
Phénomène rare ou réel sujet à inquiétude ? Inhérent aux dalles OLED, le burn in fait toujours parler de lui et est encore vu par beaucoup comme un frein à l’achat d’un écran OLED. Est-ce à raison et faut-il réellement s’en soucier ? Nous avons réuni quelques éléments de réponse pour tenter d’y voir un peu plus clair.
L’OLED a beaucoup évolué ces dernières années. Intégrée à de nombreux produits, de nos smartphones à nos téléviseurs, cette technologie d’affichage s’est largement démocratisée, si bien qu’on la retrouve désormais sur des moniteurs PC et écrans gaming, mais aussi sur laptops et autres consoles portables.
Depuis la première publication de ce dossier, le paysage a sensiblement évolué : LG Display a inauguré une nouvelle architecture de dalle dite « Tandem », le test au long cours de Rtings a livré son verdict après trois années de torture sur une centaine de téléviseurs, et les garanties couvrant spécifiquement le burn-in se sont largement répandues sur les moniteurs OLED, jusqu'à atteindre quatre ans chez certains constructeurs. Autant de nouveautés qui méritaient une mise à jour complète de ce dossier. Alors, en 2026, faut-il toujours craindre le marquage en achetant un écran OLED ?
Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont répondu à notre enquête sur le marquage OLED. Vos retours nous ont permis d’y voir plus clair sur la situation, de mieux comprendre la déception induite par ce phénomène chez de nombreux utilisateurs et de constater les dégâts sur des séries de téléviseurs plus ou moins récentes. Nous remercions également tous ceux qui nous ont envoyé des images de leur téléviseur marqué et donné leur autorisation pour les utiliser afin d'alimenter le dossier qui suit.
Qu’est-ce que le burn in et à quoi est-il dû ?
Le burn in, pour résumer
Comme c’était auparavant le cas avec les écrans plasma, et avant eux les écrans à tubes cathodiques, l’OLED peut lui aussi être sujet au phénomène de burn in, une rétention d’image d’abord temporaire, qui peut devenir permanente dans certains cas. En clair, les éléments statiques d’une image affichée trop longtemps peuvent continuer d’apparaitre en surimpression sur l’écran. Dans le meilleur des cas, cela ne durera qu’un court instant, hélas le marquage de la dalle peut aussi devenir permanent, cela se produit généralement après plusieurs milliers d’heures à revenir sur des programmes où les mêmes éléments statiques apparaissent.

Le burn in dans le détail
Contrairement aux affichages LCD qui utilisent un rétroéclairage, les écrans OLED disposent de pixels auto-émissifs, capables de produire leur propre lumière. Pour ce faire, ils utilisent des matériaux organiques qui, sous l’effet d’un champ électrique, vont produire les fameux photons : c’est le principe d’électroluminescence. C’est au niveau des sous-pixels que la couleur est créée, avec des structures horizontales de type WRGB (quatre sous-pixels) qui ont recours à une couche émissive blanche dans le cas des dalles fabriquées par LG Display, là où Samsung Display a recours à une couche émissive bleue et une structure RGB qui est donc constituée de trois sous pixels disposés en triangle pour ses dalles QD-OLED.

Le burn in est tout simplement causé par la dégradation de ces matériaux organiques. Exposés à une luminosité et à des températures élevées, ils vont progressivement se dégrader, de manière inégale la plupart du temps, pour la simple raison que certains pixels vont être plus sollicités que d’autres en fonction du contenu affiché à l’écran. Par conséquent, les images affichant des contenus lumineux statiques participent à cet inexorable processus de dégradation.
Pour vous donner un autre exemple concret, l’image ci-dessous, issue des tests de burn-in menés par Rtings, montre parfaitement la dégradation inégale des sous-pixels.
Le sous-pixel rouge a ici été beaucoup plus sollicité que les autres au niveau du logo CNN, tandis que le bandeau blanc de la chaine d’information en continu laisse lui aussi une surimpression sur l’image. Logiquement, l’affichage d’une mire de gris à 50 % nécessitant l’usage de l’ensemble des sous-pixels, montre bien ce phénomène de dégradation inégale. Pour information, précisons que ces tests menés par le site spécialisé ne constituent en rien un usage normal de ces téléviseurs, mais au contraire des conditions extrêmes de diffusion en boucle d'un même contenu, 20 heures sur 24, dans le cadre d'un test au long cours sur lequel nous reviendrons en fin de dossier.
Certes, il est vrai que tous les écrans OLED sont amenés à se dégrader dans le temps, rien n’est éternel et le problème du burn in laissera toujours un doute. Il y a toutefois une bonne nouvelle, car si l’OLED s’est largement amélioré ces dernières années en matière d’intensité lumineuse notamment, de gros efforts ont également été réalisés au sujet du burn in. Naturellement, ces deux évolutions ne vont pas l’une sans l’autre puisqu’il aurait été impossible pour les fabricants d’augmenter le pic lumineux si la rétention d’image était encore l’une des problématiques majeures avec l’OLED. Alors, comment ont-ils fait pour réduire au maximum les risques de burn in, et devez-vous toujours craindre ce phénomène en achetant un téléviseur, ou un écran PC qui affichera de nombreuses zones statiques à l’image ?
Quelles solutions les constructeurs ont-ils trouvées pour prévenir le marquage des dalles OLED ?
Vous l’aurez compris, le burn in est un phénomène auquel l’OLED sera toujours potentiellement sujet. La question est toutefois de savoir si les écrans actuellement produits sont toujours aussi sensibles au marquage permanent et si vous risquez de le rencontrer durant le laps de temps où vous conservez votre téléviseur, moniteur, ou autre écran OLED.
Des améliorations matérielles constantes
Depuis le lancement de cette technologie d’affichage sur le marché, les constructeurs ont mis plusieurs solutions en œuvre afin de réduire les risques au maximum. Les progrès les plus importants ont été le fruit de recherches sur les matériaux organiques. Elles ont permis d’améliorer significativement l’efficacité lumineuse de ces derniers, mais aussi de les rendre chimiquement plus stables, ce qui a eu pour conséquence d’améliorer leur résistance thermique. En outre, les modèles les plus lumineux ont aussi le droit à des dissipateurs thermiques qui permettent d’évacuer la chaleur de manière optimale, et donc d’éviter la dégradation prématurée des matériaux, comme c'est le cas du LG OLED G3 ci-dessous.
Le Tandem OLED, une réponse structurelle au problème
L'évolution la plus significative de ces derniers mois nous vient de LG Display. Après avoir misé sur les micro-lentilles (MLA) pour doper la luminosité de ses dalles, le fabricant coréen a opéré un virage technique avec sa structure Primary RGB Tandem, inaugurée en 2025 sur le LG OLED G5 et que l'on retrouve également sur le Panasonic Z95B ou le Philips OLED+950. Le principe : empiler quatre couches de matériaux organiques émetteurs (deux bleues, une verte, une rouge) chaque couleur primaire disposant désormais de sa propre couche d'émission indépendante.
Au-delà du gain spectaculaire en luminosité (plus de 2 300 cd/m² mesurés sur le G5, soit environ le double de la génération précédente), cette architecture présente un intérêt direct pour la question qui nous occupe : en répartissant l'effort lumineux sur plusieurs couches, chacune d'elles fonctionne avec une densité de courant réduite. Moins de courant par couche, c'est moins de chaleur et moins de stress infligés aux matériaux organiques, et donc une dégradation ralentie. LG Display revendique au passage une efficacité énergétique en hausse d'environ 20 % par rapport à la génération MLA.
Attention toutefois aux petites lignes : sur le G5, seules les diagonales de 55 à 83 pouces profitent de cette dalle Tandem, les versions 48 et 97 pouces conservant une structure classique. Et précisons que le Tandem réduit le risque de marquage sans l'éliminer : les matériaux restent organiques, et la physique de leur usure demeure la même.
Des solutions logicielles efficaces ?
D’un autre côté, les constructeurs qui ont recours à des dalles OLED ont développé des solutions logicielles pour prévenir le marquage. Leurs noms diffèrent selon les marques, mais l’objectif est le même. On trouve ainsi des fonctions de décalages de pixels (pixels shifting) : généralement imperceptibles à l’œil, elles consistent à faire varier légèrement la position des pixels dans différentes directions, à intervalles réguliers. De cette manière, l’utilisation des pixels est plus uniforme, permettant à certains pixels de ne pas être exposés à des zones d’image statiques trop longtemps.
Autre fonction importante : le nettoyage ou rafraichissement des pixels. Il s’agit d’une fonction automatique qui va se lancer lorsque le téléviseur est en veille, sur des cycles plus ou moins longs selon la durée d’utilisation de la dalle. Un nettoyage des pixels survient ainsi au bout de quelques heures d’utilisation, cumulées ou non, dès lors que l’on éteint son téléviseur. Un nettoyage avec un cycle plus long et en profondeur est généralement proposé à l’utilisateur au bout de plusieurs centaines ou milliers d’heures d’utilisation.
Outre ces deux fonctions principales, nous avons vu naitre plus récemment des fonctions à base d’intelligence artificielle qui peuvent grandement aider à diminuer les risques de burn in. C’est notamment le cas de la détection de logo qui analyse et détecte automatiquement les zones statiques afin d’abaisser leur luminosité. Bien d’autres méthodes ont été adoptées par la majorité des constructeurs, on pense par exemple à l’affichage automatique d’un fond d’écran animé lorsque le téléviseur ne détecte pas de signal durant quelques minutes, la réduction globale de la luminosité de l’écran après quelques dizaines de secondes à afficher une image statique, ou encore la détection de la barre de tâche sur certains moniteurs PC qui ont recours à une dalle OLED.
Des garanties burn-in désormais généralisées
Autre évolution notable depuis notre enquête : la couverture du marquage par les garanties constructeur, longtemps floue voire inexistante, est devenue un véritable argument commercial, en particulier sur le marché des moniteurs. MSI, Asus, Dell (Alienware) et Gigabyte couvrent désormais explicitement le burn-in pendant trois ans sur leurs écrans OLED, et Gigabyte a même franchi un cap au Computex 2026 en annonçant la première garantie burn-in de quatre ans sur son Aorus FO27Q28G, équipé de la dernière dalle Tandem WOLED de LG Display.
Ces engagements en disent long sur la confiance retrouvée des fabricants dans la durabilité de leurs dalles : on imagine mal un constructeur s'exposer à des vagues de remplacements gratuits s'il estimait le risque élevé. Ils fonctionnent d'ailleurs bel et bien dans la pratique : en juin 2026, un utilisateur français rapportait le remplacement gratuit par Dell de son moniteur QD-OLED Alienware, marqué par la barre des tâches de Windows après une trentaine de mois d'usage bureautique intensif (8 à 10 heures par jour), au titre de la garantie de trois ans.
Un conseil s'impose néanmoins : lisez attentivement les conditions. La plupart de ces garanties ne s'appliquent que si les fonctions de protection de la dalle (type OLED Care et équivalents) sont restées activées : une raison supplémentaire de suivre les recommandations que nous détaillons plus bas.
Et sur les moniteurs PC, justement ?
L'usage moniteur reste le plus exigeant pour une dalle OLED : barre des tâches, bords de fenêtres et interfaces figées pendant des heures constituent le pire scénario possible. Les données au long cours commencent toutefois à rassurer. Le test mené par la chaîne Monitors Unboxed sur un MSI MPG 321URX QD-OLED, volontairement malmené pendant 21 mois et plus de 5 000 heures, ne relève qu'une baisse de luminosité de 2 % et des artefacts de marquage apparus tôt mais dont la progression s'est révélée très lente. Le résultat est encourageant, même s’il confirme aussi que l’usage bureautique prolongé reste le scénario le plus risqué pour une dalle OLED.
Pour les utilisateurs bureautiques, deux réflexes simples complètent utilement les protections intégrées : masquer automatiquement la barre des tâches et privilégier le mode sombre du système et des applications.
Quelles sont les précautions à prendre pour éviter le burn in ?
Le problème soulevé par le burn-in est celui de la dégradation des sous-pixels, le marquage est en effet perceptible en raison d’une dégradation inégale, comme précisé précédemment. Nous estimons bien sûr que les utilisateurs ne devraient pas avoir besoin de prendre de disposition particulière pour éviter un quelconque burn in et les solutions offertes par les différents constructeurs devraient théoriquement suffire pour éviter le marquage. Néanmoins, cela ne nous empêche pas de vous prodiguer quelques conseils qui peuvent aider à prolonger la durée de vie de vos écrans OLED.
La base, c’est évidemment de laisser activer toutes les options prévues par le constructeur, que nous avons déjà citées plus haut. Celles-ci permettront d’agir sur les zones statiques en modulant leur luminosité et en décalant les pixels et offrent diverses fonctions de protection qui sont notamment réalisées lorsque le téléviseur est en veille.
Cela nous mène à notre deuxième conseil : ne déconnectez pas votre téléviseur du secteur afin de le laisser effectuer ces opérations de nettoyage lorsqu’il est en veille. Enfin, il est important de s’assurer que le firmware de votre appareil soit à jour. Ce dernier peut contenir des améliorations visant à réduire le risque de burn in.
Pour ceux qui en sont équipés, nous vous conseillons également de recourir à la gestion automatique de la luminosité. Cette fonctionnalité, dont le but est d’adapter le rendu de l’image en fonction de la luminosité ambiante, peut vous permettre d’avoir un usage moins intense en abaissant la luminosité du téléviseur automatiquement lorsque la luminosité baisse dans votre pièce.
Enfin, évitez la diffusion prolongée et répétée d’éléments statiques, par exemple via les chaines d’information en continu. Par diffusion prolongée et répétée, nous entendons par là un usage de plusieurs heures par jour, tous les jours, sur une période relativement longue. Si vous consommez chaque jour le même contenu et de manière prolongée, l'OLED n’est peut-être pas ce qu’il vous faut. Dans ce cas, un téléviseur MiniLED pourra sans doute répondre à vos attentes.
Le burn in est-il toujours à craindre à l’heure actuelle ?
Les générations successives de dalles OLED ont apporté des optimisations importantes pour réduire les risques autant que possible, notamment avec des mesures préventives efficaces. On estime aujourd'hui qu'un marquage permanent peut apparaître lorsque l'écran est soumis à une forte luminosité tout en affichant des zones statiques récurrentes, ce durant plusieurs milliers d'heures. Il peut néanmoins arriver de constater une rétention d'image sur votre écran : celle-ci est temporaire et devrait disparaître après quelques minutes.
Trois ans de torture : le verdict inattendu de Rtings
Le test de longévité mené par Rtings, évoqué plus haut, est arrivé à son terme après trois années et 18 000 heures de fonctionnement quasi ininterrompu sur une centaine de téléviseurs. Son bilan réserve une surprise de taille : sur l'ensemble du panel, 20 téléviseurs sont tombés complètement en panne et 24 ont subi des défaillances partielles… et les OLED s'en sortent mieux que les LCD.
Certes, tous les modèles OLED du test ont fini par présenter du marquage — rappelons qu'il s'agit de conditions extrêmes qui ne reflètent en rien un usage domestique normal. Mais côté LCD, le tableau est plus sombre : les problèmes de rétroéclairage constituent de loin la première cause de panne, et près de 60 % des téléviseurs à rétroéclairage Edge LED ou dépourvus de local dimming ont connu une défaillance totale ou partielle. La conclusion de Rtings mérite d'être méditée : malgré le risque de burn-in, dans le cadre de ce test accéléré, les OLED figurent parmi les téléviseurs les plus résistants du panel, avec moins de pannes que de nombreux LCD. Le burn-in reste une spécificité de l'OLED, mais la fiabilité globale penche désormais du côté des dalles auto-émissives, dont l'architecture plus simple élimine le premier point de défaillance des LCD.
Des dalles inégales à la sortie des usines ?
Ces bons résultats d'ensemble ne doivent toutefois pas occulter une réalité plus contrastée. Si un marquage permanent apparaît alors même que l'utilisation de votre écran n'est pas sortie d'un cadre « normal » d'usage, il y a des chances pour que celui-ci soit affecté par un défaut de fabrication. Dans ce cas, cela ne devrait pas être un problème de faire fonctionner la garantie.
La production des dalles W-OLED comme QD-OLED reste en effet contrainte par de nombreux facteurs en raison de matériaux organiques qui, même s'ils sont plus stables au fil des évolutions, restent particulièrement sensibles, ce pour quoi un grand soin est de mise sur les chaînes de production. Vu les résultats de notre enquête, notamment avec de nombreux témoignages qui font mention d'une utilisation tout à fait normale de leur téléviseur OLED (pas plus de quelques heures par jour, sans forcément afficher beaucoup de contenus statiques et sans être en mode dynamique), sur des modèles récents comme plus anciens, il y a fort à parier que de nombreux modèles font preuve d'une dégradation anormale des sous-pixels qui ne devrait pas avoir lieu aussi prématurément.
La question la plus pertinente qui se pose à nous est finalement de savoir si le niveau d'exigence des contrôles qualité en bout de chaînes de production est suffisamment élevé. Sachant déjà que la fragilité de l'OLED mène à l'évacuation d'un grand nombre de dalles au moment de la production, ce qui entraîne par la même occasion une nette hausse de l'empreinte écologique de cette technologie par rapport au LCD, il est probable que les constructeurs fassent du mieux qu'ils le peuvent, du moins, espérons-le.
Et demain ? Le serpent de mer du bleu phosphorescent
Le sous-pixel bleu demeure le maillon faible de l'OLED : ses matériaux fluorescents, moins efficaces, s'usent plus vite que leurs homologues phosphorescents rouges et verts. Les choses bougent enfin sur ce front : LG Display a annoncé la production industrielle d'une structure Tandem hybride combinant couches bleues fluorescente et phosphorescente, pour l'heure réservée aux petites diagonales, tandis que de nouveaux acteurs comme le sud-coréen Lordin affirment approcher d'un émetteur bleu phosphorescent viable. Sur les dalles de téléviseurs, en revanche, le bleu reste fluorescent en 2026, y compris sur la structure Primary RGB Tandem. L'arrivée du PHOLED bleu sur grandes diagonales constituera très probablement le prochain grand bond en matière de durabilité… et donc de résistance au burn-in.
Ce qu’il faut retenir à propos du burn-in
- Le burn-in reste un phénomène possible sur toute dalle OLED, mais il est aujourd'hui rare en usage normal et survient essentiellement dans le cadre d'une diffusion prolongée de contenus statiques à forte luminosité, pendant des milliers d'heures.
- Les nouvelles architectures de dalles, au premier rang desquelles le Tandem OLED (Primary RGB Tandem) de LG Display, répartissent l'effort lumineux sur plusieurs couches émissives et réduisent mécaniquement le stress subi par les matériaux organiques, sans toutefois éliminer totalement le risque.
- Le test de longévité mené par Rtings pendant trois ans rebat les cartes de la fiabilité : les OLED y ont connu moins de pannes que les LCD, dont le rétroéclairage constitue le premier point de défaillance. Le burn-in reste propre à l'OLED, mais la fiabilité globale n'est plus l'apanage du LCD.
- Les garanties couvrant spécifiquement le burn-in se sont généralisées, jusqu'à trois ans chez MSI, Asus, Dell et Gigabyte, voire quatre ans sur certains moniteurs récents. Elles sont le plus souvent conditionnées au maintien des fonctions de protection activées.
- Les précautions d'usage restent les mêmes : laisser les options de protection actives, ne pas débrancher l'appareil pour lui permettre d'effectuer ses cycles de maintenance en veille, maintenir le firmware à jour et éviter la diffusion très prolongée et répétée d'éléments statiques. Pour un usage massivement statique (chaînes d'information en continu à longueur de journée, bureautique intensive), un moniteur ou un téléviseur MiniLED reste un choix pertinent.