à responsabilité limitée. Ce sont là des étapes clés dans l’histoire des DAO, qui se dotent d’un statut légal (juridique, financier et fiscal) à part entière.

MS3_DAO_Metis

Enfin, les DAO suscitent aussi un vrai intérêt académique. Des centaines de travaux universitaires ont été consacrés aux DAO, parfois présentées par les chercheurs comme de réelles alternatives aux organisations traditionnelles. 

« Les DAO permettent effectivement de nouvelles formes de division du travail (selon un processus décisionnel modulaire et distribué), de nouvelles formes d’affectation des tâches (brouillant la distinction entre "propriétaires", "contributeurs" et "utilisateurs"), et de nouvelles façons de récompenser les participants (en supprimant l’évaluation subjective et la promotion assurées aujourd’hui par les managers, pour introduire de façon transparente les mécanismes de récompense directement dans le code informatique) », résument cinq universitaires de cinq pays dans une étude publiée fin 2018 dans le Journal of Organization Design

Une méta-analyse de 31 études universitaires spécifiquement dédiées à l’usage des blockchains en matière d’organisation, publiée en avril 2021, conclut par ailleurs que « la nouvelle organisation [basée sur des blockchains, des smart contracts et des systèmes distribués] devient plus fiable, plus intégrée, plus agile, plus rapide en termes de prise de décision et de processus opérationnel, par rapport à une organisation traditionnelle »

Vers une monde décentralisé

Alors, les DAO pourraient-elles faire une différence ou s’imposer comme modèle dominant ? Faut-il y voir une évolution significative du principe d’entreprise ? Difficile à dire, mais au moins peut-on avancer plusieurs arguments montrant qu’elles sont là pour rester.

D’abord, les DAO s’inscrivent dans une évolution. Elles tirent leurs racines de quelques-uns des principes forts qui ont marqué l’émergence de la société numérique : développement collaboratif (Mozilla), intelligence collective (Wikimédia) ou crowdfunding (Indiegogo), par exemple. Elles sont donc une sorte d’aboutissement de la logique de numérique pensé de façon collective.

Les DAO entrent aussi en résonance avec des tendances organisationnelles, sociales et économiques très actuelles, comme l’émergence de la « gig economy » (ubérisation, travail temporaire, freelancers...) ou le télétravail. Et blockchain et tokens sont quelques-unes des nouvelles briques technologiques les plus notables de ces dernières années. Conjuguer transversalité et blockchains pour donner naissance à des organisations moins structurées, plus collégiales, plus démocratiques, paraît être dans l’air du temps.

Enfin, les DAO marquent aussi une forme de rejet d’un modèle trop centralisé concentrant le pouvoir. La DAO est notamment anti-GAFA, et même « anti-système », comme le rappellent volontiers les principaux acteurs de cet univers. « Internet a ouvert les portes de la surveillance et de la manipulation globale. Nous pensons que l'humanité doit utiliser la technologie comme un outil libérateur pour débrider la bonne volonté et la créativité de notre espèce, plutôt que comme un outil pour asservir et profiter les uns des autres », clame le manifeste d’Aragon, qui appelle à « décentraliser le pouvoir » et à « permettre à tous de s’exprimer pour que les biens communs soient gouvernés de manière responsable par leurs communautés ». « Imaginez des versions de Facebook ou d’Uber développées et gérées par leurs propres communautés », rajoute DAOstack.

Or, on le sait, de nombreux projets à base de cryptos et de blockchains sont des produits et services directement concurrents de ceux des GAFAM. La logique de DAO va jusqu’au bout de raisonnement, en proposant des alternatives structurelles et organisationnelles au modèle GAFAM. 

Et puis il faut se rappeler que des DAO de taille très significative existent et fonctionnent depuis plusieurs années. Si une DAO permet de gérer avec succès un projet pesant plusieurs milliards de dollars, le modèle ne pourrait-il pas s’appliquer à d’autres scénarios d’usage, ou pour des organisations de tailles diverses ?

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Pilar envisage de devenir une plate-forme logicielle gérée par DAO

Comme le note DAOstack, les DAO peuvent servir « pour gérer des espaces physiques, comme des lieux de co-working, des immeubles en co-propriété ou des cafés ». Elles pourraient sans doute constituer une évolution intéressantes pour les associations et les ONG, dont beaucoup vivent des donations ou souscriptions de leurs membres. Elles sont utilisables pour réinventer les modèles de financement d’entreprises logicielles, comme les studios de développement de jeu vidéo, par exemple.

Dans l’univers crypto, Pilar, un porte-monnaie numérique, envisage de devenir une DAO dont les membres décideraient eux-mêmes des fonctionnalités qu’ils souhaitent voir ajoutées ou des initiatives marketing à mener, tout en partageant les profits dégagés par l’application. Même en matière de gestion et d’administration territoriale, les DAO pourraient transformer les processus décisionnels en vigueur, comme le pressent le projet NEDAO dans le canton de Neuchâtel en Suisse. L’idée est d’y établir une plateforme collaborative pour « permettre aux citoyens de proposer, lancer, gérer des projets participatifs ou d’innovations partagées, et se prononcer sur des choix de gouvernance qui concernent la DAO elle-même, des directions à prendre au sein des projets gérés, ou des objets externes pour lesquels la plateforme sera utilisée à des fins de e-voting ».

Pour autant, les DAO ne s’appliquent sans doute pas à tous les types d’organisations et d’entreprises. Mais elles questionnent (et remettent en cause) quelques-uns des fondements des structures habituelles — organisation, management, prise de décision, intéressement voire rémunération — et se concrétiseront sans doute dans les années à venir par des solutions plus transversales et moins hiérarchiques, susceptibles de redistribuer le pouvoir décisionnel et financier.

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Jerry
Bravo pour cet article richement documenté
yookoo
Et si on arrêtait de penser au «&nbsp;comment&nbsp;» (méthodo, IA, blockchain, …) pour ce concentrer sur le «&nbsp;quoi&nbsp;» (produit final) ?<br /> Moi je m’en balance de savoir si ma pizza a été faite par une IA utiilsant la reconnaissance neuronale en injectant plein de preuve de travail dans une block chain qui sera traité dans le prochain sprint par la la value stream idoine. Je veux juste qu’elle soit bien cuite et qu’elle soit bonne à manger.
lapin-tfc
si tu es client tu peux t’en balancer mais si tu es «&nbsp;producteur&nbsp;» d’un bien au contraire c’est intéressant, même très intéressant
Lerian
Technologies complexes et ridicules.<br /> A oublier. Vite.
fox-idcom
@Lerian : tu peux développer ? complexes certes , ridicules surement pas.<br /> l’article est vraiment intéressant et donne matière à réfléchir sur nos modèles actuels.
OUINFEM
Pourquoi devrions nous oublier une technologie parce qu’elle est complexe? Les ordinateurs ne sont pas beaucoup plus simples que la blockchain et pourtant nous les utilisons bien… en tout cas superbe article sur les DAO que j’avais encore un peu de mal à appréhender
OUINFEM
Exactement et c’est justement en comprenant comment cela fonctionne que l’on parviendra à obtenir que le résultat que youk youm attend…
smover
«&nbsp;Et si on arrêtait de penser au « comment » (méthodo, IA, blockchain, …) pour ce concentrer sur le « quoi » (produit final) ?&nbsp;»<br /> Oui et non. Je me suis toujours battu avec mes équipes pour faire passer la techno au second plan et la mettre au service des projets métiers de mes clients.<br /> Mais parfois, et c’est à mon sens l’objet de cet article, faire de la veille techno permet de nouveaux potentiels, de nouveaux usages.
ld9474
Très bel article.<br /> Par contre j’attends l’article sur l’être humain blockchainé pour être sans faille…<br /> C’est juste flippant tout ca et même si on nous dit que le système est responsabilisant je ne trouve pas qu’il le soit, puisque de fait il n’y a pas un responsable mais une responsabilité diluée sur l’ensemble des participants… Le jour où il y aura besoin d’un procès, ce n’est pas la blockchain qui va le faire mais un humain qui ne comprend pas le mécanisme et qui ne saura pas par quel bout prendre la chose.
smover
Merci pour cet article qui m’a appris pleins de trucs.<br /> La grande question après la période COVID c’est la capacité à fédérer et motiver dans des organisations qui travaillent en distanciel. Comment développer une équipe, un sentiment d’appartenance et une envie de s’investir sans présentiel ? Est-ce que l’entreprise peut tout simplement exister de manière efficace et agréable dans ce contexte ? Est-ce que la plupart d’entre nous, humain, sont capables ou non de s’épanouir sur le long terme sans relations sur site ? Nous sommes des animaux grégaires et de nombreuses études montrent que notre bonheur - et notre santé mentale comme physique ! - tient en grande partie à la qualité de nos relations. Peuvent-elles être aussi qualitatives et satisfaisantes à distance ?<br /> Ensuite en imaginant que cela puisse fonctionner de manière généralisée, alors qu’une techno comme la blockchain permette de passer d’une hiérarchie à une sorte d’organisation autogérée me parait techniquement bien sûr faisable. Mais sur le plan humain cela me semble avant tout une utopie, et l’histoire a montré quels problèmes majers cela pose.
drozdi
Qu’on mette ce mode en avant parce qu’il s’agit d’un futur possible, bon. Déjà on mettrait en avant et on rendrait désirable le modèle classique des SCOP, ce serait pas un mal, même si mes DAO semblent plus destinées à du mondial … ou à se passer du droit du travail.
Voigt-Kampf
Tout ce qui est excessif est insignifiant.
Cynian90
S’il y a du management dans les entreprises, est-ce parce que les entreprises aiment gaspiller de l’argent ?<br /> Si certaines entreprises semblent avoir trop de management, quel serait le coût de me pas en avoir assez ? (cf compagnie du bâtiment dont le gratte-ciel en construction s’effondre)<br /> Peut-on vraiment se passer de management, le capitalisme est-il inefficace ?
benben99
Le rédacteur semble très convaincu que cette technologie est importante et a écrit un bel article pour expliquer avec un français soigné, ce qui est appréciable.<br /> Par contre, mon opinion est que c’est un concept intéressant pour s’amuser avec une blockchain, mais ça ne semble pas vraiment dépasser ça. Faire un DAO pour emprunter des cryptomonnaies avec des cryptomonnaies, c’est comme essayer de faire du vent avec du vent… ou bien se mettre a plusieurs dans un DAO pour acheter un NFT qui est totalement immatériel … et le reste pas tellement plus convaincant comme cas d’utilisation. Comme bien des trucs liés à la blockchain et cryptomonnaie, ca risque surtout de rester dans le tiroir de quelques amateurs ou spéculateurs.<br /> Et comme dit dans d’autres commentaires plus haut, je suis d’accord qu’il y a une raison pourquoi le management est important. Virer le management n’est pas nécessairement une bonne chose
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