Brave, Minds, Filecoin... Les blockchains et les crypto-monnaies comme alternatives aux GAFA ?

Cyril Fiévet
Cyberculture
18 avril 2021 à 17h34
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Blockchain

D’innombrables projets basés sur des blockchains et des crypto-monnaies entendent s’imposer comme des alternatives viables aux applications et services des géants du numériques. Avec un seul mot d’ordre : décentraliser et redistribuer le pouvoir.

Douze ans après l’apparition de Bitcoin, on compte aujourd’hui plus de 9000 crypto-monnaies. Beaucoup de ces projets sont dévolus à la finance ou au paiement, mais d’autres ont été pensés dès l'origine comme autant d’outils spécialisés, susceptibles de transformer les usages du numérique et de servir de moteur à de nouveaux écosystèmes applicatifs.

Pour certains des acteurs de cet univers, blockchains, crypto-monnaies, tokens et smart contracts ne sont que des briques élémentaires pour construire un monde différent, qui s’oppose directement au modèle — technique, économique, voire culturel — des GAFA.

Google dans le viseur

En toute logique, s’agissant du plus imposant des GAFA, Google est particulièrement visé par cette tendance. Plusieurs de ses produits et services phares font l’objet d’alternatives repensées à l’aune des cryptos.

Presearch © Presearch
Presearch

C’est d’abord le cas de son activité historique, la recherche indexée. Presearch entend ainsi devenir « une alternative décentralisée au monopole des géants de la tech en matière de recherche Web ». Le projet, lancé en 2017, propose déjà une gamme d’outils de recherche qui s’appuie sur des données et des index existants. Mais l’idée est d’aller plus loin, en bâtissant un index reposant sur sa communauté d’utilisateurs et sur un réseau de nœuds décentralisés pour former un système indépendant doté de sa propre économie. 

Le projet dispose de son token ($PRE, sur la blockchain Ethereum) et défend un modèle économique bien distinct de celui de Google : les utilisateurs peuvent utiliser leurs tokens pour « acheter des mots-clés » et faire apparaître leurs publicités sur les pages de résultats, et les profits sont redistribués aux internautes et aux propriétaires des nœuds du réseau. Toute recherche effectuée donne ainsi droit à une récompense, qui fluctue en fonction de l’usage global de la plate-forme (actuellement de l’ordre de 0,12 PRE par recherche, soit environ 0,01 € au cours actuel). Presearch revendique deux millions d’utilisateurs, et plus d’un million de recherches quotidiennes sur son moteur.

Brave Clubic © Clubic.com

Autre exemple, le navigateur web Brave se veut une alternative au Chrome de Google . Bien qu’également basé sur le navigateur libre Chromium, Brave assure être « trois fois plus rapide que Chrome » mais entend surtout chambouler les modèles publicitaires en vigueur. Les utilisateurs peuvent soit bloquer les publicités, soit être rémunérés pour en voir, tout en reversant de petits montants aux sites qu’ils visitent le plus fréquemment. L’ensemble repose sur un token dédié ($BAT, sur la blockchain Ethereum) et le navigateur inclut par ailleurs un porte-monnaie pour stocker ethers et tokens Ethereum, ou accéder à des « applications décentralisées » (dApps). Brave assure être utilisé par 29 millions d’internautes (dont près de 10 millions d’utilisateurs actifs par jour), et le projet n’entend pas en rester là : Brave Today , lancé en décembre 2020, est un concurrent direct de Google News, tandis que Brave Search, en cours de développement, est annoncé comme un moteur de recherche basé sur son propre index et centré sur le respect de la vie privée. 

Comparatif Navigateurs 2019 © Shutterstock.com x Clubic.com

Qu'il s'agisse de consulter ses emails, de lire les actualités, de regarder des vidéos en streaming ou d'effectuer une recherche en ligne, le navigateur est aujourd'hui l'application la plus utilisée sur nos machines. Lire la suite

YouTube, autre vedette du groupe Google-Alphabet, n’échappe pas à la tendance. Theta Network est « un système de distribution vidéo peer-to-peer et décentralisé » qui s’oppose à un modèle centralisé, jugé inefficace et peu équitable pour les producteurs de contenus. Le projet repose sur sa propre blockchain (Theta, lancée en mars 2019) et sur deux tokens, TFuel (utilisée en interne) et Theta Token ($THETA, cotée sur les marchés, qui sert de token de gouvernance). L’ensemble forme une économie particulière, adossée à une logique participative. Les utilisateurs sont récompensés en TFuel pour chaque minute de vidéo regardée, tout en partageant leur bande passante pour accroître la fluidité du réseau. La blockchain est gérée par une trentaine de « validateurs » (opérés par de grandes entreprises partenaires pour créer de nouveaux blocs) et d’autre part par 3000 « gardiens » (qui valident ces blocs). 

Theta Network
Theta Network

Le dispositif peut être utilisé pour créer différents sites de streaming ou de distribution vidéo, tout en offrant « de multiples bénéfices, tant aux utilisateurs qu’aux producteurs de contenus et aux opérateurs des sites, en réduisant le coût des infrastructures de streaming ». Rien n’empêche d’ailleurs les géants du numérique de l’utiliser eux-mêmes.

De fait, Theta Network suscite un fort intérêt industriel. Google fait (étonnamment) partie des validateurs de la blockchain Theta depuis mai 2020, aux côté de Samsung, Sony ou Binance. Plusieurs sites de distribution vidéo reposent sur Theta et d’autres usages apparaissent, comme une place de marché de NFT qui sera lancée prochainement avec le World Poker Tour, l’un des principaux circuits du poker professionnel. En capitalisation de marché, THETA pèse aujourd’hui 12,3 milliards de dollars, ce qui en fait la 14e crypto-monnaie mondiale.

ThetaTV © Theta.tv
Theta.tv

Des « crypto-alternatives » à tout 

Outre Google, les autres GAFA sont aussi dans le collimateur des crypto-projets. Theta.tv (créé en 2016, initialement sous la marque Sliver.tv), se décrit comme une « plate-forme de divertissement e-sport de nouvelle génération propulsée par la technologie blockchain ». Bâtie sur l’écosystème Theta, c’est donc un concurrent direct de la plate-forme Twitch d’Amazon. Il en existe d’autres, comme DLive, utilisant le token $BTT (sur la blockchain Tron) et revendiquant 350 000 « live streamers », la majorité sur le thème du jeu vidéo.

Mais l’entreprise de Jeff Bezos devra aussi compter avec plusieurs projets qui entendent marcher sur ses plates-bandes en matière de services cloud. C’est notamment le cas de Sia, Storj ou Filecoin. Tous fonctionnent sur des principes similaires : les données à stocker sont découpées en fragments qui sont chiffrés puis distribués sur les disques des participants au réseau, l’ensemble étant géré et sécurisé via des blockchains dédiées. Les crypto-monnaies de chaque réseau servent à payer le stockage et récompenser ceux qui l’assurent. A peu de choses près, quiconque disposant de place sur un disque dur peut donc participer, offrir de l’espace de stockage et être rémunéré en cryptos pour cela, selon un mécanisme basé sur l’offre et la demande. Le modèle est donc en opposition frontale avec celui d’Amazon ou d’entreprises similaires, qui fixent un coût de stockage et conservent les données dans leurs datacenters centralisés. 

Filecoin
Filecoin

Pour Filecoin, l’idée est bien « de rendre le Web plus efficient et plus sûr en le libérant du contrôle des corporations ». Avec aussi l’ambition de libérer les prix. Selon Sia, qui se décrit comme « une plate-forme de stockage décentralisée pour le monde d’après le cloud », stocker 1 To avec sa solution coûte « 1 ou 2 $ par mois, contre 23 $ sur la plate-forme Amazon S3 ». Son réseau offre actuellement une capacité de 3400 To, dont 620 sont effectivement utilisés. Et ce type de solution semble susciter un intérêt croissant. Filecoin, lancé en octobre 2020 après une levée de fonds de 200 millions de dollars, a vu exploser le cours de sa crypto-monnaie $FIL (+800 % depuis janvier 2021, pour atteindre une capitalisation de 11 milliards de dollars), tandis que le projet multiplie les partenariats et attire des investissements massifs aux Etats-Unis et en Chine.

Dans d’autres domaines, les cryptos s’attaquent aussi à Facebook et Apple. De nombreux réseaux sociaux plus ou moins calqués sur les réseaux classiques ont vu le jour ces dernières années, comme Hive, Minds, Cent, Sapien, Voice et bien d’autres. La logique est presque toujours la même : éviter la publicité, minimiser le principe de censure et mettre en place une économie transversale, où les internautes se rémunèrent entre eux par le truchement de blockchains et de tokens. Certains sont d’ailleurs parfois de véritables applications décentralisées, ne pouvant s’utiliser qu’en connexion avec un porte-monnaie crypto. 

Minds
Minds

Tous ces réseaux martèlent qu’il est temps pour les internautes de « reprendre le contrôle », tant de leurs données que de la valeur de leurs interactions. Et tous ont été créés en opposition aux modèles qu’ils entendent remplacer. « Minds est un anti-Facebook qui vous paie pour votre temps », avait résumé Wired. « L’establishment des médias sociaux vous étouffe. Il se nourrit de vous depuis des années et en a largement profité. Nous avons le moyen de faire différemment », annonce la page d’accueil de Sapien. 

Et l’on pourrait continuer la liste. Audius, Bitsong, Rocki, Ujo et bien d’autres sont des plateformes de distribution musicale ou de streaming basées sur des blockchains et offrant des modèles de rémunération des artistes en opposition à Spotify , Apple Music ou Amazon Music. Peepeth est une sorte de Twitter bâti sur Ethereum, Murmur aussi mais sur la blockchain EOSIO... Sans oublier les messageries décentralisées , dont plusieurs à base de blockchains et de cryptos, bien décidées à remplacer WhatsApp .

C’est un fait, la quasi totalité des applications les plus populaires de ces dernières années, et quasiment tous les services des géants du numérique, existent désormais sous forme d’outils similaires tirant parti des blockchains et de crypto-monnaies.

Audius © Audius
Audius

David, Goliath et les blockchains

Pour l’heure, ni Google, ni Apple, ni Amazon ne semblent montrer un grand intérêt (ou une quelconque inquiétude) à l’endroit des blockchains et des crypto-monnaies. Seul Facebook a cherché à prendre part à cet univers avec son projet de crypto-monnaie Libra, qui s’est immédiatement heurté à l’hostilité du législateur. Rebaptisé Diem, il tarde à se concrétiser .

Toujours est-il que, à l’heure où la suprématie des GAFA est souvent jugée problématique (et inspire même des velléités de démantèlement de la part des gouvernants et des responsables politiques), beaucoup de ces projets cryptos ont du sens. Ils attaquent là où le bât blesse : le respect de la vie privée, la centralisation des données, et un modèle économique qui a trop longtemps considéré l’internaute comme un simple « produit ». 

Facebook Diem © Ascannio / Shutterstock.com
Ascannio / Shutterstock.com

Beaucoup de ces projets sont encore limités à une sphère de « crypto-enthousiastes » mais d’autres, comme Theta, Brave, ou Filecoin entendent bien jouer dans la cour des grands et jouissent déjà d’une base d’utilisateurs et d’une puissance financière qui ne sont plus négligeables. 

S’attaquer aux GAFA n’est pas une mince affaire. On peut imaginer le faire via des lois, des taxes et des régulations. Mais on peut aussi chercher à innover, expérimenter et repenser les modèles actuels pour proposer des solutions alternatives nouvelles (et, peut-être, meilleures) aux services des GAFA. Tous les projets cryptos l’assurent, leur but est de replacer l'internaute au coeur d’Internet, en lui redonnant le pouvoir et en lui permettant de participer à l'économie numérique. Ils ont le mérite d’essayer.

Reste à savoir si cette profusion de nouveaux services à base de blockchains et de cryptos séduira la masse des internautes autant que les GAFA ont su le faire.

Modifié le 13/08/2021 à 15h21
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Pierro787
Super article sur le sujet, bravo Clubic.
Lerian
"Pour l’heure, ni Google, ni Apple, ni Amazon ne semblent montrer un grand intérêt (ou une quelconque inquiétude) à l’endroit des blockchains et des crypto-monnaies. "<br /> Tant mieux, ça évitera de se rajouter un problème environnemental de plus !<br /> Ces technologies sont un désastre énergétique et n’apportent RIEN de nouveau.<br /> Si on le voulait vraiment tous, les griefs reprochés aux GAFA seraient vite résolus. Ce n’est pas la technologie qui traitera ce problème, ce sont les politiques.<br /> Avec un seul interlocuteur, les GAFA, on peut espérer un jour imposer des limites. En décentralisant avec des réseaux aveugles et «&nbsp;anonymisants&nbsp;», on devra se battre contre des milliards de petits égoïstes narcissiques qui ne seront pas tenus pour responsables des bêtises qu’ils produiront. Avec Facebook et Twitter, vous ne pensez pas qu’on a déjà notre dose de vacuité planétaire ?!?
pecore
Tout cela est bien beau mais est ce que ça ne vas pas encore d’avantage encourager le minage ? Et les blockchains ne sont elles pas extrêmement consommatrices de temps de calcul, donc d’énergie et d’usure de matériel?<br /> Tout cela me semble échanger un problème réel mais connu, l’omniprésence des GAFA, contre une foule d’autres problèmes mal connus et aux portées réelles encore à définir. <br /> Le simple fait que les GAFA ne semblent pas s’émouvoir de cette «&nbsp;concurrence&nbsp;» me laisse craindre que ces alternatives n’en soient pas vraiment ou plutôt qu’elles soient pires que le mal qu’elles prétendent soigner.
pecore
Extrait du site Le Point en fevrier 2017 sur la blockchain :<br /> «&nbsp;En clair, cette technologie est riche de promesses, mais elle suscite aussi de nombreuses craintes : comment se prémunir contre les risques de piratage ? Comment s’appliquera le droit à l’oubli sur des données rendues infalsifiables ? Quelle force juridique auront les transactions réalisées via la blockchain ? Le système peut-il se développer en marge du droit et de la justice?&nbsp;»<br /> Vous avez 4 heures.
cfievet
Pas besoin d’autant de temps <br /> Bitcoin : jamais piraté en 12 ans (plusieurs centaines de milliers de transactions par jour)<br /> Le droit à l’oubli ne s’applique pas à tout et, à l’inverse, les blockchains apportent la possibilité (quasi inédite) de l’immutabilité.<br /> D’innombrables services à base de blockchains sont déjà utilisés pour la certification de documents officiels, y compris par de grandes entreprises.<br /> Ca dépend de quoi on parle, mais les crypto-monnaies sont régulées (et même taxées) dans certains pays, en cours de l’être dans d’autres. Sinon, quasiment tous les Etats utilisent déjà des blockchains.<br />
cfievet
Systématiquement associer blockchains et catastrophe environnementale est au mieux simpliste, au pire une énorme bêtise. Renseignez-vous !<br /> Et les GAFA ne sont nullement un problème politique. C’est un biais hélas typiquement français de croire que tout est politique et que tout peut se régler à coup de lois et de taxes.<br /> Les GAFA sont ce qu’ils sont parce que les gens les ont plébiscité. Personne n’a jamais forcé quiconque à aller sur Facebook. Mais 4 milliards de gens ont choisi de le faire. En quoi est-ce le rôle d’un gouvernement d’en limiter l’usage ? Veut-on vraiment d’un pouvoir politique qui limite/interdit/régule juste parce qu’un service à atteint une trop forte popularité à ses yeux ? Ne voyez-vous là aucun danger ?<br /> Je préfère de beaucoup, pour ma part, que les gens finissent par adopter des outils plus respectueux et offrant davantage de libertés.
pecore
D’accord avec toi que les GAFA sont ce que nous, clients, en avons fait. Cela ne veut pas dire qu’il faut leur laisser faire n’importe quoi non plus. On ne peut pas reprocher à une entité son succès, ce serait absurde et mesquin, mais on peut lui reprocher d’abuser de sa position et de son succès pour tuer toute concurrence dans l’œuf, se poser en mini-état ou contrevenir aux libertés individuelles. Pour lutter contre cela ou prévenir ces choses, les états n’ont que les lois comme outils.<br /> Pareillement je suis d’accord qu’accuser les blockchains de tous les maux est simpliste mais j’essaye de raisonner à long terme. Aujourd’hui il y a déjà environs 2000 blockchains. Si l’on se met à les utiliser pour tout demain il y en aura 20 000 et leur taille ne fera qu’augmenter au fil des mois et des années, nécessitant toujours plus de minage, toujours plus de calculs. Quant on voit qu’aujourd’hui certains réseaus sont déjà saturés avec des blockchains de taille encore modeste je ne vois vraiment pas comment cette technologie pourrait représenter l’avenir. Plutôt un cul de sac technologique doré à la feuille à grand coup de pubs et en jouant sur l’avidité humaine incommensurable.<br /> Et tout cela sans même parler du problème économique posé par les crypto-assets et leur multiplication.
c_planet
C’est triste que ces projets parlent encore de modèle publicitaire ou veuillent le redéfinir ou l’améliorer. Il y a une grande opportunité de l’anéantir carrément à court terme.<br /> Pourquoi est-ce qu’un service ou un site internet devrait encore s’ennuyer à contribuer au suçage d’ infos, personal datas, etc., pour au final jouer les petites mains d’un système qui a toujours été critiqué alors qu’il suffit de se faire payer en temps machine/cryptomining par les appareils qui se connectent. On respectera la vie privée, on aura libéré l’espace d’affichage, les gafa seront bypassés, l’utilisateur ne sortira pas d’argent directement. Pour les services en libre consultation comme Clubic il suffirait de remplacer le rgpd par un classement simplifié typé fiche de frigo renseignant la (sur)charge cpu/gpu choisie par le site, un million de fois plus simple que le système standard qu’on veut faire perdurer.
Oncle_Picsou
Pour générer des revenus avec un site en minant de la crypto avec le PC des visiteurs, et bien bon courage pour être rentable!<br /> (Sans compter que c’est l’utilisateur qui paiera, même si cela sera caché sur sa facture d’électricité).
c_planet
bien bon courage pour être rentable!<br /> t’as fait le calcul ? juste en 2 min on peut esquisser la comparaison, une machine en 24h qui rapporte 6$ en minage, ça ne me semble pas incroyable à convertir en 2000, 3000, 4000 machines équivalent affichages de pub.<br /> sans compter que c’est l’utilisateur qui paiera, même si cela sera caché sur sa facture d’électricité)<br /> qui paye la pub ? à priori ils doivent avoir fait des études + que sérieuses qui prouvent que c’est financé par ceux qui la lisent … en comptant sur un circuit qui dégrossit l’engagement du consommateurs à coup de taxes.
pecore
La pub est payée par les sponsors, point. Certes pour eux il s’agit d’investissement qu’ils espèrent bien rentabiliser mais en attendant c’est bien eux qui payent. Faire payer le visiteur au revenu parfois modeste en lieu et place d’une grosse compagnie, c’est moralement discutable et socialement difficile à faire accepter, à tout le moins.
c_planet
en attendant c’est bien eux qui payent<br /> le coût de la com et du marketing est présent dans le prix de vente. Il n’y a que 2 solutions, soit c’est le consommateur qui paye, soit c’est une banque et si ça n’est pas comblé plus tard par le consommateur, c’est la faillite.
pecore
Mais le fais de supprimer les publicités des sites ne va pas changer cela, ça va juste réduire les espaces publicitaires, ce qui pourrait aussi avoir des effets néfastes sur les entreprises, tout en reportant le cout d’entretien du site sur les visiteurs. Cela me semble un arrangement perdant/perdant.
Comcom1
La vache c’est impressionnant le nombre de faux c** de l’écologie, tous entrain de pleurer sur tel ou tel usage/pollution et etc, avec leur smartphones, pc, tablettes ou autres appareils en main consommant de l’énergie, appauvrissant les ressources naturelles, pollue comme pas possible… bref ils critiquent leur propre consommation mais ils sont toujours là comme quoi ils n’ont aucune conviction
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