Far Cry Primal, quand le FPS retourne à l'âge de pierre

Pierre-Alexandre Conte
24 février 2016 à 11h04
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Des combats brutaux à défaut d'être enivrants

La préhistoire, c'est également une période où un combat se menait de front, sans la possibilité d'atteindre sa cible à une très longue distante ou de la faire exploser à l'aide d'armes surpuissantes. Il y a bien l'arc qui permet une approche discrète, mais une fois prévenus par la première flèche tirée, les ennemis se précipitent vers Takkar. Ce dernier doit alors sortir gourdins et autres sagaies pour littéralement tabasser ou transpercer ses opposants. Il en résulte des joutes brutales, sauvages, où les coups s'enchaînent jusqu'à l'effondrement de l'autre.

Mais si les combats se montrent intéressants dans un premier temps, ils deviennent aussi rapidement monotones. Le jeu propose en effet une majorité de duels au corps à corps. Et ceux-ci sont peu variés dans leur déroulement. L'arsenal des précédents épisodes offrait des possibilités différentes aux joueurs même si elles étaient aussi plus convenues.

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Un Far Cry avant tout

Primal se sert donc de son contexte pour modifier sa formule, déjà bien connue du public. On aurait aussi pu mettre l'accent sur l'effort fourni par les développeurs au niveau du langage des tribus, qui est censé être crédible par rapport à l'époque choisie, ou de la possibilité de « recruter » des villageois. Pour autant, cette nouvelle recette possède un arrière-goût de déjà-vu. Car l'aventure inédite promise au départ prend vite une tournure plus classique. Elle offre bien une forme de voyage dans le temps, cependant, cet aspect s'évanouit progressivement, au fil des heures, pour laisser place à un épisode bien plus conventionnel, affichant d'évidentes qualités, mais aussi des défauts criants. A commencer par un aspect technique trop souvent défaillant, du moins sur consoles, et une direction artistique des plus brouillonnes.

Dans ses chaussons, le joueur renoue bien vite avec ses habitudes. Celles qui consistent à progresser en capturant des avant-postes, à faire évoluer l'histoire sans y prêter une grande attention, à subir des scènes chamaniques dépourvues d'intérêt et à se perdre plusieurs heures dans la nature en voulant chasser un animal sauvage. Vous voilà donc prévenus. Primal est un épisode paradoxal, coincé entre son envie d'inédit et sa peur de perdre son public. Au moins a-t-il le mérite de proposer une entrée en matière dépaysante.

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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