Surveillance : Twitter en procès contre les Etats-Unis

08 octobre 2014 à 13h40
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Twitter poursuit le gouvernement pour qu'il puisse dévoiler le nombre exact de requêtes émanant des autorités américaines en matière de sécurité nationale. Pour le réseau social, les restrictions actuelles sont anticonstitutionnelles et violent le droit à la liberté d'expression.

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Twitter « porte le combat pour la transparence devant le tribunal », écrit Ben Lee, vice-président du réseau social, sur le blog de la société. Le leader du microblogging a déposé plainte mardi contre le gouvernement américain. Il espère que le tribunal du district de Californie lèvera les restrictions d'information sur les requêtes d'accès aux données des utilisateurs formulées par les services de renseignements.

Twitter reproche au gouvernement de l'empêcher de dévoiler le nombre exact d'ordres de justice et de requêtes qu'il reçoit de la part des services des autorités américaines en matière de sécurité nationale, et ce, même si ce nombre est nul. La société affirme être en droit de « répondre aux inquiétudes de ses utilisateurs », et de communiquer sur ce qu'elle considère comme « des informations d'intérêt national et général ».

Depuis la fin de l'année dernière, le gouvernement autorise les géants américains du numérique à révéler ces chiffres sous la forme d'estimations et de chiffres ronds, pour un semestre seulement et non à l'année. Une avancée trop frileuse pour Twitter.

D'autant que selon le réseau social, ces limitations enfreignent le premier amendement de la constitution américaine : le droit à la liberté d'expression. « Le positionnement des accusés force Twitter à s'engager dans un discours pré-approuvé par des membres du gouvernement ou alors à ne pas communiquer du tout », peut-on lire dans la plainte.

Au mois de mai, Twitter a envoyé un rapport de transparence au gouvernement afin de le faire valider avant publication. Au bout de cinq mois, les autorités ont répondu que les informations contenues dans le rapport étaient confidentielles et non publiables, sans donner de détails supplémentaires.

Twitter n'est pas le seul concerné. Google, Apple, Facebook, Microsoft, ou encore Linkedin militent aux côtés de la plateforme de microblogging pour réformer la loi, jugée trop permissive à l'égard des organes de surveillance nationale.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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