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Test Suunto 9 Peak : une montre connectée compacte taillée pour les activités outdoor

Johan Gautreau
Expert objets connectés
26 juillet 2021 à 17h30
9
Suunto 9 Peak - Présentation © Johan Gautreau

Après la Suunto 9 Baro en 2020, la marque finlandaise revient sur le devant de la scène avec une toute nouvelle montre connectée sport : la Suunto 9 Peak. Cette smartwatch reprend le meilleur de son aînée tout en proposant un design revisité, plus compact que jamais. Cela sera-t-il néanmoins suffisant face à la déferlante Garmin et la très sympathique Polar Vantage V2 sortie il y a peu ?

Suunto 9 Peak
  • Design compact et léger
  • Enfin la gestion du SpO2
  • Relevés très précis
  • Partie navigation très bien faite
  • Gestion intelligente de la batterie
  • Luminosité automatique trop basse
  • Pas de vraies fonctions utilitaires
  • Quelques couacs dans les relevés de SpO2

Là où Garmin multiplie les sorties à un rythme effréné, la marque nordique Suunto préfère prendre son temps, à raison d’une ou deux nouvelles montres connectées par an. Un rythme de commercialisation qui peut sembler très faible mais qui permet d’assurer l’arrivée de véritables nouveautés à chaque nouvelle série Suunto.

La Suunto 9 Peak vient ainsi se placer sur le trône du haut de gamme, supplantant la Suunto 9 Baro de 2020. La belle adopte pour la première fois un capteur de SpO2 - répandu depuis un bon moment chez la concurrence – et surtout un nouveau format bien plus compact qu’auparavant, le tout saupoudré de quelques améliorations logicielles.

Ces nouveautés ont toutefois un prix qui se révèle pour le moins élevé sur cette nouvelle édition. Comptez pas moins de 569€ pour le modèle de base et 699€ pour la version avec boitier en titane et verre d’écran en saphir. Suunto semble ainsi s’attaquer frontalement aux fameuses Fénix 6 de l’américain Garmin, commercialisées à des tarifs similaires. Comme nous allons le voir, l’approche du constructeur finlandais est néanmoins très différente. Voici donc ce que nous avons pensé de la Suunto 9 Peak après plusieurs jours de test.

Suunto 9 Peak : spécifications techniques 

S’il n’y avait que peu de différences entre la Suunto 9 et la 9 Baro, la Suunto 9 Peak marque une rupture dans la série numéro 9. Le boitier est ainsi plus compact que jamais, du moins comparé aux autres montres connectées de la marque. L’écran perd en taille et en définition mais on gagne au passage un capteur de SpO2, en plus du baromètre altimétrique déployé sur la Suunto 9 Baro en 2020. 

Suunto 9 Peak Titane © Suunto

Pour la première fois, une smartwatch Suunto accueille aussi un capteur de luminosité ambiante permettant d’ajuster le rétro-éclairage automatiquement. Et cerise sur le gâteau, la 9 Peak est maintenant capable de se mettre à jour sans passer par le logiciel Windows dédié. Nous n’irons pas jusqu’à dire que Suunto rentre enfin dans le XXIème siècle, mais il était temps !

Jetons un œil sur la fiche technique avant de rentrer dans le vif du sujet :

Fiche technique Suunto 9 Peak

Résumé

Autonomie
7 jours
Forme du cadran
Rond
Taille de l'écran
1,2in

Spécifications techniques

Smartphones compatibles
iPhone (iOS), Android
Autonomie
7 jours

Connectivité

Prise en charge des SMS / MMS
Oui
Prise en charge des appels
Oui
Version Bluetooth
5
NFC
Non
GPS
Oui

Capteurs

Accéléromètre et boussole électronique
Oui
Capteur de lumière ambiante
Oui
Analyse du sommeil
Oui
Podomètre
Oui
Capteur de rythme cardiaque
Oui
capteur ECG
Non
Capteur SpO2
Oui

Écran

Forme du cadran
Rond
Taille de l'écran
1,2in
Type d'écran
LCD
Résolution
240 x 240 pixels
Écran tactile
Oui
Écran couleur
Oui

Caractéristiques physiques

Épaisseur
10,6mm
Largeur
43mm
Longeur
43mm
Poids
54g

Comme les autres smartwatches de la marque, la 9 Peak est avant tout axée sur le suivi du sport. Elle ne s’encombre donc pas de lecteur de musique, de paiement sans contact ou autres fioritures utilitaires. En ce sens, la tocante finlandaise se rapproche des productions de Polar, elles aussi très dépouillées. On peut ainsi se focaliser entièrement sur le suivi de la santé grâce à une interface simplifiée. Nous y viendrons dans quelques paragraphes. Pour le moment, passons à l’ouverture du packaging !

Design et finitions

Pour ce test, nous avons eu la chance de mettre la main sur la version titane de la Suunto 9 Peak. Il s’agit du modèle le plus onéreux de la marque mais aussi du plus robuste. Le boitier est ainsi composé de titane et de polyamide renforcé de fibre de verre. La dalle tactile est quant à elle constituée de cristal de saphir, un matériau très résistant aux rayures. Après plusieurs chocs durant nos essais, la montre est ressortie aussi belle qu’au premier jour. Un bon point pour l’endurance !

Suunto 9 Peak - Design © Johan Gautreau

Côté design, la Suunto 9 Peak risque de pas mal diviser. Ce point reste néanmoins très subjectif. Pour ma part, j’apprécie son côté sobre, hyper dépouillé. On est loin de la classe toute citadine de la Huawei Watch 3 ou du côté « mastoc » de la Fénix 6. Non, la Suunto 9 Peak prêche plutôt une élégance discrète. Elle n’est pas tape-à-l’œil, elle se fond facilement dans n’importe quelle situation. On perd certes l’aspect sportif de la Suunto 5 mais c’est pour obtenir au final une smartwatch plus compacte, plus passe-partout et surtout bien plus résistante.

Suunto 9 Peak - Boutons © Johan Gautreau

Suunto conserve quand même certains traits de ses anciennes smartwatches. La 9 Peak est ainsi dotée de trois boutons sur le côté droit. Ils servent à naviguer au sein de l’interface d’une façon relativement intuitive. Il manque juste un bouton pour revenir en arrière dans les menus, on est obligé de passer par l’écran tactile pour effectuer cette simple action.

Suunto 9 Peak - Dos © Johan Gautreau

Au dos de la tocante nordique on aperçoit le nouveau capteur de rythme cardiaque, un modèle plus évolué que sur la Suunto 9 classique. Il est doté du fameux capteur de SpO2, jusqu’alors absent des autres productions de la marque finlandaise. On distingue aussi deux plots magnétisés pour la recharge. Bien qu’ils ressortent un peu, ils ne gênent en aucun cas le port au poignet. On remarque aussi que les bracelets sont interchangeables grâce à une fixation rapide, ce qui n’était pas le cas sur la Suunto 5 avec son GPS déporté dans le bracelet. Vous pourrez ainsi équiper la Suunto 9 Peak d’un modèle en cuir, nylon ou autre selon vos envies ou si le bracelet en silicone fourni ne vous convient pas.

Une fois au poignet, la belle se montre très agréable à porter. Elle ne pèse que 54 grammes tout compris, ce qui en fait une smartwatch très légère, surtout dans la catégorie sport. Même le soir venu, elle n’est pas trop gênante quand vient l’heure de dormir. Il faut dire que la 9 Peak ne fait que 10.6 mm d’épaisseur contre pas moins de 16.5 mm pour la Suunto 9. Une sacrée cure d’amincissement !

La Suunto 9 Peak Titane est donc une véritable réussite. Tout en sobriété, elle passera partout sans jamais se révéler gênante une fois au poignet.

Écran

Afin d’assurer une compacité maximale, Suunto a réduit la taille de l’écran de la 9 Peak. On passe ainsi d’une dalle de 1.4’’ à un modèle plus petit de seulement 1.2’’. Si la technologie utilisée reste la même, la définition se voit aussi abaissée sur la 9 Peak. On est ainsi sur une matrice de 240 x 240 px au lieu des 320 x 320 px de la Suunto 9 et de sa déclinaison Baro.

Cette baisse n’est toutefois pas bien gênante à l’usage. S’il est vrai qu’on pourra déplorer des bordures d’écran un peu trop prononcées, la lisibilité globale reste bonne. On ne distingue pas de pixelisation excessive, même sur les plus petits caractères.

Suunto 9 Peak - Écran © Johan Gautreau

Technologie réflective oblige, la dalle tactile de la Suunto 9 Peak reste allumée en permanence. Tout comme sur les montres Garmin et Polar, la lecture est parfaite en plein soleil. Ça tombe bien, cette montre est conçue avant tout pour les longues sorties en extérieur.

En intérieur, les choses se corsent toutefois. En soulevant le poignet, le rétro-éclairage LED s’active et s’adapte selon la luminosité ambiante. Il est cependant réglé trop bas, ce qui limite la lisibilité dans les pièces ombragées. Heureusement, il passe au niveau maximum quand on active les boutons et qu’on navigue dans les menus.

Suunto 9 Peak - Exercice © Johan Gautreau

Côté couleurs, n’attendez pas de miracles. Les écrans réflectifs ont toujours ce côté terne, avec des blancs jaunâtres et des noirs qui ont tendance à tirer sur le gris. C’est le prix à payer pour profiter d’un écran toujours allumé et parfaitement lisible en plein soleil, tout ça sans vider la batterie en une seule journée.

Système d’exploitation

Si le logiciel embarqué sur les montres Garmin vous semble trop alambiqué, alors vous devriez apprécier celui de Suunto. Il n’a quasiment pas changé depuis mon test de la Suunto 5, je vous invite donc à le lire pour vous faire une idée précise des avantages et inconvénients de l’interface finlandaise. Pour ma part, j’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver ce système d’exploitation centré sur la santé et le suivi sportif.

Suunto 9 Peak - SpO2 © Johan Gautreau

Côté nouveauté, il n’y a pas grand-chose à signaler, si ce n’est un écran de suivi du SpO2 intégré dans la partie dédiée au rythme cardiaque. Les mesures doivent se faire manuellement, comme sur la plupart des montres connectées. La tendance tend toutefois à s’inverser ces derniers mois avec un suivi 24/7 proposé par certains constructeurs comme Huawei. Dommage que Suunto ne s’engage pas dans cette voie…

Globalement, l’utilisation du système de la Suunto 9 Peak se révèle satisfaisante. La navigation au sein de l’interface est relativement fluide. Seul l’écran de capture du rythme cardiaque met du temps à apparaître. On pourra aussi déplorer l’absence de retour en arrière qui aurait facilité la transition dans les menus. En l’occurrence, il faut mixer l’usage entre les boutons physiques et l’écran tactile pour une efficacité maximale.

Suunto 9 Peak - Paramètres © Johan Gautreau

D’un autre côté, on appréciera le fait qu’il y ait peu de paramètres à gérer, la montre allant à l’essentiel. Elle est un peu plus poussée que les modèles de Polar, sans aller jusqu’à rattraper le côté « usine à gaz » des productions Garmin. Les personnes qui cherchent la simplicité devraient aimer !

Application Suunto

Comme nous l’avions vu avec la Suunto 5, la marque finlandaise met maintenant en avant son application mobile pour récupérer les données santé. La plateforme Movescount ayant tiré sa révérence, il ne sera plus possible de préparer les sorties sportives depuis l’ordinateur. Pour le coup, Garmin et Polar ont une longueur d’avance sur la marque finlandaise qui semble viser un public peut-être moins exigeant que celui de ses concurrentes…

Cela n’empêche pas de trouver d’excellentes idées sur l’appli Suunto. Je vous invite une fois de plus à relire mon test de la Suunto 5 pour en savoir plus sur l’application mobile Android et iOS liée à la 9 Peak. L’interface a été légèrement remaniée, mais le fonctionnement reste le même pour toutes les montres de la marque.

Appli Suunto - Menu principal © Johan Gautreau
Appli Suunto - Journal © Johan Gautreau
Appli Suunto - Analyse © Johan Gautreau

Modèle haut de gamme oblige, la Suunto 9 Peak profite d’un maximum de données. Ces dernières restent toutefois présentées de façon très simple, avec de nombreuses explications à la clé. Vous pourrez ainsi voir l’impact de vos entraînements avec le graphique de forme physique. Au fil du temps, la montre apprend de vos entraînements et sera en mesure de vous indiquer si vous êtes en bonne forme, si vous poussez trop sur la machine ou si vous faites des progrès continuels.

Appli Suunto - Graphique forme © Johan Gautreau
Appli Suunto - Création itinéraire © Johan Gautreau

Mais on retiendra surtout de cette application son excellent système de préparation des itinéraires. Si vous pouvez importer des parcours au format GPX, vous pourrez aussi en créer directement avec l’appli en quelques secondes. Il vous suffira d’indiquer les points de passage pour que le logiciel calcule le chemin le plus approprié. C’est diablement efficace tout en restant très simple à utiliser. Une fois le trajet créé, vous pourrez aussi le partager sur les réseaux sociaux. Bien entendu, vous aurez la possibilité de consulter les parcours et cartes de chaleur des autres utilisateurs de l’application Suunto. 

À ceci, il faut ajouter la compatibilité avec un plusieurs dizaines d’applications tierces dont Strava, Komoot ou Décathlon. La liste est tout simplement impressionnante, écrasant de loin ce qui existe chez la concurrence.

Appli Suunto - Suivi sommeil © Johan Gautreau

Le principal point faible de Suunto reste le suivi du sommeil. Non pas qu’il manque de précision. Il est juste limité à peau de chagrin : aucun graphique des phases n’est proposé, il faut se contenter d’un score et du rythme cardiaque au repos. Même le SpO2 est absent, il n’est proposé aucun suivi durant la nuit. Dommage…

Mises à jour

Faisons une petite parenthèse sur les mises à jour de la Suunto 9 Peak. Si vous avez déjà utilisé une montre de la marque, vous savez qu’il faut passer par un logiciel dédié sur Windows ou Mac – merci pour les utilisateurs Linux… - pour profiter des dernières nouveautés de la marque finlandaise. Inutile de dire que c’est largement désuet comme procédé, et ce depuis plusieurs années déjà…

Le constructeur nordique se met enfin à la page avec la Suunto 9 Peak. La montre haut de gamme est la première à profiter de mises à jour directes via Bluetooth. Inutile de dire que ça simplifie grandement les choses !

Nul doute que les futures montres connectées de Suunto profiteront elles aussi des mises à jour logicielles sans fil. Par contre, il faudra conserver votre PC à portée pour les anciens modèles qui eux ne sont pas concernés par ce passage à la « modernité »…

Fonctions sport

C’est parti pour une mise à l’épreuve en conditions réelles. Si vous vous souvenez bien, la Suunto 5 m’avait déçu à cause de son capteur cardiaque très imprécis. Fort heureusement, la 9 Peak rattrape le coup d’une jolie manière. Vu son prix, c’était la moindre des choses en même temps !

Suunto 9 Peak - Activité © Johan Gautreau

La montre finlandaise est dotée de 80 profils sportifs différents dont un dédié au triathlon. Un bon nombre est consacré aux activités outdoor : trail running, alpinisme, randonnée, VTT… Ils mettent en œuvre l’altimètre barométrique et les modules Suunto Plus pour donner des indications telles que la vitesse verticale ou la distance verticale parcourue. Bien entendu, d’autres sports plus classiques comme la marche, la course et la natation sont de la partie. La montre est étanche à 100 ATM, ce qui devrait lui permettre de vous accompagner sur tout type d’activité.

Là où les smartwatches Suunto se démarquent, c’est sur le multisport. Enregistrer plusieurs activités à la suite n’a jamais été si simple : on fait un appui long sur le bouton haut lors d’un sport, on cherche l’activité suivante à enregistrer et on valide. La transition est transparente et très rapide. Difficile de faire plus intuitif !

Côté métriques, c’est plutôt touffu. Chaque exercice donne lieu à un résumé directement sur le poignet et dans l’application, graphiques et chiffres à l’appui. Vous trouverez les mesures classiques comme l’allure et la vitesse, mais aussi le score EPOC, le PTE ou encore le temps de récupération. Au fil des entraînements, la Suunto 9 Peak établira un graphique de votre niveau de forme en tenant compte de votre régularité, de vos temps de récupération et de vos paramètres physiques. L’idéal est de maintenir le niveau en « entraînement productif ». Toutes les valeurs sont expliquées clairement de sorte que même les débutants devraient s’y retrouver sans trop de problèmes.

Suunto 9 Peak - Coaching © Johan Gautreau

D’ailleurs, la 9 Peak reprend l’excellent programme automatisé de ses ainées. La montre est en mesure de vous proposer des entraînements réguliers dont l’intensité augmentera à chaque fois, tout en restant adaptée à votre niveau. Vous serez libre de choisir l’exercice, le but étant de rester dans une zone cardiaque spécifique. Et pas d’inquiétude si vous ratez une session d’entraînement : la montre décalera le programme pour que vous ne perdiez pas votre rythme. Idéal pour débuter en douceur !

Suunto 9 Peak - BPM © Johan Gautreau

Les relevés des différentes mesures sont très bons. On est loin de la déception causée par la Suunto 5. La Suunto 9 Peak est ainsi cohérente en toutes circonstances, se révélant très précise dans son suivi du rythme cardiaque. De même, GPS et baromètre sont dans le haut du panier. Il n’y a que le capteur de SpO2 qui semble à la peine, indiquant parfois des résultats incohérents. Par exemple, il passe de 96% à 80% entre deux mesures rapprochées. Heureusement, ça reste assez rare. Ces faux sont généralement dûs à des mouvements lors de la mesure ou un capteur mal positionné sur le poignet.

Suunto 9 Peak - SpO2 © Johan Gautreau

Globalement, la Suunto 9 Peak s’en sort aussi bien que ses concurrentes haut de gamme. Vous en aurez donc pour votre argent avec des relevés très précis !

Au besoin, il est possible d’appairer une ceinture pectorale via Bluetooth. N’importe quel modèle doté du Bluetooth Smart sera compatible, vous n’êtes pas obligé d’acquérir une ceinture de chez Suunto pour que ça fonctionne.

Navigation

Bien qu’elle utilise un système assez minimaliste, la Suunto 9 Peak profite d’une partie navigation plutôt complète. Vous pourrez ainsi envoyer vers la montre des fichiers GPX ou même créer vos itinéraires depuis l’application mobile Suunto, comme nous l’avons vu précédemment. Pour ce qui est des itinéraires point par point, il faudra utiliser Komoot.

Suunto 9 Peak - Navigation © Johan Gautreau

Une fois le tout transféré sur la 9 Peak, vous pourrez utiliser le menu Navigation pour retrouver vos trajets enregistrés. Il est aussi possible d’enregistrer manuellement des POIs et d’y naviguer en quelques appuis. Grâce à l’altimètre barométrique, la Suunto 9 Peak profite aussi de la navigation par relèvement. Bien entendu, la montre connectée finlandaise est capable d’enregistrer en temps réel le chemin parcouru durant vos activités. Vous pourrez ensuite revenir au point de départ si besoin.

Suunto 9 Peak - Navigation poignet © Johan Gautreau

En dehors des fonds de carte, il ne manque rien à la Suunto 9 Peak. Ses nombreuses options de navigation devraient séduire les baroudeurs les plus exigeants !

Fonctions connectées

On arrive maintenant au plus gros point faible de la Suunto 9 Peak… La belle est certainement la montre la plus dépouillée du moment en termes de fonctions utilitaires. Certains y verront un bon moyen de se concentrer sur le sport et uniquement le sport. D’autres passeront leur chemin face à ce manque de fonctionnalités.

Ainsi, la 9 Peak est incapable de proposer des services tels que le paiement sans contact, faute de puce NFC. Elle ne permet pas de profiter d’applications tierces ou de cadrans autres que ce qui est intégré de base. Même sa gestion des alarmes se veut minimaliste : on peut en enregistrer une seule, les autres étant dédiées aux heures de lever et coucher du soleil.

Suunto 9 Peak - Minuteur © Johan Gautreau

Les amateurs de musique passeront aussi leur chemin. Non seulement la Suunto 9 Peak est dépourvue de mémoire interne pour stocker des MP3, mais elle fait aussi l’impasse sur la possibilité de contrôler la musique du smartphone. Quant à la météo, elle n’est accessible que quand vous lancez une activité et que vous utilisez le module Suunto Plus adéquat.

Bonne nouvelle, vous pourrez quand même afficher les notifications reçues sur le téléphone. Vous ne pourrez cependant pas interagir avec elles pour envoyer par exemple un message pré-enregistré.

En dehors d’un chronomètre et d’un minuteur, la 9 Peak est donc entièrement dévolue au suivi de la santé. Ce minimalisme est encore plus exacerbé que sur les smartwatches de Polar, pourtant déjà très légères en fonctions utilitaires…

Autonomie

Du côté de l’autonomie, la Suunto 9 Peak s’en tire plutôt pas mal. Par défaut, on dispose d’environ une semaine de suivi avec toutes les options activées et environ 90 minutes de sport durant ce laps de temps. C’est dans la bonne moyenne, sans pour autant atteindre le niveau des Fenix 6 plus endurantes.

Suunto 9 Peak - Modes batterie © Johan Gautreau

Suunto se démarque néanmoins avec une gestion de la batterie très efficace pour le mode GPS. Quatre réglages sont disponibles, jouant avec la régularité des relevés de positionnement. Batterie pleine, vous pourrez avoir entre 25h et 170h environ d’autonomie, tout ça avec l’écran allumé en permanence. Cela fait de la Suunto 9 Peak la montre la plus endurante du marché en mode GPS. Grâce aux algorithmes Fused Track, vous aurez en plus un positionnement relativement précis entre chaque capture GPS. 

Suunto 9 - Fused Track © Johan Gautreau
Ici, un suivi GPS en mode de batterie normal...
Suunto 9 - Suivi GPS classique © Johan Gautreau
Et là le suivi en économie de batterie avec Fused Track. Impressionnant de précision !

Tout ceci était déjà possible avec la Suunto 9 classique. C’est donc sur la recharge que la Peak se démarque. On passe de 4h de charge à 1h environ sur cette nouvelle smartwatch. Et bien entendu, la marque finlandaise conserve son contrôle de la batterie intelligent qui vous avertit selon vos habitudes du meilleur moment pour faire le plein. 

Suunto 9 Peak - Chargeur © Johan Gautreau

Si elle n’est donc pas la plus endurante en mode connecté, la 9 Peak arrive à se démarquer grâce à son excellente autonomie en mode GPS et à sa recharge rapide.

Suunto 9 Peak : l’avis de Clubic

8

Plus compacte et légère que jamais, la Suunto 9 Peak reprend le meilleur de la 9 Baro et y ajoute un capteur de SpO2 bienvenu. La marque finlandaise en profite aussi pour – enfin ! – passer à un système de mise à jour sans-fil. Le tout est soutenu par une application simple d’accès et un système de coaching adaptatif toujours aussi sympa pour les débutants. N’oublions pas non plus le système de tracé d’itinéraires très intuitif, une véritable réussite !

On pourra cependant reprocher à cette montre connectée sport son prix relativement élevé, ainsi qu’une absence cruelle de fonctions utilitaires. La 9 Peak est uniquement centrée sur le suivi de la santé, ce qui pourra rebuter les personnes qui veulent une montre « à tout faire ». Ça tombe bien, car en dehors de quelques couacs sur le SpO2, la belle est dotée d’une précision des relevés redoutable !

Les plus

  • Design compact et léger
  • Enfin la gestion du SpO2
  • Relevés très précis
  • Partie navigation très bien faite
  • Gestion intelligente de la batterie

Les moins

  • Luminosité automatique trop basse
  • Pas de vraies fonctions utilitaires
  • Quelques couacs dans les relevés de SpO2

Design et finitions 8

Écran 7

Fonctions connectées 1

Fonctions sport 9

Autonomie 8

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4
Kahn-San
sans fond carte je ne vois pas trop l’intérêt de la fonction navigation en rando, si c’est pour faire demi tour au bout de 200m à chaque intersection c’est clairement pas génial <br /> sinon super montre (et super marque en général )
TAURUS31
Je rejoins le commentaire précédent, j’ai la Fenix 6XPro pour la CAP, le trail et la rando que j’ai choisi pour sa taille d’écran et sa cartographie détaillée… Je suis pas près de changer.<br /> Il est d’ailleurs tout aussi simple de créer un parcours via Garmin connect et de le transférer sur la montre.
Johan_Gautreau
Je ne suis pas spécialiste de la rando, mais même sans fond de carte je pense que la navigation reste jouable avec l’itinéraire point à point. La montre vibre quand il faut changer de direction et indique quand on s’éloigne du tracé prévu, ce qui devrait permettre de s’y retrouver sans trop de mal.<br /> En tout cas, je suis bien d’accord, l’ajout de fonds de cartes serait un gros plus pour les montres Suunto, qui restent excellentes pour le suivi sportif en dehors de ça.
Johan_Gautreau
En effet, c’est simple aussi de créer un itinéraire via Garmin Connect. L’appli Suunto reste néanmoins un peu plus complète sur ce point, de peu.<br /> Pour les fonds de cartes, la 6X Pro est en effet au top, mais le tarif est quand même plus élevé que la Suunto 9 Peak ou la Suunto 9 classique avec les mêmes fonctions. Je confirme quand même que quitte à choisir, sans restriction de budget, mon choix irait à la Garmin aussi ^^
Kahn-San
si je dois m’acheter ce genre de montre ce serait justement exclusivement pour de la rando avec itinéraire préchargé (en GPX ou KML) et le manque de fond de carte est clairement préjudiciable pour ce que JE veux en faire <br /> mais sinon elle semble assez dingue, surtout niveau autonomie<br /> j’attends de voir ce que vont donner les nouvelles Wear OS 3 dans ce domaine (navigation / autonomie)<br /> merci pour ce test en tout cas
Kahn-San
sur les garmin, ce qui est dommage c’est la cartographie qui n’est pas mondiale (en tout cas je n’avais pas trouvé au moment ou j’ai regardé chez garmin)
TAURUS31
Euh si, elle est mondiale du moins sur la Fenix<br /> Amérique, Europe, piste de ski tout y est avec mise à jour régulière
TAURUS31
Le fond de carte peut donner les indications de relief très utile par mauvais temps.<br /> Je randonne en tout saison (je suis à 1h de l’Ariège).<br /> J’ai toujours une carte IGN et ma montre. C’est complémentaire et l’un peu palier l’autre selon la météo.
Mo-viet
«&nbsp;les activités outdoor&nbsp;» ! En français on a aussi un adjectif. Il s’agit d’extérieur.
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