Les façons de s'informer changent au 21ème siècle. La jeune génération privilégie ainsi les nouveaux moyens de communication numérique pour se tenir au courant de l'actualité.

« Vous regardez l'ancêtre d'internet, bonsoir. » Nombre d'entre nous se souviennent de cette ouverture du journal des Guingols de l'infos, qui prédisait déjà le changement qui allait se faire dans le monde des médias avec internet. Et après le passage importante de la presse papier à la presse en ligne, on fait face ces dernières années à la montée en puissance des nouveaux moyens de communication que sont les réseaux sociaux, et depuis plus récemment, les chatbots IA. Moyens qui sont maintenant une source d'information première pour les plus jeunes !
54% des moins de 25 ans ont pour source d'information première les réseaux sociaux et les chatbots IA
Il y a de nos jours clairement un fossé entre les jeunes générations et les plus anciennes sur la manière de s'informer. C'est ce qu'on découvre avec la publication de la seconde édition de l'étude « Les Français et l'information » de l'Arcom.
On y apprend ainsi que 54% des moins de 25 ans ont pour principal moyen d'information les réseaux sociaux et les médias algorithimiques (IA). C'est un nombre particulièrement impressionnant quand on le compare à celui des 25-34 ans (39%), et qui relève d'un autre monde pour les catégories plus âgées des 35-59 ans (17%) et des plus de 59 ans (4%).

La crainte des fake news grossit
Pour le cas plus spécifique de l'intelligence artificielle, qui est pourtant une technologie dont la massification n'a guère que trois ans, on peut observer une adoption incroyablement rapide. 38% des moins de 25 ans utilisent ainsi des chatbots IA pour s'informer au moins une fois par semaine (et 35% des 25-34 ans), quand seuls 20% des 35-59 ans et 6% des plus de 59 ans sont dans le même cas.
Mais si certains peuvent s'inquiéter de cet usage de grande ampleur, il ne se fait pas dans une atmosphère de candide naïveté. La même étude montre en effet que la majorité des internautes cherchant des informations sur les réseaux sociaux ont pour crainte première de tomber sur des fake news. Mieux, ce scepticisme continue de grandir avec le temps (ils étaient 55% à avoir cette crainte en 2023, contre 58% en 2025). La rationnalité persisterait-elle donc dans ces nouveaux usages ?
Source : Arcom