Ceatec 2012 : la téléphonie par conduction en passe de se démocratiser

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Le 03 octobre 2012
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Les téléphones dépourvus de haut-parleurs pourraient se démocratiser avec l'avènement de la conduction osseuse ou tissulaire. Cette année, Kyocera aura contribué au lancement de deux terminaux dotés de cette technologie au Japon.

En développement continu depuis plusieurs années, la transmission du son par conduction osseuse dans le domaine de la téléphonie mobile a fait des progrès rapides depuis que des grands noms de l'industrie ont décidé de s'atteler au sujet. En témoignent les efforts couronnés de succès du japonais Kyocera : les prototypes que nous évoquions lors de notre couverture du Ceatec 2011 sont désormais des réalités commerciales. L'occasion de revenir sur le fonctionnement de cette technologie attrayante, qui rendra service aux mal-entendants ou à toutes les personnes amenées à téléphoner dans un environnement bruyant.

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Même avec un casque jouant de la musique, Franck (giiks.com) entend parfaitement sa correspondante

Le procédé, exploité dans l'univers du mobile depuis le coréen Pantech depuis 2007, ainsi que dans le domaine militaire, consiste pour mémoire à remplacer le haut-parleur par un système de vibrations, émises directement par le corps du téléphone, qui circulent par l'intermédiaire des os et des tissus jusqu'au tympan. Celui-ci entre alors en vibrations à son tour, ce qui donne la sensation d'entendre. La seule contrainte, pour bien entendre, consiste à tenir le téléphone plaqué contre son oreille, afin que les vibrations puissent bien être transmises au corps. Dans ce contexte, on peut cependant envisager de plaquer le téléphone contre les écouteurs d'un casque : si celui-ci diffuse de la musique, on entendra alors la voix en surimpression, de façon très nette.

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En 2011, les démonstrations se faisaient avec un casque anti-bruit

Chez Kyocera, qui présentait en 2011 sa propre implémentation de la conduction osseuse en partenariat avec l'opérateur KDDI, on se félicite d'avoir trouvé une façon non mécanique d'émettre ces vibrations. Le japonais exploite en effet sur ces téléphones une technologie qui lui avait également permis de mettre au point des écrans tactiles reproduisant la sensation du clic : la surface de l'appareil est recouverte d'un matériau conducteur, dans lequel on fait circuler un courant qui ira jusqu'au point de contact avec l'oreille ou la tête de l'utilisateur.

Fort de ses bons résultats, Kyocera a lancé au Japon la commercialisation de deux mobiles équipés de cette technologie, vendus chez KDDI. Le premier, baptisé Urbano Progresso, est un smartphone à écran tactile Android, tandis que le second adopte le format clapet et entre dans la famille des feature phones. Tout particulièrement destiné à la cible des personnes âgées, ce dernier aurait déjà rencontré un certain succès.

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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