Demain, tout fabriquer à la demande instantanément ?

Cyril Fiévet
Cyberculture
20 août 2021 à 14h17
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Impression 3D

Et si de nouvelles techniques d’impression 3D permettaient de tout fabriquer en quelques secondes ? Et si cela transformait en profondeur notre façon de produire et de consommer ?

Moonshots est une rubrique de Clubic présentant de façon résolument optimiste des technologies innovantes et futuristes, susceptibles d’apporter des solutions concrètes aux problèmes de notre monde à moyen ou long terme. Idées improbables, innovations de rupture et solutions crédibles : de quoi faire (un peu) rêver à un monde meilleur, un mercredi sur deux.

En 2009, Fast Company évoquait une « révolution en matière de fabrication des objets ». Le magazine décrivait : « Prenez le design d’un produit quelconque une pièce de moteur ou un ustensile de table – et introduisez-le dans un ordinateur. Appuyez sur “Imprimer” et il surgira un duplicata physique de l’objet, réalisé à partir de plastique, céramique, métal, ou même de sucre. Appuyez à nouveau sur “Imprimer” et il en sortira une autre copie, ou insérez un nouveau design pour fabriquer un autre objet ». Et d’ajouter : « Ca ressemble à une scène de Star Trek, mais c'est réel et devient de plus en plus courant. Ce processus porte plusieurs noms, mais il est désormais communément appelé "Impression 3D” »

Révolution — ou pas

Depuis longtemps maintenant, l’impression 3D — ou plus généralement la fabrication d’objets couches par couches ou par itérations successives à partir de leur modélisation numérique (fabrication additive) — fascine. Ses promesses sont décrites par d’innombrables médias et experts, la plupart annonçant une « révolution » induite par cette technologie.

Au début des années 2010, The Street expliquait ainsi comment « l’impression 3D va changer le monde » : « Ce n'est pas souvent que survient une révolution qui va tout changer. Mais comme Internet a changé la façon dont nous communiquons et partageons l'information, l'impression 3D va fondamentalement changer notre façon de fabriquer les choses ». En 2013, on pouvait lire sur Clubic que « l’impression 3D ne semble pas être une simple innovation » mais bien « une technologie de rupture qui pourrait chambouler l'industrie telle que nous la connaissons actuellement, tout autant que nos habitudes de consommation ».

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Les nouvelles lunettes Adidas, imprimées en 3D — © Adidas

Pourtant, l’impression 3D a-t-elle vraiment entrainé une révolution qui a « tout changé » ? Oui et non.

Oui, car l’impression 3D est désormais une réalité industrielle. Elle est utilisée pour produire d’innombrables catégories de produits et pièces en tous genres, dans des secteurs très différents — de l’industrie automobile à celle des prothèses médicales, des chaussures aux bijoux jusqu’à la construction de bâtiments, sans parler de bio-impression 3D, qui est encore un autre domaine. Et la tendance ne s’infirme pas. Tout récemment, Adidas sortait des lunettes pour cyclistes imprimées en 3D, tandis que l’Institut des nanotechnologies pour le soldat décrivait un matériau inédit destiné aux revêtements de protection, plus résistant que le kevlar ou l’acier et imprimé en 3D à l’échelle nanoscopique. Aux Jeux olympiques de Tokyo, les archers coréens raflaient plusieurs médailles d’or... avec des arcs dont les poignées étaient toutes imprimées en 3D (une technologie Hyundai ).

L’impression 3D est donc partout. Pour autant, on peut arguer que la promesse d’une « révolution de l’impression 3D » ne s’est pas encore pleinement réalisée. 

En 2009, Fast Company notait que « le prix des imprimantes 3D chute rapidement et on en trouve aujourd’hui en-dessous de 10 000 $ ». Aujourd’hui, un modèle d’entrée de gamme coûte à peine quelques centaines d’euros. Pourtant, sont-elles aussi répandues dans les foyers que peuvent l’être une imprimante classique (ou d’autres appareils électroniques récents de prix comparables, comme les enceintes connectées) ? En regardant autour de vous, voyez-vous beaucoup d’objets imprimés en 3D ? Et quand vous avez perdu ou cassé un objet usuel, votre premier réflexe est-il de chercher un moyen de l’imprimer à partir de son modèle numérique ? D’ailleurs, trouve-t-on à chaque coin de rue des établissements ou des machines proposant d’imprimer à la demande n’importe quel objet, comme l’annonçaient beaucoup d’experts il y a une dizaine d’années ? 

Les photocopieurs, les photomatons et autres distributeurs automatiques sont partout. Même s’il existe des sociétés de services spécialisées (comme Sculpteo ou Stereoleap en France), les imprimantes 3D en accès public demeurent rares. La fabrication additive a bel et bien engendré une révolution, mais qui demeure limitée et n’a pas encore véritablement touché le grand public, en tout cas pas au sens où l’entendaient les prospectivistes. En particulier, l’impression 3D n’a (pour l’instant) pas changé grand chose aux modes et habitudes de consommation. Une révolution industrielle certes, mais pas une révolution sociétale.

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© Stereoleap

Xolo-innovation

Est-ce à dire que l’impression 3D restera cantonnée à des processus industriels complexes ou aux makers passionnés des fab-labs ? Probablement que non. En fait, la (vraie) révolution de l’impression 3D est encore en devenir, mais se précise.

Même si l’expression « impression 3D » recouvre de nombreuses réalités — technologies, matériaux, procédés — très distinctes, d’une façon générale la R&D dans ce domaine progresse vite et les innovations se multiplient. Le rapport de l’Office européen des brevets de juillet 2020 confirme que « l’innovation liée à la fabrication additive est en plein essor » et note même « une forte accélération de l’innovation dans ce domaine au cours des dernières années ». « De 2015 à 2018, le nombre de demandes de brevets liées à la fabrication additive a progressé de 36% par an en moyenne, un taux dix fois supérieur à la croissance annuelle moyenne du nombre de demandes déposées auprès de l’Office des brevets sur la même période », détaille le rapport.

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Evolution du nombre de brevets déposés dans le domaine de la fabrication additive — © Office européen des brevets

Il y a donc une véritable vague d’innovation dans ce domaine et certaines des limites qui empêchaient l’impression 3D de « passer à l’échelle », notamment la lenteur de fabrication, sont en train de tomber.

En décembre 2020 ont ainsi été publiés dans la revue Nature des résultats de recherches qui feront date. Une dizaine d’universitaires allemands y présentent ce qui est décrit comme « la prochaine étape » en matière de méthodes de fabrication additive séquentielle, et introduisent le principe de « xolographie ». 

Il s’agit d’une méthode inédite de photopolymérisation d’une résine. Pour simplifier, un faisceau laser « dessine » en quelque sorte les formes de l’objet « plan par plan » au sein même d’un bloc de matériau photosensible liquide qui se durcit au contact de la lumière. L’objet est ainsi fabriqué « tranche par tranche », au fur et à mesure des déplacements du laser. Ce qu’il faut surtout en retenir est que, selon les auteurs, le procédé offre « une résolution 10 fois supérieure à celle d’autres procédés d’impression 3D comme la lithographie axiale », et une vitesse de production volumétrique « de 10 000 à 100 000 fois supérieure » à celle de techniques de photopolymérisation à deux photons. « Nous pressentons que cette technologie va transformer la production volumétrique rapide d'objets, tant à l’échelle nanoscopique qu’à l’échelle macroscopique », estiment les chercheurs, qui ont d’ailleurs créé une start-up, Xolo, pour commercialiser le procédé et sortir sur le marché la première « imprimante 3D xolographique ».

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Exemples de fabrications initiales par xolographie — © Nature

Et ce n’est qu’un début. « Il est déjà prévisible que la vitesse augmentera sensiblement en accroissant la puissance des sources laser ou en utilisant d’autres matériaux photosensibles », décrivent les chercheurs, qui entrevoient « une méthode de production volumétrique idéale » sans être limités par la taille (de grands objets pourraient être produits via cette technique, par exemple en combinant les systèmes optiques à des flux de résines et non seulement à un bac fixe). Dit autrement, la fabrication quasi instantanée et pourtant précise d’objets en tous genres et (presque) de toutes tailles est à l’horizon. 

Avenir imprimé

L’approche allemande est unanimement saluée comme très novatrice. Mais, au-delà de cette seule innovation (il y en a d’autres), l’important est de souligner que l’impression 3D est loin d’être un domaine figé aux contraintes immuables. C’est tout le contraire.

« La technologie d'impression 3D évolue aussi rapidement que ses scenarios d’usages », souligne John Barcus, Vice-président d’Oracle en charge des industries manufacturières, dans Forbes en 2020 . Il décrit : « Les imprimantes 3D peuvent déjà utiliser des matériaux qui se dissolvent, ce qui leur permet de produire des objets avec des composants imbriqués. On peut aussi déjà mixer différents matériaux à différentes fins, par exemple pour imprimer un support avec une surface intérieure glissante et un extérieur rigide. Il en va de même pour l'impression d'un objet utilisant plusieurs couleurs différentes, ce qui implique de garder les matériaux séparés mais néanmoins liés ».

« Nous continuons à surmonter les limitations persistantes » de l’impression 3D, conclut-il, invitant à imaginer « toutes les options qui s'offriront à nous quand nous pourrons fabriquer presque tout ce que nous voulons, quand nous le voulons, en utilisant une imprimante 3D ».

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Un objet fabriqué en quelques minutes par xolographie — © Xolo

Du reste, les spécialistes sont extrêmement confiants quant à l’avenir de la fabrication additive. Début 2020, 3D Printing Industry demandait à une centaines d’experts et d’acteurs de cette industrie leur vision de l’impression 3D à horizon 2030. Les réponses étaient aussi unanimes qu’optimistes. « Au cours de la prochaine décennie, l'impression 3D sera pleinement intégrée à la fabrication traditionnelle - la fabrication additive sera un élément courant de la plupart des chaînes d'assemblage », estime par exemple Naresh Shanker, directeur technique de Xerox. Et, au-delà de l’impact industriel, « l’impression 3D sera au cœur de notre économie à la demande, instantanée et hautement personnalisée, modifiant notre façon d'aborder la conception, l'inventaire, la logistique et l'exécution, offrant de puissants avantages économiques et environnementaux », annonce-t-il.

« D'ici la fin de la décennie, la fabrication additive transformera les chaînes d'approvisionnement avec des produits personnalisés disponibles sur commande grâce à une impression à la demande et locale », commente également Vyomesh Joshi, PDG de 3D Systems. « La qualité des impressions augmentera considérablement », prédit Bart Van der Schueren, directeur technique de Materialise, ajoutant que « la promesse de l'impression multi-matériaux et l'intégration de l'électronique permettront le développement de toutes nouvelles catégories de produits à haute valeur ajoutée, y compris des wearables sophistiqués et personnalisés ». « La fabrication hyper-locale promet des délais de livraison encore plus rapides de, disons, moins de 12 heures, et une approche plus durable de la fabrication en réduisant les émissions de carbone du transport », remarque Filemon Schöffer, directeur commercial de 3D Hubs.

Bénéfices

Les prémisses de ces profondes transformations sont déjà visibles aujourd’hui, et certaines de leurs conséquences sont perceptibles.

Sur le plan industriel, l’impression 3D va considérablement simplifier les méthodes de production, permettant de réaliser de vastes économies d’échelles, y compris pour les industries les plus exigeantes. La façon même dont sont pensées et conçues des réalisations complexes va être radicalement transformée. En juin 2021, la société californienne Relativity Space présentait par exemple la toute première fusée réutilisable imprimée en 3D — un lanceur concurrent des Falcon de SpaceX, qui comporte 100 fois moins de pièces détachées qu’une fusée classique et peut être entièrement produit par des robots et des imprimantes (moteurs compris) en deux mois. 

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Même les fusées s'impriment en 3D ! — © Relativity Space

L’impression 3D aura aussi un double impact bénéfique pour l’environnement. Elle est en train de changer les logiques de production pour les rendre plus éco-responsables et plus locales. Le studio de design autrichien EOOS vient de présenter un modèle de tricycle utilitaire dont l’essentiel de la structure est imprimée en 3D à partir de matériaux recyclés. L’intérêt est bien double : ne plus livrer ce type de véhicules là où ils sont nécessaires (mais les produire localement) et les fabriquer à partir de déchets (en l’occurrence les déchets plastiques rejetés par les supermarchés).

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© EOOS

Enfin, l’impression 3D va permettre de changer la façon dont nous consommons. « L’adoption de l'impression 3D dans le commerce de détail a été lente, en grande partie à cause de ses limites conventionnelles : vitesse, coût et matériaux. Mais à mesure que celles-ci s’estompent, l'impact en termes de personnalisation et de contrôle des stocks sera majeur », prédit John Barcus. Des techniques comme la xolographie (ou d’autres), parce qu’elle autorisent la fabrication d’un objet en quelques secondes, tout au plus quelques minutes, vont permettre de généraliser machines et services produisant à la demande des objets complexes. Le fameux « distributeur d’objets sur mesure », aussi simple d’emploi qu’un distributeur de boissons, est enfin possible et pourrait apparaître dans les 10 ans qui viennent, dans les centres commerciaux et autres lieux publics. Entrer dans une boutique et en sorte quelques minutes plus tard avec une paire de lunettes de soleil fabriquées en exemplaire unique aux dimension s de votre visage sera vite une réalité. Moins de transport, moins de stock, moins d’invendus et du « sur mesure » généralisé.

L’aboutissement de la logique de fabrication d’objets à la demande, rendu possible par l'innovation technologique, devrait donc bien entrainer de profondes mutations en matière de production et de consommation, et même avoir un impact positif pour l’environnement. La (vraie) révolution de l’impression 3D aura bien lieu.

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Thamien
«&nbsp;Vyomesh Joshi, PDG de 3D Systems&nbsp;»<br /> ex-PDG de 3DSystems…
Palou
Juste à activer le bouton de traduction en français et hop <br /> en.wikipedia.org<br /> Vyomesh Joshi<br /> Vyomesh "VJ" Joshi (born c. 1954) was 3D Systems CEO and president, and was the executive vice president of Hewlett-Packard Company's Imaging and Printing Group. He also served as the executive sponsor for all HP operations and initiatives in India and was a member of HP's executive council.<br /> Joshi did his bachelor's degree from L. D. College of Engineering, Ahmedabad, India. He holds a master's degree in electrical engineering from Ohio State University.<br /> Joshi joined HP in 1980 as a research an...<br />
KlingonBrain
Pour ma part, j’y suis déjà depuis des années.<br /> Je crée pas mal d’objet en 3D et je l’utilise également pour réparer.<br /> Mon imprimante 3D est devenue si indispensable que je me demande comment j’ai bien pu faire pour vivre sans. C’est vraiment le pied. Et vive les objets durables…<br /> Est ce que c’est pour monsieur tout le monde ? Je dirais que pour l’instant, non.<br /> Pourquoi ? Parce que le bon petit consommateur moyen, bien éduqué par le système commercial et scolaire n’a ni le savoir faire, ni l’envie, ni le temps de fabriquer des objets par lui même.<br /> Dans le cas contraire, il ne serait plus un bon petit esclave du système, ce qui serait très subversif. Mais comme vous allez le voir, ce n’est pas pour demain.<br /> Pour ceux qui veulent se lancer la dedans, en premier lieu, ça demande pas mal d’investissement en temps pour maitriser les logiciels de CAO. Oui, on trouve des objets tout faits par d’autres sur le Web. Mais dans beaucoup de cas, c’est pas fabuleux. Et surtout, c’est pas adapté forcément pour vous. Comme logiciel, je vous conseille FreeCad et OpenScad.<br /> Ensuite, il ne faut pas croire que les imprimantes 3D c’est simple.<br /> Déja, il faut apprendre à les paramétrer correctement. Et ce sont des machines compliquées, il y a beaucoup de réglages et de choses à comprendre quand on veut obtenir de belles choses. Et dans le temps, il se produit pas mal de problèmes de maintenance, il faut apprendre à les réparer. (Ma femme prétends que l’imprimante 3D sers surtout à imprimer des pièces juste pour sa propre maintenance…)<br /> Il faut choisir la bonne matière en fonction de ce qu’on fait. Et cela change les paramètres d’impression. Absolument tout influe sur les réglages, même la couleur du fil et la forme de la pièce. Les différentes matières ont toutes leurs avantages… et pleins d’inconvénient.<br /> Ensuite, il ne faut pas croire que ça sors des objets tout beau, tout finis et sans mettre les mains dans le cambouis. Il y a souvent pas mal de «&nbsp;post processing&nbsp;» à faire. Ebavurage, alésage, découpage des supports, assemblages, etc…<br /> Alors oui, pour ceux qui sont prêts à investir un peu de temps pour apprendre(en fait, beaucoup de temps), après, c’est le saint graal. Vous serez capable de faire VOS objets. Depuis le fait de les imaginer jusqu’à les réaliser…<br /> Sinon, un dernier conseil, ne les laissez pas trop sans surveillance et vérifiez souvent la connectique de puissance. Parce que c’est vite arrivé de mettre le feu à la baraque
casimir79
«&nbsp;Parce que le bon petit consommateur moyen, bien éduqué par le système commercial et scolaire n’a ni le savoir faire, ni l’envie, ni le temps de fabriquer des objets par lui même.&nbsp;»<br /> Pardonnez moi d’avance d’être désobligeant avec vous, mais le fait que beaucoup de gens ne s’impliquent pas dans l’impression 3D comme vous le faîte n’est pas synonyme de «&nbsp;moutons&nbsp;» comme vous le dites.<br /> Nous sommes tous uniques et nos passions sont forcément variées, cette acceptation des différences semble malgré tout exclue de votre schéma cérébral.
Sans_Plot
En complément de ta réponse. consommer du matériel d’impression 3D fais aussi de lui un «&nbsp;bon petit consommateur&nbsp;» ^^’
phl23
Bonjour,<br /> Vous utilisez «&nbsp;comme vous le dites&nbsp;» à mauvais escient.<br /> Pour ma part, je n’ai pas interprété les propos de KlingonBrain comme la dénonciation d’un comportement panurgien (comportement calqué sur celui des autres) mais plutôt comme la critique de l’habitude de la facilité et l’absence d’enseignement du goût de l’effort.<br /> Cordialement.
Nmut
Le propos de @KlingonBrain est un peu excessif mais il a raison. Nous sommes tous asservis au système qui pousse à acheter tout (et n’importe quoi aussi) pas cher.<br /> Après, pour le moment effectivement, comme il le dit, ce n’est pas pour tout le monde, mais il y aura aussi des progrès la dessus, softs plus simples et imprimantes «&nbsp;ready to use&nbsp;» plus grand public.<br /> Et au niveau industriel, les couts seront toujours supérieurs aux grandes séries actuelles, sauf pour du sur-mesure ou là c’est bien plus flexible, performant et moins couteux qu’un objet fabriqué artisanalement.<br /> Reste que le commerce va surement s’adapter en fournissant des modèles 3D à imprimer chez soi. Au lieu d’acheter un objet dans un magasin, on achètera le «&nbsp;plan&nbsp;» et automatiquement l’objet sortira de l’imprimante quelques minutes après.
BuziB
L’adoption de l’impression 3D par le grand public n’a jamais atteint les niveaux prophétisés, et le témoignage de KlingonBrain explique bien pourquoi. Il y a trop de freins pour que ça se généralise chez Monsieur tout le monde.<br /> L’article est intéressant, mais il fait l’impasse sur la chaîne numérique qui permet d’alimenter les imprimantes 3D en contenu. Que ça soit via des logiciels de CAO pour produire des designs spécifiques adaptés à l’impression 3D, ou des scanner pour numériser la pièce à produire (notamment dans le médicale avec les scanners intra-oraux ou intra-auriculaires), le design de pièces 3D nécessite du temps et de l’expérience (pour connaître toutes les contraintes liées au process). Vous pouvez toujours aller chercher des designs sur internet, mais dans ce cas, il n’y a plus vraiment de personnalisation.<br /> Au final, la fabrication additive est beaucoup plus portée par l’industrie, et c’est là que les changements les plus importants sont en train de se produire. Pour qu’elle soit mise en oeuvre, il faut qu’elle soit économiquement viable:<br /> soit parce que les procédés classiques sont plus onéreux (l’injection plastique est très économique pour les grandes séries, mais sur les petites et moyennes séries, le prix du moule d’injection est trop pénalisant, et l’impression 3D peut apporter sa pierre à l’édifice, soit en imprimant les pièces directement, soit en imprimant un moule moins résistant mais suffisant pour la quantité de pièces à sortir)<br /> soit parce que le design est impossible à fabriquer avec d’autres procédés. Dans ce cas, les exemples d’assemblages complexes remplacés par une seule pièce imprimée en 3D sont nombreux.<br /> Pour la Xolographie, je suis très sceptique. La maîtrise de la chimie avec un seul photo-initiateur pour garantir les priopriétés techniques/fonctionnelles requises n’est déjà pas évidente. Alors pour gérer un mélange avec deux photo-initiateurs qui réagissent à des longueurs d’ondes différentes, ça me paraît très compliqué. Le procédé d’impression basé sur la tomographie comme celui développé à l’EPFL (projection du profil à imprimer sur une cuve de résine en rotation) me parait déjà bien plus simple à mettre en oeuvre.<br /> En tout cas, c’est un domaine dans lequel il est passionnant de travailler.
Popoulo
Merci pour ce retour. Justement c’est une question que je me pose sur l’acquisition d’une telle imprimante lorsque vous parlez de «&nbsp;réparer&nbsp;». Mais me suis souvent interrogé sur la solidité de la pièce créée (égal à la pièce d’origine ? moins solide ? plus ?)<br /> Cela vaut-il vraiment le coup ? Avez-vous des exemples pour me faire franchir le pas ^^ ?
phl23
Merci pour toutes ces informations complémentaires.<br /> Pour ce qui est des designs sur Internet et de la personnalisation,sont-ils incompatibles ou la personnalisation nécessite-t-elle simplement de mettre les mains dans le cambouis et d’éditer les plans avec un logiciel adéquat ? J’imagine que parmi les logiciels gratuits et libres d’édition 3D, certains n’ont pas une ergonomie trop ésotérique.
zeebix
Ça va surtout être du cas par cas, certaines pièces peuvent être plus solides car la conception a été revu et amélioré (l’avantage de l’impression 3d personnelle) si la pièce est disponible ou si on possède les compétences pour la créer ou recréer sois même.<br /> Dans d’autres cas la pièce est fatalement moins solide du fait du fonctionnement même des imprimantes 3D par dépôt de matières, les différentes couches pouvant créer un point faible.<br /> Ça va dépendre aussi du plastique utilisé (PLA,ABS, etc…)<br /> C’est vraiment super intéressant et plaisant quand on met les mains dans tout ça
clockover
Ba tout dépend de la pièce d’origine, sa forme, sa matière…<br /> Mais c’est quand même pas mal costaud.<br /> Je me suis pris une imprimante 3D dans ce but.<br /> La difficulté c’est de l’avoir modélisée pour l’imprimer et là clairement pas le temps de m’y pencher pour l’instant.
juju251
KlingonBrain:<br /> Est ce que c’est pour monsieur tout le monde ? Je dirais que pour l’instant, non.<br /> Pourquoi ? Parce que le bon petit consommateur moyen, bien éduqué par le système commercial et scolaire n’a ni le savoir faire, ni l’envie, ni le temps de fabriquer des objets par lui même.<br /> Dans le cas contraire, il ne serait plus un bon petit esclave du système, ce qui serait très subversif. Mais comme vous allez le voir, ce n’est pas pour demain.<br /> Ca va aller la condescendance là ? <br /> Dommage que tu torpilles complétement ton commentaire qui aurait pu être intéressant avec une arrogance mal placée.
c_planet
pas trop convaincu par l’exemple du magasin de lunettes (sur-mesure &amp; pas de stock).<br /> Déjà pour le côté sur-mesure il y a quoi d’autres ? des bagues, et puis, euh, je cherche sans trouver. Ensuite, dans un magasin de lunettes traditionnel, on va trouver combien de matériaux différents (un plastique ce n’est pas un autre plastique), 50, 100, 150 ? ce qui sera impossible à obtenir comme éventail rentable en stock pour l’impression, donc on parlera de magasin à choix restreint (sans parler qu’assembler des matériaux totalement différent en magasin ça ne se compare pas à une finition d’usine).
KlingonBrain
Pardonnez moi d’avance d’être désobligeant avec vous, mais le fait que beaucoup de gens ne s’impliquent pas dans l’impression 3D comme vous le faîte n’est pas synonyme de « moutons » comme vous le dites.<br /> Nous sommes tous uniques et nos passions sont forcément variées, cette acceptation des différences semble malgré tout exclue de votre schéma cérébral.<br /> Ce n’est pas ainsi qu’il faut le comprendre.<br /> Réaliser que nous sommes des moutons, c’est juste un constat. Et même si cela nous embête de réaliser ce que nous sommes, cela ne change rien au fait que c’est malheureusement la réalité. Il y a juste ceux qui préfèrent se voiler la face et se raconter des histoires et ceux qui acceptent de voir la réalité en face et d’accepter la frustration quand au fait qu’ils n’ont pas le pouvoir de la changer.<br /> Depuis le plus jeune âge, l’essentiel du temps apprentissage qui nous façonne est complètement dirigé. On décide pour nous de quelles connaissances sont importantes et lesquelles sont inutiles. Nous sommes le produit que le système à décidé de faire de nous.<br /> Et ce système ne cherche pas à produire des individus polyvalents, autonomes et capable de de construire des choses par eux même. Au contraire, le système produit de plus en plus de personnes très spécialisées destinées à juste devenir des pièces détachées interchangeables et jetables dans le système productiviste. Mais aux capacités quasiment nulles en dehors de leur métier, limitant par la même leur capacité de survie en dehors de ce système.<br /> Ensuite, le système commercial par le biais du marketing et de la définition des produits se charge de nous éduquer en tant que consommateur. Et ils font usage de technique de manipulation comportementales très avancées, ce n’est pas juste une légende. Et cela afin que nous remplacions nos objets régulièrement, aussi souvent que cela arrange les industriels. Surtout, que nous renoncions à les réparer et les faire durer. Mais aussi et surtout, à oublier de considérer les qualités réelles des produits ou leur utilité concrète.<br /> Enfin de croire que nous aurons réussi notre vie quand nous aurons coché un certain nombre de cases sur l’échelle des possessions matérielles les plus futiles.<br /> Devenu adulte, le monde du travail fait de notre vie un cadre extrêmement rigide conditionnant notre progression à un conformisme et une servitude occupant une part immense de notre temps. On arrive même à nous faire croire qu’il faudrait travailler toujours plus et toujours plus longtemps. Et cela alors que la productivité de l’homme n’a cessé d’augmenter grâce aux machines et que l’humanité n’a jamais été aussi productive au point de saccager la planète en pillant ses resources. La question est de savoir si nous avons réellement aboli l’esclavage ou si nous lui avons juste trouvé une autre forme et un autre nom.<br /> Même si la corde avec un noeud coulant que beaucoup de gens portent au cou a de jolis dessins, il n’en reste pas moins que c’est un signe de servilité. Si vous ne le voyez pas ainsi, demandez vous si vous avez vraiment le pouvoir de la remplacer par quelque chose d’autre, par exemple de débarquer lundi matin avec une crête punk.<br /> La réglementation, dont le volume augmente de façon constante tends à vouloir régir le moindre de nos faits et gestes et à nous ensevelir progressivement dans un esclavage de complexité, de stress et de démarches. Et bientôt, de système de contrôle en caméra de surveillance, le moindre de nos écart sera peut être bientôt sanctionné. Et on peut craindre le pire avec l’avènement des IA. A quand le QR code pour aller pisser ?<br /> Pour finir, on pourrait croire que la politique nous donne un moyen de décider, mais c’est au final plus une sorte de «&nbsp;prêt à penser&nbsp;» qui réduit nos options à quelques choix prédéterminés. Dont la plupart se réduisent d’ailleurs à «&nbsp;cause toujours&nbsp;» : tu peux toujours voter pour qui tu veut (en fait, pas vraiment), mais il ne se passera rien si tu ne vote pas pour qui il faut. Et le camp gagnant qui décidera d’absolument tout étant toujours et invariablement celui d’une certaine forme de pensée unique, toujours la même. Démocratie ou dictature de la majorité ? Est ce que le fait d’être nombreux à avoir tort donne t’il pour autant raison ?<br /> Bref, au final, il y a assez peu de libre arbitre dans tout cela. Et mon propos n’est pas du tout de juger les gens ni de faire croire qu’il existerait des solutions simples ou une forme de militantisme qui résoudrait les choses de manière miraculeuse, car ce n’est pas le cas.<br /> Mon propos n’est pas non plus de faire croire qu’il suffirait juste de se mettre à l’impression 3D pour résoudre les problèmes du monde, car ce n’est bien évidement pas aussi simple.<br /> Non, ce que je voulais dire simplement, c’est juste que les compétences qu’il faut pour tirer parti de l’impression 3D et plus globalement de la logique DIY sont totalement à l’opposé de la culture et des compétences que l’on donne au plus grand nombre. Puisque pour cela, il faut être polyvalent. Et ma conclusion, c’est juste que cela n’arrivera pas de sitôt, parce qu’absolument aucun des lobbys qui ont du pouvoir dans notre société, qu’ils soient politiques, marchands ou industriels n’a le moindre intérêt à ce que cela change.<br /> Voila pourquoi ces techniques resteront pour longtemps l’apanage d’une minorité de démerdards.
casimir79
«&nbsp;Sur le plan industriel, l’impression 3D va considérablement simplifier les méthodes de production, permettant de réaliser de vastes économies d’échelles, y compris pour les industries les plus exigeantes.&nbsp;»<br /> Et je pense que la révolution apportée par l’impression 3D est vraiment axée sur ce point là<br /> Futura<br /> Marklix, la place de marché des pièces détachées imprimées en 3D<br /> L’impression 3D s’impose de plus en plus comme une alternative écologique et économique pour les pièces détachées, comme le propose la place de marché Marklix.<br />
KlingonBrain
Ca va aller la condescendance là ? <br /> Dommage que tu torpilles complétement ton commentaire qui aurait pu être intéressant avec une arrogance mal placée.<br /> Tu prends des cadres dynamiques bien diplômés qui bossent dans une grande société, tu les met dehors de leur boulot du jour au lendemain, tu verra que la plupart ne sauront pas réparer leur voiture, ni leur machine à laver.<br /> Si je suis arrogant par le fait de décrire cette réalité, alors il ne me reste plus qu’a assumer le fait de l’être.
KlingonBrain
Merci pour ce retour. Justement c’est une question que je me pose sur l’acquisition d’une telle imprimante lorsque vous parlez de « réparer ». Mais me suis souvent interrogé sur la solidité de la pièce créée (égal à la pièce d’origine ? moins solide ? plus ?)<br /> En règle générale, quand on répare une pièce, on ne la refait pas à l’identique. Et cela pour diverses raisons. D’abord parce que l’impression 3D et l’injection plastique sont deux procédés différents qui n’ont pas les mêmes contraintes. Ce qu’on peut faire facilement avec l’un, on ne le fait pas facilement avec l’autre. Et inversement.<br /> Donc en générale, quand on refait une pièce, on la re-conçoit et on l’améliore au passage.<br /> Sur le plan de la solidité, l’impression 3D est moins résistante que les pièces injectées à épaisseur égale. Mais cela n’empêche pas d’obtenir au final des pièces beaucoup plus solide par le contrôle de leur dimensionnement.<br /> Après, c’est toujours du cas par cas en fonction de la pièce, de l’espace dont on dispose.<br /> Il faut également savoir que l’impression 3D peut se combiner à plein d’autres techniques, que c’est juste une technique parmi d’autres dans la besace du DIY et non quelque chose d’universel qui fait tout.<br /> Par exemple, on peut utiliser sa pièce imprimée en 3D et faire un moulage au sable pour la «&nbsp;transformer&nbsp;» en pièce en métal en utilisant une mini forge.<br /> Cela vaut-il vraiment le coup ? Avez-vous des exemples pour me faire franchir le pas ^^ ?<br /> Alors, mon conseil, ne vous posez pas de questions, lancez vous, achetez en une. Après tout, ça ne coute que 250€.<br /> Amusez vous, passez y un peu de temps, votre imagination fera le reste. Vous trouverez par vous même tout ce que vous pourrez en faire.
juju251
Le fait d’énoncer une réalité est une chose, mais il y a une façon de le faire.<br /> Enfin bref, ce sujet n’est pas là pour parler de la politique de notre monde actuel, ni d’ailleurs pour se justifier sur son point de vue.<br /> Personnellement, une machine de fabrication additive (si vous avez lu l’article, vous savez de quoi je parle) m’intéresse, par contre, arriver à choisir le bon modèle semble assez compliqué, d’autant que les quelques articles et / ou chaînes parlant d’impression 3d se focalisent beaucoup sur l’impression d’objets décoratifs (enfin, c’est du moins l’impression que j’en ai) et ce n’est pas le point qui m’intéresse.<br /> Dans mon cas, ce serait surtout pour réaliser des objets «&nbsp;utiles&nbsp;», voir des pièces mécaniques (dans les limites des contraintes que peuvent supporter les matériaux utilisés évidemment).<br /> Le principal soucis que je vois vient de la précision des machines («&nbsp;grand public&nbsp;») actuelles.
juju251
KlingonBrain:<br /> Alors, mon conseil, ne vous posez pas de questions, lancez vous, achetez en une. Après tout, ça ne coute que 250€.<br /> «&nbsp;que 250€&nbsp;».<br /> Pour pas mal de monde c’est déjà une belle somme.<br /> Et 250€ pour l’imprimante, mais tout ce qu’il faut à côté ?<br /> C’est à dire, le fil, les éventuels produits supplémentaires, les pièces de rechange ?
KlingonBrain
Le fait d’énoncer une réalité est une chose, mais il y a une façon de le faire.<br /> Enfin bref, ce sujet n’est pas là pour parler de la politique de notre monde actuel, ni d’ailleurs pour se justifier sur son point de vue.<br /> Disons que j’ai dit ce que je pense. Parfois, il faut savoir appeler un chat un chat.<br /> Personnellement, une machine de fabrication additive (si vous avez lu l’article, vous savez de quoi je parle) m’intéresse, par contre, arriver à choisir le bon modèle semble assez compliqué,<br /> Oui, c’est un domaine assez compliqué. Et comme beaucoup de domaines, c’est en pratiquant que l’on apprends ce dont on a besoin. Ce qui implique de commencer quelque part. Et pour cela, je te conseille de commencer par un truc du genre Creality Ender 3v2 ou Ender 3 Pro. (Faut juste faire gaffe au connecteur qui peut chauffer). Et si tu veux mieux d’emblée, va voir chez Prusa.<br /> Je te conseille de commencer par le FDM et une imprimante pas chère(mais correcte). Après, éventuellement, quand tu connaîtra mieux tes besoins, d’évoluer éventuellement vers d’autre chose, si tu en as besoin.<br /> d’autant que les quelques articles et / ou chaînes parlant d’impression 3d se focalisent beaucoup sur l’impression d’objets décoratifs (enfin, c’est du moins l’impression que j’en ai) et ce n’est pas le point qui m’intéresse.<br /> Oui, pour ma part, ça me hérisse aussi le poil. Je suis plutôt «&nbsp;utilitariste&nbsp;». Je n’imprime que des objets fonctionnels.<br /> Je dirais que la figurine esthétique c’est une tendance de ceux qui découvrent l’impression 3D. Au début, ils ne savent pas quoi en faire. Certains même abandonnent.<br /> Il faut pratiquer être patient et surtout, laisser le temps a son imagination de trouver toutes les choses utiles qu’on peut en faire.<br /> Après, je dirais que ceux qui sont déjà bricoleurs à la base trouveront plus facilement des usages utiles.<br /> Dans mon cas, ce serait surtout pour réaliser des objets « utiles », voir des pièces mécaniques (dans les limites des contraintes que peuvent supporter les matériaux utilisés évidemment).<br /> Le principal soucis que je vois vient de la précision des machines (« grand public ») actuelles.<br /> Sur une machine bien réglée et avec de bons règlages d’impression la précision est plutôt bonne. Et elle peut être améliorée encore en «&nbsp;post traitement&nbsp;» (en gros, l’alésoir, la lime, etc). Après tout dépends de ce qu’on entends par la et de ce qu’on veut faire.<br /> Sur le long terme, en passant d’autres caps, tu peux aussi combiner avec d’autres techniques, comme la forge, le tournage et la CNC pour obtenir énormément de possibilité et des pièces en métal.<br /> Mais si j’ai un conseil à donner, c’est de ne pas se poser de questions et de faire. Le jour ou j’ai acheté mon imprimante 3D, j’aurais été bien incapable d’imaginer tout ce que ça m’apporterait. Et personne n’aurait pu me le dire. Parce que cela dépends aussi de chacun, de ce qu’on fait et de ses capacités à imaginer des objets.<br /> Certains ont trouvé cela fabuleux et j’en fait parti. Mais d’autres ont revendu leur imprimante qu’ils n’utilisaient pas.
Roboul
Sinon il y a encore des projets pour construire des imprimantes 3 d<br /> Instructables<br /> Super Cheap 3D Printer From CD-Rom Drives<br /> Super Cheap 3D Printer From CD-Rom Drives: This idea was inspired by all of the CD-Rom CNC machines that I've seen on Instructables. I've seen them used as drawbots, laser cutters, drill presses, but I haven't seen one yet used for a 3D printer...at...<br />
Roboul
Sinon personne ne t’interdit de prendre des robots soudeurs pour de l’impression métal
KlingonBrain
« que 250€ ».<br /> Pour pas mal de monde c’est déjà une belle somme.<br /> Et 250€ pour l’imprimante, mais tout ce qu’il faut à côté ?<br /> C’est à dire, le fil, les éventuels produits supplémentaires, les pièces de rechange ?<br /> (Edit : le prix sont un peu «&nbsp;outdated&nbsp;», j’ai vu que ça avait baissé, mais bon, suivant ou on achète et les options…)<br /> Alors, c’est juste pour l’imprimante. Et quand on voit ce que c’est, crois moi, c’est pas cher. J’ai payé mon imprimante beaucoup plus cher à l’époque. Et c’était pas aussi au point «&nbsp;out of the box&nbsp;» que ce qu’on trouve aujourd’hui.<br /> Ce qu’il te faudra en plus au départ, c’est juste une bobine de fil de type PLA (20€ en moyenne). Et éventuellement une spatule suivant la machine.<br /> Après, oui, dans le temps, c’est comme toute machine, ça demandera de l’entretient, quelques pièces, des buses de outils. Mais rien de très couteux non plus. Après, on peut avoir envie de la modifier, de l’améliorer, d’utiliser différents types de fils, de mettre une meilleure tête … et de transformer ta maison en usine (je décline toute responsabilité sur les effets secondaires … )
KlingonBrain
Sinon il y a encore des projets pour construire des imprimantes 3 d<br /> Yep, mais je conseillerais aux novices de commencer plutôt par quelque chose de «&nbsp;civilisé&nbsp;».<br /> Vu le prix des imprimantes 3D aujourd’hui qui sont vendue presque totalement assemblée, il ne faut pas se priver.<br /> Pour ma part, j’ai commencé par un kit ou il fallait tout faire et je l’ai beaucoup amélioré depuis. Il y avait sur la boite un gros «&nbsp;disclaimer&nbsp;» sur les compétences requises pour l’assembler. On en chie, mais l’avantage c’est qu’on apprends beaucoup. Mais je déconseille à ceux qui n’ont pas déjà un bon niveau en réparation/assemblage/bricolage.<br /> Sinon personne ne t’interdit de prendre des robots soudeurs pour de l’impression métal<br /> Oui, et ça fonctionne, certains en ont utilisé pour construire des ponts.<br /> Après, il y a pléthore de techniques qu’on peut utiliser et combiner.<br /> Par exemple, impression 3D, moulage au sable, puis CNC.
Nmut
Je suis en gros d’accord avec la réponse de @KlingonBrain mais je vais la pondérer.<br /> La «&nbsp;re-conception&nbsp;» d’un pièce demande quand même pas mal de compétences que l’on n’a pas tous, je dirais même qu’elles sont assez peu répandues et pas toujours faciles à acquérir (et ce n’est pas qu’une déformation de la société! ).<br /> Il faut être à l’aise en manipulation d’un logiciel de CAO, avec une bonne visualisation mentale en 3D (pas évident pour beaucoup), connaitre les limitations de l’impression FDM et avoir quelques notions de résistance des matériaux, car il faut comprendre la conception originale, évaluer ces faiblesses (si on remplace, c’est que ça a cassé!) et la ré-interpréter avec les contraintes de l’impression 3D. En plus de tout ça, il faut bien maitriser la mécanique de son imprimante, c’est pointu ces jouets là, c’est du DYI et pas du ready to play.<br /> J’ai la chance d’avoir une formation de base technique (mécanique, électricité et électronique), puis une formation informatique et réseau. Tout ça fait que je suis aux anges avec mes imprimantes qui mixent tout ça, mais je comprends très bien que beaucoup ont du mal!<br /> Bref, on peut refaire presque tout, sauf contraintes vraiment trop importantes sur la taille et/ou la résistance (une pièce ne résistera pas sur tous les axes par exemple, et une petite pièce sera moins résistante qu’en moulage).
Nmut
On trouve des premiers prix corrects dans les 150€ (en dessous, il manque des choses essentielles comme le plateau chauffant), genre une Creality3D Ender3, ou un peu mieux (mais plus cher) comme une Sovol SV01. C’est une somme mais il n’y pas grand chose à ajouter. 1kg de fil, c’est entre 15 et 20€, voir moins en promo, et ça dure vraiment pas mal (les pièces, même volumineuses et ayant besoin de solidité sont en partie creuses). Il n’y a normalement rien d’autre à acheter, et c’est souvent du confort (contrôleurs plus silencieux par exemple, accessoire de correction automatique du niveau du plateau) et ça peut attendre d’être sur que l’on utilise régulièrement l’imprimante.<br /> Les pièces d’usure ne sont pas très couteuses et la durabilité est bonne (les buses coutent quelques euros et ce changent peut-être à chaque kg de fil, je n’ai pas fait attention). Sinon les courroies sont solides et ne s’usent quasiment pas, les moteurs pas à pas tiennent bien, rien à signaler sur mes 2 imprimantes qui ont respectivement 3 ans et 2 ans…<br /> Ah, j’oubliais, il faut de l’alcool à bruler pour nettoyer régulièrement le plateau, et quelques fois changer le plateau quand on a fait quelques bêtises (je suis spécialiste de l’oubli du réglage à faire sur changement de buse! ), mais ça reste de l’ordre de quelques euros.
Nmut
Ah oui, c’est vrai, il faut préciser que le WAF n’est pas bon du tout, entre les odeurs, le bruit et le temps que l’on y passe, ça peut provoquer un divorce…
karim_benaissa
oui et non une imprimante stock c’est bien au début de la découverte après il faut rajouter, direct drive si flex par exemple, les ventillo pour la rendre silencieuse parce que ça fait du bruit mine de rien, un hotend aussi plus simpa pour les haute température, selon l’utilisation ça peut vite monté, personnellement j’ai rajouter environ 200€ à ma ender5 pro pour éviter certain truc chiant genre cheveux d’ange et de me faire chier avec le leveling (bltouch).<br /> en tout cas c’est une technologie sympa mais faut mettre les mains dedans.
Fatima
Oh le prétentieux !<br /> J’espère que quand vous avez un soucis de fuite d’eau, d’internet ou d’électricité vous n’appplez pas un réparateur vu votre supériorité
KlingonBrain
Ah oui, c’est vrai, il faut préciser que le WAF n’est pas bon du tout, entre les odeurs, le bruit et le temps que l’on y passe, ça peut provoquer un divorce…<br /> En bonus, si tu choisit la bonne matière (par exemple, de l’ABS) tu peux arriver à faire fuir tout l’immeuble. <br /> Je suis en gros d’accord avec la réponse de @KlingonBrain mais je vais la pondérer.<br /> La « re-conception » d’un pièce demande quand même pas mal de compétences que l’on n’a pas tous, je dirais même qu’elles sont assez peu répandues et pas toujours faciles à acquérir (et ce n’est pas qu’une déformation de la société! ).<br /> Il faut être à l’aise en manipulation d’un logiciel de CAO, avec une bonne visualisation mentale en 3D (pas évident pour beaucoup), connaitre les limitations de l’impression FDM et avoir quelques notions de résistance des matériaux, car il faut comprendre la conception originale, évaluer ces faiblesses (si on remplace, c’est que ça a cassé!) et la ré-interpréter avec les contraintes de l’impression 3D. En plus de tout ça, il faut bien maitriser la mécanique de son imprimante, c’est pointu ces jouets là, c’est du DYI et pas du ready to play.<br /> J’ai la chance d’avoir une formation de base technique (mécanique, électricité et électronique), puis une formation informatique et réseau. Tout ça fait que je suis aux anges avec mes imprimantes qui mixent tout ça, mais je comprends très bien que beaucoup ont du mal!<br /> Bref, on peut refaire presque tout, sauf contraintes vraiment trop importantes sur la taille et/ou la résistance (une pièce ne résistera pas sur tous les axes par exemple, et une petite pièce sera moins résistante qu’en moulage).<br /> Dit de manière moins barbare, c’est ça. <br /> Le problème pour la gars lambda c’est la somme de choses qu’il faut apprendre pour qu’il puisse arrive à un point ou il aura le sentiment de tirer un parti positif de l’objet.<br /> Mais le fait d’avoir une formation technique dans un domaine, ou un savoir faire pratique ça aide énormément. Ne fut ce qu’a avoir la confiance en soi qu’on est capable de s’y lancer.<br /> Maintenant, il faut avoir conscience qu’il n’y a rien d’impossible pour celui qui est assez cingl… motivé.<br /> Une bonne partie des compétences peuvent s’acquérir de manière autodidacte, dans le temps, en commençant par des choses simples et en laissant libre cours à sa curiosité.<br /> Comme on dit, c’est en forgeant qu’on devient forgeron.
Nmut
Dans le monde de la facilité et de l’instantanéité, ce n’est pas facile. Et là, j’admets que la société de consommation actuelle des babioles pas chères livrées dans la journée est complètement fautive!
Nmut
Quand tu commences à mettre de l’argent dans ton imprimante, c’est soit que tu n’y arrives pas et tu penses que mettre du fric résoudra tout seul tes problèmes (mauvais calcul, toute modification complexifie le bousin et ne fait qu’ajouter des problèmes! ), soit que tu l’utilises beaucoup et donc c’est rentable! <br /> @ Fatima<br /> Moi, je suis prétentieux, je ne fais pas appel à un pro par principe! Demande à ma femme à quoi ressemble la maison quand le lave linge ou le lave vaisselle tombe en rade: je démonte tout direct et on reste avec des morceaux partout jusqu’à ce que je reçoive la pièce en panne ou que j’arrive à réparer avec l’imprimante ou des bouts de bois, de métal, du scotch et quelques soudures! Il n’y a que pour la bagnole ou cela dépasse depuis longtemps mes capacités… <br /> Il y a quelques années par contre… Quand j’ai amené ma femme pour la première fois chez mes parents, quand on est arrivé mon frère changeait la clim de sa voiture et mon père refaisait je ne sait trop quoi sur la sienne mais tous l’habillage des portières était par terre. Ma femme ne m’a plus vu pendant 2 jours, elle faisait la gueule! Mais ça c’était avant.
KlingonBrain
Oh le prétentieux !<br /> J’espère que quand vous avez un soucis de fuite d’eau, d’internet ou d’électricité vous n’appplez pas un réparateur vu votre supériorité<br /> Effectivement, je n’ai jamais besoin d’appeler un réparateur.<br /> Si je listait tout ce que je fais par moi même, je parie que vous me décerneriez le titre de roi des prétentieux.<br /> Cela confirme juste mon propos, à savoir que la majorité des gens sont conditionnés à penser qu’ils ne peuvent pas maîtriser les choses de leur environnement et que ce serait une fatalité d’être dépendant du système commercial et de remplacer ses biens régulièrement.<br /> Certains me diront que c’est aussi une question de choix personnel ou d’envie par rapport a l’emploi de notre temps. Ce que je ne conteste pas. Mais je répondrait que ces choix dépendent aussi des difficultés que l’on perçoit, parfois à juste titre.
KlingonBrain
oui et non une imprimante stock c’est bien au début de la découverte après il faut rajouter, direct drive si flex par exemple, les ventillo pour la rendre silencieuse parce que ça fait du bruit mine de rien, un hotend aussi plus simpa pour les haute température, selon l’utilisation ça peut vite monté, personnellement j’ai rajouter environ 200€ à ma ender5 pro pour éviter certain truc chiant genre cheveux d’ange et de me faire chier avec le leveling (bltouch).<br /> J’en suis passé par la aussi, avec le temps, j’ai amélioré pas mal de choses.<br /> Mais objectivement, non, tu n’est pas obligé de le faire. Tu peux très bien te contenter des performances de base. Et elles sont rarement mauvaises sur ce qu’on trouve aujourd’hui.<br /> Si tu améliore, c’est par choix, parce que l’imprimante à une vraie utilité pour toi, que tu commence à l’utiliser de façon un peu intensive et que tu veux bien investir pour améliorer son confort d’utilisation, ses capacités et sa qualité d’impression pour aller encore plus loin.<br /> Et ce sont des améliorations, pas des pannes, donc ces dépenses la, tu peux les étaler dans le temps comme tu veux.<br /> Cela dit, il y a quelques améliorations de sécurité qui sont parfois chaudement recommandées sur certains imprimantes en fonction des faiblesses connues par la communauté, comme de mettre des mosfet renforcés pour le lit chauffant et la hotend ou remplacer des connecteurs ou des fils un peu faiblards. Parfois certains firmware anciens qui oublient les sécurité contre l’emballement thermique.<br /> Mais même si on compte tout ce qu’on y rajoute, au final, ça reste abordable, surtout quand tu compte tout ce que l’usage de l’imprimante te fait économiser et tous les trajets et le temps que tu économisera en courses dans des magasins à la recherche d’un truc pour faire quelque chose ou pour réparer un objet cassé.<br /> Sinon, en parlant du bruit, il y a un truc que je recommande, c’est de se faire un caisson en bois fermé avec entrées d’air calibrées et extraction des odeurs vers l’extérieur. Non seulement ça coupe vraiment le bruit, mais en plus ça permet d’éviter les odeurs. Et pour certains matériaux comme l’Abs c’est indispensable.<br /> L’autre truc qui m’a bluffé en terme de bruit, c’est les drivers Trinamic. Mais il faut bien les refroidir, surtout si l’imprimante à des moteurs qui consomment un peu. Et il faut bien lire les documentations pour le réglage du courant.
baal-fr
Excellent, innovant si on veut mais quid de l’impact en terme de pollution ? Le plastique devient, par magie, moins polluant quand il est imprimé à la maison ?
alsaco67
L’impression 3D aura aussi un double impact bénéfique pour l’environnement." : et l’emploi si on veut parler d’Humains ?<br /> On fabriquera «&nbsp;tout&nbsp;» chez soi comme dans Star Trek y compris l’argent , des armes, son téléphone, sa machine à café, son dentier …
kast_or
Plus qu’un laïus condescendant sur l’idiotie des gens j’aurai préféré quelques exemples concret de vos créations (avec photos). Cela aurait surement été plus intéressant.<br /> A titre personne je trouve l’écosystème des imprimantes 3D très intéressant mais je n’ai ni la motivation, ni le temps ni la place pour me lancer dedans. Est-ce que pour autant je jette le moindre objet sans d’abord tenter de le réparer ? Non.<br /> Vous êtes passionné par ça et faites à priori parti d’une famille de bricoleurs (vos derniers messages avec la voiture le montre). Ceci peut expliquer que vous ayez vite monté en compétence dans le sujet. Ca reste un centre d’intérêt parmi tant d’autre, on ne va pas faire un classement que ce qui est «&nbsp;bien&nbsp;» ou «&nbsp;pas bien&nbsp;».<br /> Il ne faut pas prendre votre cas pour une généralité (ou comme le modèle à suivre).<br /> Tout le monde n’a pas la même sensibilité et les mêmes centre d’intérêt. Peut-être que votre voisin est un musicien hors pair. Peut-être que votre voisine est une inconditionnelle du 0 waste, une fine cuisinière, une férue d’histoire ou de littérature, une grande jardinière ou consacre son temps dans une association. Ou peut être qu’elle consacre juste son temps à ses enfants, ses amis et sa famille ?<br /> Mais peut être êtes-vous un expert dans tout ces domaines ? Si tel est le cas, je vous en félicite mais il n’est pas moins ridicule de penser que tout le monde en a la capacité.<br /> J’attends avec impatience vos créations.
KlingonBrain
Plus qu’un laïus condescendant sur l’idiotie des gens j’aurai préféré quelques exemples concret de vos créations (avec photos). Cela aurait surement été plus intéressant.<br /> Mais pas du tout.<br /> Ce n’est pas «&nbsp;l’idiotie des gens&nbsp;» que je dénonce, mais le fait qu’on tienne le peuple éloigné de certaines connaissances émancipatrices. Et les industriels profitent de cette méconnaissance pour produire de l’obsolescence programmée.<br /> Le fond du propos est d’expliquer pourquoi la grande masse ne peut pas s’approprier l’impression 3D, tout simplement parce qu’il manque à la plupart des gens les prérequis et la polyvalence nécessaire.<br /> Et vous me parlez de condescendance dans un pays ou le processus de sélection institue un clivage très fort entre les manuels et les intellectuels. Ce qui aboutit à un mépris assez marqué pour les professions manuelles. Sauf que manque de bol, pour fabriquer par soi même, il faut à la fois la maîtrise de domaines intellectuels et manuels.<br /> Vous êtes passionné par ça et faites à priori parti d’une famille de bricoleurs (vos derniers messages avec la voiture le montre). Ceci peut expliquer que vous ayez vite monté en compétence dans le sujet. Ca reste un centre d’intérêt parmi tant d’autre, on ne va pas faire un classement que ce qui est « bien » ou « pas bien ».<br /> Il ne faut pas prendre votre cas pour une généralité (ou comme le modèle à suivre).<br /> Tout le monde n’a pas la même sensibilité et les mêmes centre d’intérêt. Peut-être que votre voisin est un musicien hors pair. Peut-être que votre voisine est une inconditionnelle du 0 waste, une fine cuisinière, une férue d’histoire ou de littérature, une grande jardinière ou consacre son temps dans une association. Ou peut être qu’elle consacre juste son temps à ses enfants, ses amis et sa famille ?<br /> Mais peut être êtes-vous un expert dans tout ces domaines ? Si tel est le cas, je vous en félicite mais il n’est pas moins ridicule de penser que tout le monde en a la capacité.<br /> Vous n’avez pas compris le sens de mon propos. Il n’est nullement question de hiérarchie des savoirs, ni de comparaison de valeur. Mais de se demander pour quelles raisons certains rudiments de savoir ne sont pas donnés au peuple. Par exemple des rudiment de bricolage.<br /> Parce que dans la vie, tout ne se résume pas à des passions ou des envies. Il y a quantité de choses que l’on fait aussi par nécessité ou par intérêt financier.<br /> Par exemple, quelqu’un qui se fait licencier de son travail au plus mauvais age. Il ne faut pas croire qu’il pourra continuer de se payer le plombier, le garagiste ou l’électricien. Ou encore de jeter sa machine à laver pour s’en racheter une neuve : Le pouvoir de faire, c’est le pouvoir de survivre. C’est l’indépendance et l’autonomie.<br /> Mon constat est que le système d’enseignement nous donne énormément de connaissances pour devenir un instrument au service du système de production, mais s’avère très avare en ce qui concerne les connaissances qui nous émancipent en servant directement notre vie de tous les jours.<br /> D’ailleurs, par passion ou par nécessité, le problème est le même. C’est d’abord un problème d’accès aux rudiments de la connaissance.<br /> Tous les petits mozart du monde ne deviendront jamais rien si on ne leur donne jamais accès à un piano et quelques rudiments de solfège. Parce qu’ils ne feront jamais de musique et n’en seront jamais passionné.<br /> Et d’ailleurs, comment deviendrait t’on passionné par quelque chose qu’on n’a jamais abordé ?<br /> On ne se passionne pas pour quel que chose qui est difficile et pénible. Et il est toujours difficile et pénible de faire quelque chose pour lequel on ne dispose pas d’un minimum de bases. Cela est valable pour tout, y compris pour l’impression 3D.<br /> Il y a 50 ans de cela, beaucoup de gens faisaient le petit entretient de leur voiture et de leurs objets. Et qu’ils levaient le capot avant d’acheter. Alors qu’aujourd’hui ils n’oseraient même plus y toucher quoi que ce soit.<br /> On pourrait discuter de tout ce que les industriels ont fait pour compliquer les choses et faire en sorte que l’on ne fasse surtout pas cela par envie, ni par passion.
KlingonBrain
Excellent, innovant si on veut mais quid de l’impact en terme de pollution ? Le plastique devient, par magie, moins polluant quand il est imprimé à la maison ?<br /> La réponse est oui.<br /> Déja, il faut savoir que contrairement à ce qu’on trouve «&nbsp;tout fait&nbsp;» dans le commerce, le plastique le plus utilisé en impression 3D, c’est le PLA. Un plastique qui n’est pas issu du pétrole, mais de resources naturelles et renouvelables.<br /> On peut bien sûr utiliser d’autres plastique issus du pétrole (PET, ABS, Nylon, etc…) mais leur impression étant plus complexe, on ne le fait que lorsque c’est une nécessité mécanique ou thermique .<br /> Ensuite en fabricant soi même, on économise toute l’énergie dépensée dans la logistique de milliers d’objets unitaires et leur emballage. Puisqu’au final, on revient à un petit nombre de matières premières de base.<br /> L’avantage de concevoir et produire soi même, c’est aussi de pouvoir s’affranchir des design plein d’obsolescence programmée pour penser les objets avec des objectifs beaucoup plus durables.<br /> Aussi, quand on produit un objet soi même, on en maitrise le fonctionnement, donc la réparation. On ne le jettera donc pas au moindre souci.<br /> Quand un objet est le fruit de son travail, de sa patience, de son huile de coude, cela se traduit par une forme de respect pour cet objet et le temps qu’on y a investi. On le traitera avec soin, on le fera durer.<br /> Enfin, s’il faut un jour le recycler, le PLA se recycle plus facilement que les autres plastique et polluera moins longtemps l’environnement que ceux issus du pétrole.
baal-fr
Merci ! C’est quand même fort d’avoir tout un dossier sur l’impression 3D sans aborder une question capitale dans le contexte actuel.
bmustang
si t’as pas 250€ et l’achat des consomables, alors n’achète rien et continue d’acheter ton mobile à 1000 boules qui ne sert à rien.
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