Les meilleurs logiciels de retouche photo (2021)

Retoucher ses photos sur un ordinateur n’a pas toujours été simple. Entre les logiciels puissants mais incompréhensibles pour les non-spécialistes et ceux trop simplistes pour effectuer des tâches pointues, les photographes amateurs n'ont pas eu la vie facile.

Heureusement, les éditeurs se penchent sur la question depuis quelques années, notamment en simplifiant progressivement l’interface d’utilisation afin de la rendre manipulable par le commun des mortels. Désormais, la différenciation entre les acteurs du domaine s’effectue sur les fonctionnalités de leurs logiciels.

Choix de la rédac'

Skylum Luminar AI

Choix de la rédac'

  • Emploi de l’IA
  • Effets proposés
  • Simplicité d’utilisation
Le plus complet

PhotoDirector 12

Le plus complet

  • Espaces de travail
  • Aide omniprésente
  • Gestion des calques
Rapport qualité / prix

Affinity Photo

Rapport qualité / prix

  • Interface « persona »
  • Fonctions proposées
  • Prix plancher

Adobe Photoshop Elements 2021

Adobe Photoshop Elements 2021
  • Complet
  • Organiseur de médias bien pensé
  • Gestion de calques efficace

Complet et agréable à utiliser, Photoshop Elements dispose du même moteur que son grand frère destiné aux professionnels. Les assistants du mode guidé se révèlent très efficaces.

Complet et agréable à utiliser, Photoshop Elements dispose du même moteur que son grand frère destiné aux professionnels. Les assistants du mode guidé se révèlent très efficaces.

Photoshop Elements d’Adobe n'est pas qu'une version « light » du célèbre logiciel de retouche. Au contraire, ses concepteurs ont souhaité en proposer une adaptation spécialement pensée pour le grand public.

Photoshop elements © Adobe

Il conserve donc le même moteur de traitement que son aîné (y compris l’intelligence artificielle Sensei), tout en se dotant d’une interface simplifiée, abandonnant toutes les fonctions évoluées indispensables aux professionnels (gestion des profils colorimétriques, prise en charge des calques complexes, etc.).

Le premier lancement de l’application est un poil déroutant, puisqu’elle ne démarre pas vraiment. À la place, un centre de contrôle donne le choix entre plusieurs options : le lancement de l’organiseur (Organizer), celui du logiciel de retouche proprement dit ou la consultation d’une multitude de tutoriels (traduits en français).

Organizer n’est ni plus ni moins qu’un gestionnaire de fichiers multimédias très complet. Il permet de recenser les photos, les vidéos et les sons auxquels l’utilisateur a accès. On peut ensuite leur attribuer des étiquettes, effectuer une recherche par lieu (pour peu que vous ayez laissé les tags de géolocalisation dans l’image), par visage ou par événement.

Organizer est aussi utilisé par Premiere Elements, l’adaptation grand public du logiciel de montage vidéo de l’éditeur. Vous recevrez régulièrement des notifications vous incitant à télécharger sa version d’essai, ce qui peut vite agacer.

L’interface de Photoshop Elements est construite autour de trois onglets : Rapide, Guidé et Expert. Le premier donne accès aux paramètres fondamentaux comme l’exposition, l’éclairage, la balance des blancs ou la teinte des couleurs. Pas besoin de s’y connaître pour les faire varier : un mécanisme de prévisualisation vous montre l’effet du réglage sur la photo.

Un (gros) cran au-dessus en matière de possibilités, le mode Guidé propose une cinquantaine d’effets allant du simple ajout de cadre à la recomposition d’image (repositionnement des sujets dans l’image), en passant par la correction de défauts (rayures, imperfections de la peau, etc.). Pour chacun de ces effets, un assistant bien pensé et surtout clair d'utilisation prend en charge les aspects techniques de l’opération. Le résultat est le plus souvent bluffant, l’IA Sensei se tirant très correctement des situations les plus complexes.

Enfin, le mode Expert autorise la modification freestyle. Les outils sont proposés sans assistance particulière et l’on peut gérer à volonté les effets appliqués, calques compris. Un détail a son importance : une image déjà retouchée en mode Guidé peut être améliorée en mode Expert, les réglages et calques créés auparavant devenant visibles et modifiables manuellement.

Photoshop elements © Clubic - Marc Mitrani

Aussi complet qu’agréable à utiliser, Photoshop Elements est sans conteste un produit remarquable. On apprécie au passage qu’il échappe (pour l’instant ?) à la détestable mode des abonnements. Il conviendra à tous types d’utilisateurs, le mode Expert en faisant un produit complet et performant pour les amateurs éclairés.

À noter toutefois que, pour que le logiciel donne le meilleur de lui-même, il conviendra de l’utiliser sur une machine suffisamment puissante. Précisons enfin qu’il est disponible en versions Windows et macOS, dont les fonctionnalités sont absolument identiques.

Affinity Photo

Affinity Photo
  • Interface « persona »
  • Fonctions proposées
  • Prix plancher

Conçu comme une alternative sans abonnement au Photoshop d’Adobe, Affinity Photo dispose de nombreux atouts et offre de belles performances. Dommage qu’il ne soit pas doté d’assistants facilitant son utilisation.

Conçu comme une alternative sans abonnement au Photoshop d’Adobe, Affinity Photo dispose de nombreux atouts et offre de belles performances. Dommage qu’il ne soit pas doté d’assistants facilitant son utilisation.

Dire que nous avons hésité avant d’inclure Affinity Photo dans ce comparatif tient du doux euphémisme.

Affinity Photo © Serif

Certes, le logiciel est dédié à la retouche d’images. Mais comme son éditeur le positionne en concurrent direct du Photoshop Creative Cloud d'Adobe, il s’adresse potentiellement à un public professionnel. Il dispose toutefois de caractéristiques intéressantes pour les amateurs ou le grand public… À commencer par son prix.

Officiellement vendu à 55 euros - ce qui en fait déjà un produit très abordable -, il est souvent proposé au prix cassé de 27 euros. Il n'y a pas de coûts cachés : l’application est immédiatement utilisable après l’achat et ne nécessite aucun abonnement. De quoi faire sérieusement réfléchir les photographes qui n’ont pas peur de se pencher sur une interface nettement plus technique. Celle-ci est divisée en cinq personas (terme emprunté au jargon marketing), chacune regroupant une catégorie d’activités spécifique.

Ainsi, la persona Photo met à disposition les outils de retouche classiques ainsi que la gestion des calques. De son côté, Liquify donne accès aux outils de déformation de l’image tandis que que la persona Develop gère le développement des fichiers RAW (format faisant office de négatif numérique, nettement plus précis que le traditionnel JPEG). La gestion des plages dynamiques et du HDR est confiée à la persona Tone Mapping. Enfin, l’export de votre travail sous toutes ses formes s’effectue à l’aide d’Export.

Chaque persona dispose de ses propres outils, regroupés en studios, lesquels sont répartis de part et d’autre de la fenêtre de travail. Les studios peuvent être personnalisés afin de mieux coller aux besoins de l’utilisateur. La prise en main initiale pourra être déroutante si l’on est habitué aux interfaces de type Photoshop. Mais à l’usage, les personas se révèlent plus intuitives et surtout moins anarchiques qu’une interface unique.

On n’hésitera pas à se plonger dans les vidéos d’apprentissage afin de bien appréhender le concept d’Affinity Photo. Malgré la présence d’un sous-titrage français plutôt que d’une traduction orale, elles sont claires, très pédagogiques et éviteront aux débutants d’être complètement perdus. Un manuel électronique reste accessible à tout moment afin d’apporter de l’aide sur une fonction spécifique. Petit détail agréable, il est disponible même hors ligne.

Affinity Photo © Clubic - Marc Mitrani

C’est en l’utilisant que l’on comprend vraiment l’incroyable puissance et la polyvalence d’Affinity Photo. Capable d’importer les documents au format PSD d’Adobe (gestion des calques y compris), il peut être enrichi de nouveaux outils (brosses, pinceaux modèles, etc.) et personnalisé à volonté. L’application prend aussi en charge les modules externes 64 bits - les plug-in - développés pour Photoshop par des sociétés tierces.

Les versions Windows et macOS d’Affinity Photo sont identiques en matière de fonctionnalités. Signalons l’existence d’une déclinaison du logiciel pour l’iPad d’Apple, les fichiers sur Mac/PC étant pleinement compatibles.

Faut-il craquer pour Affinity Photo ? Oui, si l’on accepte de trimer un peu afin de maîtriser son aspect technique. Son prix en fait aussi une application incontournable dans le domaine de la retouche photo. Si, en revanche, vous cherchez une solution entièrement automatisée ou disposant d’assistants faisant le boulot pour vous, passez votre chemin. Les autres protagonistes de ce comparatif vous satisferont nettement plus.

Anthropics Technology Smart Photo Editor

Anthropics Technology Smart Photo Editor
  • Excellente intégration de l’IA
  • Originalité de l’interface

Reposant essentiellement sur l’intelligence artificielle et le partage des créations de la communauté d’utilisateurs, Smart Photo Editor cumule les bonnes idées. Dommage qu’il ne soit pas traduit en français.

Reposant essentiellement sur l’intelligence artificielle et le partage des créations de la communauté d’utilisateurs, Smart Photo Editor cumule les bonnes idées. Dommage qu’il ne soit pas traduit en français.

Vous ne connaissez pas Anthropics Technologies  ? Possible, mais vous avez sûrement déjà vu ce que les logiciels de cet éditeur anglais savent faire.

Smart Photo Editor © Anthropics

On lui doit ainsi le très célèbre — et assez controversé — Portrait Professional, logiciel de retouche de visages qu’affectionnent certaines publications et autres sites people.

Nettement plus sage - et surtout bien plus utile pour un photographe amateur -, Smart Photo Editor offre une impressionnante palette d’outils visant à améliorer vos œuvres. Avant d’aller plus loin, sachez qu’il vous faudra maîtriser l’anglais afin de l’utiliser, Anthropics Technology ne proposant pas de version traduite en français.

Smart Photo Editor n’est pas un logiciel de retouche conventionnel, même s’il permet de modifier en profondeur une image. On s’en rend compte dès le lancement, puisqu’un assistant demande quelle retouche on souhaite effectuer. On pourra choisir parmi celles affichées par défaut ou exprimer son souhait en langage naturel. Dans ce cas, l’assistant effectuera une recherche afin de vous proposer un tutoriel répondant à votre objectif.

Anthropics propose une base fournie d’options et de retouches, constamment enrichie par les préréglages et les effets des utilisateurs partageant leurs créations. Afin de changer le ciel d’une image par exemple, il suffit de sélectionner l’option autorisant l’opération puis de détourer l’image à retoucher. À l’issue de l’opération, il vous sera proposé une liste de ciels susceptibles de convenir, chacun étant prévisualisé par une vignette créée en temps réel à partir de l’image à retoucher. Simple, non ?

Smart Photo Editor © Clubic - Marc Mitrani

Reste à effectuer le fameux détourage… Et c’est là que l’on apprécie la simplicité de l’application. Nul besoin de passer un temps infini sur la sélection de la zone à remplacer : il suffit de balader l’outil sur ses bords afin qu’il sélectionne automatiquement ce qui fait partie ou non du ciel. La manœuvre vaut aussi pour les zones délicates (un ciel en partie masqué par les branches d’un arbre, par exemple). Lors de l’opération, un assistant indique les éventuels raccourcis disponibles afin de la simplifier davantage.

Cette méthode de sélection basée sur le deep learning ne se limite pas simplement à l’identification du ciel. Qu’il s’agisse de replacer un arrière-plan, d’appliquer un traitement sélectif à une zone de l’image ou encore de la remplacer, l’outil se montre très efficace. Tout juste se laisse-t-il berner par des zones sombres, comme des ombres projetées sur un bâtiment. Dans ce cas, on pourra corriger le tir en ajustant manuellement le masque.

L’une des forces de Smart Photo Editor est de s’appuyer sur une communauté partageant activement ses créations, ou plus exactement les effets créés à partir du logiciel. Ceux-ci sont mis gratuitement à disposition de la communauté et catégorisés selon un mécanisme d’étiquettes permettant de les rechercher plus facilement. Certains sont plus réussis que d’autres : à vous de les peaufiner selon vos désirs.

Bien qu’il n’ait pas vraiment évolué depuis un certain temps (cela se ressent plus sur la version macOS que Windows), Smart Photo Editor reste un produit intéressant et novateur. Dommage qu’il ne soit pas traduit en français…

Cyberlink PhotoDirector 12

PhotoDirector 12
  • Espaces de travail
  • Aide omniprésente
  • Gestion des calques

Complet, puissant et facile à utiliser, PhotoDirector 12 brille par des fonctions originales et bien implémentées. On apprécie l’abondance de tutoriels et la simplicité de son mode guidé.

Complet, puissant et facile à utiliser, PhotoDirector 12 brille par des fonctions originales et bien implémentées. On apprécie l’abondance de tutoriels et la simplicité de son mode guidé.

Spécialiste des logiciels d’édition multimédia, Cyberlink dispose d’une offre complète et variée, dont fait partie le logiciel de retouche photographique PhotoDirector .

Photodirector © Cyberlink

La version 12, que nous testons ici, est disponible via une licence perpétuelle ou une offre d’abonnement. Par abonnement, le logiciel est baptisé PhotoDirector 365 et offre les mêmes possibilités que la dernière version en date de l’application en licence perpétuelle. Cette version comprend un accès gratuit à l’ensemble des compléments (filtres, effets, polices, etc.) de la boutique en ligne.

Au lancement, l’application propose de démarrer en version complète ou en mode Express. On s’en doute, le mode Express offre un fonctionnement entièrement automatisé et s’adresse aux utilisateurs ne souhaitant pas s’embêter avec des considérations techniques. Cela ne veut pas dire que les possibilités offertes sont réduites, loin de là. On pourra ainsi piocher dans les effets et les retouches prédéfinis, choisir parmi ceux que l'on a créés lors d’une session précédente ou en télécharger de nouveaux depuis le magasin en ligne.

Toujours dans le mode Express, on pourra aussi opter pour les « modèles de calques express », qui appliquent des modifications bien plus importantes (création automatique de cadres, ajout de texte, changements colorimétriques, etc.). Enfin, les effets de style par IA sont des filtres très sophistiqués destinés à changer le style de l’image (comme transformer une photo en peinture à l’huile, par exemple).

Là aussi, des effets IA supplémentaires peuvent être téléchargés depuis la boutique en ligne. Une fois l’effet appliqué, on pourra affiner le traitement à l’aide d’un pinceau qui ajoutera ou soustraira certaines zones soumises au traitement.

Le mode complet reprend l’intégralité des fonctions du mode Express en y ajoutant un impressionnant ensemble de possibilités, à commencer par un catalogueur. Outre l’importation d’une arborescence, il prend en charge la création de tags et d’étoiles grâce auxquels il est possible de générer des collections dynamiques, un classement chronologique des photos ou encore de constituer des albums traditionnels. Autre possibilité : la reconnaissance automatique des visages, afin de sélectionner toutes les images où apparaît une personne précise.

La section Guidé propose quant à elle un ensemble d’outils allant des traditionnels filtres à l’éditeur d’images 360°, en passant par des fonctions liées à la vidéo et à l’animation d’images fixes. L’utilisation de ces outils, aussi sophistiqués soient-ils, est simplifiée par l’utilisation d’un assistant. Celui-ci décompose les opérations en étapes simples, l’IA venant à l’aide de l’utilisateur en cas de besoin.

Cyberlink Photodirector © Clubic - Marc Mitrani

Bien sûr, un éditeur d’images traditionnel est proposé. Baptisé Réglages, il offre un ensemble d’outils évolués qui n’ont rien à envier à un logiciel professionnel. Il dispose d’un ensemble de filtres prédéfinis que l’on pourra compléter en créant ses propres effets (que l’on retrouve dans le mode Express) ou en les téléchargeant depuis la boutique en ligne.

La section Modifier propose une gestion des différents types de calques que l’on peut créer afin de modifier une image. Créer prend en charge l’export de vos créations en diaporamas, vidéos, GIFs ou images animées. Enfin, Imprimer fait exactement ce que son nom laisse supposer, en proposant de nombreuses options de mise en page.

Utiliser PhotoDirector est une expérience à la fois simple et amusante. À tout instant, des vidéos explicatives, des tutoriels ainsi qu’un manuel en ligne sont disponibles afin d’aider l’utilisateur, le tout en français. L’étendue des possibilités du logiciel est telle qu’il est impossible de tout aborder ici.

Vous l'aurez compris, nous avons été agréablement surpris par PhotoDirector 12. Pour en tirer le meilleur, il faudra toutefois disposer d’une machine récente, l’IA étant exigeante en puissance de calcul. L’application est disponible sous Windows et sur macOS.

Skylum Luminar AI

Skylum Luminar AI
  • Emploi de l’IA
  • Effets proposés
  • Simplicité d’utilisation

Cette nouvelle version de Luminar ne vole pas son suffixe AI ! Les fonctions faisant appel à l’intelligence artificielle ont été l’objet de toutes les attentions… et le résultat se révèle excellent.

Cette nouvelle version de Luminar ne vole pas son suffixe AI ! Les fonctions faisant appel à l’intelligence artificielle ont été l’objet de toutes les attentions… et le résultat se révèle excellent.

Luminar AI de Skylum se caractérise surtout par l’emploi massif et quasiment systématique de l’intelligence artificielle.

Luminar IA © Skylum

Certes, les outils de retouche traditionnels sont présents, mais ils ne sont pas mis en avant. Et pour tout dire, nous n’avons pratiquement jamais eu besoin de les utiliser lors de nos tests, tant l’IA s'est montrée performante.

La navigation parmi les quatre sections de l’application s’effectue en cliquant sur son intitulé : Catalogue, Modèles, Edition et Exporter.
Au lancement, l’application s’ouvre fort logiquement sur le Catalogue. Nous jugeons l’outil pratique mais assez rustique, puisqu’il permet seulement d’importer des images ou des dossiers. Une fois l’opération effectuée, on navigue grâce à une arborescence très classique afin de sélectionner la photo sur laquelle on souhaite travailler.

Autre possibilité, la création d’albums afin de regrouper (manuellement) des images réparties dans différents dossiers. Ne comptez pas coller des étiquettes d’identification aux images ou les trier par lieux de prise de vue : aucune fonction de ce type n’est implémentée.

Seuls un mécanisme de favoris, pour retrouver facilement des images, et le regroupement automatique par date facilitent un peu la vie de l’utilisateur. Espérons qu’une prochaine mise à jour ajoute des fonctions plus évoluées, comme la reconnaissance des visages, l’attribution d’étiquettes de tri et le classement par lieu de prise de vue.

Comme son nom l'indique, la section Modèles donne accès aux modèles. Ceux-ci sont en fait des filtres sophistiqués. L’IA de l’application analyse l’image à retoucher et propose quelques modèles lui semblant pertinents. On pourra bien entendu faire sa propre sélection, personnaliser son modèle selon ses besoins puis le sauvegarder afin de le réutiliser. Précisons au passage que Skylum propose à l’achat des packs de modèles complétant ceux fournis par défaut.

Last but not least, la section Édition est à notre avis la plus intéressante et fait l’originalité de Luminar AI . Les outils sont nombreux, variés, simples à utiliser et autorisent l’édition d’images très variées. Certains d’entre eux, signalés par le label « AI » accolé à leur nom, sont dopés à l’intelligence artificielle. Celle-ci pourra bien entendu être désactivée afin de vous laisser choisir les changements à effectuer. Mais la plupart du temps, elle se montre très pertinente.

Luminar AI © Clubic - Marc Mitrani

Parmi les outils proposés, le remplacement du ciel est particulièrement impressionnant. La mise en valeur des visages par un éclairage spécifique appliqué par l’IA est aussi une jolie réussite. Elle pourra être accompagnée par une retouche des formes du corps, de la texture de la peau ou du regard, l’intensité de chaque effet étant dosable à l’aide d’un mécanisme de glissière. En fin de compte, il ne manque que le générateur de Bokeh artificiel, dont l’ajout est prévu courant 2021 via une mise à jour gratuite.

Au-delà des outils de retouche, on apprécie la possibilité d’annuler une ou plusieurs modifications, jusqu’au retour à l’image d’origine, grâce au mécanisme d’historique. Bon point aussi pour la présence d’un pinceau de masquage local permettant d’ajuster l’intensité et l’étendue des effets.
Utiliser Luminar AI est un véritable plaisir tant sa prise en main est simple et intuitive. Un système de tutoriels et de vidéos explicatives en ligne se charge de lever le moindre doute sur l’utilisation des outils.

Luminar AI est disponible pour macOS et Windows, dont les deux versions sont identiques en matière de fonctionnalités. Seul l’achat par paiement unique est proposé, Skylum ne cédant pas à la mode des abonnements applicatifs… Et l’on ne va sûrement pas le regretter !

Corel PaintShop Pro 2021 Ultimate

Corel PaintShop Pro 2021 Ultimate
  • Fonctions proposées
  • Catalogueur complet
  • Globlement très efficace

Plus proche de la suite graphique que du simple outil de retouche, PaintShop Pro Ultimate 2021 offre toutes les fonctions dont on peut rêver au prix d’une interface parfois un peu complexe.

Plus proche de la suite graphique que du simple outil de retouche, PaintShop Pro Ultimate 2021 offre toutes les fonctions dont on peut rêver au prix d’une interface parfois un peu complexe.

Corel PaintShop Pro 2021 Ultimate (que l'on appellera PSP2021 dans ce dossier) est-il encore un simple logiciel d’édition photo ? On peut en douter si l’on s’en tient à sa description.

Corel PSP 2021 Ultimate © Corel

À l’application de retouche s’ajoutent en effet PhotoMirage Express (transformation d’images en animation), Painter Essentials 7 (peinture et dessin), AfterShot 3 (catalogueur et gestion des RAW), ainsi qu’un plug-in de traitement HDR dopé à l’intelligence artificielle. C’est trop ? Alors optez pour PaintShop Pro 2021 « tout court », qui n’offre que l’application de retouche photo, amputée de l’espace de travail Sea-to-sky.

À son lancement, PaintShop Pro 2021 affiche un écran d'accueil où l’on pourra choisir l’espace de travail le mieux adapté à la tâche du jour.  Photographie donne accès à la retouche express uniquement, tandis qu'Eléments essentiels affiche les outils traditionnels dans une interface épurée. De son côté, Complète active l’intégralité des outils tandis que Sea-to-sky  prend en charge l’amélioration des images aériennes et sous-marines.

Si cet agencement peut de prime abord sembler pertinent, on peine à comprendre pourquoi Studio HDR AI, livré avec la version Ultimate au même titre que Sea-to-sky, doit être installé séparément et ne bénéficie pas de son propre espace de travail.

On ne va pas s’attarder ici sur l’interface des différents espaces de travail, mais plutôt sur les fonctions phares de cette édition 2021. Pour tout dire, elles sont nombreuses. Le catalogueur intégré permet de naviguer dans l’arborescence des dossiers du disque dur ou d’importer les images dans son catalogue. Dans ce cas, on pourra leur attribuer des tags ou des notes, mais aussi créer des listes intelligentes ou encore exploiter les données de géolocalisation éventuellement présentes.

L’intelligence artificielle fait une entrée en force dans cette nouvelle version. Omniprésente, elle autorise l’implémentation de fonctions intéressantes comme l’upsampling (augmentation intelligente de la définition d’une photo), la réduction du bruit numérique ou encore le retrait d’artefacts dans les photos de mauvaise qualité.

Ces fonctions très réussies peuvent toutefois demander un peu de patience en fonction de la puissance de votre PC. Dans certains cas, l’application proposera automatiquement de tirer parti de la puissance de calcul du GPU. Quoi qu’il en soit, le résultat est très honorable, Corel ayant fait du bon boulot côté machine learning.

Bon point aussi pour l’espace de travail Sea-to-sky, qui permet de se débarrasser facilement d’un éventuel voile de brume aérien ou d’une opacité sous-marine. Le résultat, bien entendu modulable selon vos goûts et l’effet recherché, se montre très convaincant. On apprécie aussi le transfert de style par IA d’une image à l’autre, permettant de gagner un temps précieux lors de l’édition d’un ensemble de photos. Ce n’est là qu’une infime partie des fonctions disponibles, la liste entière donnant vite le tournis.

PaintShop Pro 2021 Ultimate serait donc le logiciel de retouche parfait ? Malheureusement non. Si l’interface évolue positivement, elle reste encore un peu trop confuse pour être utilisée sans potasser les tutoriels ou le manuel d’utilisation. Cela se révèle particulièrement vrai dans l’espace de travail complet, les autres étant moins problématiques.

Nous avons aussi vite été agacés par les messages incitant bien trop souvent à l’achat de compléments, de logiciels supplémentaires ou à l’ajout de nouvelles fonctions. On peut le comprendre sur un logiciel gratuit, pas sur un produit payant.

PaintShop Pro 2021 Ultimate est uniquement disponible en version Windows. Dommage, on aurait aimé voir ce que l’IA donnait sur un système doté de processeurs neuronaux comme le Silicon M1 d’Apple ou les puces ARM compatibles Windows 10.

Des services de retouche photo de plus en plus riches en fonctionnalités

L'intelligence artificielle

Les éditeurs de services de retouche photo ont de plus en plus recours à l’intelligence artificielle. Par conséquent, un utilisateur néophyte peut réaliser très simplement des retouches complexes, jusqu’ici hors de sa compétence technique. Bien sûr, l’œil de l’expert sera toujours avantagé, mais l’IA apporte désormais une aide précieuse, voire indispensable.

Les gestionnaires de médias (ou catalogueurs)

Autre grande avancée, l’introduction progressive de gestionnaires de médias (aussi appelés catalogueurs). Présents chez quatre des six concurrents de ce comparatif (à des degrés de sophistication variés), ils offrent des possibilités intéressantes. Citons par exemple la création de collections virtuelles, l’attribution d’étiquettes (les fameux tags qui permettent d’effectuer des classements et des recherches) ou encore la reconnaissance automatique des visages.

Correctement paramétrés, ces catalogueurs permettent de retrouver facilement une image précise dans un disque dur pouvant en contenir plusieurs milliers.

Modifié le 18/05/2021 à 10h29
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