Test LG ProBeam BU50NST : un vidéoprojecteur laser qui met la 4K en lumière

Le LG ProBeam BU50NST est un vidéoprojecteur à wobulation 4K qui brille surtout par son image lumineuse et contrastée. Et sous ses airs de produit professionnel, ce modèle fond de salle a su nous convaincre par ses nombreuses qualités.

LG ProBeam BU50NST
  • L'image lumineuse et la qualité perçue
  • L'upscaling Ultra HD par wobulation efficace
  • La durée de vie de l'éclairage Laser
  • La modularité des réglages (zoom et lens shift)
  • La connectique limitée
  • La fidélité des couleurs perfectible
  • WebOs trop sommaire

Vous pourrez voir sur le site internet de LG que le ProBeam BU50NST est un produit présenté comme étant "conçu pour l'innovation dans les entreprises". Alors que fait ce vidéoprojecteur laser 4K dans nos colonnes ? La raison est simple, si le produit vise initialement le monde de l'entreprise, le constructeur sud-coréen a décidé de le proposer aussi au grand public, avec un canal de distribution traditionnel (son-video.com, Cobra, Fnac, Darty, Boulanger, etc.) au prix public indicatif de 3500 euros ; notons que ce modèle devrait profiter d'une promotion de 1000 euros durant les French Days à venir (du 28 avril au 3 mai).

À vrai dire, ce double positionnement tombe très bien, car l'appareil affiche des caractéristiques techniques dignes d'un bon modèle Home Cinema. Attention, il ne s'agit pas d'un modèle à ultra courte focale tel que les Samsung The Premiere LSP9 et Vava Projector 4K , mais bel et bien d'un modèle fond de salle plus conventionnel. Enfin si on veut. En effet, le BU50NST est un appareil DLP exploitant la technologie de wobulation pour créer une image Ultra HD à partir d'une matrice Full HD. Attention, il ne faut donc pas le confondre avec le BF50NST qui est justement la version Full HD classique. Autre particularité, ce produit fonctionne sous webOS et il offrirait une multitude de réglages très pratique pour parfaire l'installation. Voyons tout cela dans le détail.

LG ProBeam BU50NST : les caractéristiques techniques

Si vous n'êtes pas fan des vidéoprojecteurs à ultra courte focale, ce modèle plus conventionnel proposé par LG est une alternative qui semble placer la barre très haut en matière de luminosité et de souplesse d'installation. Voici les caractéristiques technique du produit.

Fiche technique LG ProBeam BU50NST

Caractéristiques techniques

Système d'exploitation
webOS 4.5
Type de puce
Texas Instrument DLP 0.47 pouce
Consommation annoncée
380W
Consommation en veille
0.5W

Connectiques

Entrées vidéo
HDMI 2.0 (x2)
Sorties audio
Prise Casque - Jack 3.5mm
Connecteur(s) additionnels
USB Type A (x2)

Connectivité

Wi-Fi
Oui
Bluetooth
Oui
Ethernet
Oui
NFC
Non
AirPlay
Oui

Projection

Technologie de projection
DLP
Résolution native
1920 x 1080 pixels
Résolution d’affichage
3840 x 2160 pixels
Luminosité
5000 ANSI Lumens
Durée de vie de l'éclairage
20,000h
Taux de contraste dynamique
3000000:1
Norme HDR
HDR10
Bruit annoncé
29dB
Zoom optique
1,6x
Ratio de focale
1,3 à 2,08:1
Lens shift horizontale
Oui
Lens shift verticale
Oui
Correction trapézoïdale horizontale
+/- 20 %
Correction trapézoïdale verticale
+/- 50%

Caractéristiques physiques

Hauteur
15.6cm
Largeur
37cm
Profondeur
32.6cm
Poids
9.7kg
Haut-parleurs
2 x 5 watts

Design et ergonomie : un look certes un peu… sérieux


Comme nous le disions, le BU50NST fait partie de la famille de produits ProBeam, dédiée aux pros. Cela se ressent quelque peu sur son design qui n’est certes pas aussi élégant que celui d'un produit home cinema grand public.

Il est imposant (37 x 32,6 x 15,6 cm), surtout par son épaisseur qui n’en fera pas un produit très discret, y compris si vous l’accrochez sur une potence au plafond. D'ailleurs à ce sujet, ce BU50NST pèse près de 10 kg alors soyez prévoyant. Le choix de concevoir un produit au châssis noir et blanc, mais très anguleux aussi, n’aide pas non plus à en faire un modèle passe-partout.

Et que dire de l’imposant bloc optique ou encore des deux ventilateurs qu’on distingue derrière les ailettes en façade. Du coup, c'est là que nous vous annonçons que l’appareil n’est pas toujours d'une grande discrétion.

LG annonce 29 dB et faute de disposer d’un outil de mesure adapté, nous ne pouvons pas réfuter la valeur. Néanmoins, il nous semble plus bruyant que le Samsung LSP9 pour lequel Samsung annonçait déjà 31 dB.

À l'arrière on trouve en plus trois autres ventilateurs de 80 mm de diamètre (environ), soit cinq au total qui se chargent d'aspirer l'air frais et évacuer l'air chaud pour préserver autant que possible la durée de vie du produit.

En revanche, on ne trouve aucun filtre antipoussière, en tout cas visible et amovible sur ce BU50NST. Il semblerait décidément que les vidéoprojecteurs laser fassent l'impasse sur celui-ci, ce qui nous laisse toujours un peu perplexes. Quoi qu'il en soit, sachez que les ventilateurs ne sont visibles que sous un certain angle et que la bande-son de votre programme n'aura aucun mal à couvrir le bruit de ces cinq ventilateurs.

Et puisque nous parlons de l'audio, évacuons ici le point concernant la qualité des haut-parleurs intégrés : ceux-ci ne sont vraiment d'une qualité trop moyenne pour sonoriser convenablement les contenus. Pour le coup on se rend bien compte ici que ce modèle est issue d'une gamme professionnelle.



Selon nous, ce modèle fait une énorme différence par la richesse et l'amplitude des réglages qu'il propose. Non seulement il dispose d’un zoom x1,6 et d’une molette de mise au point qui s'est avérée précise, mais il est également possible de décaler la projection sur +/- 20% à l’horizontale et +/- 50% à la verticale.

Aussi bien dans le cas d’une première installation pour laquelle il est alors plus facile de lui trouver une position idéale, mais aussi dans le cas d’un renouvellement de matériel où vous devriez vous en sortir sans avoir à tout refaire. Une telle flexibilité pourrait bien vous éviter d’avoir à (re)faire du bricolage.


Naturellement, le BU50NST dispose de fonctions logicielles pour corriger les déformations de l’image selon 12 points de réglages. L’utilisation de cette mire n’est pas des plus ergonomiques puisqu'il faut sélectionner un point, puis cliquer frénétiquement sur les petites flèches pour déformer l’image au besoin, mais elle a le mérite d’exister.


À l’arrière, comme nous l'avons déjà vu, ce vidéoprojecteur est assez peu séduisant, avec cette large grille noire qui ne traduit pas un soin particulier porté à la finition. La connectique y est aussi assez minimaliste avec seulement deux prises HDMI 2.0, ce qui limite le nombre de sources vidéo. Une prise Ethernet est disponible également, au même titre que du Wi-Fi et du Bluetooth. À noter que le port Ethernet est compatible avec les appareils de diffusion HDBaseT TX, mais nous doutons sérieusement que cela présente un intérêt pour le grand public.

On trouve aussi à cet endroit un petit joystick pour naviguer dans les menus de l'appareil, mais tout sera plus simple via la télécommande qui profite elle aussi d'un design pas franchement très « grand public » pour ne pas dire austère.

N'espérez pas trouver de rétroéclairage des touches. Elle a toutefois pour elle de mettre à portée de clic l’essentiel des réglages grâce à une multitude de boutons. De quoi limiter quelque peu les interactions parfois pénibles dans les différents menus.

On trouve même une touche d'accès rapide au mode éco qui permet d'abaisser considérablement la luminosité et le bruit de ce produit. LG indique qu'il s'agit d'une zappette infrarouge, mais nous l'avons trouvé pourtant assez efficace. Il n'est pas utile de pointer systématiquement le vidéoprojecteur pour commander les fonctions, ou encore vos différents périphériques.

De manière assez classique, grâce au HDMI CEC, elle permet de prendre le contrôle de certaines sources vidéos.


Une qualité d’image vraiment dynamique

Wow ! Impossible à la mise en marche de ce vidéoprojecteur de ne pas être impressionné par sa luminosité. Annoncée à 5000 ANSI Lumens, celle-ci donne vraiment l'impression d'avoir « la puissance » d'une télé géante devant les yeux. Installé à environ 2,8 m de notre écran de projection, il en arrose toute la surface soit une image de base de 2,2 m environ. Et ça pète !

On peut même dire que le rendu nous paraît plus lumineux que l'image du Samsung The Premiere LSP9 alors même que celui-ci est à l'aplomb de la toile technique ALR.

Vous trouverez sur le site de LG, en téléchargeant la notice du produit, toutes les informations concernant les tailles de projection. Précisons toutefois ici que le zoom 1.6x permet de passer d'une image de 98 cm de base et 114 cm de diagonale à 1,5m de base et 1,8 m de base avec un recul de 2 mètres seulement.

La puissance lumineuse du BU50NST ne passe jamais inaperçue. Nous l'avons essentiellement utilisé en mode cinéma, que ce soit d'ailleurs avec des contenus SDR ou HDR. Pour les programmes en HDR, LG a prévu des modes Cinema classique et Cinema Home, ce dernier est un rien plus lumineux et chacun trouve son utilité en fonction des contenus visionnés.

Concernant la qualité de l'image, le LG BU50NST est une excellente surprise. Surtout pour un produit initialement issu de la gamme professionnelle. L'image projetée est (on se répète) lumineuse, mais contrastée aussi. Nous sommes très agréablement surpris par la qualité du piqué. Le processus d'upscalling par wobulation est efficace, mais il nous faut saluer la qualité du bloc optique. On est loin du « cul de bouteille » qui équipe certains modèles professionnels.

Nous n'avons pas remarqué de perte de netteté ni de déformation dans les angles de l'image et, comme on peut le voir avec le contenu issu de YouTube ci-dessus, la dynamique de l'image et la netteté sont remarquables !

Comme la fluidité d'ailleurs, qui ne nous a pas défaut lors des tests. La bonne surprise également c'est nous n'avons pas noté d'effet d'arc-en-ciel sur cet appareil DLP. Nous n'y sommes pas très sensibles de base, mais nous redoutions d'être indisposé compte tenu de la luminosité qui aurait pu amplifier le phénomène.

Résultats des mesures du LG BU50NST

Il est temps désormais de passer à la partie « douloureuse » pour ce vidéoprojecteur : les résultats des mesures. Celles-ci ont en effet leur importance, mais il ne faudrait surtout pas les comparer aux résultats des mesures que nous obtenons à l'occasion des tests de télés pour des raisons évidentes. Quoi qu'il en soit, sur ce sujet, le LG BU50NST se place dans la moyenne avec une performance notable du côté de la luminosité.

Ci-dessus, les mesures obtenues en mode Cinéma sous l'espace colorimétrique REC.709 montrent que ce vidéoprojecteur a plutôt tendance à saturer les couleurs. Le Delta E moyen est mesuré à 6,83 et certaines couleurs crèvent le plafond.

Un comportement assez classique pour que les spectateurs soient émerveillés par la production d'une image chatoyante. Il faut dire qu'avec une luminosité de 282 cd/m² mesurée à 2m de notre toile (avec la sonde collée et orientée vers la toile) nos impressions évoquées plus haut sont confirmées par la mesure.

Les graphiques traduisent également une température des couleurs un rien trop froide, mais pas délirante pour autant puisque nous l'avons mesuré à 6680K, soit finalement pas si loin des 6500K de référence.
Le problème se situe toutefois dans la capacité limitée du produit à produire une échelle de gris de qualité. Car si la production du blanc est convenablement assurée, sitôt qu'on se rapproche du noir ça se complique, avec un rendu qui tient plutôt du gris délavé. La production des couleurs est par ailleurs assez restreinte avec une couverture de l'espace colorimétrique REC.709 mesurée à 85% environ.

En mode cinéma, nous avons mesuré un taux de contraste de 620:1, mais il est possible de faire mieux avec le BU50NST.

Il suffit pour cela d'utiliser le mode "HDR effect" qui boost encore un peu plus la luminosité et le contraste qui atteint désormais près de 850:1.

Comme son nom l'indique, celui-ci convertit artificiellement des contenus non HDR pour en faire ressortir plus ou moins efficacement des détails. Il pourra faire l'affaire à l'occasion de projection en pleine journée, si vous ne souhaitez pas plonger la pièce totalement dans l'obscurité.

Toutefois, sous ce mode, les couleurs sont encore plus saturées et donc la fidélité des couleurs moins bonne. C'est un choix et d'ailleurs, à moins d'avoir une sonde colorimétrique dans les yeux, cette pirouette technique proposée par LG pourrait faire l'affaire dans certaines situations et avec des contenus très colorés tels que les films d'animation.

Le mode « Expert bright room » traduit les capacités maximales du BU50NST avec une luminosité mesurée cette fois-ci à 441 cd/m² ! Attention, le noir étant plutôt gris (1,45 cd/m²), le taux de contraste chute à 300:1 !

Les mesures en mode cinéma HDR ci-dessus montrent que la fidélité des couleurs sera meilleure avec ce type de contenu. Le Delta E moyen est désormais mesuré à 4,92 avec un phénomène légèrement inversé par rapport au mode cinéma SDR. En effet, on relève que le blanc est cette fois-ci moins fidèle (ça vire au gris) tant sur les premières mesures du Delta E que sur les courbes EOTF et luminance qui montrent que l'électronique peine à suivre les courbes de référence.

En revanche, ça se passe mieux pour les couleurs. Cela s'explique par le fait que le vidéoprojecteur est moins lumineux en HDR (un classique) et, de fait, les couleurs sont plus justes. En revanche, la luminosité plafonne sous les 100 cd/m² et la couverture DCI-P3 n'est assurée qu'à 70%.

Pour en finir avec les mesures, sachez que nous avons relevé un input lag de près de 70 ms sous le mode jeu de ce vidéoprojecteur. Une latence trop importante pour en faire un produit polyvalent sur le sujet. Toutefois nos ados à la maison ont pu s'adonner à quelques jeux de plateau plutôt tranquilles (Sims, My Time Portia, Slime Rancher, etc.) sans ressentir de gêne particulière.

Un fonctionnement sous webOS


En boutique et sur les sites de vente en ligne, vous verrez (sans doute) que le ProBeam BU520NST fonctionne sous le système d'exploitation webOS 4.5 de LG. Après tout, beaucoup de vidéoprojecteurs sont aujourd'hui dotés d'OS issus du monde de la télé, à l'image du Samsung The Premiere LSP9 qui fonctionne sous TizenOS et offre un accès aux services connectés associés.

Concernant ce LG, il y a un hic : c'est une version professionnelle de WebOS qui s'avère pour le moins… limitée.

L'appareil démarre sur un écran « LG Home Dashboard » qui n'a rien de très séduisant, mais qui a toutefois le mérite d'identifié les périphériques réseau tels qu'un NAS. Nous y avons rapidement branché notre clé HDMI Amazon FireTV Stick 4K pour profiter de nos services connectés.

La bonne nouvelle en revanche c'est que le BU50NST n'est pas avare de réglages. En plus des modes standard, cinéma, DICOM, jeu, expert pièce lumineuse, expert pièce sombre et présentation, on retrouve une multitude d'options pour ajuster les paramètres de l'image. Des options pour régler l'audio sont disponibles, mais comme nous le disions plus haut, le rendu des haut-parleurs est tel qu'il n'est pas franchement indispensable d'y passer des heures.

On retrouve aussi la traditionnelle barre d’icônes horizontales et un accès aux quelques applications disponibles : navigateur internet, une visionneuse photo et vidéo, un lecteur audio et un explorateur de fichiers. À noter que le client de lecture vidéo ne semble pas gérer les formats de fichiers récents et que ses capacités de décodage et d’upscalling sont très limitées. C’est sûr, l’appareil est initialement dédié à une utilisation professionnelle et les fonctions multimédias n’étaient visiblement pas en tête de liste dans le cahier des charges.

LG ProBeam BU50NST

8

Ce LG ProBeam BU50NST est un vidéoprojecteur qui assure le spectacle par son image lumineuse et dynamique qui profite par ailleurs d'un upscalling 4K par wobultation plutôt bien maîtrisé. Cette solution DLP, combinée à un éclairage par laser lève bien des restrictions d'utilisation et on ne peut qu'apprécier ses réglages de zoom et Lens Shift importants qui facilitent grandement l'installation. Reste qu'il faudra sans doute faire le nécessaire pour cacher ce modèle, pas franchement séduisant.

Les plus

  • L'image lumineuse et la qualité perçue
  • L'upscaling Ultra HD par wobulation efficace
  • La durée de vie de l'éclairage Laser
  • La modularité des réglages (zoom et lens shift)

Les moins

  • La connectique limitée
  • La fidélité des couleurs perfectible
  • WebOs trop sommaire

Qualité vidéo 9

Qualité audio 7

Design 5

Ergonomie 10

Connectivité 6

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