Sony attaque le très haut de gamme LCD avec une approche sensiblement différente de celle adoptée ces dernières années. Le BRAVIA 9 II abandonne le rétroéclairage MiniLED conventionnel au profit d’un système RGB capable de piloter séparément les composantes rouge, verte et bleue. Sur le papier, la promesse est séduisante : augmenter considérablement le volume colorimétrique, maintenir des couleurs saturées à très forte luminance et conserver les avantages traditionnels du LCD en matière de luminosité.

C’est précisément ce que nous avons voulu vérifier avec le Sony BRAVIA 9 II de 75 pouces. Entre son rétroéclairage True RGB, sa forte luminosité annoncée, ses traitements vidéo maison et son positionnement très haut de gamme, ce modèle entend repousser les limites du LCD et venir se mesurer aux meilleures références OLED. Reste à voir ce que cette nouvelle génération apporte réellement à l’image, et si les promesses du RGB MiniLED se vérifient une fois le téléviseur confronté à nos mesures et à nos contenus de test.
- Rendu HDR spectaculaire, avec une très forte luminosité
- Volume colorimétrique remarquable, y compris dans les hautes lumières
- Excellent contraste dans l’axe et traitement vidéo maîtrisé
- Très bon comportement en jeu, avec un input lag réduit
- Antireflet ultra-efficace
- Blooming et color crosstalk perceptibles
- Dégradation assez nette du rendu hors axe
- Calibration SDR perfectible en mode Professionnel
- Seulement deux ports HDMI 2.1
- 120 Hz maximum, un peu juste pour les joueurs PC les plus exigeants
Sony Bravia 9 II : performances et qualité d'image
Nos mesures
Le BRAVIA 9 II marque une évolution importante dans la gamme LCD de Sony. Le constructeur délaisse ici le rétroéclairage MiniLED conventionnel pour ce qu’il désigne comme une technologie True RGB, autrement dit un rétroéclairage dont les composantes rouges, vertes et bleues peuvent être contrôlées séparément. L’objectif est notamment d’aller plus loin en matière de volume colorimétrique : plutôt que de simplement produire beaucoup de lumière, le téléviseur doit être capable de conserver des couleurs riches et saturées lorsque la luminance grimpe fortement.
Sur notre modèle de 75 pouces, ce rétroéclairage prend place derrière une dalle LCD de type VA. Cette combinaison laisse entrevoir un contraste élevé dans l’axe, mais elle place aussi beaucoup de responsabilités sur le système de gradation locale. Avec trois composantes lumineuses à piloter, le défi ne consiste pas seulement à limiter le blooming : Sony doit également empêcher la lumière colorée d’une zone de contaminer celles qui l’entourent.
C’est tout l’enjeu de cette nouvelle génération. Sur le papier, le True RGB promet de réunir une luminosité très élevée, un gamut étendu et un contrôle suffisamment fin du rétroéclairage pour venir concurrencer les meilleurs téléviseurs autoémissifs. Une ambition que nous avons cherché à vérifier aussi bien à l’aide de nos mesures que de nos observations en conditions réelles.
Cliquez ici pour voir nos mesures SDR
Nous avons réalisé nos mesures sur le BRAVIA 9 II de 75 pouces, avec le mode Professionnel comme base de travail.
En SDR, commençons par l’échelle de gris. La température de couleur moyenne s’établit à 6 684 K, une valeur relativement proche de la référence D65. L’équilibre RGB est toutefois moins rigoureux à mesure que la luminance augmente : le rouge décroche progressivement tandis que le vert reste légèrement dominant.
Cette légère dérive se retrouve dans le Delta E moyen sur l'échelle de gris, mesuré à 4,5. C’est une valeur assez élevée pour un mode Professionnel sur un téléviseur de ce niveau. Le gamma moyen atteint pour sa part 2,425. La courbe reste cohérente dans l’ensemble, mais se place progressivement au-dessus de notre cible de 2,4 dans les niveaux les plus élevés.
Le relevé ColorChecker confirme que la précision SDR du Bravia 9 II reste perfectible. Nous obtenons un Delta E moyen de 3,27, avec surtout une large dérive de 11,71 sur le rouge.
La majorité des couleurs reste bien plus proche de la référence, mais cet écart ponctuel montre que la moyenne ne raconte pas toute l’histoire. À l’œil, la dérive reste difficile à identifier clairement sur la plupart des contenus, même si certaines images aux tonalités chaudes nous ont parfois semblé un peu plus appuyées.
La suite de nos mesures en HDR
Passons maintenant au HDR. Le BRAVIA 9 II prend en charge les formats HDR10, HLG et Dolby Vision, y compris Dolby Vision pour le jeu. Comme toujours chez Sony, le HDR10+ reste absent. La certification IMAX Enhanced est également de la partie.
La précision colorimétrique est d’un excellent niveau en HDR. Notre ColorChecker affiche un Delta E moyen de seulement 1,57, largement sous le seuil à partir duquel les écarts deviennent perceptibles. Tout n’est toutefois pas parfait puisque l’écart maximal atteint 7,06 sur le blanc.
C’est évidemment par la luminosité que ce BRAVIA 9 II commence à montrer les muscles. Avec son rétroéclairage True RGB, Sony promet une réserve lumineuse particulièrement importante, et notre modèle de 75 pouces ne déçoit pas sur ce point. Sur notre série de fenêtres HDR, nous relevons environ 3 600 cd/m² à 1 %, près de 4 000 cd/m² à 2 %, avant d’atteindre un maximum d’un peu plus de 4 100 cd/m² sur une fenêtre de 5 %. À 10 %, le téléviseur reste encore aux environs de 3 900 cd/m². Cette réserve s’accompagne d’un suivi EOTF particulièrement propre. La courbe mesurée colle étroitement à la référence sur l’essentiel de la montée en luminance, signe que Sony ne cherche pas simplement à produire l’image la plus lumineuse possible. Le téléviseur respecte correctement l’intention du signal avant d’adapter son comportement à l’approche de ses limites.
La courbe décline ensuite assez logiquement lorsque la surface lumineuse augmente, mais le BRAVIA 9 II conserve une réserve impressionnante. Nous mesurons environ 2 450 cd/m² à 25 %, 1 400 cd/m² à 50 %, puis un peu moins de 1 000 cd/m² à 75 %. Surtout, le téléviseur reste aux alentours de 900 cd/m² en plein écran. C’est une valeur particulièrement élevée qui compte beaucoup dans la perception du HDR, puisqu’elle permet de conserver un fort impact lumineux sur des scènes globalement claires et pas uniquement sur de petits éclats ponctuels.
Nous avons enfin remarqué un comportement assez particulier pendant cette série de mesures. Lorsqu’une nouvelle mire HDR apparaît, le rétroéclairage semble parfois délivrer un bref surplus de luminosité avant de se stabiliser. Après la disparition ou le déplacement d’une mire très lumineuse, une légère persistance du halo peut également rester visible durant quelques instants. Nous n’avons pas retrouvé ce phénomène de façon évidente avec des films ou des jeux. Il semble donc surtout mettre en évidence la manière dont le système de rétroéclairage réagit à des changements extrêmement brutaux de luminance sur des patterns de mesure, plutôt qu’un défaut réellement gênant au quotidien.
C’est enfin sur l’étendue des couleurs que la technologie True RGB était particulièrement attendu. Le BRAVIA 9 II couvre 98,6 % de l'UHDA-P3, autrement dit pratiquement l’intégralité de cet espace colorimétrique. La couverture du BT.2020 atteint pour sa part 87 %. C’est un très bon résultat, qui dépasse largement ce que proposent de nombreux téléviseurs MiniLED conventionnels, mais qui rappelle aussi que le recours à des LED rouges, vertes et bleues ne suffit pas à atteindre les 100 % du BT.2020.
Nos impressions sur le rendu à l'image
Les chiffres relevés lors de nos mesures ne racontent finalement qu’une partie de l’histoire. En conditions réelles, ce qui impressionne avant tout sur le BRAVIA 9 II, c’est son volume colorimétrique. Sur les contenus HDR de qualité, les couleurs conservent une saturation et une densité remarquables jusque dans les zones les plus lumineuses. Reflets, éclairages urbains, flammes, couchers de soleil ou effets spéciaux profitent de cette capacité à conjuguer couleur et forte luminance sans que l’une ne semble se faire au détriment de l’autre. C’est probablement ici que le rétroéclairage RGB LED montre son intérêt le plus évident.
L’effet « wow » est bien présent sur les scènes les plus spectaculaires. Les highlights ressortent franchement sans donner systématiquement l’impression d’avoir été artificiellement poussés. Les séquences fortement éclairées conservent également beaucoup de matière, ce qui participe énormément au sentiment de profondeur de l’image.
Le BRAVIA 9 II excelle aussi sur les petits détails lumineux et colorés. C’est parfois dans ces éléments minuscules que l’on réalise le mieux ce que le téléviseur est capable de faire : une lumière colorée dans l’obscurité, un reflet sur un objet métallique ou une petite source lumineuse très saturée conservent une finesse et une intensité remarquables.
Le contraste est lui aussi excellent lorsque l’on regarde le téléviseur dans l’axe. Les noirs descendent très bas pour un LCD et les bandes noires des films au format CinemaScope restent réellement sombres lorsque l’on est correctement placé face à l’écran. En pièce noire, les nuances sombres situées au-dessus du noir restent également visibles. Sony ne cherche donc pas à renforcer artificiellement l’impression de contraste en écrasant systématiquement les détails les plus sombres.
On ne retrouve évidemment pas le contrôle au pixel près d’un OLED. Une scène très sombre contenant quelques éléments extrêmement lumineux reste capable de rappeler la présence d’un rétroéclairage zoné.
Le blooming apparaît notamment autour de certains sous-titres, d’éléments d’interface ou de petits objets très lumineux. Il reste toutefois mieux maîtrisé que sur le Hisense UR9S que nous avons précédemment testé. Sony semble avoir consacré beaucoup d’efforts au contrôle de son rétroéclairage RGB, avec des transitions généralement plus discrètes et moins de contaminations visibles.
Le color crosstalk est cependant bien présent. Avec les mires Spears & Munsil, certaines couleurs très saturées peuvent contaminer les zones adjacentes. Le phénomène est nettement moins prononcé que sur le Hisense UR9S, mais il reste perceptible lorsque l’on sait où regarder.
Nous l’avons également observé sur des motifs plus proches d’un contenu réel. Autour d’un élément jaune ou orangé très lumineux placé sur fond noir, le blooming peut prendre une teinte légèrement verdâtre ou jaunâtre. Le comportement est particulièrement visible sur certains motifs très contrastés et rappelle que les trois composantes du rétroéclairage RGB ne se comportent pas toujours comme une source blanche traditionnelle.
Un autre phénomène nous a intrigués lors de nos mesures. Lorsqu’une mire HDR très lumineuse apparaît brutalement, le BRAVIA 9 II peut donner l’impression de produire un court surplus de luminosité avant de revenir à un niveau plus stable. Une légère persistance lumineuse peut également rester visible pendant un court instant dans certaines zones après disparition ou déplacement du motif. Nous n’avons toutefois jamais constaté ce comportement de manière réellement gênante avec un film ou un jeu. À ce stade, il nous paraît donc plus pertinent de parler d’un comportement transitoire du rétroéclairage visible sur des patterns de test que d’un véritable problème en conditions normales.
Les angles de vision représentent en revanche une limite beaucoup plus évidente. Le BRAVIA 9 II donne clairement le meilleur de lui-même lorsque l’on se place bien au centre de l’écran. Dès que l’on s’écarte sensiblement de l’axe, le contraste diminue et le blooming devient beaucoup plus visible. Il peut également prendre une coloration liée à celle des objets affichés. Une personne installée sur le côté d’un canapé ne profite donc pas exactement de la même qualité d’image que celle placée face au téléviseur. Le résultat reste regardable, bien entendu, mais l’excellence du contrôle lumineux observée dans l’axe s’atténue assez rapidement.
L’uniformité de notre exemplaire de 75 pouces ne nous a en revanche posé aucun problème particulier dans l’axe. Nous n’avons pas constaté de dirty screen effect suffisamment important pour perturber les grands aplats ou les mouvements de caméra. Sony conserve également son savoir-faire en matière de traitement vidéo. Avec de bonnes sources, le niveau de détail est remarquable. Sur les flux plus compressés ou de définition inférieure, l’upscaling fait partie des meilleurs du marché. Le constructeur ne réalise évidemment aucun miracle lorsque la source est franchement mauvaise, mais il parvient généralement à améliorer la lisibilité sans donner à l’image un aspect trop artificiel.
Nous n’avons pas non plus rencontré de problèmes gênants de banding ou de posterization pendant notre essai. Les dégradés restent propres et les transitions colorées suffisamment progressives sur les contenus que nous avons utilisés.
Enfin, la gestion des mouvements est excellente. Sans interpolation, les déplacements sont naturels et propres. Quelques très légères saccades restent perceptibles sur certains longs travellings, mais elles ne remettent pas en cause la maîtrise générale. MotionFlow peut encore fluidifier l’image à condition de rester raisonnable sur son réglage ; poussé trop loin, il finit comme toujours par donner aux films un rendu trop artificiel.
Le BRAVIA 9 II se montre également très à l’aise dans une pièce lumineuse. Son traitement antireflet fait un excellent travail pour atténuer les sources directes : une fenêtre placée face à la dalle ou une lampe visible dans l’écran ne disparaît évidemment pas, mais son reflet est efficacement diffusé et devient nettement moins gênant.
La très forte luminosité du téléviseur complète parfaitement ce traitement. Même en journée, l’image conserve beaucoup de lisibilité et de dynamique sans qu’il soit nécessaire de pousser systématiquement les réglages au maximum. Sur ce terrain, le BRAVIA 9 II dispose d’un avantage évident sur nombre de téléviseurs OLED, dont la luminosité plein écran reste plus limitée.
Expérience au quotidien
Audio
Sony a depuis longtemps choisi de travailler davantage le son de ses téléviseurs que beaucoup de ses concurrents, et le BRAVIA 9 II poursuit cette approche avec son système Acoustic Multi-Audio+.
Le résultat est convaincant pour un téléviseur. Les dialogues restent bien centrés et donnent naturellement l’impression de provenir de l’image. La scène sonore dépasse assez largement les limites physiques de l’écran, tandis que la réserve de puissance a largement suffi à remplir notre petit salon.
Des effets latéraux et verticaux sont perceptibles, même s’ils restent logiquement limités. Il ne faut pas attendre de ce système qu’il reproduise l’enveloppement d’une véritable installation multicanale.
Il est donc tout à fait envisageable d’utiliser le BRAVIA 9 II sans barre de son dans un premier temps. L’expérience change toutefois radicalement avec un système dédié, notamment avec le BRAVIA Theatre Trio, déjà passé entre nos mains, avec lequel on entre évidemment dans une tout autre catégorie en matière de spatialisation, de grave et de dynamique.
Interface et fonctionnalités
Google TV reste au cœur de l’expérience, avec une interface fluide, riche en applications et globalement agréable à utiliser.
Sony conserve surtout ses propres menus de réglages, et c’est une excellente chose. Ils permettent de modifier précisément les paramètres d’image et de son tout en gardant le contenu visible à l’arrière-plan, ce qui facilite énormément les ajustements fins.
La génération 2026 apporte également son lot de nouveautés, parmi lesquelles l’intégration de Gemini. Le potentiel est intéressant, même si quelques couacs de jeunesse subsistent encore.
Nous l’avons notamment constaté avec la génération d’arrière-plans : sur notre téléviseur, les requêtes formulées en français n’étaient pas correctement comprises. Il fallait passer par un prompt en anglais pour obtenir un résultat exploitable. Rien de dramatique, mais l’expérience donne encore parfois l’impression d’une fonction en cours de maturation.
Sony introduit aussi un nouvel environnement My Cinema, qui centralise plus facilement certains réglages liés à l’image et au son en fonction de la source utilisée. Le principe est pertinent : plutôt que de devoir naviguer systématiquement dans plusieurs niveaux de menus, on retrouve plus rapidement les paramètres nécessaires à une séance cinéma.
Ce n’est pas une révolution ergonomique, mais l’idée fonctionne plutôt bien et pourrait devenir réellement pratique à mesure que l’on prend ses habitudes avec le téléviseur.
Enfin, comme de coutume, le BRAVIA 9 II est livré avec deux télécommandes, une principale plus moderne et connectée, et une seconde plus classique et complète. La première profite d’une prise en main agréable grâce à son dos texturé et intègre un rechargement USB-C.
Gaming
Le BRAVIA 9 II est également un bon téléviseur pour jouer. Nous avons mesuré l’input lag en 1080p à 60 Hz. En mode Standard, il atteint 183,6 ms, une valeur beaucoup trop élevée pour jouer confortablement et qui témoigne du poids des traitements vidéo appliqués par défaut. Le passage au mode Jeu change totalement la donne : l’input lag tombe à seulement 10,4 ms. La différence est immédiatement perceptible manette en main et place le téléviseur parmi les modèles suffisamment réactifs pour la très grande majorité des usages.
| L'input lag sur le Sony Bravia 9 II | ||
| Mode Jeu | Mode Standard | |
| Input lag mesuré (à 60 Hz) | 10.4 ms | 183.6 ms |
Le rendu en mode Jeu reste également très convaincant. La colorimétrie nous a semblé correcte. L’image adopte simplement une présentation un peu plus démonstrative que le mode Professionnel. Le HDR constitue surtout l’un des points forts du BRAVIA 9 II pour le jeu. Les titres exploitant correctement les hautes lumières bénéficient énormément de la puissance du rétroéclairage RGB, avec des éclats lumineux particulièrement intenses et une excellente conservation des couleurs. Sur certains jeux immersifs, le résultat est franchement spectaculaire.
Pour le reste, nous n’avons observé aucun problème particulier de flicker ou de VRR pendant nos sessions. En revanche, le téléviseur reste limité à 120 Hz, là où certains concurrents proposent désormais 144 Hz ou davantage. Pour les consoles actuelles, cela ne constitue pas réellement une contrainte. Les utilisateurs PC les plus exigeants pourront en revanche considérer ce plafond comme une faiblesse sur un modèle aussi haut de gamme.
Même constat pour la connectique : seules deux prises HDMI profitent pleinement des fonctions HDMI 2.1. Cela nous suffit, mais un utilisateur possédant simultanément plusieurs consoles, un PC gaming et un système audio compatible eARC pourra rapidement trouver cette configuration restrictive.
Consommation électrique
Afin de pouvoir comparer correctement le téléviseur avec les autres modèles passés entre nos mains, nous avons effectué notre relevé avec une mire blanche calibrée à 150 cd/m². Dans ces conditions, notre exemplaire de 75 pouces consomme 73 W. Rapporté à la surface d’affichage du téléviseur, cela représente environ 47 W/m².
Cette mesure normalisée est évidemment bien plus représentative de l’efficacité du téléviseur que sa consommation maximale en HDR, qui peut varier considérablement en fonction du contenu affiché et de la sollicitation du rétroéclairage.
Design et connectiques
Le BRAVIA 9 II ne cherche pas à rivaliser avec la finesse spectaculaire d’un OLED. En 75 pouces, il donne au contraire une impression presque monolithique.
Son châssis est relativement épais, conséquence logique de son rétroéclairage et de la quantité de matériel nécessaire derrière la dalle. Sony transforme néanmoins cette contrainte en partie intégrante du design : la finition est sérieuse, les lignes sont sobres et l’ensemble dégage immédiatement une impression premium. Le pied central constitue une excellente décision sur cette diagonale. Il permet d’installer le téléviseur sur un nombre beaucoup plus important de meubles que les systèmes reposant sur deux pieds très éloignés l’un de l’autre. Visuellement, il contribue aussi à donner une certaine légèreté à cet immense écran lorsqu’il est posé sur un meuble.
L’installation est en revanche une autre histoire. Le principal problème n’est pas réellement la conception du support, mais tout simplement le poids du téléviseur. Manipuler seul un 75 pouces de ce gabarit n’est évidemment pas envisageable et même à deux, l’opération réclame quelques précautions.
Test Sony Bravia 9 II : l'avis de Clubic
Le Sony BRAVIA 9 II réussit surtout à montrer jusqu’où le LCD peut encore aller lorsqu’il est poussé avec autant d’ambition. Son rétroéclairage True RGB lui permet de conjuguer une très forte luminosité avec une richesse colorimétrique remarquable, y compris dans les hautes lumières. Le rendu HDR est ainsi l’un de ses principaux atouts, avec beaucoup d’impact, une excellente lisibilité dans les scènes claires et une vraie capacité à préserver les détails fins et colorés.
Sony conserve également ce qui fait depuis longtemps la force de ses téléviseurs : un traitement vidéo précis, un excellent piqué avec les bonnes sources, un upscaling solide et une gestion des mouvements globalement très maîtrisée. Le contraste est lui aussi particulièrement convaincant dans l’axe, avec des noirs qui descendent bas pour un LCD et un bon niveau de détail dans les zones proches du noir.
Le tableau n’est pas parfait pour autant. Le blooming reste visible dans certaines situations, le color crosstalk est bien présent et ces phénomènes deviennent plus sensibles dès que l’on se décale de l’axe. La calibration SDR en mode Professionnel montre aussi quelques écarts qui surprennent à ce niveau de gamme, tandis que la couverture du BT.2020, bien qu’excellente, reste en deçà des promesses associées au RGB MiniLED.
Le BRAVIA 9 II n’en reste pas moins un téléviseur extrêmement abouti, particulièrement à l’aise avec les contenus HDR, en pièce lumineuse comme dans l’obscurité, et suffisamment polyvalent pour le cinéma, le jeu ou les usages du quotidien. Sony signe ici l’une des expressions les plus convaincantes de ce que le LCD haut de gamme peut encore proposer.
- Rendu HDR spectaculaire, avec une très forte luminosité
- Volume colorimétrique remarquable, y compris dans les hautes lumières
- Excellent contraste dans l’axe et traitement vidéo maîtrisé
- Très bon comportement en jeu, avec un input lag réduit
- Antireflet ultra-efficace
- Blooming et color crosstalk perceptibles
- Dégradation assez nette du rendu hors axe
- Calibration SDR perfectible en mode Professionnel
- Seulement deux ports HDMI 2.1
- 120 Hz maximum, un peu juste pour les joueurs PC les plus exigeants
Toutes les mesures réalisées dans le cadre de ce test ont été enregistrées avec le logiciel CalMAN Ultimate, une sonde Calibrite Display Plus HL et un boîtier de mesure d'Input Lag Leo Bodnar.
Fiche technique Sony BRAVIA 9 II
Résumé
| Résolution d'écran | 3840 x 2160 pixels - 4K UHD |
| Technologie d'écran | RGB-Mini LED |
| Compatibilité HDR | HLG, HGiG, HDR10, HDR10+, HDR10+ Adaptive, HDR10+ Gaming, IMAX Enhanced |
| Fréquence de rafraîchissement | 120Hz |
| Système d'exploitation | Google TV |
Affichage
| Résolution d'écran | 3840 x 2160 pixels - 4K UHD |
| Technologie d'écran | RGB-Mini LED |
| Processeur vidéo | Cognitive Processor XR (2026) |
| Compatibilité HDR | HLG, HGiG, HDR10, HDR10+, HDR10+ Adaptive, HDR10+ Gaming, IMAX Enhanced |
| Fréquence de rafraîchissement | 120Hz |
| Autres | Mode Filmmaker, Mode EyeComfort |
Audio
| Dolby Atmos | Oui |
| DTS:X | Oui |
Connectique
| Nombre de ports HDMI | 4 |
| Standard HDMI | HDMI 2.1 |
| ARC / eARC | eARC |
| ALLM | Oui |
| Synchronisation dynamique | VRR, FreeSync Premium, G-Sync |
| Autres entrées | 1x USB-A, 1x Ethernet, 1x CI+, 1x Antenne TV |
| Autres sorties | 1x optique (SPDIF), 1x casque |
Connectivité
| Système d'exploitation | Google TV |
| Bluetooth | Oui |
| Wi-Fi | Oui |
| Assistant vocal | Google Assistant, Alexa |
| Airplay 2 | Oui |
| Homekit | Oui |
| Interopérabilité | SmartThings, Matter, Zigbee, Thread |
Caracteristiques physiques
| Pied amovible | Oui |
| Compatibilité VESA | Oui |
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