La police utilise massivement la localisation GPS de Google pour rechercher des suspects

17 avril 2019 à 21h40
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Google Maps

Les autorités américaines effectuent de plus en plus de demandes de géolocalisation auprès du moteur de recherche. La police peut ainsi avoir accès à la position d'un appareil et peut éventuellement repérer un individu grâce à son smartphone.

Ce n'est un secret pour personne : Google conserve l'historique des positions d'un smartphone connecté à ses services durant une longue période de temps. Ces informations permettent au moteur de recherche de proposer des annonces personnalisées à ses utilisateurs, selon leurs destinations.

L'historique de positions est devenu un outil de recherche pour les policiers

Mais cette immense base de données, appelée SensorVault en interne, intéresse de plus en plus les forces de l'ordre américaines. Selon des informations obtenues par le New York Times, les demandes formulées auprès de l'entreprise californienne ont « fortement augmenté », jusqu'à 180 demandes en une seule semaine.

Google, soumise à un mandat, n'a d'autre choix que de communiquer ces informations. En premier lieu, la société fournit des données anonymisées, ne donnant que les positions GPS d'un smartphone. En fonction des avancées de l'enquête et des demandes de la justice, Google va également donner les informations associées au compte visé par la procédure.

Une utilisation jugée peu fiable et dangereuse

Pour autant, les informations données sont imprécises. Elles ne donnent que la position d'un appareil à un instant T et ne permettent pas de suivre à la trace un utilisateur. De plus, la localisation permet seulement de savoir qu'un accès à un compte Google a été effectué dans une zone géographique, mais pas que le propriétaire du compte s'y trouvait.

Ce type de pratique pose question auprès des défenseurs des libertés individuelles. Ces dernières s'inquiètent de la conservation et de la protection de ces données par les services de police. Les forces de l'ordre pourraient, dans le pire des cas, garder sur leurs serveurs les informations de citoyens non protégées et accessibles à un groupe de personnes non habilitées.

Pire encore, se baser uniquement sur cet historique pourrait constituer une accusation à tort de personnes innocentes, qui auraient eu le seul tort d'utiliser le compte Google d'un proche recherché.

Source : Engadget

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