Bruno Le Maire confirme que Huawei pourra investir sur la 5G en France, mais sous contrôle

22 juillet 2020 à 12h35
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Capture d'écran de Bruno Le Maire, sur franceinfo 21 juillet 2020

Le ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance a confirmé, mardi qu'il n'y aurait pas de barrage total de l'équipementier chinois. Tout en apportant de la nuance à son propos. Le verre à moitié plein donc.

Interrogé sur le cas Huawei, Bruno Le Maire a déclaré, mardi 21 juillet au micro de nos confrères de franceinfo, que l'entreprise ne serait pas bloquée en France. « Nous n'interdisons pas à Huawei d'investir sur la 5G », a-t-il déclaré, confirmant ainsi la position de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), qui avait indiquait quelques jours plus tôt qu'il n'y aurait pas de bannissement total de l'équipementier chinois, mais seulement des refus. Explications.

Huawei n'est pas bloquée, mais sous contrôle

Si Bruno Le Maire indique clairement que Huawei peut bien participer au développement de la 5G en France, il complète aussitôt son propos avec des termes lourds de sens. « Nous protégeons nos intérêts de sécurité nationale », a-t-il dit. Car la firme de Shenzhen est accusée, depuis de longs mois, d'être les yeux et les oreilles du renseignement chinois, qui utiliserait l'entreprise pour espionner les grandes puissances occidentales, selon les États-Unis.

« J'ai eu longuement, lundi, le vice-premier ministre chinois au téléphone et j'ai eu l'occasion de lui rappeler la position définie par le président de la République et qui est la position française », a poursuivi le ministre de l'Économie et des Finances. Et ce dernier d'indiquer qu' « il n'y a pas, en France, de discrimination à l'encontre de quelque opérateur que ce soit », rappelant au passage que Huawei détient près de 30% du marché français des équipements 4G.

La France protège ses « intérêts stratégiques »

Lundi 6 juillet, Guillaume Poupard, le directeur général de l'ANSSI, qui détient le pouvoir d'autoriser ou non les équipements 5G, avait confirmé que l'équipementier de l'empire du Milieu ferait face à des refus mais qu'il n'y aurait « pas de bannissement » de Huawei, tout en incitant les opérateurs qui n'utilisent pas Huawei « à ne pas y aller car c'est un peu le sens naturel des choses ».

Bruno Le Maire, lui, semble être plus modéré, plus « politique » dans ses propos. « Nous protégeons nos intérêts stratégiques, c'est-à-dire que nous regardons les sites qui sont sensibles, nous les protégeons, nous veillons au respect de la sécurité nationale et je pense que nos partenaires chinois peuvent comprendre la position française qui est claire et équilibrée ».

Les autorités françaises ont déjà fait savoir à plusieurs reprises, ces derniers mois, que Huawei n'aurait un accès qu'aux parties « non sensibles » du réseau 5G français. Pas de bannissement, mais un petit peu quand même, pourrait-on dire pour vulgariser la situation un maximum.

Source : franceinfo

Modifié le 22/07/2020 à 13h03
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