Mémoire : IBM dévoile des avancées sur sa technologie Racetrack

24 décembre 2010 à 11h12
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IBM vient de dévoiler de nouvelles avancées sur sa technologie Racetrack. Elle doit permettre de meilleures vitesses de transfert pour la mémoire, avec une efficacité énergétique et des capacités de stockage améliorées. C'est ce qu'a révélé le magazine américain Science daté du 24 décembre.

La technologie Racetrack, censée définir le futur du stockage selon IBM, a été annoncée il y a deux ans et demi. A l'époque, Big Blue avait précisé que le premier prototype ne viendrait pas avant quatre ans. Aujourd'hui, IBM ne donne toujours aucune indication quant à la disponibilité d'un prototype, mais annonce de nouvelles avancées dans les recherches sur Racetrack.

Mémoire non volatile
Le principe de Racetrack, c'est de stocker l'information dans des centaines d'atomes. Contenus dans des nano-connecteurs, ils constituent des zones magnétiques. Le déplacement le long de fils magnétiques (les "racetracks") se fait grâce à la charge en électricité. Le principal intérêt réside dans la capacité de stockage de chaque transistor : jusqu'à 16 bits de données, contre 1 à 4 pour la mémoire flash.

Les têtes de lecture / écriture sont situées à proximité du fil (un nano-fil en alliage fer-nickel), qui déplace les charges et altère les zones d'enregistrement pour en modifier l'état.

Autre intérêt : la charge / décharge magnétique est si rapide que les données pourraient être accessibles dans des temps de l'ordre de la nano-seconde. IBM estime donc pouvoir accélérer très facilement les temps d'accès aux informations.

Contrôle précis
Les dernières avancées révélées par IBM sont assez encourageantes. Les chercheurs de Big Blue ont découvert que les zones magnétiques étaient contrôlables avec beaucoup de précision. Ces zones magnétiques peuvent être déplacés à plusieurs centaines de kilomètres à l'heure, et stoppées pile à l'endroit désiré.

« Nous avons découvert que les zones n'atteignent pas leur vitesse de pointe dès que le courant est branché, et qu'il leur faut exactement le même temps et la même distance pour atteindre ce pic de vitesse que pour décélérer et s'arrêter, » explique Stuart Parkin, un chercheur d'IBM. Cela permet donc de contrôler très précisément les zones magnétiques, et de déplacer des gros volumes de données le long des tracés magnétiques pour les rendre accessibles.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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