Avec le C8L, ou C89L selon les marchés, TCL poursuit son offensive sur le très grand téléviseur MiniLED. Luminosité spectaculaire, large couverture colorimétrique, compatibilité Dolby Vision, Google TV, gaming à haute fréquence et intégration Dolby Atmos FlexConnect : ce modèle coche beaucoup de cases. Mais cette débauche technologique suffit-elle à en faire une vraie alternative aux meilleurs OLED ?

© Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge

Chez TCL, le MiniLED n’est pas seulement un argument posé dans une fiche technique. Depuis plusieurs générations, le constructeur en a fait le cœur de sa stratégie haut de gamme, avec une idée simple : proposer des téléviseurs très lumineux, très contrastés et bien équipés à des tarifs souvent plus agressifs que ceux de ses concurrents (notamment sur l'OLED).

Le TCL C8L s’inscrit pleinement dans cette logique. Placé sous les modèles les plus élitistes de la marque, mais au-dessus des séries plus accessibles, il veut incarner ce point d’équilibre entre démonstration technologique et produit réellement envisageable pour un salon. Sa principale ambition est d'offrir l’impact HDR d’un MiniLED très lumineux, tout en limitant au maximum les défauts historiques du LCD.

Testé & Approuvé
8  / 10
Testé & Approuvé

Meilleurs prix

Les plus
  • Luminosité HDR très impressionnante
  • Très bonne tenue lumineuse sur les grandes surfaces
  • Couverture colorimétrique très large
  • Contraste MiniLED convaincant
  • Blooming globalement bien maîtrisé en face de l’écran
  • Google TV riche et globalement fluide
  • Très bonnes prestations gaming
  • Compatibilité Dolby Atmos FlexConnect avec les TCL Z100
Les moins
  • Calibration SDR perfectible
  • Blooming encore visible dans certaines scènes difficiles
  • Angles de vision encore limités face à l’OLED
  • Image parfois plus démonstrative que strictement fidèle
  • Reflets directs toujours visibles


TCL C89L : performances et qualité d'image

Nos mesures

Le TCL C8L arrive avec une promesse assez claire : pousser le MiniLED suffisamment loin pour venir concurrencer les meilleurs téléviseurs haut de gamme, OLED compris. Selon la diagonale, le TCL C8L embarque de 1 008 à 4 032 zones de gradation locale, avec 2 040 zones sur le modèle 65 pouces que nous testons ici. Il s’appuie également sur une dalle WHVA censée améliorer les angles de vision, et sur une technologie SQD-MiniLED annoncée comme capable d’atteindre une couverture colorimétrique proche de 100 % du BT.2020.

Le programme est ambitieux, mais il demande vérification. Une forte luminosité ne suffit pas à faire un bon téléviseur HDR : encore faut-il contrôler précisément le rétroéclairage, limiter le blooming, préserver les détails dans les zones sombres et éviter une image trop démonstrative. C’est précisément ce que nos mesures, couplées à nos impressions sur le rendu à l'image, doivent permettre d’évaluer.

Cliquez ici pour voir nos mesures SDR

En SDR, le mode Filmmaker du TCL C8L ne se montre pas aussi rigoureux que nous l’aurions espéré. Le gamma moyen, mesuré à 2,219, reste proche de la cible, mais la courbe manque un peu de régularité. Rien de réellement problématique pour un usage courant, mais le C8L ne livre pas ici une calibration sortie de carton aussi précise que celle des meilleurs OLED haut de gamme. Le mode Filmmaker reste agréable, mais il conserve une tonalité un peu froide et une image légèrement plus démonstrative que strictement neutre.

Matthieu Legouge
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Nous avons mesuré un Delta E moyen de 4,46, avec un maximum à 8,46. L’échelle de gris confirme cette tendance, avec un Delta E moyen de 5,2 et une température de couleur moyenne de 7291 K. L’image tire donc légèrement vers le froid, avec des blancs un peu bleutés et un déficit de rouge qui devient plus visible dans les hautes lumières.

La suite de nos mesures en HDR

Le TCL C8L est compatible avec les principaux formats HDR du marché, notamment le HDR10, le HDR10+, le HLG et le Dolby Vision IQ. Notez par ailleurs que le C8L doit bénéficier de Dolby Vision 2 via une future mise à jour OTA, une évolution qui n’était pas encore disponible au moment de notre test.

Le téléviseur couvre donc aussi bien les contenus HDR classiques que les formats à métadonnées dynamiques, un point important pour profiter des catalogues de streaming, des Blu-ray UHD ou encore de certaines sources TV HDR. En HDR, le mode Filmmaker se montre nettement plus convaincant qu’en SDR sur le plan colorimétrique.

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Nous avons mesuré un Delta E moyen de 2,17, une valeur suffisamment basse pour garantir une restitution globalement fidèle des couleurs. Quelques écarts demeurent visibles sur certaines teintes, mais le résultat reste solide, surtout pour un téléviseur qui cherche clairement à produire une image très lumineuse et démonstrative.

Matthieu Legouge
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Le C8L impressionne surtout par sa luminosité. Nous avons relevé un pic lumineux de 2 985 cd/m², une valeur particulièrement élevée qui place ce MiniLED parmi les téléviseurs les plus lumineux passés dans notre labo. La courbe EOTF suit correctement la référence sur une bonne partie du signal, avant de passer légèrement en-dessous dans les hautes lumières.

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La mesure de pic lumineux suivant la taille de la mire diffusée confirme que cette luminosité ne se limite pas à une petite fenêtre isolée. Le C8L dépasse les 3 300 cd/m² sur une fenêtre de 5 %, reste au-dessus des 3 000 cd/m² à 10 %, conserve plus de 2 000 cd/m² à 25 %, environ 1 150 cd/m² à 50 %, et approche encore les 600 cd/m² en plein écran. C’est sans doute l’une des mesures les plus parlantes du test : le C8L garde une réserve lumineuse considérable même lorsque la surface claire augmente, ce qui explique en grande partie son rendu HDR très spectaculaire.

BT.2020
UHDA-P3

La couverture colorimétrique est tout aussi remarquable. Nous avons mesuré 98,03 % du DCI-P3 et 89,65 % du BT.2020. TCL n’atteint donc pas les 100 % du BT.2020 annoncés, mais le résultat reste excellent et confirme l’intérêt de la technologie SQD-MiniLED. Le C8L ne se contente pas d’être très lumineux : il dispose aussi d’une palette de couleurs très large, capable de donner beaucoup d’éclat aux contenus HDR les plus riches.

Nos impressions sur le rendu à l'image

Les mesures annonçaient un téléviseur spectaculaire ; le visionnage le confirme rapidement. Le TCL C8L produit une image très lumineuse, très contrastée, avec une réserve HDR qui transforme réellement certaines scènes. Les reflets, les néons, les flammes, les éclats métalliques ou les sources lumineuses ponctuelles prennent beaucoup d’intensité, sans que le téléviseur donne l’impression de manquer de souffle dès que la scène devient plus claire.

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C’est sans doute dans les contenus HDR très démonstratifs que le C8L se montre le plus convaincant. Les scènes urbaines nocturnes, les films de science-fiction, ou encore les jeux vidéo profitent pleinement de cette dalle. L’image a de l’impact, de la densité, et surtout une capacité à rester lisible dans les zones lumineuses que beaucoup d’OLED ne peuvent pas égaler sur de grandes surfaces. Le téléviseur donne parfois cette sensation très flatteuse d’une image qui "pousse" fort, sans pour autant paraitre trop artificielle.

Les noirs sont également d’un très bon niveau pour un LCD MiniLED. Le local dimming travaille efficacement et permet d’obtenir une profondeur convaincante dans la majorité des scènes. Le C8L parvient à maintenir un contraste très élevé, avec une bonne séparation entre les zones sombres et les hautes lumières. Sur les films regardés dans l’obscurité, le résultat est souvent impressionnant, d’autant que la luminosité disponible renforce la perception de profondeur.

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Il ne faut toutefois pas confondre ce très bon comportement avec celui d’un OLED. Le blooming reste contenu, parfois très discret, mais il n’a pas totalement disparu. Sur des sous-titres blancs, des étoiles, des interfaces très contrastées ou de petites sources lumineuses placées sur fond noir, un léger halo peut encore apparaître. En face de l’écran, il reste généralement bien maîtrisé et rarement gênant sur les contenus courants. En revanche, dès que l’on se décale, le phénomène devient plus visible, tout comme la perte de contraste propre aux dalles LCD, un phénomène dont nous avions déjà fait mention sur le TCL C89K.

© Matthieu Legouge
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C’est probablement le principal rappel technologique du C8L. TCL maîtrise très bien son rétroéclairage, mais ne peut pas totalement effacer les limites du MiniLED. Un OLED conserve l’avantage sur la précision absolue du noir, l’absence totale de halo et la stabilité de l’image hors axe. Le C8L répond autrement : par une luminosité qui offre une image percutante même en pièce lumineuse et une capacité HDR particulièrement spectaculaire.

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Côté traitements vidéo, l'expérience est globalement solide. Les contenus 4K UHD sont affichés avec beaucoup de netteté, sans donner l’impression d’une accentuation trop grossière lorsque les réglages restent raisonnables. Les détails ressortent bien, les textures sont franches et la grande luminosité donne souvent une impression de piqué supplémentaire. Sur les sources plus compressées, le C8L fait ce qu’il peut : les flux de streaming moyens ou les programmes TV très compressés restent plus facilement trahis sur une grande diagonale, mais le téléviseur parvient à préserver une image agréable dans la plupart des cas.

Les couleurs constituent l’autre grand point fort du C8L. La couverture BT.2020 mesurée à près de 90 % se traduit par des teintes riches, très saturées lorsque le contenu le demande, souvent plus impressionnantes que sur un MiniLED traditionnel, avec une image qui sait devenir très démonstrative sans pour autant paraitre caricaturale. Là encore, les modes les plus fidèles restent à privilégier si l’on veut éviter une image trop froide ou trop poussée.

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La gestion des reflets participe aussi à cette bonne tenue en journée, même si le C8L ne fait pas totalement disparaître les contraintes d’un salon lumineux. Sa dalle Ultra WHVA 2.0 est équipé d'un film antireflet "à l’échelle nanométrique", mais il ne s’agit pas pour autant d’un revêtement mat. Le téléviseur limite correctement les reflets diffus et profite surtout de sa très forte luminosité pour conserver une image bien visible lorsque la pièce est éclairée.

Le bilan devient plus nuancé avec les sources directes. Une fenêtre face à l’écran, une lampe placée dans l’axe ou un point lumineux très marqué restent visibles, et le C8L ne rivalise pas avec les meilleurs traitements antireflet du marché. Il compense toutefois assez efficacement par sa puissance lumineuse, ce qui le rend particulièrement à l’aise dans un salon lumineux, à condition d’éviter les sources de lumière directement opposées à la dalle.

Expérience au quotidien

Au-delà de ses performances d’image, le TCL C8L reste un téléviseur très complet. Il ne cherche pas seulement à impressionner sur les mires HDR : il veut aussi s’imposer comme un grand écran familial, polyvalent, capable de passer facilement du film au sport, du streaming au jeu vidéo, et même de devenir le centre d’un système home cinéma sans fil grâce à Dolby Atmos FlexConnect.

Audio

La partie sonore intégrée du TCL C8L se montre correcte, avec une restitution claire, des dialogues bien mis en avant et une puissance suffisante pour les usages du quotidien. Pour regarder une émission, une série ou un match, le téléviseur ne donne pas l’impression d’être sous-dimensionné, au contraire, le rendu fait preuve d'une certaine ampleur.

En revanche, l’écart se creuse dès que l’image appelle une vraie expérience home cinéma. Avec une dalle aussi lumineuse et une image aussi démonstrative, on attend naturellement davantage de profondeur, d’assise et d’immersion sonore. Les effets restent contenus, le grave manque d’impact physique, et la scène sonore ne suit pas toujours l’ambition visuelle du téléviseur. Le résultat est propre, mais il ne suffit pas à exploiter pleinement le potentiel cinéma du C8L.

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Le C8L prend toutefois une autre dimension avec l’écosystème audio TCL. Nous l’avons justement utilisé pour notre test des enceintes TCL Z100 et du caisson Z100-SW, dans une configuration Dolby Atmos FlexConnect complète. Le principe est simple : le téléviseur détecte les enceintes, les calibre, répartit les canaux selon leur position dans la pièce et conserve ses propres haut-parleurs. Les dialogues restent ainsi bien ancrés à l’écran, tandis que les Z100 élargissent nettement la scène sonore et apportent les effets surround.

Nous ne reviendrons pas ici en détail sur cette configuration, déjà abordée dans notre test dédié, mais elle constitue un vrai argument pour le C8L. À condition d’accepter un écosystème encore fermé et des réglages assez limités, Dolby Atmos FlexConnect permet de transformer assez facilement le téléviseur en base d’un système home cinéma sans fil, sans barre de son ni amplificateur externe.

Interface et fonctionnalités

Le TCL C8L repose sur Google TV, une plateforme désormais bien connue, riche en applications et facile à prendre en main. Les principaux services de streaming sont présents, l’organisation des contenus est claire, et l’intégration de l’écosystème Google facilite la recherche vocale, la recommandation de programmes et la gestion des appareils connectés.

© Matthieu Legouge
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L’interface se montre globalement fluide au quotidien. Le passage d’une application à l’autre, la navigation dans les menus et l’accès aux réglages ne posent pas de difficulté particulière. Google TV conserve toutefois son approche très chargée en recommandations, ce qui pourra agacer ceux qui préfèrent une interface plus sobre. Comme souvent, on gagne en richesse ce que l’on perd en simplicité visuelle.

Les menus de réglages TCL sont nombreux, mais pas toujours parfaitement limpides pour un utilisateur non averti. Le téléviseur propose beaucoup d’options d’image, de traitement, de mouvement, de son et de jeu, avec plusieurs couches de menus selon les sources et les modes utilisés. C’est complet, mais l’ensemble peut demander un petit temps d’adaptation si l’on veut vraiment optimiser le rendu.

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La télécommande reste dans l’esprit actuel du marché, avec un format assez compact, des raccourcis vers les services de streaming et un accès rapide à l’assistant vocal. Elle fait le travail, sans atteindre le niveau d’ergonomie des meilleures interfaces du marché. Le C8L mise surtout sur la richesse de Google TV et sur son niveau d’équipement général, plus que sur une expérience logicielle particulièrement originale.

Gaming

Le TCL C8L se montre très bien armé pour le jeu vidéo. La compatibilité HDMI 2.1, le VRR, l’ALLM, les hautes fréquences d’affichage (4K 144 Hz natif et jusqu'à 288 Hz avec le Game Accelerator) et les fonctions gaming intégrées en font un téléviseur adapté aussi bien aux consoles récentes qu’à un PC puissant. Pour une PlayStation 5 ou une Xbox Series, le téléviseur couvre naturellement les besoins essentiels, avec la 4K à 120 Hz et les fonctions de faible latence attendues sur ce niveau de gamme.

L’image en jeu profite pleinement de la luminosité du téléviseur. Les titres HDR très contrastés gagnent en intensité, avec des effets lumineux très percutants et une lisibilité solide dans les scènes claires. Les jeux de science-fiction, les mondes ouverts nocturnes ou les environnements très colorés mettent particulièrement bien en valeur la dalle, comme nous avons pu le constater avec Black Myth: Wukong et Cyberpunk 2077.

L'input lag sur le TCL C8L
Mode JeuMode Standard
Input lag mesuré (à 60 Hz)9.6 ms114.6 ms

Avec 9,6 ms mesurés à 60 Hz en mode Jeu, le C8L se montre parfaitement réactif pour une utilisation console. Le mode Standard grimpe en revanche à 114,6 ms, une valeur beaucoup trop élevée pour jouer confortablement, ce qui confirme l’intérêt du mode dédié au gaming.

La barre de jeu permet de vérifier rapidement les informations essentielles, comme la fréquence, le VRR ou le mode d’affichage. L’ensemble est pratique et cohérent avec ce que l’on attend d’un téléviseur moderne. Le C8L ne se contente donc pas d’être un bon téléviseur cinéma : c’est aussi un écran particulièrement séduisant pour les joueurs qui veulent une grande image lumineuse et très réactive.

Consommation électrique

Comme à notre habitude, pour évaluer la consommation du TCL C8L, nous avons diffusé une mire blanche occupant 10 % de la surface de l’écran, calibrée à 150 cd/m². Rapportée à la surface de la dalle de 65 pouces, notre mesure donne une consommation relative de 73,2 W/m².

Cette valeur reste assez élevée, mais elle n’a rien de surprenant pour un téléviseur MiniLED. Comme toujours, cette mesure ne reflète qu’un scénario précis : la consommation réelle varie fortement selon le mode d’image, la luminosité demandée à la dalle et le type de contenu affiché.

Design et connectiques

Le TCL C8L adopte une présentation sobre et moderne, sans chercher à voler la vedette à l’image. Les bordures restent discrètes, la dalle occupe l’essentiel de la face avant et le téléviseur conserve une allure assez statutaire. Il ne cherche pas à rivaliser avec les modèles les plus design du marché, mais l’ensemble est sérieux, bien fini et cohérent avec son positionnement.

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Comme souvent sur les téléviseurs MiniLED, le châssis ne peut pas atteindre la finesse extrême d’un OLED sur toute sa surface. Cela n’a rien de problématique une fois installé, mais le C8L reste un téléviseur plus massif que les modèles auto-émissifs les plus fins. L’intégration murale sera donc un peu moins spectaculaire qu’avec certains OLED très haut de gamme, même si le résultat reste parfaitement acceptable dans un salon.

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La connectique couvre les usages attendus sur un téléviseur de cette catégorie. Les entrées HDMI compatibles avec les fonctions avancées permettent de brancher consoles, PC, lecteur externe et système audio sans trop de frustration. La présence de l’eARC facilite l’association avec une barre de son ou un amplificateur, même si TCL pousse évidemment aussi son propre écosystème Dolby Atmos FlexConnect avec les Z100.

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L’ensemble confirme le positionnement du C8L : un téléviseur pensé pour les usages modernes, entre streaming, jeu vidéo, home cinéma et installation évolutive. Il ne cherche pas à être le plus fin ou le plus décoratif, mais il se montre bien équipé, polyvalent et cohérent dans son approche.

Test TCL C8L (C89L) : l'avis de Clubic

Conclusion
Note générale
8 / 10
Testé & Approuvé

Le TCL C8L est un téléviseur MiniLED impressionnant, parfois même spectaculaire. Sa luminosité HDR constitue son principal argument, mais pas son seul atout. Avec un pic mesuré à 2 985 cd/m², une très bonne tenue lumineuse lorsque la surface augmente, une couverture DCI-P3 presque complète et près de 90 % du BT.2020, il propose une image très dynamique, colorée et taillée pour les contenus HDR modernes.

Cette puissance change réellement l’expérience, que ce soit pour les films et séries que pour le sport ou en jeu vidéo. Le C8L donne beaucoup d’impact aux hautes lumières et conserve une excellente lisibilité en pièce lumineuse. C’est précisément sur ce terrain qu’il se distingue des OLED, dont les noirs restent parfaits, mais qui ne peuvent pas toujours rivaliser avec une telle intensité sur les grandes surfaces claires.

Le téléviseur n’efface pas pour autant toutes les limites du LCD. Le blooming reste bien maîtrisé en face de l’écran, mais il peut encore apparaître sur les scènes les plus difficiles. Les angles de vision restent également moins bons que ceux d’un OLED, tandis que le mode Filmmaker manque de rigueur en SDR, avec une image un peu froide en sortie de carton.

À l’usage, le C8L reste très convaincant. Google TV est riche et fluide, les prestations gaming sont solides, et la compatibilité Dolby Atmos FlexConnect ajoute une vraie dimension à l’écosystème TCL, notamment avec les enceintes Z100. Le C8L ne remplace donc pas un OLED pour qui cherche le noir parfait, l’absence totale de blooming et la meilleure stabilité hors axe. Mais pour un salon lumineux, les grandes diagonales et les amateurs d’image spectaculaire, il constitue une réponse très crédible. Un MiniLED qui peut sans doute encore progresser, qui est toutefois redoutablement efficace dès qu’il s’agit de faire vivre des contenus HDR.

Les plus
  • Luminosité HDR très impressionnante
  • Très bonne tenue lumineuse sur les grandes surfaces
  • Couverture colorimétrique très large
  • Contraste MiniLED convaincant
  • Blooming globalement bien maîtrisé en face de l’écran
  • Google TV riche et globalement fluide
  • Très bonnes prestations gaming
  • Compatibilité Dolby Atmos FlexConnect avec les TCL Z100
Les moins
  • Calibration SDR perfectible
  • Blooming encore visible dans certaines scènes difficiles
  • Angles de vision encore limités face à l’OLED
  • Image parfois plus démonstrative que strictement fidèle
  • Reflets directs toujours visibles
Sous-notes
Design et connectiques
8
Qualité d'image
9
Qualité audio
8
Gaming
9
Expérience connectée
9
Consommation électrique
8

Toutes les mesures réalisées dans le cadre de ce test ont été enregistrées avec le logiciel CalMAN Ultimate, une sonde Calibrite Display Plus HL et un boîtier de mesure d'Input Lag Leo Bodnar.

Fiche technique TCL C8L (C89L)

Résumé
Résolution d'écran3840 x 2160 pixels - 4K UHD
Technologie d'écranSQD-MiniLED
Compatibilité HDRHLG, HDR10+, Dolby Vision IQ
Fréquence de rafraîchissement144Hz
Système d'exploitationGoogle TV
Affichage
Résolution d'écran3840 x 2160 pixels - 4K UHD
Technologie d'écranSQD-MiniLED
Type de dalleHVA
Processeur vidéoTSR AiPQ
Compatibilité HDRHLG, HDR10+, Dolby Vision IQ
Fréquence de rafraîchissement144Hz
Audio
Nombre de haut-parleurs4
Dolby AtmosOui
DTS:XOui
Connectique
Nombre de ports HDMI4
Standard HDMIHDMI 2.1
ARC / eARCARC, eARC
ALLMOui
Synchronisation dynamiqueVRR, FreeSync
Autres fonctionsCEC
Connectivité
Système d'exploitationGoogle TV
BluetoothOui
Norme Bluetooth5.4
Wi-FiOui
Norme Wi-Fi5 (AC)
Assistant vocalGoogle Assistant
Caracteristiques physiques
Pied amovibleOui
Compatibilité VESAOui
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