Stéphane Ruscher

Tombé dans un Amstrad CPC quand j'étais petit, je teste des logiciels, des Mac, des claviers, des souris ou des tablettes pour Clubic depuis 2005. J'aime aussi écouter du rock et de la musique électronique, en faire même un peu, regarder des films pas trop bêtes, et rire d'humour absurde.

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Que ce soit pour sauvegarder les fichiers de son ordinateur, les photos de son smartphone, ou pour travailler en collaboration, ou à distance, sur les mêmes fichiers, les services de cloud (ou de stockage en ligne) apportent une bulle d’oxygène salvatrice à nos appareils parfois limités en capacité locale. L’offre, des plus connus comme Dropbox aux petits nouveaux, est dense, et tous les services ne conviendront pas à tous les utilisateurs, au-delà du simple ratio prix/capacité. Sommaire1. pCloud : stockage en ligne le plus sécurisé2. OneDrive : meilleur rapport fonctionnalités/prix3. Google Drive : meilleur stockage en ligne collaboratif4. Backblaze : meilleur stockage en ligne pour la sauvegarde5. Mega : meilleur stockage en ligne gratuit6. Dropbox et Box : stockage en ligne les plus versatilesStocker ses données en ligne, pour quoi faire ? La question paraît tomber sous le sens, mais elle peut vous orienter vers différents types de services. Pourquoi a-t-on besoin de stockage en ligne ? La sauvegarde des données est la première réponse qui vient à l’esprit. Le cloud permet d’avoir une copie dématérialisée de ses fichiers les plus sensibles, que l’on peut restaurer en cas de pépin. On peut aussi tout simplement manquer d’espace local et utiliser ces services pour y stocker sa musique, ses photos ou ses vidéos, et y accéder depuis n’importe quel appareil. L’environnement professionnel s’est métamorphosé ces dernières années, on a également de plus en plus besoin d’avoir à portée de clic les documents sur lesquels on travaille. Le bureau connecté se déplace avec soi, et permet de disposer de ces fichiers, les modifier, et collaborer à leur édition avec d’autres utilisateurs. Tableau comparatif des meilleurs services de stockage cloud en 2019 Notre sélection des meilleurs services de stockage en ligne 1. pCloud : le services de stockage en ligne le plus sécurisé Nouveau venu, pCloud ne manque pas d’atouts, mais ses plus prometteurs résident actuellement dans sa sécurisation : un chiffrement de bout en bout est proposé de manière optionnelle. pCloud offre également une un historique des fichiers pendant 180 jours, et quelques fonctionnalités sympathiques comme la lecture vidéo à distance. Là encore, les datacenters localisés aux Etats Unis sont en revanche un bémol. Successeur du controversé Megaupload, Mega a lui aussi fait de sa sécurisation son principal argument avec un chiffrement côté utilisateur. Si la confidentialité de vos fichiers est votre priorité absolue, ce sont deux solutions à retenir. 2. OneDrive : Le meilleur rapport fonctionnalités/prix OneDrive n’a peut-être pas beaucoup d’avantages concurrentiels en tant que tel, mais il en a un si vous avez besoin de la suite bureautique de Microsoft : sa formule à 1 To n’est autre qu'Office 365, qui combine donc un espace de stockage, et la suite bureautique de Microsoft, sur Mac, PC, mobile et web, toujours à jour. Vous n’en avez peut-être pas besoin, justement, vu que Google Documents ou LibreOffice peuvent vous suffire. En tous cas, Microsoft joue sur cet atout pour rendre sa solution plus attractive, et en dehors de ce « plus produit », OneDrive est également un service de stockage compétent et forcément bien intégré à Windows. 3. Google Drive : Le meilleurs service de stockage en ligne collaboratif Google Drive est indéniablement une évidence si vous devez travailler avec quelqu’un sur un document en ligne. Pourquoi ? Parce que cette personne a presque forcément un compte Google, et peut donc utiliser Google Documents ou Sheets. D’autant plus que les outils de bureautique en ligne de la firme de Mountain View sont robustes et fiables. Du reste, si vous utilisez Android, il est sans aucun doute le mieux intégré au système. En revanche… Comment dire ? C’est Google ! Vous n’aurez peut-être pas envie de lui confier toutes vos données. Box est une référence dans le domaine des utilisateurs professionnels. Son offre est d’ailleurs principalement destinée aux entreprises, avec des formules illimitées par mois et par utilisateur. Box a fait de sa spécialité la prise en charge de nombreuses certifications, et offre des fonctionnalités collaboratives taillées notamment pour les réunions et points projet. 4. Backblaze : le meilleur service de stockage en ligne pour la sauvegarde Un peu hors catégorie, Backblaze est un service taillé pour la sauvegarde intégrale de son ordinateur, et on ne fait pas mieux, niveau capacité/prix, qu’un stockage illimité ! En revanche, le service est un peu à part : il ne propose pas vraiment d’intégration à la manière d’un disque dur virtuel et se veut plutôt une alternative à des solutions comme Crashplan. Néanmoins, c’est assurément un nom à avoir en tête quand il s’agit de protéger votre vie numérique de la perte de données locales. 5. Mega : le meilleur service de stockage en ligne gratuit Si vous cherchez le maximum d’espace de stockage sans verser un sou, le Néo-Zélandais Mega est imbattable : il vous offre jusqu’à 50 Go. Tout est dans le « jusque ». Sur ces 50 Go, vous n’en conserverez effectivement que 15 au bout d’un mois, et vous pourrez en regagner en remplissant des « objectifs ». Reste que même dans sa capacité minimum, seul Google vient le rivaliser, et ses autres fonctionnalités, notamment en matière de sécurité et de chiffrement en font un bon choix en version gratuite. 6. Dropbox et Box : les plus versatiles Probablement parce qu’il a été le modèle de ce que doit être un service de stockage en ligne moderne, Dropbox est partout. C’est le Netflix ou Evernote des services de stockage cloud. Il s’intègre à peu près à tous les OS et à d’innombrables applications tierces. C’est aussi un bon compromis entre simplicité, fonctionnalités et sécurité. Seuls bémols : des data centers situés aux États-Unis, et un tout petit espace de stockage en version gratuite (2 Go). Box, autre référence de la catégorie, se distingue lui aussi par son omniprésence, notamment en entreprise. Des apps existent encore pour Blackberry et Windows Phone, en plus des incontournables Windows, macOS, Android et iOS. Capacité de stockage en ligne De combien d’espace avez-vous besoin ? Cela va, en premier lieu, dépendre des types de données que vous voulez sauvegarder. Si vous avez de nombreux morceaux de musique, de photos, de vidéos à envoyer en ligne, le téraoctet est un minimum vital, et seules les offres payantes pourront satisfaire à vos exigences. Il en va de même si vous souhaitez réaliser des sauvegardes intégrales de votre ordinateur, ou même de votre smartphone : les modèles 128 Go ne sont pas rares, et on a vite fait de les remplir. C’est déjà au-delà de la plupart des formules gratuites. En revanche, ça n’est pas forcément le cas ! Certains services proposent un stockage illimité des photos et vidéos, moyennant une petite perte de qualité. Mais il se peut tout simplement que vos besoins en stockage en ligne se limitent à des fichiers texte ou des documents bureautiques. Dans ce cas, un gratuit bien fourni ou une formule d’entrée de gamme peuvent suffire. Dropbox et Koofr sont les moins bien lotis, avec seulement 2 Go sans passer à la caisse. C’est très peu, et à moins de n’utiliser ces services que pour stocker des documents texte. iCloud et OneDrive font un peu mieux avec 5 Go. On atteint les deux chiffres avec Box, pCloud (10 Go), Google Drive (15 Go) et surtout Mega, dont les 50 Go gratuits permettent déjà de sauvegarder la quasi-intégralité de pas mal de smartphones. Attention cependant : autrefois permanents, ces 50 Go sont désormais temporaires et conditionnés au remplissage d'objectifs. Backblaze ne propose pas de formule gratuite. Ce dernier est un peu particulier, mais étant donné son intérêt dans un but de sauvegarde, nous l’avons inclus dans ce comparatif. Car pour ce qui est de stockage payant, si vous ne visez que la conservation distante, on ne fait pas mieux comme rapport capacité/prix : un stockage illimité pour 5 dollars par mois (auxquels il faut ajouter 1 dollar pour compenser la TVA européenne). Dans les illimités on note également Box et son ancrage professionnel, avec des formules très intéressantes dans le cadre des entreprises. En revanche, pour les particuliers, l’offre de 100 Go pour 9 euros par mois est franchement juste par rapport à la concurrence. Les offres payantes les plus avantageuses parmi les « généralistes », du point de vue capacité/prix, se situent du côté de pCloud et iCloud Drive (Apple). Tous deux proposent 2 To pour 9,99 euros par mois. Les autres services comme OneDrive, DropBox ou Koofr se limitent à 1 To pour ce prix. Le dernier n'affiche même pas de tarif annuel plus intéressant, là où Dropbox et OneDrive font tomber la facture à 99 euros pour la même capacité. Interface et intégration Avec la multiplication des appareils sur des plateformes parfois très variées, le succès d’un service de stockage en ligne dépend en partie de sa capacité à être disponible sur un grand nombre de plateformes, et de s’y intégrer de manière transparente. Que vous soyez sous Windows, macOS, Android ou iOS, la plupart des services proposent aujourd’hui des apps desktop et mobile. Sur iOS on fera également attention à la présence d’un conteneur de l’app Fichiers, qui permet désormais d’utiliser des fournisseurs alternatifs à iCloud. Forcément, Google Drive, OneDrive et iCloud ont un gros avantage sur leurs OS respectifs. OneDrive et Google Drive, pourtant, ne négligent pas la concurrence. OneDrive offre une intégration native avec Windows. Il est déjà préinstallé dans Windows 10, et permet notamment de synchroniser les dossiers Documents ou Bureau d'un PC à l'autre. Un client macOS est disponible sur le Mac App Store et propose des fonctionnalités similaires dans le Finder. Évidemment, pour les utilisateurs (ils existent encore !) de Windows Phone, c’est le service le mieux optimisé pour le regretté OS mobile de Microsoft. Mais là encore, OneDrive garantit une très bonne prise en charge sur Android et iOS avec une app native, une intégration aux gestionnaires de fichiers des OS et un upload des photos et vidéos des terminaux. On ne peut pas en dire autant de la solution d’Apple. Historiquement lié à la version Windows d'iTunes, iCloud offre le service minimum d’intégration de son service sur l’OS de Microsoft. Le client rudimentaire fait l’essentiel, mais ne permet même pas de choisir l’emplacement de synchronisation d’iCloud Drive sur son PC, ni de sélectionner des dossiers à inclure ou exclure dans le processus ! Et sur Android… C’est le néant ! Naturellement, sur les plateformes d’Apple, iCloud est au cœur du système, et il suffit d’entrer ses identifiants à l’installation d’iOS ou macOS pour voir tous ses documents synchronisés. Sur Mac, on bénéficie même de la synchronisation (optionnelle) du bureau, des documents et du presse-papier. Google Drive est un peu entre les deux. Son client Windows est correct. Il ne paie pas de mine, mais les options de synchronisation sont là, tout comme la sauvegarde du bureau et des documents. Son intégration à iOS remplit son contrat. Le client reste fidèle aux conventions d’Android – on repassera pour le design « natif » - mais la prise en charge de l’app Fichiers est au rendez-vous. Si vous utilisez Windows, macOS, Android, iOS et même Linux, vous souhaiterez peut-être vous orienter vers les services « agnostiques », disponibles à peu près partout sans avoir un lien avec un des OS. Dropbox est sans doute la solution la plus versatile. pCloud pense également aux linuxiens, tout en proposant une prise en charge iOS et Android plus que correcte. D’une manière générale, on peut dire que tous les services de stockage « généralistes » garantissent aujourd’hui ce qu’on attend : qu’ils se fondent dans le système comme s’ils étaient un disque dur externe, certains avec quelques plus comme la synchronisation adaptative ou la présence d'indicateurs de l'état de chaque fichier. Au niveau de leur interface web, en revanche, c’est beaucoup plus disparate, entre un iCloud Drive là encore rudimentaire et Mega ou Google Drive qui disposent d'une vraie web app avec glisser/déposer. Quelque part entre les deux, on trouve Dropbox, OneDrive ou PCloud. Dans tous les cas, on peut facilement accéder à ses documents depuis un navigateur web, mais selon les interfaces, les opérations comme la copie, le déplacement ou le partage peuvent être plus ou moins immédiates. Fonctionnalités Les services de stockage en ligne, en grande partie, s’émulent les uns les autres et offrent un tronc commun de fonctionnalités qu’on retrouve de l'un à l’autre : Options de synchronisation : Au-delà de la simple sauvegarde, il peut être intéressant de prêter attention à certaines fonctionnalités. Le stockage en ligne est aussi une solution pour étendre un espace local limité (sur un ordinateur portable par exemple) et il est important de pouvoir choisir quels dossiers on veut synchroniser. Certains services proposent également des alias, qui affichent le contenu de tout l’espace en ligne, mais ne synchronisent que les fichiers les plus utilisés. La sauvegarde de versions successives des fichiers sauvegardés peut être offerte, avec une durée de conservation plus ou moins longue, une fonctionnalité primordiale pour un usage dans un environnement productif.Le partage de fichiers et dossiers avec autorisations particulières (visionnage, édition, mot de passe…)Le stockage de photos depuis son smartphone L’implémentation de ces fonctionnalités peut varier assez nettement. Dropbox, OneDrive ou pCloud, par exemple, proposent un suivi de l’historique des fichiers, afin de récupérer une version précédente. Dropbox et OneDrive se distinguent aussi par leur synchronisation intelligente permettant de gagner de l’espace disque tout en accédant à la demande aux fichiers les moins utilisés, présents sous forme d’alias, mais absents localement. Google se vante d'une fonctionnalité unique pour les photos : le stockage « illimité ». Il y a toutefois un astérisque : toutes les images de plus de 12 mégapixels et toutes les vidéos d’une résolution supérieure à 1080p sont réduites. Si vous souhaitez stocker les originaux, il faudra passer par une solution payante. Les différents services vont trouver leurs spécificités dans des fonctionnalités annexes. Celles-ci ne sont pas forcément indispensables si votre usage est très spécifique, mais elles peuvent offrir une valeur ajoutée. Ainsi, du côté de OneDrive, la formule à 1 To est en fait la déclinaison basique d’Office 365, qui donne accès à toute la suite Office sur Windows, macOS, iOS, Android, Windows Phone et en ligne. Ça n'est pas rien ! Google Drive est associé à ses applications Documents, Sheets et Présentation. Plus simples dans leur forme que celles de Microsoft, elles proposent depuis des années une gestion de la collaboration en temps réel robuste et réactive. Si vous souhaitez utiliser votre stockage en ligne pour collaborer sur des documents, cela reste une solution à retenir, d’autant plus que n’importe quel utilisateur de smartphone Android peut y accéder. iCloud permet la collaboration en ligne avec Notes ou les apps Pages, Numbers et Keynote, mais son atout principal concerne les utilisateurs d’iPhone ou d’iPad : la sauvegarde intégrale d’un appareil sous iOS, de manière chiffrée. Disons-le honnêtement, cette fonctionnalité justifie à elle seule l’abonnement au service, qui n’a que très peu d’autres avantages par rapport à la concurrence, en dehors de son rapport capacité/prix. Dropbox a également tenté de céder à la mode de la collaboration en ligne avec Dropbox Paper, une application de prise de notes, là où le service s’interface déjà avec de multiples alternatives. On apprécie tout de même l’intégration de l’app avec de nombreux services web (Pinterest, Trello, Google Docs…) Box, lui, tire essentiellement son épingle du jeu en proposant des certifications pour les entreprises (HIPAA, HITECH, FedRAMP), des fonctionnalités de gestion des workflows, ou de conservation des données. Sa partie « notes collaboratives » surfe sur la même orientation pro, avec des modèles d’ordres du jour de réunion, d’états de projet ou de newsletter. On salue enfin l’ouverture de pCloud et Koofr qui proposent tous deux une intégration avec d’autres Cloud, dont OneDrive, Google Drive, Dropbox ou Amazon. Sécurité et confidentialité Un sujet vaste et sensible : on parle là de données personnelles ou professionnelles, dont l’intégrité est capitale. On veut pouvoir conserver ses fichiers sans crainte de les voir disparaître. On veut aussi, si possible, qu’ils ne soient pas utilisés et visionnés à des fins détournées, ça va sans dire. Enfin, quitte à ce que ses fichiers se baladent sur des data centers, que ceux-ci soient hébergés dans un pays de confiance est un plus. Le chiffrement est essentiel, et proposé par la plupart des acteurs. L’authentification à double facteur est un plus qui permet de vous protéger notamment des vols de données par ingénierie sociale. Certains acteurs ajoutent enfin une protection contre les ransomwares et garantissent la restauration de vos fichiers rendus inutilisables en cas d’attaque. Si le chiffrement des données de bout en bout est votre priorité absolue, Mega et pCloud (dans sa formule payante) vous garantissent un chiffrement « zero knowledge », ce qui signifie que les services eux-mêmes ne disposent pas des clés privées. Doit on en déduire que vos fichiers sont ouverts aux quatre vents sur Dropbox, iCloud, OneDrive ou Google Drive ? N'allons pas jusque-là. Le chiffrement est utilisé sur ces services, au moins lors des transits de données. La différence peut se faire sur les fichiers « à l’arrêt ». Sur ce point on observe des variations : Dropbox et Box garantissent un chiffrement sur cette étape, là où OneDrive, notamment, réserve cette option aux formules pour entreprises. En revanche, le service de Microsoft affirme intégrer sur toutes ses offres une protection contre les ransomwares, avec détection des attaques et possibilité de récupérer ses données. Concernant la localisation des données, Koofr, Google Drive et OneDrive garantissent un stockage des données dans l’Union européenne. Dropbox et pCloud ont au moins le mérite d’indiquer clairement sur son site que ses centres sont situés aux États-Unis, même si c'est regrettable. Pour iCloud ou Mega, c’est plus flou, iCloud utilisant diverses solutions tierces (Google, Amazon…), et Mega étant visiblement discret sur le sujet.
25/10/2018 | Logiciel
Apple annonce les iPhone Xs et Xs Max, successeurs de l’iPhone X. Le premier reprend le design de son prédécesseur avec une fiche technique mise à jour, tandis que la version Max passe au format supérieur et à un écran de 6,5 pouces. L’iPhone Xs, comme tous les iPhone « S », focalise l’essentiel des nouveautés à l’intérieur du smartphone. Les lignes restent celles de l’iPhone X, et l’écran OLED de 5,8 pouces est toujours traversé par une encoche dont la taille ne semble pas avoir bougé. Une version plus rapide de l'enclave sécurisée de l'iPhone Xs permet un déverrouillage plus rapide via FaceID, un des points noirs de l'iPhone X. A l'intérieur du terminal, la puce A12 Bionic est le premier SoC gravé en 7mm disponible sur le marché. 6 coeurs CPU et 4 coeurs graphiques proposent des améliorations de performances jusqu'à 50% par rapport à l'iPhone X. Un nouveau Neural Engine passe de 2 à 8 coeurs, capable de calculer 5 trillions d'opérations par seconde. L'écran offre une meilleure plage dynamique pour la HDR, avec un gain de 60% sur son prédécesseur. Une nouveauté extérieure fait toutefois son apparition : une nouvelle finition or qui manquait à l’iPhone X, sorti uniquement en version argent et gris sidéral. La protection contre l'eau et la poussière passe d'ailleurs à la norme IP 68. Côté son, les hauts parleurs délivrent un son stéréo plus large. Bien entendu, ils ne sont toujours pas en façade : l'un d'entre eux est le haut parleur au bas du smartphone. Les caractéristiques de l'appareil photo évoluent en douceur avec un nouveau capteur principal pour l'appareil grand angle, et un "téléobjectif" ouvrant à f/2.4. Les améliorations se situent surtout au niveau des traitements bénéficiant de l'intégration entre l'ISP et le Neural Engine de la puce A12 Bionic. On note l'ajout d'un mode HDR plus intelligent, permettant de réaliser des photos face au soleil, ou de varier l'ouverture après avoir réalisé une photo en mode portrait. Une fonctionnalité annoncée comme une première, mais qu'on trouvait, peut-être dans une version moins performante, sur les derniers smartphones de Huawei. iPhone Xs Max : le même en plus grand La « grosse » nouveauté se situe du côté de l’iPhone Xs Max qui voit Apple adopter la stratégie du Plus à sa gamme d’iPhone « nouvelle génération ». L’iPhone Xs Max est la déclinaison XXL du Xs. L’écran passe à 6,5 pouces, un record pour un terminal de la taille d'un iPhone 8 Plus dans ses dimensions. L'écran 6,5 pouces permet de retrouver l'affichage en mode paysage présent dans les iPhone Plus offrant un panneau latéral pour certaines applications, ou plus de contenu dans GarageBand ou iMovie. Et l'autonomie ? 30 minutes en plus sur l'iPhone Xs et 90 minutes supplémentaires sur l'iPhone Xs Max, par rapport à un iPhone X. Pas de chiffres comparés à un iPhone 8 Plus, dommage ! Les iPhone Xs et Xs Max seront disponibles le 14 septembre en précommande, pour une sortie le 21 septembre. Les prix commencent à 1 159 euros pour l'iPhone Xs et 1 259 euros pour l'iPhone Xs Max. Les capacités de stockage sont inchangées pour le modèle de base, toujours en 64 Go. En revanche, de nouveaux modèles 512 Go viennent compléter la version 256 Go. Il faudra mettre le prix en revanche : l'iPhone Xs Max en version 512 Go monte tout de même jusqu'à 1 659 euros ! [actu:845388][actu:845392]
12/09/2018 | iPhone
L’Apple Watch de 4e génération ouvre les annonces de l’événément de rentrée d’Apple. La nouvelle génération de la montre connectée adopte un design sensiblement revu et un écran de plus grande taille, sans trop toucher aux dimensions du boitier. L’Apple Watch « Series 4 » apporte deux changements significatifs au design. L’écran affiche des bords arrondis rappelant les nouveaux iPhone. Entre 32% et 35% d'affichage en plus sont exploités par les applications et de nouvelles façades de montre offrant jusqu'à huit complications ou des animations (eau, feu... On vous laisse juge de leur bon goût). Les deux nouveaux modèles affichent des tailles de 40 et 44 nm, contre 38 et 42 nm précédemment. La compatibilité avec les bracelets existants est maintenue sur les nouveaux modèles. Le dos de la montre évolue avec un nouveau capteur de rythme cardiaque recouvert de céramique sur tous les modèles. Le dos n'est plus en métal mais en cristal de saphir, permettant, selon Apple, une meilleure réception. La couronne digitale bénéficie désormais d'un retour haptique. A l'intérieur de la montre, la nouvelle puce S4 intègre une architecture double coeur et 64 bits, offrant un doublement des performances. De nouveaux accéléromètre et gyroscope permettent à l'Apple Watch Series de détecter une chute, et de contacter automatiquement les secours. Le nouveau capteur cardiaque est capable de mesurer plus précisément un rythme cardiaque trop lent ou irrégulier en tâche de fond. Un électrocardiogramme est désormais intégré, utilisant des électrodes reliées à la couronne numérique. Les données sont stockées dans l'application Santé et peuvent être partagées à votre médecin sous forme d'un PDF. L'autonomie, comme on pouvait s'y attendre, n'évolue pas. Apple parle toujours d'une durée "all day" de 18 heures en moyenne. L'Apple Watch Series 4 est disponible en version aluminium (argent, gris sidéral et or), ou acier, avec une nouvelle couleur or qui vient compléter les modèles argent et noir. Les modèles commencent à 429 euros pour la version GPS en 40 mm (ou 459 euros en version 44 mm), et 529 euros pour la version cellulaire (559 euros en version 44 mm). Apple maintient l'Apple Watch Series 3 à 279 dollars au catalogue. La nouvelle Apple Watch pourra être précommandée le 14 septembre. WatchOS 5 le 17 septembre Apple annonce également la disponibilité de WatchOS 5, qui équipe logiquement les nouveaux modèles. Présenté à la WWDC en juin dernier, WatchOS 5 apporte de nouvelles fonctionnalités de fitness. Les exercices s’enrichissent de nouvelles activités comme la randonnée ou le yoga, automatiquement détectées. Les coureurs bénéficient d’informations sur leur rythme et la cadence de leurs pas. L’app Podcasts est enfin portée sur l’Apple Watch, tandis que les développeurs d’applications tierces bénéficient de nouvelles API qui devrait permettre le portage complet de leurs clients alternatifs (Overcast, Pocket Casts…) sur la montre. Côté communication, on note l’arrivée d’une fonction Talkie Walkie. Siri adopte le « machine learning » pour proposer des informations proactives, et les notifications s’enrichissent avec l’arrivée des notifications groupées par application (comme dans iOS 12) et l’intégration de nouveaux services comme Yelp (réservations), Qantas (information de vols) ou PayByPhone (stationnement). WatchOS 5 sera disponible pour les Series 1, 2 et 3 le 17 septembre. [actu:845387][actu:845392]
12/09/2018 | Apple Watch
On espérait cette année une refonte en profondeur de l’interface... tout en s’attendant à une mise à jour mineure centrée sur les performances et la correction de bugs. En vérité, iOS 12 est un peu entre les deux : plus de fonctionnalités que prévu, sans toucher à ses fondamentaux. Une semaine avant keynote 2018, nous vous livrons nos analyses. L’an dernier, Apple avait mis l’accent sur l’iPad avec de grosses améliorations apportées à la gestion du multitâche. Cette année, les ingénieurs de Cupertino se sont concentrés sur trois thèmes essentiels : les notifications, la « santé numérique » et l’automatisation de tâches via Siri, avec quelques petites choses du côté de iMessage, FaceTime ou de la réalité augmentée. Voyons ça de plus près. Notez que nos tests et captures ont été réalisés sur la toute dernière version bêta d'iOS 12 mise en ligne. D'ici au 12 septembre 2018, gageons que si des modifications interviennent elles devraient être plus que minimes. iOS 12 : pour qui ? Chaque année, des terminaux Apple sont victimes de leur >. Alors, sur quels modèles le couperet s’abat-il cette année ? Eh bien sur aucun ! iOS 12 peut être installé sur n’importe quel iPhone, iPad ou iPod Touch exécutant iOS 11. Donc, pour rappel : *iPhone 5S et plus récents *iPad Air, Mini 2 et plus récents *iPod Touch de 6e génération Soit, tous les appareils iOS commercialisés depuis 2013. Une compatibilité appréciable d’autant plus qu’elle s’accompagne d’optimisation de performances. Les premiers tests sont plutôt encourageants sur ce point : quel que soit votre iPhone ou iPad, iOS 12 ne devrait pas le mettre à genoux (pas plus qu’iOS 11, en tous cas). Accueil et notifications : le retour des notifications groupées Tous les ans, on espère une refonte de l’accueil d’iOS, une interface qui n’a fondamentalement pas évolué depuis iOS 4. Elle serait à priori reportée à iOS 13, et en attendant, on retrouve son « springboard » inchangé, à l’exception d’un nouveau fond d’écran. On ne peut toujours pas placer de widgets sur l’accueil ou ses icônes où bon nous semble. Si Apple a quelque chose de novateur dans ses cartons sur le sujet, ça a intérêt à être sacrément génial pour faire oublier une ergonomie qui vieillit de plus en plus mal, surtout sur iPad. C’est autour de cet écran qu'iOS 12 apporte quelques changements bienvenus. Les notifications sont enfin groupées par applications. Ou plutôt à nouveau, puisqu’elles l’étaient avant iOS 10. À la manière des dernières versions d’Android, elles apparaissent sous forme de pile que l’on peut déplier. Autre changement calqué sur Android : la possibilité d’agir sur une notification pour accéder à ses réglages. Marre de recevoir des alertes d’un jeu ou d’une application de réseaux sociaux ? Un balayage et un tap sur « Gérer » permet de passer directement les notifications en mode silencieux pour cette app, qui ne viendra plus squatter votre écran de verrouillage ou de la désactiver complètement. Santé numérique : Apple vous aide à moins utiliser vos appareils La gestion des notifications touche un autre problème auquel Apple s’attaque dans iOS 12 : le temps passé sur nos appareils. Cette évolution en forme de mea culpa est à la mode cette année : Google a présenté des fonctionnalités similaires pour Android P. Et on peut se dire que l’un et l’autre cherchent à se donner bonne conscience, sortir ses meilleures analogies de pompier pyromane ou de dealer vendant des cures de désintoxication. Le fait est que la démarche est au moins appréciable, sinon efficace. La gestion passe essentiellement par un nouveau panneau de configuration Temps d’écran. De là, on peut fixer des limites sur l’utilisation de certaines applications, au bout desquelles un message d’alerte s’affiche. Si la limite a été atteinte sur son propre appareil, elle est simple à contourner, mais le message peut s’avérer suffisant pour vous dissuader de continuer. On peut bloquer des catégories d’applications basées sur l’arborescence de l’App Store, mais pas des applications en particulier. Il est certes possible de mettre des apps spécifiques sur liste blanche. Un mode « Temps d’arrêt » peut fixer de manière plus radicale une période où aucune app n’est accessible. La période est fixée par défaut sur les heures définies pour le mode Ne Pas Déranger. Ce dernier s'enrichit d’ailleurs de nouvelles possibilités, comme l’activation automatique en cas d’événement (merci Android, encore) ou lorsqu’on quitte un lieu. Le mode Sommeil s’adresse, lui, à ceux qui ne peuvent pas s’empêcher de consulter leur smartphone pendant la nuit ou au réveil. Dans le premier cas, il estompe l’écran pour n’afficher que l’heure sur un réglage de luminosité faible. Au réveil, il vous souhaite bonne journée en ne vous informant que d’une chose avant le déverrouillage : la météo ! Même si on se demande pourquoi la fonctionnalité n'utilise pas un écran totalement noir (surtout sur iPhone X), elle s'avère suffisamment efficace : vous pourrez lire l'heure si vous vous réveillez en pleine nuit sans éclairer toute la chambre, et vous n'aurez rien d'autre à faire que reposer votre iPhone pour replonger dans votre sommeil. Toutes ces fonctionnalités offrent un panel intéressant de solutions pour décrocher de son smartphone en soirée. On regrettera toutefois qu’elles soient un peu éparpillées entre les menus Ne Pas Déranger et Temps d'Utilisation.
04/09/2018 | iOS
Bitdefender annonce la version 2019 de sa gamme d'antivirus et suites de sécurité. Autour d’une nouvelle interface modulaire, la version 2019 s’enrichit de nouvelles défenses contre les ransomwares et les attaques sur le réseau. Prévenir les attaques avant qu'elles n'arrivent La protection du trafic réseau intègre ainsi les nouveaux logiciels de l'éditeur. C’était une fonctionnalité phare de sa solution matérielle, la Bitdefender Box pour protéger les objets connectés. La Network Threat Protection applique la même approche au système Windows en empêchant notamment les attaques de type brutes force. Protection contre les rançongiciel Bitdefender 2019 améliore également la défense contre les ransomwares. L’éditeur annonce une détection des comportements suspects permettant de bloquer des ransomwares encore non identifiés, et permet de sauvegarder automatiquement les fichiers sains pour les restaurer. Les utilisateur de mac OS quant à eux pourront compter sur SafeFiles et Time Machine Protection afin de protéger leur fichiers contre ce type de menaces. Notons au passage qu'au sein de la suite, la protection contre les attaques sur le web et le phishing bénéficie aussi d’un renforcement de la détection proactive. Une interface plus accessible Du côté de l'expérience utilisateur, Bitdefender a revu son interface pour la rendre modulaire. L’utilisateur peut ainsi choisir quels widgets affichés sur l'écran d’accueil pour y accéder plus facilement. Le mode Autopilot subit une refonte pour se transformer en assistant qui propose des conseils d'utilisation. Le processus d'installation sur plusieurs appareils se voit simplifié au passage, avec un lien unique. VPN pour tous Le VPN Bitdefender, déjà proposé aux abonnés de la gamme et gratuit jusqu'à 200 Mo par appareil, est présent sur les trois produits Antivirus Plus, Internet Security et Total Security. Cette mise à jour est d'ailleurs l'occasion pour l'éditeur de mettre en retrait le millésime sur ses boites. Comme la plupart de ses concurrents, Bitdefender propose désormais ses nouvelles fonctionnalités en mode "SaaS", au fur et à mesure de l'abonnement. La gamme se décompose en trois produits, comme sur les versions précédentes. Bitdefender Antivirus Plus intègre les fonctionnalités de base. Bitdefender Internet Security ajoute les modules de protection contre les intrusions, l'anti phishing/anti spam et le contrôle parental. Enfin, Total Security se distingue surtout par sa protection multi appareils, pour Windows, Mac OS, iOS et Android, et l'intégration du module antivol et de l'optimisation des performances. À télécharger : | | [actu:844564][actu:844458][actu:842931]
16/07/2018 | Bitdefender
Office 365, l’offre cloud de Microsoft, propose un abonnement à la suite Office et des services dédiés. Bénéficiant de formules pour le grand public comme pour les entreprises, elle se heurte aujourd’hui à la concurrence de Google Documents. A-t-on encore besoin d’une suite bureautique payante ? Faisons le point ! La suite Microsoft Office est une institution de l’informatique personnelle. Microsoft Word, dont la version 1.0 date de 1983, précède même Windows de deux ans ! Pour moderniser sa proposition face à la concurrence des apps gratuites de Google, Microsoft a lancé sa propre offre « cloud », Office 365, d’abord pour les entreprises, puis pour le grand public. L’idée : une solution qui regroupe les applications « desktop », des versions web fonctionnelles, des apps mobiles pour travailler n’importe où et des services (stockage, visioconférence…). Office 365 : Les formules grand public Avant d’évoquer les formules payantes, rappelons l’existence d’Office Online, une version gratuite des apps web Word, Excel, PowerPoint et OneNote. Un simple compte Microsoft et un navigateur moderne suffisent à utiliser ces apps qui proposent les fonctionnalités de base des applications, ainsi que de la collaboration en temps réel sur les documents. Les formules payantes ajoutent l’accès aux applications desktop pour Windows et macOS, la modification des fichiers dans les apps mobiles pour iOS et Android, et les services OneDrive et Skype. Concrètement, il s'agit tout simplement des formules premium de OneDrive ; vous avez le maximum de stockage disponible (1 To), et la suite Office est intégrée. Deux formules existent pour le grand public. Office 365 Personnel permet d’installer la suite sur un seul PC/Mac, un smartphone et une tablette, et bénéficie de 60 minutes d’appels vers les fixes et mobiles via Skype et de 1 To d’espace de stockage OneDrive. Son prix est de 7 euros par mois ou 69 euros par an. La formule Office 365 Famille multiplie tout par 5 : 5 PC ou Mac, 5 tablettes, 5 smartphones, et jusqu’à 5 utilisateurs disposant chacun de son To sur OneDrive et de ses 60 minutes Skype. On passe à 10 euros par mois ou 99 euros par an. Les deux déclinaisons intègrent les mêmes applications : Word, Excel, PowerPoint, Outlook, OneNote et, pour les utilisateurs Windows, Access et Publisher (oui, il existe toujours). Notez que si vous êtes réfractaires à l’idée d’un abonnement, il est toujours possible d’acheter la suite Office, dans ses différentes versions (Famille et étudiants, Famille et petite entreprise, Professionnel) depuis le Windows Store. Vous serez en revanche bloqué sur les fonctionnalités de la version « majeure » en cours.
20/05/2018 | Microsoft
BitDefender lance la deuxième version de sa BitDefender Box. Pensée pour protéger les objets connectés à un réseau Wi-Fi ainsi que vos ordinateurs, tablettes et smartphones, elle utilise le machine learning pour détecter les comportements suspects, le tout associé à un an d’abonnement à BitDefender Total Security. La BitDefender Box première du nom avait fini par s’ouvrir au marché français deux ans après une sortie initiale aux États-Unis. La version 2 bénéficie d’un nouveau design et de caractéristiques techniques revues à la hausse. Le processeur passe d'un simple cœur à 400 MHz à une puce ARM double cœur à 1,4 GHz, et la box intègre désormais 1 Go de mémoire vive DDR3 et 4 Go de stockage interne (contre 64 Mo de DDR2 et 1 Go sur la version 1). Côté connectivité, la BitDefender Box 2 prend en charge la norme Wi-Fi ac et l’Ethernet Gigabit. Une box pour protéger tous ses appareils connectés Le concept de box antivirus se concentre principalement sur la protection du trafic réseau des appareils connectés. Après l’installation d’une application mobile (disponible sur iOS et Android), la BitDefender Box crée une copie du réseau Wi-Fi de votre box sur lequel vos tablettes, smartphones, consoles, caméras IP ou babyphones se relient. Le boitier peut également être utilisé derrière un routeur personnel en mode bridge. La box analyse le comportement de vos appareils sur le réseau et détecte, grâce au machine learning, les actions suspectes : trafic ressemblant à une attaque DDOS ou flux de données vers une adresse IP réputée comme malveillante. Elle alors censée bloquer ce trafic, mais pas l’ensemble de l’accès « légitime » de l’appareil. BitDefender évoque une période d’apprentissage d’environ une semaine pour que la BitDefender Box ait visualisé les habitudes de votre écosystème. Les technologies de détection d'URL frauduleuses (phishing...) de l'éditeur sont intégrées au niveau matériel, permettant potentiellement de surfer de manière sécurisée, même sur des dispositifs dénués de protection locale comme les smart TV ou les consoles. L'envoi de données sensibles (infos personnelles, numéro de CB...) non chiffré est analysé et bloqué. Un service de contrôle parental d'ici avril 2018 BitDefender prévoit également d’intégrer des fonctionnalités de contrôle parental à sa box à partir du mois d’avril 2018. Les représentants de la marque nous ont notamment évoqué une analyse du trafic des messageries ou réseaux sociaux pour détecter des motifs typiques du cyber harcèlement. Aucun log de conversation n’est conservé, selon l’éditeur, et l’administrateur sera uniquement prévenu de la détection de comportements alarmants. Une solution de filtrage parental plus classique est offert de manière logicielle, puisque la BitDefender Box est associée à un abonnement à BitDefender Total Security, la version la plus complète de sa suite, sur un nombre illimité de PC, Mac et smartphones et tablettes (iPhone, iPad ou Android). La BitDefender Box 2 est proposée au prix de 249 euros (boitier + BitDefender Total Security). L’abonnement à Total Security est valable pendant un an, et son renouvellement sera facturé 99 euros.
15/03/2018 | Bitdefender
Le Moto Z Play vient accompagner le Moto Z pour les utilisateurs qui se préoccupent davantage de l'autonomie de leur smartphone que de sa finesse ou de ses performances 3D. Toujours compatible avec les modules Moto Mods, il est plus épais, et ne fait pas l'impasse sur le Mini-jack 3,5 mm tout en gardant les qualités de son prédécesseur, le Moto X Play. Et comme pour ce dernier, on se demande si ça n'est pas le meilleur choix ! Design et ergonomie Le Moto Z Play intègre une grosse batterie, et il l'assume. Pourtant, par rapport au Moto X Play qui ressemblait davantage à un gros Moto G avec son design tout en plastique, le Z Play fait de gros efforts pour se présenter sous un jour plus >. On retrouve donc une bordure en aluminium, argentée sur le modèle noir ou dorée sur le modèle blanc. Le dos, contrairement au Moto Z, est intégralement en verre, et semble assez sensible aux rayures, à moins qu'un de nos confrères se soit amusé au test du trousseau de clés avant nous. Le choix des matériaux a tout de même un inconvénient : on le sent dans la poche, ce gros bébé ! Le connecteur qui accueille les Moto Mods est du coup un peu moins bien intégré, entouré d'une plaque de métal. Et comme sur le Moto Z, le dos et la bordure se doivent d'être totalement plats, ce qui donne un côté tranchant pas franchement agréable si on l'utilise sans sa Style Shell. Et on aurait tort de se priver car non seulement elle améliore la prise en main, mais elle recouvre aussi la protubérance de l'appareil photo. Le Moto Z Play intègre un écran de 5,5 pouces, mieux centré que celui du haut de gamme, la finesse du Z obligeant sans doute Lenovo à un arrangement différent des composants. Comme le Z et le G4, la façade arbore un capteur d'empreinte digitale que l'on aura vite fait de prendre pour un bouton de retour à l'accueil. Ça n'en est pas un et pire, il permet même de verrouiller le téléphone. Le téléphone étant suffisamment épais pour accueillir un mini-jack 3,5 mm, il ne fait pas l'impasse, tout en adoptant un connecteur USB-C. Et une fois de plus, comment ne pas être agacé par la présence d'un chargeur secteur dont le câble USB-C n'est pas amovible ? L'USB-C étant encore peu répandu, la présence d'un câble de connexion dans la boite est absolument indispensable. Composants Le Moto Z Play, comme son prédécesseur, se présente comme un téléphone de milieu de gamme. La fiche technique ne bouge pas beaucoup, d'ailleurs. Le Snapdragon 615 du X Play est remplacé par un 625 un peu plus véloce, notamment sur la partie graphique. L'écran conserve une définition Full HD, mais passe du LCD au AMOLED. Un choix qui peut être judicieux quand c'est bien fait, et c'est le cas ! Comme son modèle, le Moto Z Play bénéficie d'un écran d'une lisibilité impeccable, qui nous confirme au passage que la différence entre un Full HD et un WQHD sur cette diagonale est négligeable : mis côte à côte, les Moto Z et Moto Z Play sont difficiles à distinguer. Les couleurs sont équilibrées, et le taux de contraste évidemment infini du fait de noirs très profonds. Lenovo est un peu plus généreux en stockage : il commençait à 16 Go avec une option à 32 Go, et cette dernière capacité est désormais la seule disponible. La mémoire vive passe également à 3 Go. On pourrait craindre une petite régression sur la batterie, passant de 3 610 mAh à 3 500 mAh. Franchement, en pratique, on n'a pas vu de différence : comme son prédécesseur, le Moto Z Play est un chameau ! Les Moto Mods Comme le Moto Z, le Z Play est compatible avec les Moto Mods, des accessoires qui s'interfacent au téléphone via le connecteur au dos de celui-ci, fixés par des aimants, et stabilisés notamment par la bosse de l'appareil photo. Quatre accessoires, en dehors de la coque Style Shell susmentionné, sont disponibles et nous avons pu essayer trois d'entre eux. On vous laisse retourner au test du Moto Z pour de plus amples détails, mais en gros, nous avons trouvé la qualité de ces accessoires, variables. Les concepts sont sympathiques : une batterie externe qui épouse la forme du smartphone, une enceinte portable signée JBL et un pico projecteur pas aussi mauvais qu'on aurait pu le croire. Le concept est bien implémenté, les accessoires sont bien finis, et stables lorsqu'ils sont utilisés : c'est du beau travail. En revanche, la batterie signée Incipio a vraiment un intérêt limité sur le Moto Z Play, tant sa capacité est réduite : elle ne recharge le smartphone que de 35%. Et on conserve nos réserves sur les autres accessoires, notamment sur le son distordu à fort volume de l'enceinte JBL. Bref, une idée ingénieuse, bien implémentée, mais pour des accessoires qui tiennent en grande partie du gadget. La force du Moto Z Play ne réside pas, pour nous, dans ces modules aussi sympathiques soient-ils. Interface et OS Laissons de côté l'aspect modulaire, finalement pas indispensable : le Moto Mod qu'on préfère accoler au Moto Z Play, c'est de toute façon son dos en nylon. Le smartphone, lui, est tout simplement de très bonne facture, et la touche Moto toujours aussi appréciable : aucune application doublon, aucune app tierce imposée à l'utilisateur, et un Android dénué de personnalisations, à part celles qui ont un sens, comme le Moto Screen. Avoir l'heure et un aperçu de ses notifications, au survol de l'écran, et en utilisant les noirs profonds (et éteints !) de l'écran AMOLED, c'est toujours aussi appréciable. Tout aussi appréciable : Motorola annonce déjà une mise à jour vers Android Nougat. Un bémol toutefois : n'espérez pas disposer de plus de deux mises à jour majeure, Lenovo/Moto étant assez réactif, mais également prompt à couper la prise en charge du jour au lendemain. Le Moto X 2014, par exemple, n'aura pas droit à son Nougat. Malgré le processeur moins puissant et la mémoire vive en quantité un peu réduite par rapport au Moto Z, nous n'avons noté aucune différence du point de vue de la réactivité : tout défile de manière fluide, et les apps se lancent rapidement. Le seul vrai bémol que nous avons rencontré concerne le déclenchement de l'appareil photo, parfois à la traine. Photo La logique voudrait que le Moto Z Play soit équipé d'un APN moins performant que celui du Moto Z. Et sur le papier c'est le cas : malgré une définition inférieure, le Moto Z dispose d'une stabilisation optique, censée garantir de meilleures photos en faible luminosité. Pourtant, ça n'est pas le cas. En pratique, on préfère, dans l'ensemble, le rendu des photos du Moto Z Play, qui utilise visiblement le même capteur 16 mégapixels que le Moto G4 Plus. Les photos produites n'ont rien de renversant pour autant, mais les couleurs sont tout aussi justes, et l'adoucissement du bruit numérique bien moindre, produisant des images plus détaillées. En faible luminosité, on pourrait penser que le capteur décroche, mais pas tant que ça : les images sont certes très bruitées, mais on préfère leur grain au lissage extrême du Moto Z. Performances Le Moto Z Play est intéressant dans la mesure où il montre la limite entre performances réelles et ce que l'on peut mesurer dans des benchmarks qui poussent le smartphone dans ses retranchements. Dans ce dernier cas, il n'y a pas photo : le Moto Z Play est clairement à la traine, sur la partie processeur comme graphique. Pourtant, cet écart ne se mesure pas en usage courant. Rares sont les jeux actuels mobilisant autant de ressources, et même pour les plus gourmands, le niveau de détail automatiquement détecté vise généralement un bon compromis performances/qualité d'image, comme dans le dernier Riptide GP Renegade : l'aliasing est présent, mais la cadence des images garantit un gameplay fluide et agréable. Autonomie Lenovo annonce > d'autonomie sur son Moto Z Play. Sur une période de 5 jours, nous avons pu l'utiliser comme téléphone principal, avec un usage courant : du web, quelques appels et SMS, un peu de jeux, de la synchro de mails et de réseaux sociaux (apps Twitter et Instagram), de la capture photo, un peu de GPS... Bref, un usage équilibré d'un smartphone. Sur les trois premiers jours (oui, trois !), où l'usage était beaucoup moins intensif, avec de longues périodes dans la poche ou écran éteint, nous avons tout simplement pu atteindre 58 heures avant d'avoir à brancher le Z Play ! Avec un usage un peu plus soutenu de l'écran, on > dans les clous du constructeur, à savoir un peu moins de 48 heures. Dans aucun cas, le Moto Z Play ne nous a plantés avant une bonne partie de la journée suivante. Face à l'endurance correcte, sans plus, du Moto Z, on dispose donc d'un réel avantage qui distingue le Moto Z Play dans la gamme du constructeur. Notre avis Le Moto Z Play reproduit le schéma du Moto X Play l'an dernier. On préférait déjà le milieu de gamme de Motorola, même avec sa finition inférieure, à un Moto X Style plus puissant mais moins endurant. L'écart est même encore plus vaste entre le Moto Z et le Z Play : malgré leurs ressemblances et leur compatibilité avec les modules Moto Mods, ce sont deux smartphones très différents. Et malgré les qualités réelles du Moto Z, le Z Play nous paraît offrir un meilleur compromis. Les performances, inférieures dans des tâches lourdes, sont largement suffisantes pour la plupart des usages, la différence de résolution de l'écran est négligeable, et le Moto Z Play n'a pas à faire l'impasse sur un mini-jack 3,5 mm dont on apprécie la présence après avoir passé successivement du temps sur l'iPhone 7 et le Moto Z ! Notre bilan sur les Moto Mods demeure plus mitigé. C'est un plus qui, si les accessoires se développaient tant au niveau qualité que quantité, pourrait avoir son intérêt. En l'état, les modules disponibles n'apportent rien de décisif. Finalement, le plus plaisant est de pouvoir changer facilement de coque arrière, sachant que même la batterie Incipio n'a qu'un intérêt limité sur le Moto Z Play. Car la force du smartphone, comme son prédécesseur, réside dans son autonomie presque sans égal. Si vous ne supportez pas de devoir brancher votre smartphone toutes les nuits, voire avant la fin de la journée, le Moto Z Play est un des meilleurs modèles disponibles, à condition de ne pas trop accorder d'importance à la photo.
19/12/2016 | Smartphone Android
Asus entend monter en grade sur le marché des smartphones avec le ZenFone 3, après la très bonne surprise du ZenFone 2. En progrès sur le design, le constructeur propose un téléphone de milieu de gamme intéressant, bien que faisant face à une concurrence assez serrée autour de son prix de vente. Design et ergonomie Il faut bien avouer que les smartphones Asus, jusqu'ici, ne se distinguaient pas vraiment par leur design élégant. Le ZenFone 3 marque un changement radical avec un passage au verre et à l'aluminium, et surtout à une coque scellée, qui pourra décevoir les défenseurs de la batterie amovible. On peut difficilement nier, tout de même, que le ZenFone 3 est beaucoup plus agréable à prendre en main que son volumineux prédécesseur. Le verre >, les bordures arrondies avec chanfrein taillé au diamant et le dos irisé rappellent nettement le Honor 8. Un joli objet, donc, bien que potentiellement fragile. Un lecteur d'empreinte digitale fait son apparition au dos de l'appareil, avec une forme rectangulaire et verticale assez inhabituelle. L'essentiel est de pouvoir facilement détecter le capteur à l'aveuglette et c'est le cas. La connectique passe à l'USB-C, le mini-jack 3,5 mm étant toujours présent. Un tiroir permet d'accéder à deux slot SIM, le second faisant également office de slot MicroSD. Attention cependant : les deux slots ne sont pas au même format, et vous ne pourrez utiliser qu'une seule Micro SIM parmi les deux cartes, le slot 2 n'acceptant que les Nano. Composants Le ZenFone 3 laisse de côté les processeurs Intel Atom chers, jusqu'ici, au constructeur taïwanais pour un Qualcomm Snapdragon 625 plus classique, une puce milieu de gamme aux performances correctes, croisée récemment dans le Lenovo Moto X Play, entre autres. La quantité de mémoire vive dépend de la configuration : 3 Go pour la version intégrant 32 Go de stockage, et 4 Go pour la version 64 Go. Un slot Micro SD permet d'étendre la capacité. L'écran affiche des caractéristiques proches de celles d'un Honor 8 : diagonale de 5,2 pouces, technologie LCD IPS, et définition Full HD. C'est tout ce qu'il faut pour un smartphone milieu de gamme : un affichage lisible, lumineux et suffisamment agréable pour la lecture vidéo et quelques jeux. La prise en charge 4G du Zenfone 3 est des plus exhaustives : toutes les bandes utilisées en France sont prises en charge, y compris les fréquences 800 et 700 MHz. Le smartphone gère en outre le Wi-Fi ac et le Bluetooth 4.2. Il ne lui manque en fait qu'une puce NFC. Interface et OS Pas (encore) de Nougat pour le ZenFone 3 : la ROM est basée sur Android 6.0. Asus fait partie des constructeurs amateurs de ROM personnalisées à l'extrême, et ZenUI est toujours de la partie. On n'a rien contre la > en elle-même : elle est plutôt agréable, et on apprécie ses possibilités de personnalisation. Le problème, ce sont les apps Asus et les applications tierces préinstallées : on frise l'overdose ! Asus Webstorage, MiniMovie, Photocollage, Do It Later, Sharelink, ZenCircle, MyAsus, ZenTalk, mais aussi Facebook, Messenger, Instagram, Twitter, TripAdvisor... N'en jetez plus ! Et bien entendu, quitte à imiter Samsung, autant aller jusqu'au bout : seules certaines d'entre elles sont réellement désinstallables. On peut tout au plus faire le ménage sur l'écran d'accueil et dans la RAM en les désactivant. Un parti pris franchement regrettable, car sans ça, le ZenFone 3 est un smartphone agréable à utiliser, réactif, fluide, offrant un accès simple et efficace aux fonctionnalités les plus courantes. Bref, un smartphone que vous pourriez sans problème recommander à vos proches, ou utiliser vous-même sans vous arracher les cheveux devant la lourdeur de l'interface. Le capteur d'empreinte, malgré sa forme inhabituelle, s'avère réactif et fiable en pratique. Très peu d'erreurs à déplorer, et un déverrouillage rapide. On ne s'étendra pas sur ses fonctionnalités de base (téléphonie, GPS, lecture audio...) qu'il assure de façon satisfaisante : rien à signaler ! Photo et vidéo Le capteur 16 Mégapixels du ZenFone 3 réalise des photos d'assez bonnes qualités, bien que non dénuées de défauts. Le principal apparaît rapidement : le bruit est assez visible. Cela dit, mieux vaut un bruit présent sur des images propres et détaillées qu'un lissage agressif et sur ce point, Asus a trouvé le bon milieu. Les textures sont malgré tout assez précises et, un peu comme sur le Lenovo Moto Z Play, le bruit devient une sorte de grain finalement pas trop dérangeant. En faible luminosité, la perte de qualité est bien maîtrisée, là encore grâce à un curseur bien placé. Les images perdent clairement des détails mais le résultat demeure exploitable. Côté vidéo, on a le choix entre 1080p (60 ou 30 fps) et 4K, et dans tous les cas, des séquences propres et homogènes. Les vidéos 4K sont un peu en retrait par rapport aux images encodées en HEVC d'un Huawei Mate 9 mais la qualité a largement de quoi satisfaire On est un peu moins emballé par la webcam, qui ne vous enlaidira pas trop (l'inévitable mode embellissement est d'ailleurs de la partie), mais qui ne se distingue pas particulièrement non plus. Ça suffira amplement pour la visioconférence, mais il ne faudra pas être trop exigeant sur ses selfies. Performances et autonomie Sans qu'on en attende davantage, les performances du ZenFone 3 ne sont pas remarquables, mais largement suffisantes pour un usage léger. Comme le Moto Z Play, équipé du même processeur et tournant à la même résolution d'écran, il fait tourner la plupart des jeux de manière plus que correcte, bien que parfois limité à un niveau de détail moyen. Il est d'ailleurs possible de doser l'usage du processeur pour privilégier les performances ou l'autonomie. Et parlons en justement, de l'autonomie : elle n'atteint pas non plus des sommets, mais lors de notre usage du téléphone, il nous a tout de même été possible de finir une journée sans atteindre le rouge, finissant généralement entre 30 et 40%. N'espérez donc pas sauter la recharge quotidienne, mais vous n'aurez pas non plus besoin de vous balader avec votre chargeur. Notre avis Asus réussit une fois de plus à nous surprendre agréablement avec son ZenFone 3. Le constructeur taïwanais a fait de gros progrès en matière de design, sans rogner sur ce qui avait fait l'intérêt de leurs précédents smartphones : une fluidité satisfaisante, une autonomie relativement confortable et des performances en photo bien maîtrisées pour le prix. Parmi les points négatifs, Asus a toujours tendance à surcharger sa ROM d'applications, une sorte d'imitation de Samsung sur un point où il n'y a absolument aucune raison de les imiter. Surtout que les apps en question n'ont rien d'indispensable, et qu'il est même impossible de désinstaller les applications de certains partenaires comme Facebook. Cette politique entache un peu le bilan d'un smartphone de bonne facture malgré tout, offrant une fiche technique équilibrée et une très bonne finition pour un prix contenu.
16/12/2016 | Smartphone Android
Dernière trouvaille d'une gamme qui cultive sa différence, le Lenovo Yoga Book reprend le concept des précédents Yoga avec une nouvelle idée : et si on remplaçait le clavier par une surface tactile pouvant faire office de clavier virtuel ou de tablette graphique ? Un concept original, mais qui est-il susceptible de s'y intéresser ? Un Yoga entièrement tactile Le concept du Yoga, on le connaît, et il a fait de multiples émules depuis, chez Asus comme chez HP. Soit un PC portable dont la charnière s'ouvre à 360° permettant de l'utiliser dans de multiples positions. En usage classique de portable, sur les genoux, en mode > pour visionner une vidéo, à l'envers pour utiliser la partie clavier comme un support, à plat, ou encore plié en deux pour se concentrer sur l'usage tablette, le Yoga Book se contorsionne, qui plus est avec l'avantage d'une taille nettement réduite par rapport aux Yoga de 13 pouces. Le Yoga Book reprend la formule, mais la partie basse intègre une surface tactile en lieu et place du clavier. Celle-ci affiche les contours, rétro-éclairés au besoin, de touches virtuelles et d'un trackpad. Et là on se dit : > Un stylet... ou un stylo ! Tout simplement parce qu'un second mode permet d'utiliser cette surface comme tablette graphique puisqu'elle intègre également une couche de reconnaissance d'un stylet fourni. Et ça n'est pas tout puisque ce dernier dispose de mines interchangeables et notamment d'une vraie mine de stylo bille. Le Yoga Book, à l'image d'une Bamboo Spark, permet d'écrire sur du papier tout en gardant une trace à l'écran. Lenovo fournit d'ailleurs un bloc-notes aimanté et spécialement adapté. Le Yoga Book est relativement bien fini mais certains points sont un peu perturbants, notamment la partie basse qui n'est pas plate : la tablette n'est pas complètement stable. La charnière caractéristique des Yoga est toujours là, et si son esthétique divise, on continue d'apprécier sa précision et sa robustesse. L'ensemble pèse son petit poids à une main, sans être inconfortable. Disons qu'en étant habitué à une tablette ultra légère à clavier amovible comme la Sony Xperia Z4 Tablet, on a un peu l'impression de trainer un petit boulet dont on aimerait parfois se séparer. Bon point en revanche pour la jolie housse fournie : elle permet de stocker le Yoga Book et éventuellement le bloc-notes et le stylet. Au final, l'encombrement est tout de même réduit, et c'est appréciable ! Interface : un Android hybride Le Yoga Book est disponible en deux versions : Windows ou Android. C'est la seconde version que nous avons eu à disposition et évacuons d'emblée une déception : on est sur Marshmallow, et pas Nougat. Or, Android 7.0 apporte des améliorations importantes côté tablette comme la possibilité, enfin, d'utiliser deux apps côte à côte avec une API gérée par Google et non un tiers comme Samsung. La mise à jour est néanmoins prévue, et en attendant, Lenovo a appliqué ses propres modifications. Pas de > mais une possibilité tout aussi intéressante de basculer certaines apps en mode fenêtre, de la largeur de l'app en mode portrait sur un smartphone. Utile notamment pour épingler une fenêtre par dessus son app plein écran pour l'avoir en permanence à portée de main. Le Yoga Book en pratique L'usage de ce clavier tactile déporté nous inquiétait sur son efficacité. En pratique, si on est un peu rassuré sur le taux d'erreurs occasionné par son utilisation, on continue à chercher l'apport réel, repensant à la Touch Cover des premières Microsoft Surface. Et encore, sur la Touch Cover, les > étaient légèrement saillantes. Il y a bien un retour haptique mais ne vous affolez pas : il s'agit d'une simple vibration, d'ailleurs pas des plus agréables. Le trackpad est aussi bien géré que le permet Android, c'est-à-dire de manière assez basique. Disons qu'on apprécie davantage sa présence par réflexe d'utiliser un touchpad lorsque le Yoga Book est en mode >. Il n'est même pas possible d'invoquer des gestes pour zoomer ou naviguer dans une page. On apprécie en revanche la désactivation pertinente du clavier : dès que l'écran est en mode portrait, ou dès que le Yoga Book est plié en mode tablette ou >, un clavier virtuel prend le relai. Evidemment, toute la spécificité du Yoga Book réside dans son stylet/stylo. En pratique, c'est un usage assez bien implémenté, mais qu'en est-il de sa plus-value réelle pour l'utilisateur ? Commençons par les bons points. Là encore, Lenovo gère la chose avec simplicité. Un bouton tactile de la surface permet de passer du mode clavier au mode tablette graphique. Le clavier s'éteint, et on peut dessiner exactement comme on le ferait avec une tablette Wacom, dont la technologie gère d'ailleurs la chose. Le stylet est réactif, reconnaît de multiples niveaux de pression, et si sa finition n'est pas celle d'un Surface Pen, il semble assez robuste et a l'avantage d'être passif, donc de ne pas nécessiter de recharge (je te regarde, Apple Pencil). On apprécie également l'exécution automatique de l'app Note Saver dès que l'on active le stylet : ça permet de prendre instantanément des notes. Et c'est là tout l'intérêt de la chose : le stylet, comme on l'a vu, peut être équipé d'une mine de stylo bille, tandis que le bloc-notes fourni vient s'aimanter sur la surface tactile. On se retrouve ainsi avec une solution d'esquisse ou de prise de notes manuscrite doublée d'une retranscription numérique immédiate. La pression est tout aussi bien gérée qu'en dessinant directement sur la tablette, et si le bloc-notes est pensé pour s'adapter parfaitement au format du Yoga Book, il est évidemment possible d'utiliser n'importe quel papier par dessus la surface pour gribouiller ses idées. En fait, le vrai bémol de cette solution réside dans l'absence de prise en charge du stylet sur l'écran principal. Il y a des moments où on voudrait dessiner directement sur l'écran. Et on peut, grâce à une fonctionnalité accessible depuis les paramètres, mais sans détection de la pression et avec une latence beaucoup plus perceptible. En revanche, pour les habitués des tablettes Wacom, il est possible d'utiliser le stylet comme un dispositif de pointage et de contrôler toute l'interface du système. Performances et autonomie Quel que soit l'OS, le Yoga Book fait le pari d'un processeur Intel Atom, avec des résultats plutôt convaincants vu le segment visé. On a vu de meilleures performances sur une tablette, et on ne peut pas dire que l'appareil fasse des prouesses en matière de 3D notamment, mais l'ensemble est suffisamment fluide et réactif pour l'usage principal qu'on pourra en avoir, c'est-à-dire le surf, la bureautique, la lecture vidéo et le dessin. Côté autonomie, on est dans la moyenne d'une bonne tablette, à savoir aisément une dizaine d'heures d'usage peu intensif, et entre 7 et 8 heures sur des tâches plus lourdes. On a pu noter une bonne tenue de la batterie lors des phases de veille, et on peut espérer tenir plusieurs jours sans recharge dans le cas d'un usage beaucoup plus occasionnel. Notre avis Le Yoga Book est un produit déroutant et fascinant à la fois. Lenovo n'en est pas à son coup d'essai en la matière, mais cette nouvelle variante du concept Yoga a de quoi laisser perplexe : qui a vraiment besoin d'une tablette doublée d'un clavier, même pas physique, faisant lui-même office de tablette graphique ? N'est-ce pas justement sur l'écran que l'on a envie de dessiner directement ? Et pourquoi s'embarrasser d'une deuxième moitié d'ordinateur portable si ce n'est pas pour bénéficier de vraies touches ? Pourtant, on ne peut s'empêcher d'avoir envie d'aimer ce produit original qui témoigne au moins d'une volonté d'innover sur ce que peut être la partie basse d'un ordinateur portable, et de bouger les frontières entre tactile et dispositifs de pointage traditionnels. C'est dans l'air du temps, entre la Touch Bar des derniers MacBook Pro et le Surface Studio et son écran capable de se transformer en table à dessiner. Et finalement, au delà du produit lui-même, éminemment sympathique mais encore très imparfait, c'est le potentiel du Yoga Book qui est intéressant. Pourquoi cette surface ne se transformerait pas en un écran OLED dont les touches pourraient changer de forme et de fonctions ? Où l'on pourrait dessiner directement sur n'importe quel des deux écrans selon ses envies ? En attendant, Lenovo signe un appareil dont on a un peu de mal à savoir à qui il s'adresse vraiment actuellement, tout en donnant envie de l'adopter, d'autant plus que son prix n'est pas délirant. Le signe d'une bonne idée qui gagnerait à être creusée dans des versions futures.
14/12/2016 | Tablette Android