Le RGB MiniLED promet d'encore repousser les frontières du LCD. © Matthieu Legouge
Le RGB MiniLED promet d'encore repousser les frontières du LCD. © Matthieu Legouge

L'Hisense UR9S arrive à un moment charnière pour le LCD haut de gamme. Après des années à multiplier les zones de rétroéclairage, à pousser la luminosité toujours plus haut et à affiner les algorithmes de local dimming, les constructeurs explorent désormais une autre voie : agir directement sur la nature de la lumière produite derrière la dalle. Les MiniLED ne se contentent plus d’émettre une lumière ensuite filtrée, mais produisent directement du rouge, du vert et du bleu, avec l’objectif de renforcer à la fois l’éclat, la saturation et le volume colorimétrique.

Dans cette course au RGB MiniLED, Hisense fait partie des premiers à passer du prototype ou de la démonstration à un téléviseur commercialisé en Europe. Le UR9S n’est donc pas seulement un nouveau modèle premium dans la gamme du constructeur : c’est l’un des premiers représentants concrets de cette nouvelle génération de LCD, celle qui cherche à prendre l’avantage sur la luminosité, le volume couleur et les très grandes diagonales.

Les plus
  • Rendu HDR impressionnant
  • Pic lumineux particulièrement élevé
  • Très beau volume colorimétrique
  • Traitement antireflet efficace
  • Compatibilité Dolby Vision et HDR10+
  • Audio Devialet convaincant pour un téléviseur
  • Trois HDMI 2.1 et un USB-C DisplayPort 1.4
Les moins
  • Calibration SDR perfectible
  • Angles de vision limités
  • Blooming encore visible dans certains cas
  • Légers halos colorés / débordement chromatique sur mires exigeantes

Notre test de l'Hisense UR9S a été réalisé sur un exemplaire de 75 pouces prêté par la marque.

Cette orientation n’est pas anodine dans la stratégie d’Hisense. Lors de notre entretien avec Rémy Journé, directeur général d’Hisense France, la marque expliquait vouloir changer de statut sur le marché français : ne plus seulement être identifiée comme une alternative bien placée en prix, mais comme un acteur capable d’imposer ses propres choix technologiques, notamment autour des grandes diagonales et du RGB MiniLED. Le UR9S incarne précisément cette bascule.

Notre entretien avec Rémy Journé, directeur général d'Hisense France :

Nous avions déjà pu en vérifier une partie lors de nos premières mesures du Hisense UR9S. Nos premières observations laissaient une question ouverte : cette démonstration technique tient-elle encore lorsque l’on quitte les chiffres pour juger l’image dans un usage complet, avec des films, des séries, du sport, du jeu vidéo et les contraintes habituelles d’un salon ?

C’est tout l’objet de ce test du Hisense 75UR9S, réalisé sur la version 75 pouces. Un modèle qui concentre les ambitions actuelles du constructeur : RGB MiniLED, dalle mate antireflets, compatibilité HDR complète, interface VIDAA, système audio signé Devialet et fiche technique pensée autant pour le cinéma que pour le jeu.

Performances et qualité d'image :

Nos mesures

Comme toujours, nous avons débuté notre test par une série de mesures réalisées dans les modes d’image les plus pertinents. Sur ce Hisense 75UR9S, c’est le mode Filmmaker qui sert de base à notre analyse, aussi bien en SDR qu’en HDR. Ce choix permet de se rapprocher autant que possible d’un rendu cinéma, sans traitements trop démonstratifs ni suraccentuation artificielle de l’image.

Avant même de parler de ressenti, le UR9S donne déjà une première indication claire : ce téléviseur n’est pas un MiniLED comme les autres. Son rétroéclairage RGB MiniLED, composé de mini-LED rouges, vertes et bleues, ne sert pas seulement à produire davantage de lumière. Il modifie aussi la manière dont le téléviseur construit ses couleurs, en particulier dans les hautes lumières, là où les téléviseurs LCD traditionnels finissent souvent par perdre en saturation.

Cliquez ici pour voir nos mesures SDR

En SDR, le résultat est sérieux, sans être irréprochable. Nous relevons une température de couleurs moyenne de 6 105 K, soit une image légèrement plus chaude que la référence D65 attendue. Le gamma moyen, mesuré à 2,45, se situe lui aussi un peu au-dessus de la cible habituelle. Dans les faits, le téléviseur ne dénature pas l’image, mais il ne cherche pas non plus la neutralité absolue en sortie de carton.

L’échelle de gris confirme cette tendance. Le Delta E moyen mesuré atteint 4,8, une valeur qui traduit une dérive visible pour un œil exercé. Le rouge progresse légèrement à mesure que l’on monte dans les niveaux de gris, tandis que le vert et le bleu restent un peu en retrait. Cela explique cette dominante plus chaude, pas forcément désagréable au quotidien, mais moins rigoureuse que ce que l’on attend d’un téléviseur haut de gamme parfaitement calibré.

Delta E SDR

La colorimétrie SDR reste correcte, mais encore une fois pas totalement irréprochable. En mode Filmmaker, nous relevons un Delta E moyen de 2,62, soit une valeur contenue et globalement satisfaisante, mais encore au-dessus du seuil d’excellence attendu sur un téléviseur haut de gamme.

Le maximum grimpe à 6,44 sur le bleu pur, signe que certaines teintes s’écartent plus nettement de la référence. À l’œil, cela ne se traduit pas nécessairement par une image désagréable, mais force est de constater que le rendu manque encore d’un peu de rigueur en sortie de carton.

La suite de nos mesures en HDR

C’est en HDR que le téléviseur révèle vraiment son potentiel.

Delta E HDR

La précision colorimétrique HDR constitue une première bonne surprise. En mode Filmmaker, nous mesurons un Delta E moyen de 1,18, avec un maximum à 5,89 sur le blanc, une dérive qui peut s’expliquer en partie par la nature même du rétroéclairage RGB MiniLED.

Son spectre lumineux particulier peut mettre en difficulté une sonde comme la nôtre. Il convient donc d’interpréter cet écart avec prudence, d’autant que le téléviseur conserve une très bonne tenue globale sur les autres teintes.

La luminance constitue évidemment l’un des grands points forts du téléviseur. Sur une fenêtre de 10 %, nous avons mesuré un pic lumineux qui monte jusqu'à 4 250 cd/m², une valeur très élevée, qui place le UR9S parmi les téléviseurs les plus lumineux passés entre nos mains. Ce chiffre illustre bien l’apport du RGB MiniLED : Hisense ne cherche pas seulement à gagner quelques centaines de candelas, mais à installer son téléviseur dans une autre catégorie de puissance HDR.

La courbe EOTF est également parfaitement maîtrisée. Le téléviseur suit proprement la référence, sans chercher à surexposer artificiellement l’ensemble de l’image pour donner une impression permanente de luminosité. La montée vers les hautes lumières se fait de manière progressive et cohérente, ce qui évite l’effet parfois trop démonstratif de certains LCD très lumineux.

Nos mesures de luminosité en fonction de la taille de la mire diffusée permettent de mieux comprendre son comportement. Le téléviseur atteint environ 2 950 cd/m² sur une fenêtre de 1 %, grimpe autour de 3 700 cd/m² à 2 %, puis dépasse les 4 000 cd/m² entre 5 et 10 %. La baisse intervient ensuite progressivement, avec près de 1 000 cd/m² en plein écran, une valeur qui montre que l’UR9S est particulièrement à l’aise avec les contenus HDR les plus exigeants et ne se contente pas de produire un pic lumineux spectaculaire sur une petite zone. Il conserve une réserve importante lorsque l’ensemble de l’image s’illumine, ce qui profite directement aux scènes très ouvertes, aux paysages baignés de lumière et aux contenus HDR à forte dynamique.

BT2020
UHDA-P3

Nos mesures de couverture colorimétrique viennent enfin confirmer l’intérêt du RGB MiniLED. Nous mesurons 137,68 % de l’espace UHDA-P3, signe que cet espace est couvert dans son intégralité. Plus significatif encore, le Hisense 75UR9S couvre 92,94 % du BT.2020, une valeur remarquable pour un téléviseur LCD, au coude-à-coude avec les meilleurs OLED sur ce point !

C’est probablement l’un des résultats les plus intéressants de ce test. Le UR9S ne se contente pas d’être très lumineux ; il conserve une amplitude colorimétrique rare pour un LCD, précisément là où le HDR a besoin de couleurs denses et lumineuses. C’est cette combinaison entre puissance lumineuse, couverture BT.2020 très étendue et suivi EOTF propre qui donne au RGB MiniLED son intérêt réel, au-delà de la simple démonstration marketing.

Nos impressions sur le rendu à l'image

Notre exemplaire du Hisense 75UR9S donne rapidement le ton lors de la diffusion de nos Blu-ray 4K habituels. C’est un téléviseur qui aime la lumière ! Pas seulement parce qu’il est capable de produire des pics très élevés, mais parce qu’il garde de la matière et de la couleur là où beaucoup sont moins précis dans les hautes lumières. Sur les contenus HDR, l’image a du coffre, avec des éclats francs, des reflets bien détachés et une sensation de densité qui colle bien à la promesse du RGB MiniLED. Les scènes lumineuses conservent une vraie richesse chromatique.

Le RGB MiniLED mise sur une luminosité élevée et un volume couleur étendu. © Matthieu Legouge

C’est sans doute ce qui distingue le plus cet UR9S d’un MiniLED plus classique. On le remarque bien sur des paysages baignés de soleil comme dans Dune : Part Two, sur les éclairages urbains de Blade Runner 2049, les flammes de 1917, ou encore les néons ou autres reflets métalliques, le téléviseur donne une vraie sensation d’amplitude. On comprend mieux, à l’usage, pourquoi Hisense insiste autant sur le volume couleur, l'argument n'est pas uniquement une donnée qui vient enrichir le discours marketing.

Les rouges profitent pleinement du large gamut offert par le rétroéclairage RGB MiniLED. © Matthieu Legouge

Les scènes sombres sont plus intéressantes à analyser. Le contraste perçu est très solide pour un LCD, et le local dimming parvient souvent à donner de la profondeur aux noirs sans sacrifier trop brutalement les détails dans les ombres. Sur une grande partie des contenus, le résultat est convaincant, avec une image qui ne donne pas l’impression de flotter sur un voile gris. Les séquences nocturnes gagnent en relief, surtout lorsque l’image combine zones sombres et sources lumineuses intenses.

Mais le LCD conserve toutefois ses limites. Dans les scènes les plus difficiles, notamment avec un objet très lumineux sur fond noir, le blooming reste perceptible. Il ne se manifeste pas toujours comme sur un MiniLED classique : avec ce rétroéclairage RGB, certains halos peuvent prendre une légère coloration, ce qui les rend parfois plus visibles que prévu. En revanche, la perception du blooming est quasi inexistante face au téléviseur. C'est en se déplaçant sur les angles qu'il devient vraiment visible.

Nous avons aussi observé un phénomène plus singulier sur certaines mires Spears & Munsil : une forme de débordement chromatique, ou color crosstalk. Lorsqu’une zone très lumineuse et fortement colorée se trouvait près d’une zone blanche, cette dernière pouvait reprendre une légère teinte voisine. Nous devons toutefois bien préciser que si nous l'avons remarqué avec certaines mires exigeantes, le phénomène reste très contenu dans l'usage réel. Néanmoins, il ne s’agit pas ici d’un simple blooming, mais d’une contamination chromatique liée au pilotage du rétroéclairage RGB MiniLED.

Les tons chair restent globalement naturels, malgré un rendu parfois démonstratif. © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge

Côté traitements vidéo, Hisense offre une performance solide. L’upscaling fait correctement son travail sur les sources HD propres, avec une image détaillée sans excès de netteté trop visible. Les contenus plus compressés restent évidemment moins flatteurs sur une dalle de 75 pouces, mais le téléviseur évite de trop durcir les contours ou d’accentuer artificiellement les défauts. La compensation de mouvement demande, comme souvent, un peu de retenue : bien dosée, elle apporte de la fluidité sur le sport ou les contenus TV ; poussée trop haut, elle donne rapidement un aspect trop lisse aux films.

© Matthieu Legouge

C’est finalement dans un salon lumineux que le 75UR9S paraît le plus à son avantage. Sa réserve lumineuse, son traitement antireflet et son image très contrastée lui permettent de rester lisible là où beaucoup de téléviseurs perdent en impact. En journée, l’image conserve du punch, les reflets sont bien contenus et le HDR garde une présence que l’on ne retrouve pas toujours sur d'autres modèles, MiniLED ou OLED.

Face à un OLED haut de gamme, le débat reste donc ouvert, mais pas sur les mêmes critères. L’OLED garde l’avantage sur le noir absolu, la précision pixel par pixel et les angles de vision. Le Hisense UR9S répond avec une luminosité nettement supérieure, un volume couleur impressionnant et une vraie aisance dans les grandes scènes lumineuses. Ce n’est pas un OLED déguisé, et il ne faut pas l’attendre sur ce terrain. C’est plutôt un LCD qui assume ses forces, pousse très loin ses curseurs, et montre que le RGB MiniLED peut apporter autre chose qu’une simple hausse de luminosité.

Expérience au quotidien

Audio

Hisense ne s’est pas contenté d’intégrer un système audio de façade sur le 75UR9S. Le téléviseur embarque une configuration plus ambitieuse que la moyenne, avec une partie audio signée Devialet et une compatibilité Dolby Atmos. Sur le papier, l’ensemble colle bien au positionnement du modèle : il ne s’agit pas seulement d’accompagner l’image, mais de proposer une restitution suffisamment ample pour ne pas rendre immédiatement indispensable l’achat d’une barre de son.

La partie audio signée Devialet repose sur une configuration plus ambitieuse que la moyenne. © Matthieu Legouge

À l’usage, le résultat va effectivement plus loin que ce que l’on obtient sur pas mal de modèles. Le son a de la présence, du volume, et une assise correcte dans le bas du spectre. Les voix restent bien intelligibles, sans être noyées dès que la scène devient plus dense, et le téléviseur parvient à remplir convenablement une pièce de vie. Sur les films et les séries, l’ensemble donne une impression assez large, avec une scène sonore qui ne reste pas totalement collée à l’écran.

Il ne faut pas pour autant attendre une restitution aussi précise ou aussi enveloppante qu’avec une vraie solution home cinéma. La spatialisation garde ses limites, les effets verticaux liés au Dolby Atmos restent davantage suggérés que réellement matérialisés, et le registre grave manque forcément d’impact physique dès que l’on monte en intensité. Le système intégré du 75UR9S fait donc mieux que dépanner, mais il ne remplace pas une bonne barre de son pour celles et ceux qui veulent accompagner l’image très spectaculaire de ce téléviseur avec une partie audio du même niveau.

Interface et fonctionnalités

Ceux qui connaissent déjà les téléviseurs Hisense ne seront pas dépaysés ! VIDAA mise sur la simplicité, avec une page d’accueil bien organisée, des applications bien mises en avant et une navigation qui évite de noyer l’utilisateur sous les menus. Ce n’est pas l’interface la plus riche du marché, ni la plus personnalisable, mais elle a pour elle une certaine efficacité, même si l'on reste déçu de l'intégration un peu trop intrusive de publicités sur le bandeau supérieur.

© Matthieu Legouge

La fluidité générale est satisfaisante. Les applications se lancent rapidement, les menus répondent correctement et l’on ne ressent pas de lourdeur particulière au quotidien. Les principales plateformes de streaming sont présentes, ce qui couvre l’essentiel des usages actuels. VIDAA conserve toutefois un côté plus fermé que Google TV ou Tizen. L’écosystème applicatif est tout de même moins vaste.

Les menus image sont assez complets, ce qui est indispensable sur un téléviseur aussi technique. Entre les modes SDR, HDR, Dolby Vision, les réglages de local dimming, les options de mouvement et les paramètres liés au jeu, il y a de quoi ajuster le rendu sans forcément se perdre. On apprécie surtout de pouvoir calmer certains traitements si l’on souhaite obtenir une image plus naturelle.

VIDAA reste simple et fluide, mais l’interface intègre des publicités assez visibles. © Matthieu Legouge

La compatibilité HDR est l’un de ses bons points. Hisense continue de cocher large, avec la prise en charge des principaux formats, dont Dolby Vision et HDR10+. C’est toujours appréciable sur un téléviseur de ce niveau, car cela évite d’avoir à choisir un camp selon les plateformes ou les disques utilisés. Le UR9S est clairement pensé comme un écran polyvalent, capable de s’adapter à la plupart des sources actuelles.

La télécommande se recharge par USB-C ou grâce à son petit module solaire. © Matthieu Legouge

La télécommande reste fidèle à l’approche Hisense : compacte, simple à prendre en main, avec plusieurs raccourcis vers les services de streaming et un bouton micro pour les commandes vocales. Sans pile, elle se recharge via son petit module solaire, ou via USB-C.

Gaming

L'Hisense 75UR9S coche l’essentiel pour le jeu vidéo : HDMI 2.1, VRR, ALLM, haute fréquence d’affichage, Dolby Vision Gaming et barre de jeu pour accéder rapidement aux principaux réglages. Sur console comme sur PC, le téléviseur profite surtout de sa très forte luminosité HDR et de son volume colorimétrique, qui donnent beaucoup d’impact aux jeux les plus spectaculaires.

Côté latence, nous avons mesuré un input lag de 16,9 ms. Ce n’est pas le meilleur résultat du marché, mais la valeur reste suffisamment basse pour jouer confortablement, y compris sur des titres d’action.

Consommation électrique

En diffusant une mire SDR calibrée à 150 cd/m², nous avons mesuré une consommation de 68 W/m². Le Hisense 75UR9S se montre donc assez raisonnable dans ces conditions et se positionne dans la moyenne basse des téléviseurs testés.

Cette valeur ne préjuge évidemment pas de son comportement en HDR. Dès que le téléviseur exploite pleinement sa réserve lumineuse, notamment sur des scènes très claires ou des jeux HDR, la consommation grimpe logiquement. Mais à luminosité SDR contenue, le 75UR9S ne se montre pas excessif et reste cohérent avec ce que l’on peut attendre d’un grand téléviseur MiniLED haut de gamme.

Design et connectiques

Avec sa diagonale de 75 pouces, le Hisense UR9S impose naturellement sa présence. Le téléviseur n’essaie pas de rivaliser avec la finesse d’un OLED. Son châssis reste plus épais, conséquence logique du rétroéclairage RGB MiniLED et du système audio intégré. La finition est sérieuse, l’ensemble paraît robuste, mais il faudra prévoir un meuble TV suffisamment large.

Le châssis assume une certaine épaisseur, liée au rétroéclairage et au système audio. © Matthieu Legouge

Nuos saluons également la performance du traitement antireflet sur ce modèle. Sur un téléviseur aussi lumineux, pensé pour fonctionner dans une pièce de vie, il participe directement au confort d’usage. Les reflets sont bien contenus et l’image conserve une bonne lisibilité en journée, ce qui renforce l’un des grands atouts du UR9S face à beaucoup de modèles plus dépendants d’un environnement sombre.

© Matthieu Legouge

La connectique est moderne et assez généreuse. Le 75UR9S propose trois entrées HDMI 2.1, compatibles avec les fonctions attendues pour le jeu, ainsi qu’un port USB-C compatible DisplayPort 1.4, assez rare sur un téléviseur et intéressant pour relier un PC. Ce choix compense en partie l’absence d’une quatrième prise HDMI 2.1, mais il faudra tout de même composer avec cette limite si l’on souhaite connecter à la fois plusieurs consoles, un lecteur Blu-ray UHD et une barre de son ou un ampli via eARC.

Test Hisense UR9S : l'avis de Clubic

Conclusion
Note générale
8 / 10
Testé & Approuvé

Avec le 75UR9S, Hisense montre que le RGB MiniLED n’est pas qu’un argument marketing. Le téléviseur impressionne surtout en HDR, avec une luminosité très élevée, un volume couleur remarquable et une vraie aisance dans les scènes lumineuses. Dans un salon baigné de lumière, son traitement antireflet et sa réserve lumineuse font clairement la différence.

Le tableau n’est pas parfait pour autant. La calibration SDR manque de précision en sortie de carton, les angles de vision restent limités et le blooming n’a pas totalement disparu. Le RGB MiniLED apporte même quelques artefacts spécifiques, comme de légers halos colorés ou un débordement chromatique visible sur certaines mires exigeantes.

Le UR9S reste malgré tout l’un des LCD les plus intéressants du moment. Il ne remplace pas l’OLED sur le contraste absolu ou la précision pixel par pixel, mais il pousse très loin les forces du LCD : luminosité, couleur, grand format et polyvalence. Une première démonstration très convaincante pour Hisense, même si la technologie mérite encore d’être affinée.

Les plus
  • Rendu HDR impressionnant
  • Pic lumineux particulièrement élevé
  • Très beau volume colorimétrique
  • Traitement antireflet efficace
  • Compatibilité Dolby Vision et HDR10+
  • Audio Devialet convaincant pour un téléviseur
  • Trois HDMI 2.1 et un USB-C DisplayPort 1.4
Les moins
  • Calibration SDR perfectible
  • Angles de vision limités
  • Blooming encore visible dans certains cas
  • Légers halos colorés / débordement chromatique sur mires exigeantes
Sous-notes
Design et connectiques
8
Qualité d'image
9
Qualité audio
8
Gaming
9
Expérience connectée
8
Consommation électrique
9

Toutes les mesures réalisées dans le cadre de ce test ont été enregistrées avec le logiciel CalMAN Ultimate, une sonde Calibrite Display Plus HL et un boîtier de mesure d'Input Lag Leo Bodnar.

Fiche technique Hisense UR9S

Résumé
Résolution d'écran3840 x 2160 pixels - 4K UHD
Technologie d'écranMini-LED
Compatibilité HDRDolby Vision, HLG, HDR10, HDR10+, HDR10+ Adaptive, Dolby Vision IQ, IMAX Enhanced
Fréquence de rafraîchissement180Hz
Fréquence de rafraichissement maximal330 Hz
Puissance des haut-parleurs (watts)90
Système d'exploitationVidaa
Affichage
Résolution d'écran3840 x 2160 pixels - 4K UHD
Technologie d'écranMini-LED
Processeur vidéoQuad Core MT9655
Compatibilité HDRDolby Vision, HLG, HDR10, HDR10+, HDR10+ Adaptive, Dolby Vision IQ, IMAX Enhanced
Fréquence de rafraîchissement180Hz
Fréquence de rafraichissement maximal330 Hz
AutresMode Filmmaker
Audio
Puissance des haut-parleurs (watts)90
Nombre de haut-parleurs7
Dolby AtmosOui
Connectique
Nombre de ports HDMI4
Standard HDMIHDMI 2.1
ARC / eARCeARC
ALLMOui
Synchronisation dynamiqueVRR, FreeSync Premium Pro
Autres entrées2x USB-A, 1x Ethernet, 1x composite, 2 x Antenne TV
Autres sorties1x optique (SPDIF), 1x casque
Connectivité
Système d'exploitationVidaa
BluetoothOui
Norme Bluetooth5.4
Wi-FiOui
Norme Wi-Fi6 (AX)
Assistant vocalAlexa, Vidaa Voice
Airplay 2Oui
Caracteristiques physiques
Pied amovibleOui
Compatibilité VESAOui
Consommation électrique
Consommation en veille0.5 W