L'administration Trump valide ce qui doit devenir le plus grand parc solaire des États-Unis

13 mai 2020 à 10h15
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Ferme solaire

Le département de l'Intérieur américain vient de donner son approbation au projet de parc solaire Gemini. Cette installation devant être bâtie dans le désert du Nevada doit devenir la plus grande en son genre dans son pays.

Le projet, qui a suscité des inquiétudes, ne devrait pas entamer sa construction avant l'année prochaine.

Un milliard de dollars pour 690 MW de puissance

L'installation attendait jusqu'à présent différents accords et permissions nécessaires avant de commencer la construction. Il y a quelques semaines, il était encore dans l'attente d'un examen imposé par le Clean Water Act, une loi fédérale américaine veillant à la qualité de l'eau et dont l'application est gérée par le département de l'Intérieur.

Toutes les conditions sont désormais réunies pour ce projet au coût d'un milliard de dollars. Une fois achevé, le parc disposera d'une puissance installée de 690 MW. C'est presque 40% de plus que la centrale solaire
Nuñez de Balboa inaugurée en Espagne il y a peu, équipée de 1,4 millions de panneaux solaires, qui se définit comme « la plus grande d'Europe ». Elle s'accompagnera également de 380 MW de stockage sur batterie.

La centrale solaire devrait aussi devenir la plus grande des États-Unis et subvenir aux besoins de 400 000 foyers. À l'échelle mondiale, elle sera la huitième centrale la plus importante selon le communiqué fourni par le département de l'Intérieur, loin derrière la centrale d'1,18 GW bâtie près d'Abu Dhabi l'année dernière.

Répondre aux objectifs, et aux critiques

Les responsables espèrent ainsi utiliser la puissance produite pour alimenter l'agglomération de Las Vegas et d'autres zones au sud de la Californie. Le projet doit ainsi permettre à l'État du Nevada d'atteindre son objectif. Celui-ci s'est engagé à atteindre 50% d'énergies renouvelables dans son mix énergétique d'ici 2030, et 100% d'ici 2050.

Le projet soulève cependant des inquiétudes. Le parc, qui s'étalera sur 28,7 km2, risque d'empiéter sur un couloir de migration emprunté par des tortues du désert. Des organismes ont également pointé l'impact visuel du projet sur des sites historiques proches.

Car dans cette région désertique, des critiques avaient été adressées à l'ancienne administration Obama, le public ayant jugé que la quantité de terres ouvertes à l'exploitation d'énergies renouvelables était insuffisante. L'administration Trump a ouvert ces terres fédérales non seulement aux énergies renouvelables, mais aussi aux offres de compagnies pétrolières ou gazières. Une attitude qui a soulevé de nouvelles critiques.

La construction ne devrait pas démarrer cette année, en partie à cause de la crise sanitaire actuelle. Arevia Power, l'enseigne en charge du développement du projet, a suggéré que les contrôles nécessaires avant le début de la construction avaient dû être repoussés par le gouvernement en raison de la pandémie.

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