Norton 360 3.0 : la protection tout-en-un en test

Norton 360 est la solution de protection tout-en-un de Symantec, réunissant des fonctionnalités de sécurité, de sauvegarde des données et d'optimisation de Windows. La version 3.0 est désormais disponible et apporte son lot de nouveautés en intègrant notamment les améliorations de performance apportées par Norton Antivirus et Internet Security 2009 ainsi que Norton Safe Web, la réponse de Symantec à McAfee Site Advisor.

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On le sait, l'offre logicielle en matière de protection est plus que pléthorique, comme nous l'a montré notre comparatif antivirus. Il en va de même en ce qui concerne les solutions tout-en-un pour nettoyer Windows. On peut donc se demander ce que peut apporter un produit « tout-en-un » comme Norton 360. Symantec affirme avoir positionné son produit pour le grand public, et c'est clairement l'impression que nous laissaient les deux précédentes versions du produit : Norton 360 a été pensé pour limiter l'intervention de l'utilisateur au minimum.

Aussi, avant de rentrer dans le vif du sujet, il nous paraît nécessaire de préciser que cette solution ne s'adresse pas aux utilisateurs « avancés » qui préféreront bâtir leurs solutions à partir de logiciels distincts, et utiliser des produits plus pointus tels que NOD32 Antivirus, des gratuiciels spécialisés pour les tâches d'optimisation, et des solutions en réseau pour les sauvegardes. Pour le public concerné, en revanche, on peut concevoir l'utilité d'une solution que l'on installe et que l'on oublie : une sorte d'administrateur virtuel qui s'occuperait de tout à votre place. Reste à voir si Norton 360 3.0 effectue cette tâche de manière satisfaisante...

Interface : le changement dans la continuité

Les précédentes versions de Norton 360 brillaient par leur simplicité d'utilisation. La version 3.0 n'échappe pas à la règle et on le constate dès l'installation du logiciel. Bénéficiant de la refonte de Norton Antivirus et Internet Security, Norton 360 propose le même module d'installation qui impressionne toujours par sa rapidité : le logiciel s'installe en moins d'une minute et ne nécessite aucun redémarrage, contrairement à la quasi-totalité des logiciels de sécurité du marché.

Une fois installé, le logiciel dévoile une interface qui ne subit pas de gros changement par rapport aux deux versions précédentes. On retrouve donc l'écran d'accueil et ses quatre sections représentées par des sphères, chacune étant accompagnée d'un pictogramme renseignant sur son état et d'explications textuelles sur les actions à entreprendre pour corriger les problèmes, si besoin est.

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L'interface de Norton 360 est toujours aussi claire


En passant la souris sur une des sections, un menu déroulant permet d'accéder aux différents modules. Les quatre sections sont les suivantes :

  • Sécurité de l'ordinateur : réunit les analyses antivirus/antispyware, l'accès aux paramètres du pare-feu, les mises à jour de la base antivirus et l'accès à la technologie Norton Insight (permet d'accélerer les analyses en ignorant les fichiers « sûrs »)
  • Identity Protection : permet de configurer les réglages de confidentialité et de sécurité sur le web
  • Sauvegarder : donne accès aux options de sauvegarde, de restauration, et à l'achat d'espace supplémentaire
  • Optimisation de l'ordinateur : réunit les options d'optimisation du disque (défragmentation), de nettoyage des fichiers ou encore de gestion du démarrage de Windows

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Un menu déroulant apparaît au passage de la souris sur une section


De manière générale, il n'y a pas grand-chose à redire sur cette interface qui allie clarté et simplicité. On notera, par rapport aux versions 1.0 et 2.0, que l'éditeur a complètement abandonné les effets de transparence d'Aero. On peut regretter ce choix, mais en contrepartie, la fenêtre est d'une grande sobriété et ne s'encombre pas des bordures de fenêtre standard de Windows. On remarquera également, comme pour Norton Antivirus 2009, la réactivité parfaite de l'interface : un double clic sur l'icône de notification et la fenêtre s'affiche instantanément ! On retrouve avec plaisir le travail d'optimisation mené par l'éditeur sur ses antivirus. Que peut-on ajouter sur l'interface de Norton 360, si ce n'est qu'on se demande pourquoi Symantec ne s'est pas inspiré de celle-ci pour son très moyen Norton Utilities 14, plutôt que de reprendre tel quel Desktop Maestro/Registry Mechanic de PC Tools ? Un peu de standardisation de la part de l'éditeur ne ferait sans doute pas de mal...

Protection antivirus et antispyware

La partie sécurité de Norton 360 est naturellement dérivée de Norton Internet Security. Par le passé, la gamme de Symantec a fait grincer des dents par sa lourdeur, son côté intrusif et son manque d'efficacité. Même si la marque aux boites jaunes continue à véhiculer une image controversée, il faut bien admettre que les versions 2009 des produits Norton ont bénéficié de nombreuses améliorations, en se montrant beaucoup plus discrètes et légères que par le passé.

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La partie sécurité est proche de ce que propose Norton Internet Security


Au premier abord, les fonctionnalités de Norton 360 en matière d'antivirus/antispyware sont semblables à celles proposées par son « grand frère ». On retrouve ainsi une protection contre les virus, vers et autres chevaux de Troie, mais également un module de blocage des logiciels espions et des rootkits, que l'on peut désactiver à loisir (les deux modules sont activés par défaut). Le logiciel propose l'analyse des fichiers compressés, des disques amovibles à leur insertion et, de manière optionnelle, l'analyse automatique des fichiers de Microsoft Office. Au niveau des mails, le logiciel propose une protection des courriers entrants et sortants. Une protection de la messagerie instantanée est également proposée, mais celle-ci se limite cette fois à Yahoo Messenger, MSN/Windows Live Messenger, AIM et Trillian. Bref : pas de salut apparemment pour les utilisateurs de clients alternatifs tels que Pidgin, AMSN ou Miranda IM.

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Les paramètres de l'antivirus sont assez complets


La protection en temps réel de Norton 360 s'applique, comme pour Norton Antivirus et Internet Security, sur une triple technologie :
  • la traditionnelle base de signatures, sur laquelle Symantec est désormais très performant comme à peu près tous les éditeurs d'antivirus ;
  • l'analyse heuristique des fichiers ;
  • SONAR, une technologie d'analyse comportementale du système, censée détecter les fonctionnements suspects d'une application.
L'efficacité des technologies utilisées par Norton est plus difficile à déceler pour ces deux dernières méthodes, mais au vu de différents tests réalisés sur le web, il semble que la dernière version en date de Norton Antivirus (2009) s'en tire plutôt bien également.

La principale nouveauté de Norton 360 3.0 au niveau antivirus se situe au niveau de l'analyse à la demande. Comme Norton Antivirus 2009, celle-ci se voit en effet agrémentée d'une autre technologie, intitulée cette fois Norton Insight. Elle a pour but d'accélérer les analyses à la demande en utilisant les résultats fournis par les utilisateurs des versions de Norton Antivirus, Internet Security et 360 : lors de l'analyse de leurs systèmes, des données sont renvoyées (de manière anonyme selon Symantec) vers les serveurs de l'éditeur. Norton Insight tire de ces données des statistiques sur le niveau de dangerosité des fichiers analysés : ceux réputés comme sûrs ne seront pas analysés lors des opérations successives. Le résultat au niveau de la rapidité d'analyse est certainement concluant, mais comme pour Norton Antivirus 2009, on se posera des questions sur la confidentialité des données transmises à Symantec, et sur le risque d'erreurs possibles. Bien sur, Norton Insight peut être désactivé, mais on perd alors le bénéfice de ces analyses plus rapides.

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Norton Insight accélère les analyses antivirus, mais à quel prix ?


Également héritées des produits Norton 2009, les « Pulse Updates » garantissent des mises à jour de la base de virus dans un délai compris, selon l'éditeur, entre 5 et 15 minutes. Ces mises à jour s'effectuent en tâche de fond. En plus de ce nouveau mode de mise à jour, qu'il est possible de désactiver, Norton 360 propose toujours le classique Live Update, que l'on peut là encore exécuter de manière automatique ou manuelle.

Signalons enfin que les analyses antivirus peuvent être planifiées, tout comme les opérations d'optimisation. Le logiciel offre également la possibilité d'effectuer ces tâches pendant les périodes d'inactivité de l'ordinateur, à la manière d'un économiseur d'écran. Toujours au chapitre des améliorations de la discrétion du logiciel, Norton 360 propose désormais, tout comme Norton Antivirus 2009, un mode plein écran qui désactive les alertes lorsqu'un jeu ou une vidéo est lancé.

Pare feu et blocage antispam

Historiquement, Norton 360 était censé être le logiciel le plus simple d'utilisation de Symantec, destiné au grand public, à la « famille numérique » comme aime dire son éditeur. La principale différence se situait au niveau de la gestion simplifiée du pare-feu en ce qui concerne les applications : le logiciel se chargeait d'accepter automatiquement les applications sûres par un système de liste blanche. La version 3.0 permet de désactiver cette option. L'utilisateur peut alors lui-même créer sa propre liste blanche d'applications ou de processus. En outre, il est toujours possible d'attribuer des règles personnalisées de manière relativement complète pour bloquer ou autoriser l'accès de chaque programme au réseau, de créer des règles de trafic pour les protocoles et les ports.

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La surveillance automatique des applications peut désormais être désactivée dans le pare-feu


Norton 360 3.0 intègre désormais un filtre antispam en standard. Celui ci était précédemment inclus dans un pack à télécharger séparément, intégrant également un module de contrôle parental. Au niveau de la compatibilité, en revanche, rien n'a changé, et c'est bien regrettable puisque pour la troisième version consécutive, Norton 360 ne prend pas en compte l'intégration de son filtre avec d'autres clients mail que ceux de Microsoft (Outlook et Outlook Express). A cela, on peut répondre que la concurrence est moins rude que dans le domaine des navigateurs, où Symantec a fini par reconnaître l'importance de Mozilla Firefox. Thunderbird n'a quant à lui pas encore réellement percé, les autres clients restent confidentiels et les utilisateurs ont de plus en plus recours à des webmails tels que Gmail, qui sont déjà équipés de filtres antispam puissants. Néanmoins, que diable, un peu d'ouverture ne fait pas de mal et plusieurs concurrents de Symantec, notamment ESET et leur Smart Security, gèrent Thunderbird sans problème. Autre problème : le filtre n'est pas non plus intégré avec Windows Mail, le client intégré à Windows Vista (Outlook Express n'étant plus développé), et encore moins avec Windows Live Mail, le client de la suite Windows Live Essentials, amené, juste en passant, à être le client officiel de Windows 7. Cela dit, le filtre proposé par Symantec, pour les utilisateurs concernés, est plutôt complet, notamment au niveau du blocage des images : il est ainsi possible de désactiver les messages contenant des images uniquement si le texte est incompréhensible (notion pas très claire, certes), de désactiver automatiquement les pièces jointes suspectes ou encore de bloquer tout message contenant des images locales et/ou distantes. Le filtre gère également le blocage des scripts, des objets activeX, des liens masqués ou encore des formulaires HTML inclus dans les messages. On trouvera enfin un réglage du niveau d'agressivité et la possibilité de configurer manuellement des listes noire et blanche.

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L'antispam ignore toujours Thunderbird, Windows Mail et Windows Live Mail


Protection du surf

La principale nouveauté en matière de protection du surf est l'inclusion de Norton Safe Web, l'équivalent Symantec de McAfee Site Advisor. Comme ce dernier, le service de Symantec se base sur une analyse de millions de pages Web à la recherche de menaces potentielles et affiche des résultats sous la forme d'un pictogramme vert (site sûr) ou rouge (site présentant des menaces) au niveau des résultats de recherche. La fonctionnalité est active en utilisant notamment Google, Yahoo ! et Live Search. En passant la souris sur le pictogramme, une pop-up affiche un résumé du nombre de menaces trouvées sur le site. Un bouton permet alors de consulter un rapport plus complet qui détaille non seulement la nature des menaces détectées, mais aussi le lien de téléchargement de celles-ci. Norton Safe Web est compatible avec Internet Explorer (testé sur la version 7.0) et Mozilla Firefox (testé sur la version 3.0.7).

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Norton SafeWeb fournit des informations sur la sûreté des sites visités


Également compatible Internet Explorer et Firefox, la barre d'outils Norton Identity Safe refait son apparition dans la version 3.0. Le but de cette barre est, comme son nom l'indique, de protéger vos informations confidentielles (mots de passe, coordonnées bancaires...) lors de vos sessions de surf. Concrètement, à la manière du gestionnaire de mots de passe intégré à Firefox, la barre d'outils vous proposera d'enregistrer vos identifiants à chaque fois que vous vous connectez à un site qui en nécessite. Une fois l'opération réalisée, vous pourrez vous connecter automatiquement en un clic en passant par la barre d'outils. Les informations stockées dans Norton Identity Safe sont évidemment chiffrées.

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L'intérêt de la fonctionnalité réside néanmoins dans sa gestion des cartes de crédit pour les sites de commerce électronique. Vous pouvez ainsi de la même manière créer une carte de crédit en saisissant toutes les informations sur la carte et son porteur, informations également chiffrées et que vous pourrez protéger par mot de passe. L'intégration est alors très réussie : la barre d'outils détecte que vous vous situez sur la page de paiement d'un site de commerce électronique et vous propose d'utiliser une des cartes de crédit renseignées. Testée sur Amazon.fr, Norton Identity Safe nous a même étonnés par son niveau d'intégration : la carte enregistrée n'étant pas celle utilisée par notre compte, Amazon l'a automatiquement détectée comme un nouveau moyen de paiement. Malheureusement, tout n'est pas parfait : si nos tests se sont avérés concluants pour ce qui est du type de carte, du numéro et du cryptogramme visuel, le porteur de la carte et la date d'expiration n'ont pas été saisis. En outre, les plus paranoïaques d'entre nous ne manqueront pas d'émettre des doutes sur les problèmes de confidentialité que ce type de fonctionnalité peut entrainer...

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Optimisation des disques et du système

Nous avons vu la partie sécurité de Norton 360, qui ressemble à s'y méprendre à ce que l'éditeur propose dans Norton Internet Security 2009. Néanmoins, l'intérêt de la suite « tout-en-un » de Symantec réside justement dans ses autres fonctionnalités, annexes à la sécurité, même si elles sont elles aussi censées garantir la protection de vos données dans un sens. Commençons par l'optimisation, un domaine où Symantec propose une offre encore plus touffue que dans la sécurité, puisqu'on compte désormais trois logiciels Norton qui s'occupent de remettre votre PC à neuf : Norton 360, Norton System Works et le retour pas franchement triomphal de Norton Utilities. Le plus absurde dans cette situation est que les logiciels proposent des fonctionnalités communes mais des résultats différents, comme on a pu le voir dans notre comparatif de logiciels pour nettoyer Windows. Voyons ce que Norton 360 apporte par rapport à ces deux logiciels dédiés.

La partie optimisation de Norton 360 est étrangement agencée : en survolant la « bulle » Optimisation de l'interface, le menu déroulant donne accès à la défragmentation du disque, la suppression des fichiers inutiles, le diagnostic matériel et logiciel, et le gestionnaire de programmes au démarrage. On s'étonnera de ne pas trouver une fonctionnalité de suppression des erreurs du registre Windows. En fait, celle-ci existe bel et bien, mais se trouve cachée tout en bas de l'écran « détaillé » de la partie optimisation.

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Cherchez l'optimisation du registre...


Si le pare-feu de Norton 360 se dote d'un paramétrage presque aussi complexe que celui de Norton Internet Security, les outils d'optimisation restent quant à eux réduits à leur plus simple expression, ne proposant aucun réglage et agissant automatiquement. Ainsi, le défragmenteur ne vous demandera même pas quel disque analyser et réparer : la tâche s'effectue automatiquement sur tous les disques installés dans votre machine. Comme TuneUp Utilities ou Norton System Works, le logiciel n'effectuera la tâche de défragmentation que s'il la juge nécessaire.

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Le défragmenteur ne propose aucune option : idéal pour les néophytes mais un peu juste pour les autres


Il en va de même pour les deux outils de suppression des fichiers inutiles et des erreurs de registre. Si les suites dédiées comme TuneUp ou les autres solutions de Symantec proposent un contrôle relativement complet sur le type de fichiers à supprimer ou sur les actions à entreprendre sur chaque erreur de registre détectée, Norton 360 se contente du minimum : il détecte et, le cas échéant, supprime sans la moindre intervention de l'utilisateur. Il va sans dire que si cette approche ravira le grand public qui n'a de toute façon pas les connaissances nécessaires pour savoir quoi effacer, elle sera totalement insuffisante pour un utilisateur souhaitant plus de contrôle. Ça n'est certes pas le public visé ici.

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Le gestionnaire de démarrage de programmes se voit quant à lui amélioré dans la version 3.0 : comme ses concurrents, il affiche la liste des applications qui se lancent au démarrage de Windows et permet de les cocher et décocher. La nouveauté apportée dans la version 3.0 est une option assez pratique permettant de retarder le démarrage de telle ou telle application afin d'éviter les embouteillages. Malheureusement, la fonctionnalité n'est pas complète et il lui manque la possibilité de déterminer en secondes le retard du lancement. Il est ainsi difficile de savoir exactement quand sera effectivement démarrée une application, mais il est également possible de les démarrer manuellement.

Dernier module de la section, le diagnostic matériel et logiciel n'a rien de vraiment extraordinaire à proposer : le diagnostic est certes assez rapide et fournit des informations assez détaillées, aussi bien sur la configuration matérielle que sur les logiciels installés ou la connexion réseau. Malheureusement, c'est surtout la présentation du module qui laisse à désirer : une liste dépliante interminable même pas agrémentée du moindre pictogramme. Plutôt que de proposer ce type de liste qui ne dira pas grand-chose au grand public, il aurait peut-être été préférable d'intégrer un outil de diagnostic dans la lignée de celui de Norton SystemWorks, qui permet de tester un à un les composants de la machine.

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L'affichage du diagnostic système n'est pas des plus pratiques...

Sauvegarde en ligne : un espace de stockage trop exigu

La sauvegarde fait partie des arguments de vente principaux de Norton 360 depuis sa sortie : Symantec intègre dans la licence d'un an du logiciel un espace de stockage privé en ligne sur lequel les utilisateurs peuvent sauvegarder leurs données. Disons le tout de suite, les espaces de stockage proposés par défaut sont tout simplement insuffisants pour y stocker autre chose que des favoris, des boites mails ou à la limite quelques photos : la version basique du logiciel inclut un espace en ligne de 2 Go. La version Premier propose un espace un peu plus conséquent de 25 Go, mais cela reste insuffisant dès que l'on inclut dans l'équation une bibliothèque musicale un peu volumineuse : il n'est pas rare aujourd'hui d'avoir plusieurs dizaines Go de musique sur son disque dur, et ne parlons même pas de vidéos. Il est néanmoins possible d'acheter des packs d'espace supplémentaire. Mais on se retrouve dans tous les cas face au second problème de la sauvegarde en ligne à l'heure actuelle : les débits en upload sont, à l'heure actuelle, trop limités en ce qui concerne l'ADSL, au moins en France. Là encore, si on se limite à des fichiers contenus dans les espaces assez exigus proposés par Symantec dans ses formules de base, il ne s'agira de toute façon pas de sauvegarder plus que des données personnelles et quelques contenus multimédias. Néanmoins, il est encore un peu tôt pour que ce type de sauvegarde soit réellement efficace, même si en pratique, elle comporte de gros avantages, tels que l'indépendance par rapport à des supports physiques.

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La sauvegarde en ligne n'est pas encore viable à l'heure actuelle


Heureusement, Symantec pense aussi à la sauvegarde locale et il est tout à fait possible de choisir un disque dur externe pour cible. Dans ce cas, il faut admettre que l'outil de Norton 360 est très bien conçu : trois onglets Quoi, Où et Quand permettent de choisir très simplement les types de fichiers à sauvegarder, l'emplacement de destination et la planification des sauvegardes : images, musique, vidéos, courriers (là encore, Thunderbird est exclu), favoris Internet (Firefox inclus) ou encore documents Microsoft Office. La détection automatique des fichiers semble bien fonctionner, le processus est rapide et agréable et le tout vise la cible en plein dans le mille ! Pour un utilisateur néophyte, auquel la suite s'adresse, c'est tout ce dont il aura besoin, avec le minimum de configuration nécessaire. Évidemment, ça ne remplacera pas des solutions de sauvegarde dédiées telles qu'Acronis TrueImage, Norton Ghost ou ShadowProtect, mais ça n'est visiblement pas le but recherché ici.

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Pour savoir ce que vaut réellement Norton 360 3.0, nous avons comparé ses performances à ses principaux concurrents dans ses deux domaines principaux : la partie antivirus et la partie optimisation du PC. En ce qui concerne les performances antivirus, nous utiliserons comme référence les résultats obtenus avec Kaspersky Internet Security 2009, une suite de sécurité « classique » qu'il est intéressant d'utiliser en référence, notamment en ce qui concerne l'impact sur les performances système. Pour ce qui est de la partie optimisation, nous comparerons les résultats obtenus avec ceux de TuneUp Utilities 2009.

Les tests ont été réalisés sous Windows Vista SP1 (dernières mises à jour installées). La configuration utilisée pour les tests de la partie sécurité est un Dell Vostro 200 équipé d'un processeur Core 2 Duo à 2,2 Ghz et 2 Go de mémoire vive. Les tests sur la partie optimisation ont quant à eux été réalisés sur un autre PC, étant donné que notre configuration de test est trop « propre » pour réaliser des tests d'optimisation. Il s'agit dans ce cas d'un Core 2 Quad 2,66 GHz équipé de 2 Go de mémoire vive. La partition système de ce système est de 30 Go sur un disque dur à 7200 tours/minute. DisKeeper 2009 détecte un taux de fragmentation de 28% sur le volume.

Performances de l'antivirus

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Détection d'une base de 10248 menaces


La partie antivirus de Norton 360 est dérivée de Norton Internet Security 2009, c'est donc logiquement que l'on retrouve des résultats très similaires sur l'analyse d'un dossier contenant 10 248 menaces. Norton 360 détecte 9 991 menaces, soit 97,5% de la base. Sur la même base, la version 2009 de Kaspersky détecte quant à lui 9 865 menaces, soit un peu moins de 97%. La différence est trop minime pour en tirer des conclusions et il est de toute façon clair que la détection de signatures de virus est aujourd'hui un domaine où presque tous les antivirus du marché réalisent d'excellents scores.



Impact de l'antivirus sur les performances

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Rendu Cinebench R10 (analyse antivirus en cours)


Pour calculer l'impact de l'antivirus sur les performances de notre PC de test, nous avons tout d'abord réalisé un rendu CPU avec Cinebench R10 tout en effectuant une analyse complète du système. La moyenne obtenue à partir de trois mesures différentes est de 2 911 points, un résultat à comparer avec le temps de référence (sans analyse) de 4 140. C'est sensiblement inférieur, mais cela reste correct. Kaspersky Internet Security fait un tout petit peu mieux avec 3 110 points en moyenne.

L'occupation en mémoire est une fois de plus exemplaire : en pleine analyse antivirus, l'occupation maximum détectée est de 6,1 Mo ! Kaspersky Internet Security 2009, qui a également bénéficié de gros efforts sur ce point, occupe environ 6,6 Mo. Enfin, au niveau du démarrage de Windows, on note un léger impact : sur un système qui démarre normalement en 31 secondes environ (moyenne de 3 mesures), Norton 360 fait tomber le score à 41 secondes en moyenne. Néanmoins, ce résultat est toujours supérieur à celui obtenu par Kaspersky Internet Security qui obtient une moyenne de 52 secondes. En définitive, on peut constater que Norton 360 s'avère à la hauteur de sa réputation de légèreté, même s'il est naturellement plus lourd qu'un antivirus « basique ».

Performances en optimisation

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Défragmentation d'un disque dur de 30 Go (taux de fragmentation)


Il est également intéressant de tester les performances du défragmenteur inclus dans Norton 360 à celui proposé par ce qui nous semble être le meilleur logiciel d'optimisation de Windows, à savoir TuneUp Utilities 2009. Pour rappel, ce dernier, sur un disque de 30 Go bien fragmenté (28%) et même trop plein pour pouvoir être complètement défragmenté, faisait tout de même tomber le taux à 11%. Le défragmenteur de Norton 360 fait sensiblement moins bien avec un score de 18% au final (résultat vérifié avec Diskeeper 2009), soit des performances proches de ce que propose le défragmenteur de System Works 12, et même inférieures à celles obtenues avec le défragmenteur inclus à Windows Vista.

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Nettoyage du registre Windows (nombre d'erreurs détectées)


Au niveau de la suppression des erreurs du registre, la situation est plus floue : il est d'une part difficile de savoir exactement ce que chaque logiciel considère comme une erreur, et d'autre part, le module de Symantec fournit des informations moins détaillées que TuneUp Utilities 2009 sur les erreurs détectées, qu'il supprime d'ailleurs automatiquement, là où TuneUp permet un contrôle plus précis. Toujours est-il que Norton 360 estime avoir supprimé 691 erreurs là où TuneUp Utilities n'en détecte « que » 397. Le système semble se montrer parfaitement stable dans les deux cas, suite à la réparation.

Norton 360 est-il un logiciel à tout faire ?

Présent sur le marché depuis 2 ans maintenant, Norton 360 avait initialement de quoi nous laisser dubitatifs : à une époque où les logiciels de sécurité de Symantec étaient déjà réputés pour leur lourdeur et leur côté intrusif, le fait de proposer une solution encore plus complète ajoutant des fonctionnalités d'optimisation et de sauvegarde avait tout pour nous faire craindre une usine à gaz. De manière surprenante, Symantec a néanmoins réussi à créer une solution à la fois simple d'utilisation et peu intrusive, les différents modules fonctionnant essentiellement de manière automatique pendant les périodes d'inactivité de l'ordinateur. Restait une certaine lourdeur à enrayer et c'est le cas avec la version 3.0 : tout comme les versions 2009 de Norton Antivirus et Internet Security, Norton 360 3.0 impressionne par sa légèreté. Son installation se déroule rapidement et sans redémarrage, l'interface bénéficie d'une réactivité quasi immédiate et, surtout, le logiciel occupe relativement peu le processeur et la mémoire pendant les analyses. Qui plus est, l'ergonomie de la version 3.0 ne dément pas, au contraire, la simplicité d'utilisation des versions précédentes : Norton 360 est toujours un excellent choix pour un néophyte ne souhaitant pas se perdre dans une multitude d'options.

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Norton 360 plaira au grand public mais les utilisateurs plus pointus préfèreront des logiciels dédiés


Reste la question essentielle : à qui s'adresse exactement Norton 360 ? De par sa nature de solution « à tout faire », on peut légitimement se poser la question de l'intérêt d'acheter une solution aux fonctionnalités aussi variées, plutôt que de composer soi-même sa solution avec un antivirus léger (par exemple NOD32), un défragmenteur spécialisé comme Diskeeper, ou une solution de sauvegarde en ligne ou hors ligne dédiée. Vu le positionnement du produit, on n'imagine pas un utilisateur lambda opter pour cette dernière solution : l'intérêt de Norton 360 est justement d'effectuer toutes ces tâches automatiquement, sans avoir besoin de contrôler quoi que ce soit. Il va sans dire que cette optique ne fera absolument pas l'affaire de l'utilisateur plus pointu : sur beaucoup de points, Norton 360 manque de possibilités de contrôle et de flexibilité. Les outils d'optimisation font leur travail automatiquement, le module de défragmentation ne propose aucune option, et la partie sécurité, bien qu'un peu plus paramétrable que sur les versions précédentes, reste largement moins souple que celle d'un Kaspersky ou d'un NOD32.

Néanmoins, à défaut d'être aussi puissant que le meilleur antivirus couplé au meilleur défragmenteur ou à la meilleure solution de sauvegarde, Norton 360 est tout de même un compromis intéressant offrant des performances relativement bonnes et une simplicité d'utilisation tout à fait remarquable. Le tableau n'est pas tout rose cependant : on note toujours des incompatibilités plus qu'irritantes, notamment au niveau du filtre antispam qui ne gère même pas Windows Mail, le client intégré à Windows Vista (et qui ignore également Thunderbird et Windows Live Mail), ou le côté un peu envahissant de la barre d'outils pour navigateurs. En outre, on reste quelque peu dubitatif sur la technologie Norton Insight ou les modes « silencieux ». Contribuer à la rapidité et à la discrétion du logiciel est une bonne chose. Néanmoins il ne faudrait pas que ça se fasse au prix de la qualité de la protection, sans parler des problèmes de confidentialité qui méritent réflexion, même s'il ne faut pas pour autant sombrer dans la paranoïa. En conclusion, même s'il n'est pas le logiciel de tout le monde et que les « power users » devront passer leur chemin, Norton 360 ne rate pas sa cible grand-public et la légèreté apportée par la version 3.0 justifie la mise à jour pour les utilisateurs existants de la suite.

Norton 360 3.0

6

Les plus

  • Simplicité enfantine
  • Impact limité sur les performances
  • Bonnes performances en détection/blocage

Les moins

  • Personnalisation limitée
  • Un peu en retard sur certaines menaces
  • Sauvegarde en ligne encore limitée

0

Fonctionnalités8

Ergonomie9

Performances8



Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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