
La prochaine grande étape pour l'OLED est sur le point de se concrétiser ! Selon ETnews, qui relaie cependant une source non-officielle, LG Display aurait réussi à produire son "dream OLED panel" grâce au PhOLED bleu.
L'utilisation de molécules phosphorescentes bleues permettrait de produire des dalles OLED plus économes en énergie, tout en augmentant leurs performances sur de nombreux éléments clés. C'est la prochaine grande évolution à venir pour l'OLED.
PhOLED bleu, c'est quoi et pourquoi c'est important ?
Déjà employé pour les pixels OLED rouges et verts, la technologie PhOLED recourt à un matériau organique électrophosphorescent, en lieu et place des molécules fluorescentes. Si jusque-là la production de pixels PhOLED verts et rouges n'a pas posé de défis majeurs aux constructeurs, le bleu, avec sa longueur d'ondes plus courte, est beaucoup plus complexe à mettre en œuvre. Le grand défi pour les chercheurs de l'Universal Display Corporation (UDC) a donc été de stabiliser la molécule afin d'augmenter la durée de vie à hauteur des attentes d'un produit destiné au grand public.
25 juin 2024 à 10h03
L'UDC est la principale société qui développe aujourd'hui ces matériaux phosphorescents. Plus tôt cette année, il a été dit que le développement du PhOLED bleu aurait du retard et ne serait pas prêt pour 2024. LG Display semble néanmoins avoir pris de l'avance en développant un panneau Tandem OLED qui, via l'empilement de deux structures OLED combinant des matériaux bleus fluorescents et phosphorescents, pourrait être mis sur le marché plus tôt que prévu.
Il faut dire que le jeu en vaut la chandelle ! L'utilisation de PhOLED bleus dans les écrans OLED sera sans nul doute la prochaine grande étape pour cette technologie d'affichage, après avoir connu deux grandes évolutions d'un côté avec le Micro Lens Array (MLA) de LG Display, et de l'autre avec le QD-OLED de Samsung Display.
L'utilisation d'un matériau phosphorescent bleu serait susceptible de gommer les faiblesses de l'OLED. Il promet ainsi des économies d'énergie de l'ordre de 20 à 30 % par rapport aux technologies actuelles, économies qui permettraient de réduire la chauffe et par conséquent d'allonger la durée de vie des dalles qui restent aujourd'hui sujettes au risque de burn-in. Cela pourrait aussi profiter à la qualité d'image, grâce à une luminosité plus élevée et une réduction de la bride de l'ABL (Automatic Brightness Limiter), ainsi qu'à une couverture plus large des espaces colorimétriques.
Une grande nouvelle pour LG Display, tout comme pour Samsung
Comme vous pouvez vous en douter, cette technologie PhOLED, adaptée aux pixels bleus, est très prometteuse. Le matériau organique fourni par UDC améliorerait l'efficacité lumineuse de 25 % à 100 %, ce qui signifie qu'aucune chaleur ne sera produite pour rien.
07 janvier 2022 à 17h30
Avec son QD-OLED, Samsung Display a de quoi être particulièrement intéressé par cette technologie. Pour rappel, les dalles QD-OLED utilisent une source de lumière autoémissive bleue, passant ensuite au travers d'un filtre Quantum-Dot pour produire les couleurs à afficher à l'écran. En plus de collaborer avec UDC pour ce matériau bleu, Samsung travaille également de son côté depuis le rachat de Cynora en 2022, une société qui développe des matériaux TADF (Thermally Activated Delayed Fluorescence), un émetteur à haut rendement, activé thermiquement.
Aucun calendrier, ni commentaire officiel, n'a pour le moment été publié par LG Display à propos de son Tandem OLED. Une chose semble toutefois certaine : la technologie OLED s'apprête, dans les mois et années à venir, à de nouveau faire un bond en avant.
Pour aller plus loin
En attendant la révolution du PhOLED bleu, découvrez deux des meilleurs téléviseurs OLED de l'année : le LG C4 avec ses PhOLED rouges et verts et le Samsung S95D avec sa source autoémissive bleue.
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Article intéressant, les technos d’écrans sont complexes à comprendre et encore plus à expliquer.
Par déduction, je présume que la matière phosphorescente, qui émet donc de la lumière après en avoir reçu (c’est le propre de la phosphorescence), pourra donc afficher de la lumière sans avoir besoin constamment d’énergie ? Par un procédé d’électroluminescence ?
Le procédé à l’œuvre est un peu plus complexe que celle de la phosphorescence « classique », il s’agit ici d’un phénomène d’électroluminescence avec des photons émis, soit via des matériaux fluorescents ou phosphorescents. Par conséquent, oui, il y a un besoin constant en énergie.
La différence entre ces deux matériaux, comme tente de le vulgariser l’article (peut-être trop rapidement), c’est l’efficacité quantique interne (IQE), autrement dit le rapport entre le nombre de photons générés à l’intérieur du matériau émetteur et le nombre d’excitons créés à partir de l’énergie électrique fournie. Avec un IQE proche de 100 % pour le matériau phosphorescent, contre 25 % pour le fluorescent, s’en dégage les bénéfices indiqués dans l’article. J’espère que c’est un peu plus clair
Wow ! Ça c’est de l’explication !
Merci, c’est un peu plus clair. Pour les détails, je laisse ça aux scientifiques. Vulgariser le fonctionnement de la lumière et des matériaux luminescents est tout sauf évident.