Montage vidéo : comparatif de 7 logiciels pour PC/Mac

Stéphane Ruscher
Spécialiste informatique
04 mai 2010 à 18h25
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Que ce soit pour venir enfin à bout de la pile de cassettes DV qui s'entassent depuis des mois, pour garder un souvenir de vos prochaines vacances d'hiver ou pour des occasions diverses (anniversaire, mariage...), on a toujours besoin d'un bon logiciel de montage vidéo. La question qu'il convient de se poser est la suivante : qu'est-ce qu'un bon logiciel de montage ? Est-ce la solution la plus complète, proposant une multitude de pistes simultanées, de transitions, de titres ou encore d'effets ? Ou est-ce le logiciel qui vous permettra d'arriver le plus facilement au résultat souhaité ?

L'offre de logiciels proposés actuellement sur le marché se situe à différents points de ce spectre. Ainsi, Premiere Elements ou Pinnacle Studio sont généralement réputés pour leur simplicité d'utilisation, mais font l'impasse sur certaines fonctionnalités évoluées. A l'inverse, Magix Video Deluxe ou Vegas Movie Studio proposent un éventail de possibilités d'une grande richesse, mais celle-ci se fait parfois au détriment de leur ergonomie. Pourtant, tous ces logiciels sont destinés à un large public, et sont distribués dans toutes les grandes surfaces. Il est donc important de bien faire son choix selon son profil.

Afin de vous y aider, nous avons sélectionné 6 logiciels de montage vidéo grand public pour Windows, dans leurs dernières versions : Premiere Elements 8 d'Adobe, PowerDirector 8 de Cyberlink, Corel VideoStudio Pro X3, Magix Video Deluxe 16, Pinnacle Studio 14 et Vegas Movie Studio 9 de Sony, qui ne bénéficie pas (encore ?) de nouvelle version grand public. Du côté du Mac, nous avons testé la solution d'Apple Final Cut. Pour répondre à notre question, nous avons essayé de garder en tête ces deux critères : la richesse des fonctionnalités d'une part, et la simplicité d'utilisation d'autre part.

Configuration des tests

Les logiciels présentés dans notre comparatif ont été testés sur un PC équipé d'un Core 2 Duo 2,2 GHz, de 4 Go de mémoire vive et d'une carte graphique NVIDIA Geforce GT 240. Le disque dur de 160 Go tourne à 7200 tours minute et le PC exécute Windows 7 Edition Professionnelle en version 64 bits. En ce qui concerne Final Cut, le Mac utilisé est un iMac 3,06 GHz, équipé de 4 Go de mémoire vive, d'une carte graphique ATI Radeon HD 4670, et d'un disque dur de 1 To à 7200 tours/minute. Il exécute Mac OS X 10.6.3.

Adobe Premiere Elements 8

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Adobe Premiere Elements est généralement considéré comme une solution de montage relativement simple d'utilisation mais très lourde. La version 8 s'enrichit de quelques nouveautés intéressantes, tournant toutes autour de l'analyse automatique des images. Celles-ci sont assez séduisantes, mais à quel prix pour les ressources système ?

Adobe Premiere Elements 8 : Interface

Comme les versions précédentes, Premiere Elements partage les grandes lignes de l'interface de son compagnon Photoshop Elements. Pour la version 8, la collaboration entre les deux logiciels va même plus loin, puisque l'organiseur de médias est désormais commun aux deux logiciels, et fournit de ce fait une même interface pour gérer photos et vidéos, sans aucun doute plus agréable que le panneau Organiser des versions précédentes, notamment pour gérer les étiquettes automatiquement attribuées aux séquences vidéo lors de leur importation (voir partie Importation de vidéos).

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Pour le reste, on retrouve exactement l'interface de Premiere Elements telle qu'on l'avait laissée avec la version 7, sa disposition multi-panneaux et ses onglets de couleur Organiser, Modifier, Créer et Partager. Les fonctionnalités associées à ces onglets n'ont pas bougé : Organiser donne accès aux différentes sources d'acquisition, aux modèles de films instantanés ou aux éléments balisés. Le panneau Modifier correspond grosso modo à la partie montage : elle donne accès aux films importés, aux effets, aux transitions ou encore aux titres. La partie Menus du disque parle d'elle-même et permet d'ajouter un menu dans le cas de la création d'un disque. Enfin, la section Partager donne accès aux possibilités de publication (création de DVD, exportation vers un fichier...). A la différence des autres logiciels dont les onglets donnent accès à des interfaces complètement distinctes, Premiere Elements affiche en permanence l'espace de travail (fenêtre de prévisualisation, banc de montage), seul le panneau latéral étant affecté. Cette approche est toujours un peu rebutante mais caractéristique d'Adobe.

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Malheureusement, aussi agréable soit-elle, l'interface de Premiere Elements est toujours entachée par de très gros problèmes de réactivité sur notre machine de test. Il n'est pas rare d'attendre plusieurs secondes, voire plusieurs dizaines de secondes pour afficher certains éléments comme la liste des titres ou des transitions.

Adobe Premiere Elements 8 : Importation et gestion de vidéos

La partie acquisition ne bouge pas d'un iota par rapport à la version 7. Celle-ci ajoutait les caméscopes AVCHD aux périphériques déjà pris en charge (Camescopes DV et HDV, appareil photo numérique, webcam ou téléphone portable). On retrouve également le traitement automatique des vidéos lors de leur importation : détection de scènes et, surtout, classement automatique selon des critères tels que l'exposition et, nouveauté qui a son importance dans Premiere Elements 8, la présence de sujets en mouvements ou de visages. On notera toujours l'absence, de plus en plus logique cela dit, de toute forme de capture analogique. Néanmoins, la plupart des concurrents de Premiere Elements offrent toujours cette possibilité. Bon point en revanche pour la possibilité d'effectuer de l'acquisition image par image pour les animateurs, avec affichage des trames précédentes en surimpression, ce qui permet de caler les objets de manière à créer des animations fluides.

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Adobe Premiere Elements 8 : Montage

La principale nouveauté de Premiere Elements 8 en matière de montage réside dans le mode Raccord Automatique. Celui-ci offre la possibilité d'analyser automatiquement les clips importés dans un projet afin de détecter les passages superflus : plans fixes sans intérêt, passages trop flous, pas assez éclairés ou encore manquants de stabilité. Les passages en questions sont alors identifiés dans la ligne de temps : les supprimer crée automatiquement un raccord avec fondu enchainé. La pertinence des choix opérés par le mode est variable selon les vidéos testées, mais semble relativement correcte. Malheureusement, cette fonctionnalité, comme beaucoup de nouveautés de Premiere Elements basées sur la même technologie, nécessite une phase d'analyse des vidéos assez fastidieuse.

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Le logiciel est toujours basé sur deux modes de montage. Le premier, destiné aux néophytes, est un mode « ligne de scène » qui correspond aux modes « clips » de la plupart des logiciels grand public. Dans ce mode, vous vous contentez de glisser/déposer des bouts de film dans des cases, et d'appliquer des transitions entre celles-ci. Le second mode est bien entendu la ligne de temps, qui affiche par défaut trois pistes vidéo (associées à leurs pistes audio respectives), une piste audio pour la bande-son additionnelle et une piste de commentaire. Pour commencer à monter, il suffit de glisser/déposer un clip dans une des pistes vidéo. Les pistes sont réglables en hauteur dans l'interface. Trois pistes sont proposées par défaut, mais il est possible d'ajouter des pistes supplémentaires.

La gestion des clips ne bouge pas. Elle reste assez simple dans l'ensemble même si on ne retrouve pas la souplesse de Vegas ou Video Deluxe : impossible, par exemple, de chevaucher deux clips pour créer automatiquement un fondu enchainé. L'extension temporelle passe en revanche par un outil à l'icône facilement identifiable.

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Adobe Premiere Elements 8 : Effets, transitions et titres

Bénéficiant là encore des fonctionnalités d'analyse du contenu vidéo, Premiere Elements 8 se dote d'une technologie de détection des sujets en mouvement, permettant d'appliquer un suivi de ceux-ci. Là encore, il faudra passer par la case analyse, après quoi le logiciel affiche lesdits sujets dans des cadres jaunes dans l'aperçu de la vidéo. Il est également possible de spécifier des sujets à suivre manuellement. Une fois la détection réalisée, vous pourrez glisser/déposer des effets ou des objets (bulles, chapeaux, texte...) qui suivront la trajectoire du sujet. Séduisante en théorie, cette fonctionnalité propose en pratique des résultats variant fortement selon les vidéos utilisées. S'ils sont assez concluants en ce qui concerne l'ajout d'objets animés. En outre, l'analyse initiale des vidéos s'avère là encore fastidieuse, même si cette dernière n'a lieu qu'à une seule reprise, heureusement.

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En dehors de cette nouveauté, on retrouve au niveau des effets et des transitions le fonctionnement des versions précédentes par glisser/déposer sur la fenêtre de prévisualisation ou, pour les transitions, sur la ligne de temps (ou le story-board). Les effets et les transitions sont variés, mais on ne note pas de changement par rapport à la version 7 sur ce point, pas plus que sur l'interface de configuration des effets. Celle-ci permet d'afficher ou masquer chaque effet et de déplier ses paramètres que l'on peut alors modifier, avec aperçu en temps réel. Le panneau Modifier les Effets permet également de modifier certains réglages de l'image et du son tels que la luminosité, le contraste, l'échelle, la rotation de l'image ou encore le volume et la balance du son. En pratique cette interface affiche toujours ses limites et oblige à jouer de la molette de la souris, même si elle a l'avantage de ne pas multiplier les fenêtres pop-up.

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De retour également, l'interface assez lourde et pas toujours très pratique du module de titrage ne subit aucune amélioration : un peu à l'étroit dans le panneau latéral sur un écran de petite diagonale, il propose néanmoins de nombreux styles de textes et d'animations. On peut bien sûr redimensionner les panneaux afin de disposer d'un espace plus confortable, et le prix des écrans larges a fondu comme neige au soleil ces dernières années. Il reste que comme pour les effets, l'intégration du module dans le panneau latéral oblige parfois à jouer de la molette.

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Adobe Premiere Elements 8 : Gestion du son

La gestion du son bénéficie, une fois de plus, d'une amélioration « automatique » : il s'agit cette fois du mixage automatique des pistes sonores. Le principe ici est assez simple : chaque piste audio de la table de mixage (introduite dans la version 7) peut être définie comme un élément d'avant ou arrière-plan. L'outil Mixage Dynamique analyse les différentes pistes sonores et ajuste automatiquement leur volume en fonction des choix de l'utilisateur (privilégier les dialogues par rapport à la musique, par exemple). Plutôt intéressante et pertinente, cette fonctionnalité pourra donner des résultats variables, mais peut s'avérer un plus pour les néophytes.

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Le module d'effets évoqué plus haut pour la vidéo est également partagé par les effets audio. Ceux-ci ne subissent pas de changement notable. Ils vont toujours des plus simples (graves, aigus, balance, permutation des canaux) aux plus complexes comme un module de suppression des bruits parasites, un ensemble de réglages de la dynamique (compresseur, limiteur, « gate »...), un module de « reverb » ou encore un effet « pitch shifter » permettant de régler la tonalité d'une bande-son sans en changer la durée (le logiciel gérant également l'inverse, le « time stretching », via la fonctionnalité de redimensionnement des pistes évoquées plus haut). Là encore, il faudra d'autant plus jouer de la molette que la plupart des effets se présentent sous la forme de racks à l'interface pas très adaptée à un panneau latéral. Terminons sur une note pas très flatteuse : Premiere Elements ne gère toujours pas le son multicanal.

Adobe Premiere Elements 8 : Partage et exportation des vidéos

Que faire de ses vidéos une fois créées ? Premiere Elements 8 propose pour cela de nombreuses possibilités, dont bien sur l'exportation vers un Blu-ray ou un DVD. Il ne faudra pas s'attendre aux possibilités offertes par Encore, la solution d'authoring intégrée à Premiere Pro mais on trouve tout de même un éventail de thèmes que l'on peut personnaliser, notamment en glissant des clips dans les zones prévues à cet effet. L'exportation sur le web est également de la partie, et notamment vers YouTube, avec une nouveauté : la prise en charge des vidéos HQ du site communautaire. Petite nouveauté également pour l'exportation sous forme de fichiers : Premiere Elements 8 permet désormais de créer des vidéos au format Flash.

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Adobe Premiere Elements 8 : Performances

Premiere Elements est réputé pour être un logiciel relativement lourd, mais on attendait tout de même un petit effort de la part d'Adobe sur ce point. Malheureusement, c'est très loin d'être le cas et le manque de réactivité du logiciel est flagrant, et la consommation mémoire, déjà outrancière dans la version 7, est encore alourdie par les tâches d'analyses des images. Il en résulte une consommation gargantuesque, puisque non seulement le logiciel lui même est suffisamment gourmand, mais il se voit également affublé d'un processus d'analyse qui vient l'alourdir encore.

En ce qui concerne l'encodage, il nous a fallu 2 heures pour encoder un projet de 10 minutes (avec transitions, titres, effets et bande sonore) en H264 et 1080p. Pendant l'encodage, le processeur était mobilisé à 100% et la consommation en mémoire dépassait les 800 Mo.

Adobe Premiere Elements 8 : Notre avis :

Sur le papier, les améliorations apportées par Premiere Elements 8, même si elles n'ont rien d'extraordinaires, peuvent faciliter assez nettement le travail des utilisateurs. Malheureusement, ces avancées, basées pour la plupart sur l'analyse automatique du contenu vidéo, s'avèrent très gourmandes en ressources et cette version semble manquer très nettement de stabilité. Un bilan assez mitigé au final pour un logiciel offrant pourtant une grande simplicité d'utilisation.

Adobe Premiere Elements 8

Les plus
+ Simple d'utilisation
+ Intégration avec Photoshop Elements
+ Analyse de l'image intéressante...
Les moins
- ... Mais rendant le logiciel très lourd !
- Toujours pas de son multicanal
- Activation silencieuse
Fonctionnalités
Ergonomie
Performances
2


Corel VideoStudio Pro X3

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En retard par rapport à ses concurrents, Corel VideoStudio Pro X3 a enfin vu le jour en début d'année, comme d'ailleurs son homologue Paint Shop Pro X3 en ce qui concerne la retouche photo. Le logiciel de feu Ulead a ses fans, et cette nouvelle version est très attendue : VideoStudio peut-il être le compromis idéal entre simplicité et puissance ?

Corel VideoStudio Pro X3 : Interface

Les interfaces de logiciels de montage se ressemblent parfois tellement que l'on pourrait presque effectuer un blind test. Celle de VideoStudio n'échappe pas à la règle et se standardise même par rapport à la version X2 en adoptant la barre d'icônes verticales permettant de sélectionner transitions, effets et autres titres, à l'image de ce que l'on trouve dans Studio ou PowerDirector, ainsi qu'un thème noir rappelant là encore PowerDirector ou Premiere Elements. Ces considérations mises à part, que dire de l'interface de VideoStudio Pro X3 ? Tout simplement qu'elle est excellente ! Les éléments sont là où on les attend, les panneaux sont redimensionnables, les icônes tout à fait parlantes, et le banc de montage, en mode ligne de temps, suffisamment lisible : on peut même choisir d'activer ou non le défilement vertical (les pistes étant réduites en hauteur pour tenir dans le panneau de montage). La réactivité nous paraît dans l'ensemble tout à fait correcte. On constate tout au plus une certaine mollesse dans les passages d'un onglet à l'autre, mais rien de comparable avec la lenteur de Premiere Elements.

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Corel VideoStudio Pro X3 : Acquisition et capture

Pas de surprise concernant cette partie : VideoStudio X3 propose des options d'importation tout à fait complètes. La version X3 s'enrichit visiblement de la prise en charge de périphériques HD tels que les camescopes AVCHD, les Blu-ray ou encore les camescopes JVC-HD. Les formats DV et HDV sont gérés sans problème : la détection des périphériques est sans faille et l'acquisition HDV ne consomme pas trop de ressources : environ 30% du CPU et 80 Mo là où d'autres logiciels squattent d'emblée 300 Mo. L'importation depuis des périphériques externes tels que des cartes mémoire, des appareils photo ou des caméras de poche de type Flip est également de la partie.

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Corel VideoStudio Pro X3 : Montage

Quoi de neuf dans le montage ? Tout d'abord, comme nous l'avons évoqué plus haut, une interface remaniée, dont la partie montage bénéficie le plus. On retrouve évidemment les deux modes Storyboard ou Ligne de temps, et une gestion des clips qui n'atteint pas la souplesse d'un Vegas mais qui reste très agréable. Un clic sur un clip fait apparaître une série d'options permettant de régler les couleurs (teinte, saturation, balance des blancs), la vitesse de lecture, de fractionner automatiquement ou encore d'effectuer des découpes multiples dans un même plan. De ce panneau, on peut également appliquer un fondu en ouverture ou en fermeture, effectuer une rotation ou régler le volume général.

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On appréciera un détail au niveau de la gestion des clips : VideoStudio Pro est de ceux qui permettent de créer une transition automatiquement en chevauchant deux clips. Par contre, on se demande pourquoi Corel utilise alors une transition aléatoire plutôt qu'un fondu enchainé par défaut. Pas de problème non plus au niveau de l'extension temporelle des clips : il suffit d'enfoncer la touche Maj pendant le redimensionnement d'un clip pour l'accélérer ou le ralentir.

En ce qui concerne les incrustations, VideoStudio propose par défaut une piste vidéo et une piste d'incrustation (pour un usage personnel, c'est sans doute suffisant), mais permet d'ajouter jusqu'à 6 pistes d'incrustation au total (en plus des deux pistes de titres). La gestion des incrustations est là encore assez simple : les éléments peuvent être facilement redimensionnés ou déformés, et les paramètres permettent de définir leur entrée et leur sortie, d'ajouter un fondu ou une rotation lors de celles-ci, ou encore de gérer les incrustations sur fond vert.

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Corel VideoStudio Pro X3 : Effets, transitions et titres

En ce qui concerne les transitions, Corel VideoStudio Pro X3 fait preuve d'un classicisme absolu. On ne s'étendra pas sur les différentes transitions disponibles : comme pour tous les autres logiciels de ce comparatif, il faut bien admettre que la plupart n'auraient leur place que dans de vilains films d'entreprise des années 80. Sachez tout de même qu'on trouve de tout (effets 3D, balayages, explosions, coins de page...) et que les transitions sont bien rangées par catégories pertinentes, et bénéficient d'aperçus très parlants.

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Un peu plus intéressants, les effets sont inégaux (on retrouve là encore des sommets de kitsch tels que l'effet tourbillon, la fausse pluie et on en passe...) mais certains sont assez intéressants. On appréciera notamment parmi les nouveautés les effets Rotosketch et AutoSketch, deux effets proposant un rendu « dessin » assez réussi. Le premier applique le crayonné à toute la séquence, tandis que le second dessine progressivement la première image du plan (il conviendra donc de l'utiliser en guise d'introduction avant une autre instance du même clip). Tous les effets peuvent évidemment bénéficier d'images clé. Leur édition s'effectue dans une fenêtre pop-up.

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Terminons sur les titres, avec un module assez simple d'utilisation si vous vous limitez aux styles de titrage ou de générique prédéfinis (et on trouve là encore les « essentiels ») mais un peu confus dès que l'on s'aventure à personnaliser les styles : le panneau latéral d'édition est pour le coup un peu étriqué et il n'est pas facile de trouver rapidement des paramètres pourtant essentiels tels que le réglage du défilement.

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Corel VideoStudio Pro X3 : Gestion du son

Dans la lignée de Video Deluxe ou Studio, VideoStudio Pro X3 propose un mixeur stéréo ou surround 5.1 permettant de placer visuellement les différentes pistes dans un espace représenté par un plan des différentes enceintes. Là encore, rien d'original, mais la mise en œuvre est simple et efficace et permet de réaliser un mixage surround en quelques clics.

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Les pistes audio peuvent être agrémentées d'effets, néanmoins ici VideoStudio est loin d'offrir le même confort que Video Deluxe ou Premiere Elements et leurs racks d'effets en temps réel. Les améliorations proposées sont variées et pertinentes, mais l'interface pour les appliquer et les régler est des plus rustiques.

Comme la plupart de ses concurrents, le logiciel inclut « l'incontournable » moteur SmartSound permettant aux plus pressés de réaliser automatiquement une bande son dans différents styles, en calant automatiquement l'intro et la fin sur les pistes vidéo. Comme d'habitude, il faudra passer à la caisse pour se procurer certaines pistes.

Corel VideoStudio Pro X3 : Exportation et partage

Comme Paint Shop Photo Pro X3, VideoStudio Pro X3 bénéficie pour la partie exportation de modules issus de Digital Studio 2010, le logiciel vidéo/audio grand public de Corel. On trouve ainsi VideoStudio Express, qui permet de réaliser en quelques clics un montage automatique rapide à partir de vidéos, en ajoutant un thème de montage et un type de transition prédéfini. C'est simple d'utilisation mais TRES limité, comme on avait pu le voir lors de notre test de Digital Studio. Un peu plus intéressant, DVD Factory est le module d'exportation DVD/Blu-ray de VideoStudio. L'interface de ce composant, également présent dans Digital Studio, est là encore un modèle de simplicité, mais dans ce cas, la simplicité sert réellement ce type de tâche sur laquelle on souhaite passer le moins de temps possible : choisir son thème, le modifier éventuellement en personnalisant l'emplacement des vignettes ou les effets de transitions, et lancer la création du disque.

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D'autres options d'exportation incluent la publication des vidéos sur YouTube ou Vimeo (l'inclusion de ce dernier est plutôt bien vue), le réenregistrement du film vers un camescope HDV ou encore l'exportation sur support externe (carte mémoire...)

Corel VideoStudio Pro X3 : Performances

VideoStudio X3 se situe dans une moyenne plus que correcte au niveau des performances. Le logiciel est dans l'ensemble assez réactif, et dépasse rarement les 200 Mo et les 50% d'usage processeur lors des tâches d'encodage. Pour encoder un projet de 10 minutes (avec transitions, titres, effets et bande sonore) en H264 et 1080p, le logiciel met à peu près 75 minutes. A cela, rien d'étonnant : notre configuration de test dispose d'une carte graphique et de pilotes compatibles CUDA, et VideoStudio gère l'accélération matérielle via la carte graphique (le logiciel est également compatible avec ATI Stream).

Corel VideoStudio Pro X3 : notre avis :

Simple d'utilisation, robuste, réactif, VideoStudio X3 serait-il le meilleur compromis pour le grand public ? On serait tenté de répondre positivement. Corel a visiblement amélioré l'ergonomie de son produit, tout en conservant ses autres qualités. Les utilisateurs aux besoins un peu plus pointus préfèreront peut être Vegas, mais pour la plupart des usages grand public, VideoStudio X3 fera tout à fait l'affaire. Un classique qui se bonifie avec les années.

Corel Video Studio Pro X3

Les plus
+ Très simple d'utilisation
+ Accélération matérielle de l'encodage
+ Gestion du son multi canal
Les moins
- Peu de nouvelles fonctionnalités
- Module Video Studio Express gadget
- Module de titrage perfectible
Ergonomie
Fonctionnalités
Performances
5


Cyberlink PowerDirector 8

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L'année dernière, Cyberlink nous avait séduit avec un PowerDirector 7 souffrant de quelques défauts mais d'une qualité globale relativement bonne, profitant notamment d'une ergonomie plutôt bien pensée. L'éditeur taiwanais remet le couvert avec une version 8 qui s'annonce prometteuse. Au programme : upscaling HD hérité de PowerDVD, stabilisation automatique de l'image ou encore prise en charge de CUDA et ATI Stream.

Cyberlink PowerDirector 8 : Interface

L'interface de PowerDirector 8 n'évolue pas énormément en surface et on peut la qualifier de classique mais efficace, empruntant notamment à Pinnacle Studio. On retrouve donc une vue en trois panneaux. La partie supérieure est divisée en deux avec un panneau offrant l'accès aux différents éléments (fichiers vidéo, titres, transitions, effets...). Celui-ci est affublé d'une barre d'onglets semblable à celle de Studio. À droite, on trouve l'aperçu du projet et les contrôles de navigation. La partie inférieure est réservée au banc de montage. L'interface est décomposée en 4 onglets : Capture, Editer, Produire et Créer un disque.

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On remarque en revanche deux améliorations plutôt bienvenues. La première est la prise en charge du bi-écran, absent des versions précédentes. La deuxième concerne la possibilité de redimensionner librement les panneaux et d'accorder ainsi davantage d'espace au banc de montage. Enfin, on remarquera que Cyberlink a nettement amélioré la précision du curseur de zoom de la ligne de temps. Pour le reste, on retrouvera les particularités du logiciel de Cyberlink et notamment la barre contextuelle permettant d'accéder aux principales fonctionnalités concernant l'élément sélectionné.

Cyberlink PowerDirector 8 : Acquisition et importation de vidéos

L'acquisition n'a pas bougé dans la version 8 de PowerDirector. On retrouve donc les mêmes sources prises en charge : camescope DV/HDV, tuner analogique ou numérique, webcam, source audio, DVD ou camescope AVCHD. Détail appréciable : seules les sources disponibles sont activées, les autres étant grisées. Le module offre toujours un fonctionnement des plus classiques: il est possible de fixer une limite de temps ou de taille à la séquence capturée, de visualiser l'espace disque disponible via un graphique comme dans Studio, et évidemment de contrôler le périphérique DV ou HDV depuis l'interface.

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Cyberlink PowerDirector 8 : Montage

Le banc de montage de PowerDirector 8 propose toujours deux modes de visualisation : story-board ou ligne de temps. Par rapport à la version 7, on regrettera que le mode storyboard n'ait subi aucune amélioration : il est donc toujours impossible de s'en servir pour effectuer des opérations aussi basiques que l'ajout d'effets ou de transitions.

La principale amélioration en matière de montage réside dans le module d'édition des clips. Celui-ci affiche le clip en question dans une fenêtre dédiée où il est possible d'ajouter un point d'entrée et de sortie précis. L'interface se complète, dans la version 8, d'un curseur permettant d'afficher une portion du clip accompagnée vignettes de prévisualisation selon un intervalle allant de tranches de 10 secondes à une seule image, ce qui facilite l'édition précise à l'intérieur d'un même clip. L'outil de découpage multiple, permettant de sélectionner plusieurs segments dans un clip, bénéficie également de cette amélioration.

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Contrairement à d'autres logiciels comme Premiere Elements ou Corel VideoStudio Pro, on regrettera toujours la nécessité de passer par un menu dédié pour réduire ou allonger la vitesse d'un clip. En revanche, cette possibilité se voit complétée par trois outils d'édition « avancée » : la rotation des clips (idéal pour les utilisateurs d'appareils photo numériques qui ont tendance à tenir leur appareil en mode portrait), le recadrement avec possibilité d'éditer des trajectoires et des images clés, et l'inversion de la vidéo (pour les nostalgiques des Nuls ?).

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PowerDirector ne propose qu'une piste vidéo principale, mais offre également une piste d'incrustation Picture in Picture. La version Ultra que nous avons testée permet d'ajouter jusqu'à 9 pistes PiP. Le logiciel gère celles-ci de manière assez intuitive grâce à un module permettant de modifier facilement la forme du masque et le déplacement de l'image incrustée grâce à des chemins prédéfinis que l'on peut personnaliser en ajoutant ou modifiant des images clé. Par rapport à la version 7, ce module n'a pas vraiment bougé à part une petite refonte cosmétique et de quelques micro améliorations comme le réglage de l'opacité du masque.

Pour les utilisateurs pressés, on trouvera toujours divers modes d'automatisation de la bande-son (via la technologie SmartSound), de remonter un clip selon une bande-son, ou encore de créer, à partir d'un ou plusieurs clips, un montage complet selon différents styles. Comme d'habitude, ce type de fonctionnalité sera utile pour gagner du temps, mais produira des résultats très impersonnels.

Cyberlink PowerDirector 8 : effets, transitions et titres

Power Director 7 s'avérait assez fourni en transitions et en effets et la version 8 ne faillit pas à la règle, au contraire. Ainsi, aux nombreux effets disponibles, vient s'ajouter un module de génération de particules permettant de générer des feux d'artifice, des pluies d'étoiles ou des fontaines d'étoiles multicolores. Expliqué comme tel, le concept peut paraître effrayant, mais l'implémentation est plutôt bien vue : le module permet de choisir un élément de base parmi de nombreuses images disponibles (étoiles, flammes, cœurs, notes de musique...), de sélectionner un mode de diffusion (à partir d'un point, sous forme de pluie, ou de rayonnement), de positionner les sources de particules dans l'image et enfin d'influer sur de nombreux paramètres (intensité, vagues, vitesse, gravité...). L'effet est à utiliser avec parcimonie étant donné les résultats extrêmement kitsch qu'il peut occasionner, mais il faut reconnaître que Cyberlink propose ici une fonctionnalité amusante et originale.

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Les effets de la version précédente ne subissent pas d'amélioration fondamentale. Ils sont toujours aussi nombreux et peuvent être ajoutés à un clip en particulier (par glisser/déposer sur celui-ci) ou à tout un segment du film via la piste d'effets dédiée. On notera que certains effets bénéficient d'optimisations spécifiques pour les cartes graphiques dans la version 8. Les transitions n'ont pas bougé : elles sont nombreuses, variées et proposent des effets intéressants (à utiliser avec modération, comme d'habitude). On appréciera les couleurs moins criardes de leurs aperçus.

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Au niveau des titres, on profite là encore d'un module privilégiant une certaine simplicité d'utilisation. Le logiciel propose de nombreux styles de polices et des animations prédéfinies assez faciles à intégrer. Les plus paresseux trouveront évidemment des titres prédéfinis. Notons au passage que PowerDirector bénéficie comme son prédécesseur de la DirectorZone, un espace communautaire où les utilisateurs peuvent proposer leurs modèles de titres, de menus de disques ou encore d'effets de particules. Comme tout contenu communautaire, sa qualité peut être variable, mais cette ressource peut s'avérer utile.

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Cyberlink PowerDirector 8 : Gestion du son

Au niveau du son, on ne notera pas d'améliorations fondamentales. Le logiciel propose une piste de commentaires et une piste de fond sonore par défaut, et permet d'ajouter deux pistes musicales supplémentaires. Une table de mixage est disponible pour régler le niveau et le panoramique des différentes pistes vidéo et des deux pistes son. On notera pour chaque piste deux boutons permettant de créer automatiquement des fondus en ouverture et en fermeture. En outre, le logiciel propose évidemment l'édition de la courbe de volume au sein des clips audio et vidéo, avec ajout de points. Au rang des améliorations, on notera la possibilité de convertir une bande-son stéréo en surround lors de la création d'un disque (voir plus bas).

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Cyberlink PowerDirector 8 : Exportation et gravure

PowerDirector 8 se montre très complet au niveau de ses possibilités d'exportation. Le logiciel permet d'exporter ses montages sous forme de fichier (AVC, MPEG-1, MPEG-2, AVI, MPREG-4, WMV, RM et MOV), la réexportation vers un camescope et la publication sur YouTube ou Facebook. Le logiciel propose en outre une prise en charge exhaustive de la gravure de disques sur VCD, DVD, Blu-ray et DVD AVCHD. Plusieurs modèles de menus sont disponibles et peuvent être modifiés. L'utilisateur peut également créer ses propres menus, mais l'éditeur proposé manque de précision malgré une certaine simplicité. On appréciera en revanche le réglage assez simple d'options telles que le sens de navigation (menu ou premier titre au démarrage du disque, lecture de tous les titres ou uniquement de celui sélectionné...). Déjà proposé dans une mise à jour mineure de la version 7, on retrouve enfin la prise en charge de l'accélération matérielle via CUDA ou ATI Stream pour l'encodage des vidéos.

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Cyberlink PowerDirector 8 : Performances

PowerDirector 8 semble se comporter correctement au niveau des performances. Le logiciel n'atteint jamais les consommations gargantuesques de Premiere Elements 8 et l'interface, si elle semble toujours souffrir d'une certaine mollesse, nous a paru un peu plus réactive que celle de la version 7.

En ce qui concerne l'encodage d'un projet de 10 minutes (avec transitions, titres, effets et bande sonore) en H264 et 1080p, PowerDirector profite lui aussi de son accélération CUDA : le projet est encodé en 33 minutes sur notre configuration de test ! En revanche, les bénéfices semblent limités concernant l'occupation du processeur, largement supérieure à celle de VideoStudio Pro : 93% ! La consommation mémoire est correcte avec environ 690 Mo. C'est plus que VideoStudio X3 mais moins que tous les autres !


Cyberlink PowerDirector 8 : Notre avis

Que manque-t-il à PowerDirector 8 ? Comme son prédecesseur, le logiciel de Cyberlink nous a séduits par sa facilité d'utilisation, alors que plusieurs défauts constatés avec la version 7 ont été corrigés dans cette nouvelle mouture. On regrettera peut-être une gestion du son des plus basiques, notamment au niveau du son multi-canal. Plutôt destiné à un usage familial ou personnel, il marche ouvertement sur les plates-bandes de Pinnacle Studio et confirme son intérêt pour des utilisateurs cherchant un produit simple capable de produire des résultats efficaces. Problème : la dernière version de VideoStudio Pro fait aussi bien voire mieux dans à peu près tous les domaines, reléguant PowerDirector un cran en dessous. Les utilisateurs cherchant une plus grande complexité devront quant à eux passer leur chemin et se tourner vers Magix Video Deluxe ou Vegas Movie Studio.

Cyberlink PowerDirector 8

Les plus
+ Simple d'utilisation
+ Nombreux effets et transitions
+ Fonctionnalités assez complètes
+ Encodage rapide (accélération matérielle)
Les moins
- Manque de réactivité
- Gestion du son rudimentaire
- Effets un peu kitsch (générateur de particules)
Fonctionnalités
Ergonomie
Performances
2.5


Magix Video Deluxe 16 Premium

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L'allemand Magix est fidèle au poste avec sa mise à jour annuelle de Video Deluxe. Après une version 15 qui inaugurait une nouvelle interface, la version 16 du logiciel apporte quelques nouveautés comme la gravure sur Blu-ray ou la stabilisation automatique des vidéos.

Magix Video Deluxe 16 Premium : Interface

Magix Video Deluxe reprend l'interface de la version précédente trait pour trait. Ça n'est pas un mal puisque cette dernière était en net progrès par rapport aux versions antérieures et affiche un espace de travail des plus classiques, mais d'une grande clarté. La disposition générale répond aux standards habituels de Pinnacle Studio ou PowerDirector : on retrouve les trois onglets correspondant aux tâches d'acquisition, de montage et d'exportation.

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L'espace de montage est divisé, logiquement, en trois parties : une fenêtre de prévisualiation, un panneau permettant d'accéder aux médias, aux effets, aux transitions et aux titres et le banc de montage (en mode ligne de temps ou story-board). La navigation dans les bibliothèques d'éléments s'effectue assez simplement grâce à un système d'onglets et de sous-menus. Comme pour la version précédente, on appréciera la possibilité de désolidariser ou maximiser les différents espaces, ainsi que la présence de préréglages de l'espace de travail en mode multi-écran.

Magix Video Deluxe 16 Premium : Acquisition

Pas de surprise au niveau de l'acquisition : le logiciel gère les mêmes périphériques que la version précédente. Magix fait toujours preuve d'une certaine exhaustivité dans ce domaine et la version 16 ne fait pas exception à la règle. On trouve ainsi parmi les sources disponibles les caméscopes DV, HDV, AVCHD et analogiques, cartes de capture ou encore webcams et même les tuners TV. Le module révèle malheureusement une mauvaise surprise au bout de nos tests d'acquisition HDV : une activation (gratuite) est nécessaire pour pouvoir bénéficier des codecs MPEG ! Cette manie du logiciel en kit ne semble décidément pas s'arrêter chez Magix...

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Magix Video Deluxe 16 Premium : Montage

Le banc de montage propose deux modes story-board (affichage des vignettes uniquement ou affichage des transitions et des effets) et une ligne de temps. En ce qui concerne cette dernière, on retrouve la particularité de Magix Video Deluxe par rapport à ses concurrents : le logiciel ne propose pas de pistes spécifiques pour la vidéo, la bande-son ou l'incrustation, mais de multiples pistes aux usages non prédéfinis. Cela peut être déroutant pour l'utilisateur néophyte qui ne saura pas forcément où placer ses éléments, mais la version 16 apporte au moins la possibilité de spécifier le nombre de pistes à utiliser dans le projet (on en trouve tout de même 32 par défaut !).

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La manipulation des clips est toujours aussi agréable et bénéficie d'un détail emprunté à Vegas de Sony : l'ajout automatique d'un fondu enchainé lors de la superposition de deux clips. La plupart des autres logiciels de montage nécessitent le glisser/déposer de la transition. On apprécie également la présence de poignées permettant de régler facilement l'opacité ou le volume sonore d'un clip par simple modification de la courbe. En revanche, Magix n'a pas été inspiré de toucher à certains points comme l'extension temporelle d'éléments ou au scrubbing audio, toujours pas implémenté automatiquement. L'exécution de ces fonctionnalités passe toujours par un système d'outils peu pratiques disposés dans une barre aux icônes moins parlantes que les boutons textuels de PowerDirector, par exemple.

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Pour finir sur la partie montage, le mode multi caméra, inauguré avec la version 15, demeure de la partie. Rappelons qu'il permet, à partir de séquences tournées avec plusieurs caméras simultanées, d'effectuer un montage en direct comme le ferait un réalisateur de télévision. L'opération nécessite une synchronisation des bandes sons. Celle-ci peut s'effectuer automatiquement ou manuellement à partir d'un bruit de clap par exemple.

Magix Video Deluxe 16 : Effets, transitions et titres

Pas de nouveauté dans Magix Video Deluxe 16 au niveau des transitions et des effets. On retrouve ainsi les qualités de l'organisation par onglets où l'on trouve facilement ce que l'on cherche... et les défauts concernant notamment les effets : on aurait aimé que Magix sépare effets « cosmétiques » et réglages de l'image. Ceci dit, le logiciel se rattrape sur l'animation des effets où on bénéficie d'une interface plutôt bien pensée pour ajouter des images clé. A noter qu'au niveau des effets, Magix prend exemple sur son concurrent Pinnacle en proposant une version Premium fournie en plug-ins supplémentaires. On appréciera notamment l'inclusion du stabilisateur d'image proDAD Mercalli Expert mais on trouvera également plusieurs autres effets d'incrustation proDAD. Si le cadeau est appréciable, il donne droit, là encore, à une activation supplémentaire ! (c'est une manie...). Dans la mesure où l'utilisateur a payé pour sa version Premium, pourquoi diable ne pas lui fournir tout le contenu dès l'installation du logiciel ? Egalement fourni en effets supplémentaires, Pinnacle Studio 14 ne pose pas ce problème.

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Comme dans tout logiciel de montage, la question de la qualité des effets et des transitions se posent : comme d'habitude, on rappellera que la plupart de ces éléments sont à utiliser avec parcimonie tant ils peuvent donner un côté kitsch à vos vidéos. Le choix proposé par Magix est néanmoins équivalent à celui de ses concurrents. Pour les amateurs de sobriété, il ne sera même pas nécessaire de s'aventurer dans la bibliothèque des transitions pour appliquer fondus en ouverture, en fermeture ou enchainés puisque la manipulation des clips se suffit à elle-même pour effectuer ces opérations : superposition de deux clips pour créer un fondu enchainé et déplacement des poignées supérieures du clip pour créer un fondu en ouverture ou en fermeture.

En ce qui concerne les titres, le module dispose de nombreux styles prédéfinis que l'on peut glisser/déposer sur la ligne de temps, mais s'avère un peu moins pratique à l'usage que Premiere Elements ou PowerDirector pour éditer le style des polices ou les animations. En revanche, la version 16 apporte un aperçu en temps réel des modifications plutôt bien vu.

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Magix Video Deluxe 16 Premium : Gestion du son

La gestion du son fait partie des points forts de Magix Video Deluxe et la version 16, si elle n'apporte pas d'améliorations dans ce domaine, ne fait pas exception. On retrouve ainsi la possibilité d'appliquer plusieurs filtres à un objet audio particulier (réduction du bruit ou du souffle, égalisation, compression...), mais également à une piste entière via un rack d'effets emprunté aux logiciels musicaux de Magix (Music Maker et Music Studio). De même, la piste principale bénéficie d'un rack de masterisation incluant un égaliseur à 4 bandes, un compresseur, un limiteur et un outil d'amélioration de la stéréo. Pour finir avec les outils issus de Music Maker/Studio, on retrouve dans la version 16 les deux synthétiseurs Drum&Bass et Atmos permettant respectivement de créer des boucles rythmiques et des sons d'ambiance.

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Magix Video Deluxe gère le son multicanal de manière assez complète. Outre l'importation de pistes sonores Dolby Digital, on dispose comme par le passé d'un outil de spatialisation du son, permettant de répartir chaque piste sonore sur les 5 haut-parleurs d'un système 5.1. Cette fonctionnalité pratique et visuelle remplace le panoramique classique lorsqu'elle est activée. Il vous faudra bien entendu une carte son compatible et des pilotes Direct Sound ou ASIO.

Magix Video Deluxe 16 Premium : Exportation et gravure

La nouveauté principale de Magix Video Deluxe 16 en matière d'exportation réside dans la possibilité de graver les films produits sur disque Blu-ray, en utilisant le codec MPEG2. Les disques simple et double couche sont pris en charge et des options avancées permettent de contrôler les paramètres d'encodage. Le logiciel propose un nouveau module de création de DVD plutôt simple d'utilisation : plusieurs thèmes sont proposés et l'utilisateur dispose d'un mode Edition assez complet permettant d'ajouter des boutons, de personnaliser leur action, ou encore d'agrémenter ses menus d'un arrière-plan, d'une vidéo, d'une bande-son ou encore d'une vidéo d'introduction. Malheureusement, le module souffre d'un gros manque de réactivité qui rend les opérations poussives, et son interface est pour le moins étrange, mobilisant toute la largeur de l'écran pour une zone d'édition assez réduite. La nouveauté est là, cette fois, mais la copie est à revoir ! D'autres possibilités d'exportation permettent de convertir le projet dans de multiples formats (AVI, DV AVI, MPEG, Quicktime, MPEG4, Windows Media...) et de le publier sur YouTube ou Vimeo.

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Magix Video Deluxe 16 Premium : Performances

Durant notre utilisation, Magix Video Deluxe 16 nous a paru moyennement gourmand. Il semble néanmoins plus stable dans son occupation qu'un Premiere Elements pouvant grimper jusqu'à près d'un gigaoctet sans que l'on sache vraiment trop pourquoi. Au niveau de la réactivité, l'interface ne souffre pas de problème particulier en dehors du module d'exportation DVD/Blu-ray. En revanche, le logiciel se retrouve fréquemment dans les choux lors de la prévisualisation d'une transition.

En ce qui concerne les performances en encodage, le logiciel s'acquitte de l'exportation d'un projet de 10 minutes (avec transitions, titres, effets et bande sonore) en H264 et 1080p en plus de 90 minutes, avec une consommation en mémoire avoisinant les 720 Mo et un processeur mobilisé à 80%.


Magix Video Deluxe 16 Premium : Notre avis :

Après un Video Deluxe 15 qui améliorait considérablement le bilan parfois moyen de l'éditeur, Magix Video Deluxe 16 semble se reposer sur ses lauriers. Certes, Magix n'a rien cassé par rapport à la version précédente, mais en dehors de quelques améliorations comme la prise en charge du Blu-ray, le logiciel évolue finalement assez peu et les principales nouveautés résident dans l'ajout de plug-ins externes. Assez complet mais toujours un peu complexe pour l'utilisateur néophyte, il bénéficie néanmoins d'une interface plutôt bien faite. Les nouveaux venus pourront le considérer comme un choix à prendre en compte, mais la mise à jour ne sera peut-être pas indispensable pour les utilisateurs de la version 15. Une meilleure stabilité constatée pourra éventuellement faire pencher la balance.

Magix Video Deluxe 16

Les plus
+ Interface modulable
+ Stabilité en progrès
+ Montage multi caméras
+ Gestion du son complète
Les moins
- Peu de nouveautés
- Un peu complexe pour le néophyte
- Activations multiples agaçantes
Fonctionnalités
Ergonomie
Performances
3

Pinnacle Studio HD 14

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Bénéficiant d'une grande simplicité d'utilisation mais d'une certaine rigidité, Pinnacle Studio revient en version 14 (sautant la 13 sans doute par superstition). Quelques nouveautés au niveau de l'interface et de la prise en charge HD font leur apparition. Voyons ce qu'il en est réellement.

Pinnacle Studio HD 14 : Interface

Pinnacle Studio 14 bénéficie d'une légère refonte dans son interface. Légère car sa disposition générale ne change pas. On retrouve ainsi les composants caractéristiques du logiciel : les trois onglets Importer, Editer et Créer un film, la barre d'onglets verticaux permettant de jongler entre les vidéos, les effets, les transitions ou encore les titres, et le banc de montage en mode story-board ou ligne de temps. Malheureusement, si cette interface reprend les qualités de la version précédente, elle en reproduit également le principal défaut : la navigation toujours aussi insupportable dans les dossiers où l'on a vite fait de perdre son chemin. On notera tout de même une nouveauté : un panneau « Dossier de projet » permettant d'afficher les vidéos, photos et pistes sonores présentes dans un projet, ou d'en ajouter directement par glisser/déposer. On appréciera également la possibilité d'ajouter des vidéos, photos ou pistes audio à un dossier favoris pour les trouver plus facilement, ou d'afficher un élément dans l'explorateur Windows. Ces petits ajouts compensent quelque peu les lacunes de l'interface originale.

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Sur un plan plus cosmétique mais néanmoins important pour la lisibilité, on note quelques améliorations. Ainsi, les boutons et onglets arborent un look beaucoup plus sobre et on est enfin débarrassé de cette idée farfelue de disposer les boutons de contrôle de la vidéo en arc de cercle. L'aspect « flashy » disparaît au profit de tons de gris dans la lignée des logiciels concurrents, ce qui permet de se concentrer davantage sur le projet.

Pinnacle Studio HD 14 : Importation de vidéos

Pinnacle Studio 14 inaugure un nouveau module d'importation de vidéos. Plutôt pensé jusqu'ici pour l'importation depuis un caméscope (analogique ou numérique), le nouveau module revoit sa copie pour s'étendre à l'importation de photos et de vidéos depuis des appareils photo numériques. L'interface est plutôt agréable même si on se demande pourquoi elle s'ouvre dans une fenêtre distincte depuis l'onglet Importer de la fenêtre principale. On retrouve les fonctionnalités d'acquisition des versions précédentes dont la détection automatique des scènes après acquisition.

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En ce qui concerne les appareils numériques et autres mini caméras vidéo de type Flip, le module affiche le contenu sous forme de vignette qu'il suffit de cocher pour les sélectionner à l'importation. Il est également possible d'obtenir un aperçu de la photo ou de la vidéo en plein écran. Dernière nouveauté au niveau de l'acquisition : la possibilité de réaliser de l'animation image par image à partir d'un caméscope, avec un outil plutôt bien pensé permettant de superposer à l'image en cours de capture les « frames » précédentes pour placer correctement ses objets. Les animateurs « à l'ancienne » apprécieront.

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Pinnacle Studio HD 14 : Montage

La partie montage ne subit pas d'amélioration significative dans la version 14 de Pinnacle Studio. On retrouve ainsi les deux modes (story-board et ligne de temps) et la même disposition du banc de montage. Contre vents et marées, Pinnacle Studio continue à être le seul logiciel de montage vidéo dans sa gamme de prix à limiter volontairement son usage à deux pistes vidéo : une piste principale et une piste d'incrustation (PIP ou fond vert). Pinnacle/Avid part du principe que c'est suffisant pour le public visé.

Pour pallier cette limitation, Studio propose un ensemble de compositions prédéfinies assez complexes et plutôt efficaces : les montages. Déjà présents dans la version 12, ils permettent de disposer en quelques clics d'animations personnalisables à partir de photos ou de vidéos à déposer dans des zones prévues à cet effet. La version 14 s'enrichit de nouveaux modèles. La mise en œuvre de ces montages est assez simple et on appréciera le fait de pouvoir paramétrer de manière assez précise la transition avec l'élément vidéo suivant ou précédent pour les insérer de manière transparente dans son projet.

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Pour le reste, la gestion des clips est assez classique : on retrouve les outils de découpage de la version 12, ainsi que ses marqueurs de temps qui permettent de basculer rapidement vers différentes parties du projet. En revanche, on aurait souhaité que la mise à jour simplifie l'extension temporelle des clips mais il n'en est rien : cette action se trouve toujours à un endroit assez illogique : les effets vidéo ! Terminons sur une note positive : la gestion des incrustations, que ce soit en picture in picture ou en chroma key (fond vert), est assez simple : insérez un clip dans la piste d'incrustation, double cliquez dessus et vous pourrez paramétrer la taille de l'objet, sa bordure ou encore son placement dans l'image.

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Pinnacle Studio HD 14 : Effets, transitions et titres

Quoi de neuf dans les transitions et effets ? Sur la forme, pas grand-chose. On retrouve un accès rapide à un catalogue de transitions assez fourni, et dont la navigation se voit simplifiée dans cette version 14, par la présence d'un ascenseur vertical, là où les versions précédentes nécessitaient de basculer entre plusieurs pages. L'application des transitions se fait par glisser/déposer entre deux clips et le logiciel cale évidemment le second automatiquement. En revanche, toujours pas de fondu enchainé automatique par superposition de deux clips. Dommage... Concernant la qualité des transitions, pas grand-chose à signaler : les classiques sont là, tout comme les transitions un peu plus lourdes, à utiliser avec parcimonie.

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Particularité de Studio 14 : les effets ne se trouvent pas au même endroit que les transitions mais en ouvrant la boite à outils vidéo, un module un peu trop caché dans le banc de montage, par une icône peu explicite. Une fois trouvés, on apprécie l'interface assez claire permettant de les appliquer et de les paramétrer. Un double clic sur l'effet appliqué donne accès à ses paramètres que vous pourrez modifier au moyen de curseurs assez clairs. C'est aussi depuis ce panneau que vous pourrez ajouter des images clé pour effectuer des interpolations. Comme pour les versions précédentes, l'édition Ultimate de Studio propose plusieurs effets supplémentaires, signés Red Giant. Pour cette version, on notera particulièrement ToonIt, qui permet d'obtenir un rendu « cartoon » assez réussi, Particular qui ajoute comme son nom l'indique un générateur de particules, ou encore Knoll Light Factory, un générateur d'effets de lumière.

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Terminons par les titres : le module des versions précédentes, pas franchement des plus ergonomiques, est toujours de la partie. Néanmoins, il est complété par un autre éditeur permettant de réaliser des titres animés assez sympathiques à partir d'animations prédéfinies pour l'entrée, l'emphase et la sortie. Les effets proposés sont assez originaux, notamment pour réaliser des intertitres style « bande-annonce ». Le module fonctionne avec une ligne de temps permettant, un peu à la manière d'un Flash très simplifié, d'ajouter des calques (texte ou formes) et de régler la durée des différentes phases d'animation. En revanche, la version Ultimate n'inclut plus le plug-in Boris Graffiti proposé précédemment.

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Pinnacle Studio HD 14 : Gestion du son

La gestion du son ne subit aucun changement dans Pinnacle Studio 14, mais on ne s'en plaindra pas, puisque le logiciel propose, tout comme Magix Video Deluxe, des possibilités assez complètes en la matière, et notamment une gestion du son multicanal assez intuitive. Chaque piste sonore (commentaire, son de la vidéo, musique, effets sonores) peut être positionnée en stéréo mais aussi dans l'espace de manière visuelle, par rapport à une représentation graphique de hauts parleurs.

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Pour le reste, on retrouve les effets audio de la version précédente, réservés pour la plupart à la version Ultimate. Rien de bien extraordinaire au programme mais les classiques sont là : égaliseur, chorus, réverberation, echo ou encore vieillissement du son. L'interface d'insertion est similaire à celle des effets vidéo. Studio 14 propose enfin une bibliothèque d'effets sonores et la possibilité d'enregistrer un commentaire en direct.

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Pinnacle Studio HD 14 : Exportation des vidéos

Si l'importation des vidéos bénéficie d'améliorations bienvenues, l'exportation de vidéos dans Studio 14 souffre en revanche de quelques défauts. Rien à redire sur le nombre d'options proposées : du DVD au Blu-ray en passant par l'exportation dans de multiples formats ou la publication sur YouTube, tout y est ! Les reproches à adresser se situent plutôt au niveau de l'implémentation du module qui laisse à désirer. Ainsi, on ne définit pas les thèmes de menus pour les disques au cours de la phase d'exportation, mais dans la phase de montage, où ils sont rangés dans la même barre d'outils que les transitions ou les titres ! De même, si le logiciel propose de nombreuses préselections pour des appareils tels que l'iPod, la PS3 ou la Xbox 360, ceux-ci sont présentés comme de simples sous catégories des types de fichiers tels que DivX, AVI ou MPEG4. L'intérêt de disposer de préselections est justement de pouvoir choisir le type d'appareil sans savoir au préalable les formats qu'il gère.

Pinnacle Studio HD 14 : Performances

Pinnacle Studio 14 n'est pas le logiciel de montage le moins gourmand et son impact se fait parfois ressentir, sans atteindre les proportions de Premiere Elements. Concernant l'encodage d'unprojet de 10 minutes (avec transitions, titres, effets et bande sonore) en H264 et 1080p, il se situe à des niveaux semblables à ceux de Magix Video Deluxe (environ 760 Mo et 86% d'occupation du processeur) mais prend tout son temps : il nous a fallu près de 170 minutes pour exécuter la tâche !

Pinnacle Studio HD 14 : Notre avis :

La version 14 de Pinnacle Studio, sans être révolutionnaire, est une mise à niveau relativement conséquente, qui revoit quelques points, notamment le module d'importation et la gestion des titres. On aurait aimé que Pinnacle/Avid corrige également des défauts persistants du logiciel tels que son explorateur de fichiers toujours aussi chaotique (même si plusieurs fonctionnalités viennent le compléter). Toujours aussi simple d'utilisation, Studio ne change pas son fusil d'épaules et constituera une bonne solution pour l'utilisateur n'ayant pas envie de maîtriser un banc de montage trop complexe. En revanche, ses possibilités pourront paraître limitées aux yeux d'utilisateurs plus pointus qui chercheront une solution multi-pistes plus flexible, d'autant plus que Corel marque un point au niveau de la simplicité d'utilisation avec la version X3 de VideoStudio Pro.

Pinnacle Studio 14

Les plus
+ Utilisation enfantine
+ Nouveaux module d'importation
+ Titrage simplifié
+ Nombreux contenus (Ultimate)
Les moins
- Pas de vrai multipiste
- Léger manque de réactivité
- Interface un peu rigide
Fonctionnalités
Ergonomie
Performances
4

Sony Vegas Movie Studio 9

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La gamme de Sony Creative Software, issue du rachat de l'éditeur Sonic Foundry, se divise comme celle d'Adobe en déclinaisons professionnelles et grand public de ses logiciels phares, à savoir Sound Forge (éditeur audio), Acid (création musicale à base de boucles) et Vegas (montage vidéo). L'éditeur propose des versions grand public de ses logiciels, mais il faut préciser que ces versions sont plutôt des éditions bridées des produits Pro, dont ils conservent donc l'interface plutôt abrupte (mais très intéressante si on fait l'effort de s'y plonger). Sony commercialisant toujours Vegas Movie Studio 9, la version « familiale » de Vegas Pro 9, nous revenons sur cette version vieille de plus d'un an maintenant, mais s'imposant toujours comme une référence pour qui souhaite des possibilités un peu plus pointues que celles d'un Pinnacle Studio.

Sony Vegas Movie Studio 9 : Interface

A la question : « L'interface de Vegas Movie Studio a-t-elle évolué pour séduire un public plus large ? », nous nous devons de répondre immédiatement par la négative. Vegas Movie Studio 9 est donc, comme ses prédécesseurs, une simple déclinaison de Vegas et non un logiciel conçu pour le grand public comme peut l'être Premiere Elements par rapport à Premiere Pro. Cela permet immédiatement de situer le logiciel : Vegas Movie Studio n'est pas une solution de montage à mettre entre toutes les mains et si vous cherchez avant tout la simplicité, optez pour Pinnacle Studio ou PowerDirector.

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En soi, l'interface de Vegas n'est pas particulièrement mal conçue. Nous verrons par la suite qu'elle est même souvent d'une grande efficacité. Néanmoins, il s'agit clairement d'une interface de logiciel pour professionnel avec une multitude de petites icônes, des panneaux et des onglets à répétition, et un look assez austère aux couleurs Windows standard. Deuxième différence fondamentale : on ne trouvera pas ici les fameux « onglets Studio », découpant le travail de montage en trois tâches principales. Les tâches d'acquisition ou d'exportation devront s'effectuer depuis les menus. En dehors de cette orientation « pro », la disposition n'est pas fondamentalement différente des autres logiciels de notre comparatif : on retrouve une partie supérieure incluant la bibliothèque d'éléments et l'aperçu vidéo et une partie inférieure affichant le banc de montage. Comme dans Magix Video Deluxe 15, tous les éléments peuvent être désolidarisés et réorganisés à loisir, un bon point pour ceux qui souhaitent personnaliser leur espace de travail ou pour les utilisateurs de configurations multi écran. Signalons tout de même que la complexité de l'interface est contrebalancée par un excellent module d'aide qui vous guide pas à pas, directement dans l'interface du logiciel, pour entreprendre les principales actions : les pistes sont entourées, les boutons sont pointés du doigt, bref ce système d'aide est tellement intuitif qu'on se demande pourquoi toutes les aides contextuelles ne fonctionnent pas de la sorte !

Sony Vegas Movie Studio 9 : Acquisition

Vegas Movie Studio 9 gère l'acquisition de séquences depuis un caméscope DV ou HDV, mais pas depuis une source analogique. Le module de capture est des plus succincts, mais propose exactement ce qu'il faut : un aperçu vidéo, des boutons pour contrôler le caméscope et quelques paramètres permettant de saisir directement l'entrée et la sortie de timecode et la longueur de la séquence à capturer. Le logiciel gère également l'importation de vidéos depuis un caméscope AVCHD ou un caméscope à DVD, depuis une carte mémoire, ou encore de nombreux formats de fichiers audio et vidéo et d'images (MP4, AIFF, MPEG 1 et 2, Quicktime, WMV, MP3, GIF, PSD, JPEG...).

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Sony Vegas Movie Studio 9 : Montage

La version Movie Studio de Vegas comporte une limitation majeure par rapport à la version Pro : le logiciel ne peut pas gérer plus de 4 pistes. Comme nous l'avons dit précédemment, ce devrait être largement suffisant pour des projets personnels. Par défaut, trois pistes sont déjà occupées par la vidéo, la piste de superposition et la piste de titrage. Il est donc possible d'ajouter encore une piste vidéo à celles-ci. Cette limitation vaut également pour les pistes audio. Par rapport à Studio, Premiere Elements ou même Magix Video Deluxe, on remarquera l'absence de mode « story-board ». La seule manière d'éditer des vidéos dans Vegas Movie Studio est de passer par la ligne de temps. Heureusement, celle-ci est très agréable à utiliser : il est notamment possible de régler individuellement la hauteur des pistes et du banc de montage dans son ensemble.

La manipulation des clips est proche de ce que propose Magix Video Deluxe (ou l'inverse) : on retrouve ainsi la possibilité de réaliser automatiquement des fondus enchainés en chevauchant deux clips et de créer des fondus en ouverture et en fermeture en saisissant les coins de la piste audio ou de la piste vidéo. Autre point positif : s'il est possible de réduire ou augmenter la taille des clips en saisissant leurs extrémités, la même manipulation en enfonçant la touche Ctrl permet de réaliser automatiquement une extension temporelle, sans avoir à activer un mode spécifique ou à ouvrir une boite de dialogue.

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Sony Vegas Movie Studio 9 : Transitions, effets et titres

La gestion des transitions de Vegas Movie Studio est assez étrange, car elle passe nécessairement par la création d'un fondu enchainé comme nous l'avons vu précédemment : avant de pouvoir insérer votre transition, vous devrez donc chevaucher deux clips en déplaçant le second vers la gauche. Puis, dans la zone de transition créée (par défaut un fondu enchainé), vous pouvez ensuite glisser/déposer une transition parmi celles proposées dans la bibliothèque d'événements. Cela n'est pas compliqué et là encore très bien expliqué par l'aide contextuelle, mais peut être déroutant pour un habitué de Pinnacle Studio ou PowerDirector qui chevauchent automatiquement les deux clips. Les transitions sont très nombreuses, bien rangées, et peuvent être personnalisées de manière assez avancée, avec modification des paramètres de chaque transition et possibilité d'ajouter des images clé. On appréciera également la clarté des aperçus animés de chaque transition, le tout permettant de trouver facilement ce que l'on cherche.

La gestion des effets est également un modèle du genre : le panneau propose des effets nombreux, variés et rangés par ordre alphabétique. Chaque effet propose de nombreux préréglages accompagnés d'aperçus très parlants, basés sur l'image d'un œil avant et après l'effet. L'édition des effets se fait, comme pour les transitions, depuis une fenêtre pop up très pratique qui liste les effets appliqués au clip (que l'on peut cocher ou décocher), permet de régler leurs paramètres et gère l'ajout d'images clé. On pourra reprocher en revanche le choix d'une icône minuscule et peu visible dans un coin du clip pour accéder ultérieurement à ce panneau.

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Le module de titrage, pour finir, est des plus rudimentaires, comme dans la version précédente, mais a le mérite d'être assez efficace sur certains points. Le module de création de générique a notamment la bonne idée de séparer le fond de la forme, en proposant un tableau dans lequel vous saisissez les éléments de votre générique en spécifiant au préalable le type d'élément (titre ou texte à une ou deux colonnes). Comparé à ce que propose la version Pro de Vegas, ou même les autres logiciels du comparatif, on reste tout de même sur sa faim.

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Sony Vegas Movie Studio 9 : Gestion du son

Au niveau de la gestion du son, la bonne surprise vient de la possibilité de créer des projets en son 5.1. Dans ce cas, le banc de montage laissera apparaître quatre pistes audio supplémentaires : Avant, centre, LFE et Arrière. En outre, les pistes Voix, Musique et Effets Audio sont alors agrémentées d'un module permettant de modifier visuellement leur spatialisation en fonction des 5 hauts parleurs.

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Le logiciel permet également l'ajout d'effets maison et d'effets au standard VST. Créé par Steinberg pour son séquenceur Cubase, le format VST est devenu un standard universel dans le domaine des plug-ins d'effets et les musiciens pourront ainsi utiliser leurs reverbs, compresseurs et autres égaliseurs préférés. L'interface d'application des effets audio est semblable à celle des effets vidéo.

Sony Vegas Movie Studio 9 : Finitions : montage automatique et exportation

Que propose Vegas pour les monteurs paresseux ? Au niveau du son, on trouvera un module de création de bande sonore automatique. Baptisé CineScore Studio, celui-ci fonctionne selon le modèle vu précédemment, c'est-à-dire avec un choix de morceaux et de variations. On notera cependant la qualité des morceaux fournis et des paramètres intéressants permettant de faire varier l'arrangement au fil du morceau, ou de modifier le type de fin (fondu en fermeture, fin abrupte...). Il faut néanmoins savoir que la version standard de Movie Studio ne propose que deux thèmes sonores, la version Premium ajoutant dix thèmes supplémentaires.

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Passons à l'exportation, domaine dans lequel Vegas est en revanche assez fourni. Le logiciel gère ainsi la gravure sur CD Rom, VCD, DVD et Blu-ray, l'exportation aux formats AVI, MPEG1, MPEG2, Quicktime, WMV ou encore AVC, l'exportation vers une PSP ou encore la publication sur YouTube (y compris en HD depuis la dernière mise à jour mineure 9.0c) ou sur AcidPlanet, le site communautaire de Sony Creative Software. Si l'ajout de YouTube est bienvenu, on s'étonnera encore de l'absence de présélections pour iPod (même si on craint de comprendre la solidarité avec la division baladeurs de Sony) Pour ce qui est de la création des menus, Sony a opté pour une solution également dérivée de son offre professionnelle puisque Vegas Movie Studio intègre une version bridée de son logiciel DVD Architect, une solution complète d'authoring DVD, assez puissante, mais là encore pas des plus simples à aborder, alors qu'arrivé à ce stade du montage, on souhaiterait avoir simplement à choisir un thème et laisser un assistant faire le reste. On notera tout de même l'absence d'authoring Blu-ray : si la fonctionnalité n'était pas généralisée l'an dernier, tous les concurrents de Vegas Movie Studio permettent aujourd'hui d'exporter ses films sur ce support.

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Sony Vegas Movie Studio 9 : Performances

Nous avons vu au cours de notre test que Vegas ne brillait pas par la richesse graphique de son interface. Cette austérité a peut-être une contrepartie : le logiciel est d'une grande réactivité et s'avère très stable. Lors de nos tests, nous n'avons constaté aucun blocage ou bug gênant. En ce qui concerne l'impact sur les performances, il reste également dans la moyenne : l'occupation mémoire se situe autour des 600 Mo avec l'encodage projet de 10 minutes en HDV (1080i) et la consommation CPU atteint des pics de 90%. Lors de l'édition, la consommation atteint à peu près 300 Mo, avec quelques pics d'utilisation du processeur.

Sony Vegas Movie Studio 9 : Quid de la mise à jour ?

Contrairement aux autres logiciels de ce comparatif, Vegas Movie Studio n'a pas connu, cette année, d'évolution majeure (la version 9.0 n'était déjà pas bien fournie en nouveautés par rapport à la précédente...). Néanmoins, depuis la publication de Vegas Movie Studio 9, Sony Creative Software a publié plusieurs mises à jour mineures, dont la dernière, la version 9.0c, apporte quelques corrections de bugs ainsi que l'exportation en HD vers YouTube. Les versions précédentes, 9.0a et 9.0b avaient quant à elles apportées des améliorations à la prise en charge HD, avec notamment la possibilité d'exporter de la vidéo AVCHD en 1920x1080 sur la version Platinum de Vegas Movie Studio, et des révisions des performances en lecture pour les formats AVCHD et HDV. Vegas continue à évouluer, mais pour le moment uniquement dans la version Pro qui a récemment connu une mise à jour 9.0d, apportant notamment la prise en charge des tailles d'images 4096x4096, de nouveaux effets vidéo, ou encore l'ajustement automatique de la qualité des prévisualisations.

Sony Vegas Movie Studio 9 : Notre avis :

Il est difficile d'émettre un avis tranché sur Vegas Movie Studio. Tout dépend de l'utilisateur : il est clair que le logiciel n'est absolument pas destiné à un néophyte. D'un autre côté, pour peu que l'on prenne la peine de passer outre son interface austère, Vegas révèle des trésors d'ergonomie et s'avère très efficace pour réaliser rapidement certaines tâches. En outre, l'interface est certes austère, mais elle est en contrepartie très réactive, et complétée par un système d'aide contextuelle très efficace. On recommandera donc Vegas Movie Studio aux vidéastes amateurs disposant déjà d'une certaine expérience, ou à ceux qui n'ont pas peur de faire des efforts d'apprentissage, ceux-ci étant souvent récompensés. Un mot tout de même sur l'intérêt de cette version 9 : on ne peut pas dire que les quelques fonctionnalités ajoutées par rapport à la version précédente (exportation vers YouTube, intégration de CineScore, nouveaux assistants) soient réellement suffisantes pour justifier une mise à jour. Si vous êtes déjà satisfaits de Vegas Movie Studio 8, vous pourrez peut-être vous permettre d'attendre une mise à jour plus consistante...

Sony Vegas Movie Studio 9

Les plus
+ Fonctionnalités très complètes
+ Stable et réactif
+ Gestion des clips agréable
+ Interface modulable
Les moins
- Interface un peu austère
- Très peu de nouveautés
Fonctionnalités
Ergonomie
Performances
5


Final Cut Express 4

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Avec Sony Vegas et Adobe Premiere, Final Cut d'Apple fait partie des logiciels déclinés en version pro et « grand public ». Néanmoins, l'approche d'Apple pour Final Cut Express est plus proche de celle de Sony que de celle d'Adobe : FCE n'est pas un logiciel spécifiquement conçu pour le grand public ou l'amateur avancé, mais une version bridée de Final Cut Pro reprenant exactement la même interface, mais avec quelques fonctionnalités en moins. Nous détaillerons ici les fonctionnalités communes aux deux versions. Précisons que si Final Cut Pro a connu une mise à jour en version 7 à la rentrée 2009, c'est toujours la version 4 de Final Cut Express qui est proposée par Apple à ce jour.

Final Cut Express 4 : Interface

Disons le tout de suite : pour un utilisateur néophyte, Final Cut est tout sauf simple à approcher. Outre son côté assez austère rappelant davantage Mac OS Classic, l'interface du logiciel est clairement destinée aux professionnels ou semi-pro, et la philosophie de celle ci est radicalement différente de l'approche « Capturer / Editer / Exporter » chère aux logiciels grand public pour Windows. On retrouve donc un banc de montage en mode ligne de temps uniquement, et plusieurs panneaux que l'on peut agencer à loisir selon ses préférences. Cette disposition déroutante au premier abord peut toutefois être maitrisée : il faut surtout maîtriser le fait que le panneau en haut à gauche permet d'accéder aux éléments importés (vidéo, audio...) ou aux effets, qui regroupent sous un même onglet transitions vidéo, transitions audio et effets.

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On note également deux fenêtres de prévisualisation. La première permet de prévisualiser un élément, tandis que la seconde sert à prévisualiser le projet en cours de montage. C'est là encore perturbant, mais on s'y fait ! On note tout de même que l'interface de Final Cut semble bien austère. Il s'agit certes d'un logiciel professionnel, mais Logic, l'application musicale pro d'Apple bénéficie d'une interface unifiée nettement plus agréable : pourquoi ne pas s'en inspirer ? Peut être pour ne pas bouleverser les habitudes...

Final Cut Express 4 : Acquisition et importation

Apple n'est pas connu pour s'embarrasser d'options multiples et sa prise en charge au niveau de l'importation de vidéos est fidèle à la politique de l'éditeur : le logiciel se contente de l'essentiel. On pourra ainsi importer depuis des caméscopes à cassettes DV ou HDV via Firewire, ainsi que depuis des caméscopes AVCHD. La prise en charge de l'AVCHD est en revanche réservée aux utilisateurs de processeur Intel (Final Cut Express fonctionne toujours sur PowerPC).

Final Cut Express 4 : Montage

Contrairement aux autres logiciels de montage « grand public » (peut-on vraiment l'appeler ainsi ?), Final Cut Express ne propose pas de mode Storyboard pour assembler rapidement des clips et leur ajouter des transitions. En revanche, il n'est pas nécessaire de passer par la ligne de temps pour des opérations simples, grâce au mode « Overlay » assez intuitif. Le principe est simple : en glissant/déposant une séquence vers la fenêtre de prévisualisation, une fenêtre apparaît en superposition. Celle ci permet d'insérer le clip à la position en cours, d'écraser les clips existants, ou encore de le superposer dans une autre piste vidéo.

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Rien à signaler sur la ligne de temps, si ce n'est des intitulés pas forcément évidents, là encore, pour le néophyte. Les pistes vidéo sont labellisées V, et les pistes audio A. Pas de distinction entre les pistes musicales, de commentaires, de titre ou d'incrustation. Quid de l'incrustation, justement ? Celles ci peuvent être gérées dans les détails via le panneau Animation. En cliquant sur un clip, une série de réglages sont disponibles : échelle, rotation, position, présence d'une ombre portée, opacité ou encore déformation. Chacun de ces réglages dispose de l'ajout d'images clés, avec la possibilité d'affiner les animations en modifiant les points de la courbe qui relie les images clé.

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En ce qui concerne l'extension temporelle, il faudra passer par le menu contextuel d'un clip pour accélérer ou ralentir sa vitesse de lecture. On pourra ajouter un effet d'accélération du clip, en ligne droite ou avec une courbe adoucissant l'effet.

Final Cut Express 4 : Transitions, effets et titres

Final Cut étant un logiciel pro (ou semi pro pour Final Cut Express), il s'avère un peu moins « tape à l'œil » en matière de transitions et d'effets qu'un outil spécialement conçu pour éditer des films de vacances. On y trouvera tout de même un catalogue tout ce qu'il y a de plus complet, mais l'accès à ces éléments s'effectue depuis une arborescence dépliable plutôt austère : pas de prévisualisation des transitions. En outre, les transitions sont d'un style plutôt sobre, ce dont on ne se plaindra pas forcément, les transitions étant souvent d'assez mauvais goût. En revanche, les animations proposées sont assez basiques et on n'aurait pas craché contre quelques effets un peu plus évolués. On se consolera avec l'éditeur de transition très réussi, permettant de caler les animations au millimètre près grâce à une représentation graphique des deux plans (que l'on retrouve depuis dans iMovie 09), ainsi qu'une série de curseurs destinés à régler les paramètres de la transition.

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Il en va de même pour les effets : on dispose d'une batterie de filtres applicables par glisser/déposer sur un clip : réglages de couleur et de l'image, déformations, estampages, effet vieux film ou téléviseur mal réglé, stroboscope, effet ralenti... La sélection semble exhaustive ! Comme pour l'animation des clips, un passage par l'onglet « Filtres » d'un clip auquel on a ajouté un effet donne accès à une série de paramètres, chacun associé à une ligne de temps permettant d'ajouter des images clé afin de créer des animations. Pour certains filtres, le panneau risque vite de se transformer en tableau de bord mais avec un peu de pratique, l'interface propose une grande souplesse pour paramétrer un effet dans les moindres détails.

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Terminons cette partie par les titres, où l'austérité de l'interface intégrée pourra rebuter l'utilisateur néophyte. Celui ci aura néanmoins la possibilité d'utiliser les titres prédéfinis répondant à l'essentiel des besoins. S'il vous prend des envies de personnalisation, sachez que les titres sont des éléments comme les autres, et qu'ils peuvent donc être animés et agrémentés des mêmes effets que n'importe quel clip en incrustation. Outre les titres « simples », on trouve des titres 3D un peu plus évolués via le plug-in Boris intégré au logiciel. La version Express inclut également LiveType, une application dédiée permettant de créer des titres pour vos projets avec beaucoup plus de simplicité. Le module permet de créer des titres animés via une interface dédiée et de renvoyer le résultat vers le logiciel de montage sous forme de clips. L'inclusion de ce module permet de pallier l'absence de Motion, le logiciel de compositing présent dans Final Cut Studio (dont l'usage dépasse largement la création de titres).

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Final Cut Express 4 : Gestion du son

En ce qui concerne le son, Final Cut Express permet d'ajouter jusqu'à 99 pistes audio, mais ne gère pas le son multi-canal (la version Pro bénéficie notamment de l'application Soundtrack pour réaliser des bandes sonores en surround). On appréciera en revanche la simplicité d'édition à même la ligne de temps, grâce à la définition de courbes et l'ajout de points directement dans les clips. Le logiciel propose également une sélection imposante de filtres audio et de transitions fonctionnant sur le même principe que leurs équivalents vidéo.

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Final Cut Express 4 : Exportation et partage

Il faut préciser que la version Express de Final Cut n'intègre pas de module d'authoring DVD, contrairement à Final Cut Studio (qui intègre DVD Studio Pro). Cela pourrait être dommage si Apple ne proposait pas déjà une solution d'authoring « light » avec tous ses Mac avec iDVD. Certes, le logiciel de la suite iLife est au point mort : il n'a pas connu de réelle évolution depuis la version 06 ! Inutile de chercher, par exemple, une quelconque prise en charge Blu-ray. Néanmoins, il demeure un moyen simple et efficace de créer des DVD. Par ailleurs, FCE permet d'exporter un projet en vidéo Quicktime ou de réenregistrer un projet vers un caméscope DV ou HDV. Là encore rien d'extraordinaire.

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Final Cut Express 4 : Performances

D'une manière générale, on peut noter qu'une machine musclée est nécessaire pour faire fonctionner Final Cut de manière confortable. Sur un projet à peu près similaire à ceux réalisés lors de nos tests sous Windows, le logiciel consomme à peu près 300 Mo avec une utilisation du processeur équivalente à 60%. Le rendu de la séquence en MP4 s'effectue en une heure.

Quelles différences entre Final Cut Express et Final Cut Studio ?

Final Cut Express est la version bridée de Final Cut Pro. Cette dernière est uniquement disponible au sein de la suite Final Cut Studio, et comprend plusieurs différences avec le logiciel « grand public ». Celles ci concernent essentiellement des codecs pro, des outils pour professionnels, ainsi que certaines fonctionnalités comme le montage multi-caméras, absent de FCE (on le trouve pourtant dans un logiciel grand public comme Magix Video Deluxe sous Windows) ou quelques subtilités comme un nombre d'opération d'annulations inférieur (32 dans FCE contre 99 dans FCP).

Néanmoins, plus que les différences entre FCE et FCP, ce sont surtout les autres composants de la suite Final Cut Studio qui manqueront dans la version Express : la solution d'authoring DVD Studio Pro, le logiciel de compositing Motion ou encore l'éditeur audio multi-pistes Soundtrack. Ces outils n'ont pas grand intérêt pour l'utilisateur occasionnel, mais on regrettera peut être davantage l'absence de Compressor, un logiciel bien pratique pour convertir des vidéos.

Final Cut Express 4 : Notre avis :

Final Cut Express est sans aucun doute indispensable pour un utilisateur souhaitant faire du montage « traditionnel » sans investir dans Final Cut Studio ou Premiere Pro. L'approche d'iMovie « nouvelle génération » est certes novatrice, et le logiciel a su s'améliorer depuis la version 08 très moyenne, mais Final Cut permet un degré infiniment plus important de flexibilité. Le néophyte devra néanmoins s'accrocher : l'interface est loin d'être adaptée au grand public et nécessitera une certaine maitrise (et de bons yeux pour lire les polices de très petite taille). En outre, on regrettera l'absence de gestion du son multi-canal dans la version Express.

Final Cut Express 4

Les plus
+ Fonctionnalités complètes
+ Mode overlay original
+ Effets et transitions très détaillés
+ Interface modulable...
Les moins
- ... Mais complexe pour un néophyte !
- Prix un peu élevé
- Pas de son multi canal
- Pas d'authoring DVD intégré
Ergonomie
Fonctionnalités
Performances
4

Conclusion

Les années passent et les logiciels de montage sont fidèles au poste : à l'exception de Vegas Movie Studio, la version grand public de Vegas Pro, les 5 concurrents que sont Premiere Elements, Corel VideoStudio, PowerDirector, Video Deluxe et Pinnacle Studio proposent leur mise à jour annuelle (avec un peu de retard pour Corel VideoStudio X3).
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Arrivé avec un peu de retard, Corel VideoStudio X3 a bien fait d'arriver après ses concurrents, puisque la nouvelle version est une réussite totale ! L'interface remaniée est très agréable et si les fonctionnalités ne subissent pas de révolution, le logiciel demeure solide et bénéficie, en plus de sa simplicité d'utilisation, de très bonnes performances pour les utilisateurs de cartes graphiques compatibles avec l'accélération matérielle CUDA ou Stream (nous n'avons pu tester que la première). C'est sans aucun doute le meilleur compromis que l'on puisse trouver sur le marché.
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Cette arrivée tardive modifie la donne. Précédemment, nous avions distingué Vegas Movie Studio 9 pour les plus « pointus » et Pinnacle Studio 14 pour le grand public. Ce dernier ne démérite pas, mais il nous semble désormais un cran en dessous du logiciel de Corel pour qui cherche une solution de montage à la fois simple et puissante. VideoStudio se place également en concurrence frontale avec PowerDirector 8 : le logiciel de Cyberlink a bénéficié d'une mise à jour corrigeant la plupart de ses défauts, mais il n'y a pas grand chose qu'il fasse mieux ou plus simplement que VideoStudio X3.

Reste Magix, Sony et Adobe. Pour le premier, on reste un peu sur notre faim avec une version 16 qui n'apporte pas grand chose par rapport à la version 15. Si vous ne venez pas du logiciel allemand, sachez que c'est une solution un peu plus complexe qu'un Pinnacle ou un Corel, plus proche de Vegas dans son approche. Ce dernier reste notre préféré pour les utilisateurs les plus pointus : son interface est certes assez austère mais il demeure toujours aussi souple, léger et efficace. Seul bémol : Sony semble se reposer sur ses lauriers. Malgré quelques mises à jour mineures apportant notamment l'exportation en AVCHD, Vegas Movie Studio n'a pas évolué depuis bien longtemps.

Quid du prix de ces logiciels ? Ils se situent dans des fourchettes assez proches, entre 79 et 99 euros pour la plupart. Attention à certains pièges cependant : Vegas Movie Studio 9 existe dans une version standard à 49 euros, mais celle ci ne permet pas de créer des vidéos HD. Une autre version bon marché, labellisée HD, permet l'export AVCHD mais pas la création de disques ! De même, la version la plus complète de Pinnacle Studio (la fameuse édition Ultimate, qui intègre des plug-ins supplémentaires ainsi que quelques bonus comme un drap vert pour les incrustations) dépasse la barre des 100 euros.

Enfin, du côté du Mac, la concurrence est loin d'être aussi pléthorique que sous Windows. Final Cut règne en maitre avec une version Pro uniquement concurrencée par Premiere Pro (dont nous aurons l'occasion de reparler à la sortie de la version CS5) et une version Express plus limitée, seule sur ce segment entre le semi pro et l'amateur éclairé. Bien qu'un peu rebutant et tout de même assez cher (199 euros !), Final Cut Express s'avère très souple et puissant, et satisfera sans doute les utilisateurs trop limités par iMovie.

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Modifié le 02/04/2020 à 11h41
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