L'Arctique révèle deux millions de points chauds de méthane, selon un rapport de la NASA

19 février 2020 à 10h36
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Pour étudier l'Arctique, les scientifiques de la NASA ont pris de la hauteur. En 2017, une équipe de chercheurs de la célèbre agence spatiale a réalisé quelque 400 vols en avion pour analyser les émissions de méthane observables dans cette région du monde.

Leurs résultats, publiés lundi 10 février dans la revue Geophysical Research Letters, révèlent l'existence de 2 millions de points chauds de méthane.

Les fuites de l'Arctique

Pour son projet de recherche, l'équipe a défini ces points chauds comme des endroits où le méthane dépassait les 3 000 parties par million (ppm). Pour les détecter, les scientifiques de l'Arctic Boreal Vulnerability Experiment ont doté des avions de capteurs infrarouges. Au total, ils ont déclaré avoir couvert plus de 30 000 km² de terrain et relevé environ 1 milliard d'observations.

Comme le rapporte la rédaction de Gizmodo, ce type de repérage aérien est déjà utilisé pour détecter les fuites de méthane dans les conduites de structures artificielles, notamment dans les usines fonctionnant au gaz. C'est cependant la première fois que cette méthode est sollicitée dans l'Arctique, où les scientifiques peinent souvent à effectuer des relevés en raison des conditions extrêmes de cette partie du monde.

Les chercheurs ont constaté que l'essentiel des points chauds se trouvait à proximité des étendues d'eau, l'écoulement de celle-ci aidant le gaz à passer au travers de la partie encore gelée des sols. En revanche, ils ont également souligné que les points de méthane ne s'éloignaient pas à plus de 40 mètres des cours d'eau, un seuil qui leur a semblé curieux et qu'ils ne parviennent pas encore à expliquer.

Cercle vicieux

Les résultats de la NASA sont inquiétants. Si le méthane ne reste dans l'atmosphère qu'une douzaine d'années environ (contre une centaine pour le CO2), il est 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone en termes de potentiel de réchauffement global (« PRG »). Rappelons que récemment, à l'autre bout du globe, des températures supérieures à 20°C ont été relevées en Antarctique.

Or, ce réchauffement entraîne une fonte accélérée du permafrost (ou pergélisol), libérant des gaz qui, à leur tour, augmentent l'effet de serre, créant un cercle vicieux. Les glaciers, qui ont perdu 9 000 milliards de tonnes en 55 ans, libèrent progressivement le gaz qu'ils ont absorbé. Depuis l'année passée, l'Arctique libère plus de CO2 qu'il n'en absorbe, un phénomène qui risque de s'aggraver.

Cela dit, prenons tout de même quelques pincettes face à la découverte de la NASA : en effet l'agence travaille encore à déterminer l'impact exact des points chauds qu'elle a découverts sur le climat.

Source : Gizmodo
Modifié le 25/11/2020 à 17h37
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elminster44
Et bien sûr utiliser 400 avions pour découvrir ça n’a sûrement pas aggraver le schmilblick…
TheLoy
Ah oui… Il aurait mieux valu ne pas savoir…
lorksoft
Alors c’est 400 vols et pas 400 avions.<br /> Et ce ne sont pas des 747 …L’impact doit être extrêmement limité.<br /> Si a court terme, l’impact est négatif, les répercussions à long terme (sur des décisions politiques) peuvent être largement positives.
Sinic
« Alors c’est 400 vols et pas 400 avions. »<br /> Effectivement, erreur de traduction de ma part, je corrige !
stratos
Certainement un Beechcraft 200 et c’est des vols, et difficile d’étudier l’artique sans avion c’est immense.<br /> Apres pas étonnant, il y a juste à voir le permafrost, une bombe à retardement garce au réchauffement
lorksoft
« We report a 30,000‐km2 survey at 25‐m2 resolution (~1 billion observations) of CH4 hotspot patterns across Alaska and northwestern Canada »<br /> Sur l’abstract original c’est 30 000 km2, sur gizmodo ils l’ont (mal) converti en milles carré.
GRITI
Pour le record en Antarctique, je laisse les experts debunker cet article:<br /> https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/rechauffement-en-antarctique-le-221620?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+(AgoraVox+-+le+journal+citoyen)
twist_54
bon en gros quoiqu’on fasse la machine va s’enrayer ! vite, achetons des actions SpaceX, le salut est ailleurs que sur Terre !
rexxie
D’autres parlent de 83 fois le potentiel GES du méthane par rapport au CO2.<br /> Un vrai beau cercle vicieux apocalyptique. Et si on cessait d’extraire et de brûler les hydrocarbures D’URGENCE?!? Il y a des millions de puits de gaz de schiste et presque tous fuient, et il y a des milliards de fuites tout le long du réseau de stockage, transport et distribution, qu’on ne voit pas.<br /> Si on ne fait rien il y aura une ribambelle de réactions prévues comme une possible croissance d’algues rouges à la grandeur des océans, empoisonnant l’atmosphère comme c’est arrivé aux temps préhistoriques, une augmentation de celles qui ont déjà commencé : tempêtes et bouleversements météo plus fréquents et plus forts, ainsi que d’autres possibles surprises aussi joyeuses que personne n’a imaginées.
jardinero
Dans combien de temps le permafrost sera dégelé ,que ça reparte dans l’autre sens !
Feladan
Je n’ai pas bien compris, c’était ironique ou non ? Il faut réellement débunker ce truc ? =/ . L’ayant lu, ce n’est pas bien compliqué. Comme chaque article climato-sceptique, ils prennent un morceau de réalité, pour le déformer et étayer leurs argumentations.<br /> Ici, l’idée de l’argumentation est de se baser sur une mauvaise interprétation des données, et le relais des médias rapide, pour en tirer la conclusion que le réchauffement n’existe pas.<br /> En effet, le 20° est bel et bien un record mais la prise de température n’est pas conforme aux standards de l’OMM. La sonde est une sonde à but géologique, prenant la température à 1 mètre du sol. Ce record n’est pas validé par l’OMM car ils ne répond pas aux standards de prise de température atmosphériques…<br /> Ca, c’est la part de vérité sur laquelle ils jouent: le record de 20° n’est pas un record d’une prise de température validée. Maintenant, avec ça, ils tirent la conclusion que le réchauffement n’existe pas. Sans parler bel et bien de deux choses. Le record réel, car même si les 20° ne correspondent pas à une prise de température standard, cela reste un record d’un point de vu géologique.<br /> La seconde chose qui montre le problème des climato-septiques et du choix d’information criant c’est cette phrase " Le seul record visible est celui du 6 février, mais de de 18,4° et à Esperanza."<br /> Ha tient ? Et oui, même eux le reconnaissent, mais n’expliquent surtout pas ce point, étrange qu’il n’y ai pas de paragraphe le traitant… . Effective, ce record provient sur la base d’Esperanza, record qui a détrôné celui de 17.5° en 2015. Il est en passe d’être validé par l’OMM qui a déclaré : " qu’il n’y avait pas de raison apparente pour qu’elle soit remise en cause au cours du processus de vérification" Mais le processus de validation ne se fait pas du jour au lendemain . A noter qu’il ne s’agit que d’un record local, et non du point de vu du continent entier.<br /> Et voilà, la mayonnaise est là, sous prétexte d’un engouement médiatique, on tire la conclusion de ‹ mensonge ›, que « le réchauffement n’existe pas », mais toute fois, sans bien entendu expliquer les vrais records. Celui géologique, et celui d’Esperanza.<br /> Et c’est comme ça, que tu formes des climato-sceptiques :). En ne disant que la toute partie de vérité qui va dans ton sens, mais surtout pas celles qui n’y vont pas. Le but, c’est prendre l’erreur d’un tiers, d’un moment T, d’une certaines données, et d’accuser la globalité et dire que le GEIC ment. C’est systématiquement comme ça.
c_planet
mwais bof, encore des études de gagne-petit … car de toute façon ça sera une broutille comparée aux quantités dégazées par la dernière fonte qui a fait monter les océans de 100m.
elminster44
Et tu va faire quoi le sachant, installer des congélos sur la banquise.^^
TheLoy
Ah bah non… Je vais faire comme toute personne sensée devrait faire : Je vais entamer la construction d’un abri souterrain, amasser des ressources, des armes et me préparer à enlever des personnes qui me serviront d’esclaves pendant que je serais enfermé sous-terre !<br /> La base quoi…
wegener
Etude intéressante s’il en est mais ces « points chauds » ont été découverts, certes… mais ce qu’il serait intéressant de savoir c’est s’ils ont toujours été là, s’ils sont en augmentation / diminution etc… Par ce que là on est bien avancé…
yAAm
Excellent, pour ma part j’ai réussi à capturer une femelle robuste ! Une question importante en ce moment dans le petit cercle climato-sceptique, ce gaz : le méthane, s’il ne réchauffera pas la planète plus que le CO2, risque-t-il de diffuser des odeurs indélicates ? Je suis inquiet, étant encore plus sensible d’un point de vue olfactif que frileux …
mcbenny
J’ai un problème… L’arctique, c’est un océan n’est-ce pas? Avec une surface gelée.<br /> Comment peut-on dire : « à proximité des étendues d’eau, l’écoulement de celle-ci aidant le gaz à passer au travers de la partie encore gelée des sols. En revanche, ils ont également souligné que les points de méthane ne s’éloignaient pas à plus de 40 mètres des cours d’eau ».<br /> Quel écoulement d’eau ? Quelle partie gelée des sols ? Quels cours d’eau ?
nathakzra35
L’arctique c’est un des 2 poles de la terre. L’artique comprends un ocean, des mers et 8 pays. la Norvege, la Suede, la Finlande, la Russie, l’Alaska, le Canada, le Groenland et l’Islande.
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