Facebook organise sa lutte contre la désinformation au Royaume-Uni

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Le 14 janvier 2019
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Image : Alexandre Boero pour Clubic.com

Le réseau social de Mark Zuckerberg, Facebook, a décidé de lutter contre la désinformation au Royaume-Uni en faisant appel à une organisation caritative indépendante.

Comme on pouvait s'y attendre après avoir pris connaissance des vœux de Mark Zuckerberg pour 2019, Facebook a dévoilé avoir fait appel à l'organisme caritatif londonien Full Fact pour devenir le tout premier éditeur britannique à examiner et évaluer la véracité des contenus diffusés sur le réseau social, comme l'indique The Guardian. Avec cette décision, Facebook espère donner un peu plus d'ampleur à son opération séduction auprès des abonnés.

Un contenu pas censuré, mais signalé comme étant faux

Avec l'intervention de Full Fact, les posts, liens ou vidéos signalés comme étant faux seront marqués comme tels aux yeux des utilisateurs de Facebook, qui seront donc prévenus s'ils souhaitent partager une information révélée comme erronée.

Cette lutte contre la désinformation ne s'opère pas comme un système de censure, mais uniquement comme une procédure de signalement et de bonne information sur la véracité d'un contenu destiné aux abonnés. « Les gens ne veulent pas voir de fausses informations sur Facebook et nous non plus » , précise Sarah Brown, Responsable de la formation aux actualités du réseau social, qui insiste travailler « continuellement à réduire la propagation d'informations erronées » sur la plateforme.

Le Royaume-Uni veut faire mieux que les États-Unis

Full Fact est un organisme très suivi au Royaume-Uni, connu pour mettre un point de vérité sur de nombreux faits reconnus faux ou qui le sont partiellement. Très récemment, il est parvenu à démonter l'affirmation de l'indice Spectator, qui se prévalait d'être issue d'Eurostat (la branche statistique de la Commission européenne), selon laquelle le taux de pauvreté au Royaume-Uni était le deuxième plus haut d'Europe. Pour le moment, Full Fact sera le seul partenaire chargé de vérifier les faits dans le pays.



Aux États-Unis, le programme de vérification des faits est pour le moment critiqué. Si son intention est louable, certains des partenaires qui ont la charge du contrôle des informations ne seraient pas assez réactifs, une mauvaise information se diffusant trop rapidement avant l'intervention des « modérateurs ». Récemment, une étude parue dans la revue Science a révélé que les abonnés Facebook de plus de 65 ans partageaient sept fois plus de fake news que ceux de la tranche des 18-29 ans. Facebook a du pain sur la planche.

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