Berlin ne veut toujours pas de l'open source

13 juin 2013 à 14h56
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La capitale allemande ne donne toujours pas son aval pour une adoption de l'open source dans son administration. Une posture qui contraste avec celle de Munich, satisfaite d'avoir pris OpenOffice.

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À l'automne dernier, la ville de Munich se vantait d'avoir économisé 11 millions d'euros depuis qu'elle avait adopté OpenOffice. Berlin ne pourra pas en dire autant. Malgré les différentes tentatives opérées par le parti des Verts, la capitale germanique a refusé une seconde fois de migrer une partie de ses postes de travail vers des logiciels open source, rapporte Computerworld.

Le parti des Verts proposait qu'un quart des 68 000 postes adoptent des logiciels libres à l'horizon 2018. Thomas Birk, porte-parole du parti et militant pour la modernisation de l'État rappelle que c'est la deuxième fois que les négociations sur ce sujet achoppent. La première fois était en 2007. Et de rappeler l'exemple munichois pour accréditer sa thèse, où 80% des 15 500 postes ont migré sous LiMux et OpenOffice.

Pourtant, d'autres initiatives en la matière se sont soldées par un fiasco. En novembre 2012, la ville allemande de Fribourg choisissait de faire machine arrière et de retourner sous Microsoft Office. Principal écueil selon les élus : les employés se heurtaient à des problèmes de compatibilité entre OpenOffice et la suite Microsoft, que ce soit pour le traitement de texte, le tableur ou les présentations. Un problème qui aurait en réalité pu être résolu si l'entièreté du parc avait migré vers la solution libre.

Berlin veut standardiser son IT

Du côté de Berlin, le mouvement engagé par les parlementaires va plutôt dans le sens d'une standardisation de l'IT. Concrètement, il s'agirait de déployer des postes de travail identiques au niveau matériel - lorsque c'est possible - mais également unifier les logiciels de bureautique, pour éviter les problèmes de compatibilité. Toujours dans l'optique de réduire ses coûts de fonctionnement, l'administration berlinoise va par ailleurs étudier la possibilité d'installer un cloud d'État.

En France, les choses sont un peu différentes. Le gouvernement a signé une circulaire à la fin 2012 censée encourager l'adoption de solutions libres. Aujourd'hui, des groupes de travail ont été mis en place dont la mission est de retenir plusieurs souches afin de guider les décideurs IT des différentes administrations dans leur choix. Mais également de les rassurer quant au support qu'ils peuvent attendre.

Pour autant, des disparités existent selon les ministères : la Défense s'est par exemple réengagée aux côtés de Microsoft, au mépris de la procédure de marchés publics, pourtant obligatoire.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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