Test SteelSeries Arctis Prime : une variante plus abordable... et limitée

Matthieu Legouge
Spécialiste Hardware
06 juillet 2021 à 10h01
2
SteelSeries Arctis Prime © SteelSeries
© SteelSeries

À côté de son trio de souris, SteelSeries a également dévoilé un nouveau casque gamer , conçu pour être polyvalent et rester accessible, au sein de la gamme Prime : l’Arctis Prime, que nous passons en revue aujourd’hui.

SteelSeries Arctis Prime
  • Bon rendu sonore, après égalisation
  • Port confortable et bonne ergonomie
  • Polyvalence de la connexion 3,5 mm
  • Micro rétractable / communications claires
  • Coussinets qui donnent vite chaud
  • Profil sonore déséquilibré
  • Câbles peu protégés
  • Peu de fonctionnalités

Depuis 2001, SteelSeries a fait des périphériques gaming son cheval de bataille. La marque s’appuie notamment sur de nombreux partenariats avec des joueurs et équipes professionnelles d’e-sport, et vise logiquement un public qui s’oriente vers le jeu compétitif. Cela n’empêche pas pour autant SteelSeries de proposer des produits attractifs comme c’est le cas de l’Arctis Prime, commercialisé à moins de 100 euros, un tarif qui est toutefois supérieur à la moyenne pour un casque gaming filaire. La marque danoise vise-t-elle juste une fois de plus avec ce casque ? Vaut-il la somme qui en est demandée ? Regardons ça de plus près.

SteelSeries Arctis Prime : la fiche technique

Le SteelSeries Arctis Prime, c'est :

  • Transducteur : néodyme - 40 mm
  • Impédance : 32 Ω
  • Réponse en fréquence : 10 Hz - 40 kHz
  • Microphone : bidirectionnel, sur tige rétractable
  • Réponse en fréquence du micro : 100 Hz - 10 KHz
  • Connexion : analogique, câble jack 3,5 mm
  • Spatialisation : non
  • Logiciel : non
  • Poids : 347 grammes
  • Prix et disponibilité : disponible, à 119,99 euros
Test SteelSeries Arctis Prime_4 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Design et ergonomie

Dans sa conception, l’Arctis Prime partage pas mal de points communs avec d’autres modèles Arctis ; le catalogue de SteelSeries, de l’entrée jusqu’en haut de la gamme, est d’ailleurs marqué par une grande cohérence en matière de design et d’esthétique.

Test SteelSeries Arctis Prime_1 © Matthieu Legouge
Test SteelSeries Arctis Prime_2 © Matthieu Legouge

Le fabricant semble avoir fait davantage de concessions sur les fonctionnalités que sur les matériaux et l’ergonomie avec cet Arctis Prime. On profite en effet du double arceau qui associe une bande de tissu réglable (et amovible) à une structure en acier et alliage d'aluminium pour l’arceau principal, qui dispose d’ailleurs d’un rembourrage en caoutchouc sur sa partie inférieure.

Test SteelSeries Arctis Prime_6 © Matthieu Legouge
Test SteelSeries Arctis Prime_7 © Matthieu Legouge

Ce double arceau permet au casque de ne pas trop exercer de pression sur le sommet du crâne, un bon point sachant que l’Arctis Prime n’est pas particulièrement léger en affichant près de 350 grammes sur la balance. L’amplitude de réglage est toutefois limitée par rapport à d’autres références équipées d’un arceau simple et réglable par palier. Dans notre cas, l’Arctis Prime convient parfaitement à notre morphologie, mais il est possible que le confort soit moindre pour les plus grandes têtes. Quoi qu’il en soit, le maintien est très bon et le casque reste bien en place sur le crâne même lors de mouvements.

Test SteelSeries Arctis Prime_8 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Les oreillettes sont maintenues et articulées par un support rotatif. L’amplitude d’inclinaison de ces oreillettes circum-auriculaires est une nouvelle fois assez courte, de 2 à 3 cm tout au plus, mais cela devrait suffire dans la majorité des cas. La rotation des oreillettes sur 90 ° est quant à elle la bienvenue. Les casques gaming permettant de les reposer à plat autour du cou ne sont pas si nombreux et nous apprécions cet atout ergonomique, qui est également utile pour transporter le casque convenablement.

Test SteelSeries Arctis Prime_11 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Les coussinets en similicuir sont amovibles et offrent un port confortable, avec une bonne sensation au toucher et une fois sur nos esgourdes. L’isolation passive est plutôt bonne, du moins meilleure que sur des casques comme le Logitech G Pro X ou l’HyperX Cloud II Wireless , mais pas aussi efficace que sur l’EPOS H3 que nous avons testé il y a peu. En revanche, il est regrettable que SteelSeries ne fournisse pas une paire de coussinets en tissu directement avec le casque, car nous attrapons rapidement chaud avec ce similicuir. Il faudra passer par la boutique pour en obtenir d’autres.

Test SteelSeries Arctis Prime_10 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Dans l’ensemble, les finitions sont excellentes, seuls quelques grincements se font entendre dans la structure lorsque l’on manipule le casque dans tous les sens. L’arceau en acier est assez flexible et reprend sa forme initiale après avoir été malmené, il apporte clairement beaucoup de robustesse à l’ensemble.

Test SteelSeries Arctis Prime_3 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Dépourvu d’éclairage RGB, l’Arctis Prime arrive toutefois avec des plaques interchangeables au dos des oreillettes. Un élément dispensable, qui ravira toutefois ceux qui souhaitent personnaliser le casque via la boutique d’accessoires du fabricant.

Enfin, le fameux microphone rétractable est toujours de la partie. Sa tige est suffisamment longue et malléable pour qu’on le puisse le positionner correctement, elle est en outre assez épaisse et le plastique qui la recouvre semble être durable et encaisser les manipulations.

Connectiques et fonctionnalités

L’Arctis Prime va à l’essentiel en se contentant d’une connexion analogique. L’ensemble des commandes et de la connectique sont réunies sur l’oreillette gauche. Contrairement aux apparences, c’est bien le port micro USB qui est utilisé pour connecter le casque à sa source, le connecteur mini jack 3,5 mm est uniquement là pour partager le flux audio avec un autre casque.

Test SteelSeries Arctis Prime_7 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

On se retrouve finalement avec un entortillement de câble lorsque l’on joue sur PC. Il faut en effet connecter le premier câble (micr -USB vers mini jack 3,5 mm), puis le séparateur audio/micro. Heureusement, cela lui apporte une vraie polyvalence puisque la prise analogique permet de connecter ce casque à une grande variété d’appareils. Les câbles en eux-mêmes sont cependant assez fins et disposent d’un simple revêtement en caoutchouc, on imagine que leur durée de vie ne sera pas très longue si on les laisse trop souvent traîner au sol.

Test SteelSeries Arctis Prime_5 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Du côté des commandes, on regrette forcément de ne pas retrouver la molette crantée qui permet de faire la balance de l’audio entre le chat et le son du jeu. La molette de volume de l’Arctis Prime est toute simple, et manque d’ailleurs de précision à notre goût. Enfin, on retrouve un bouton-poussoir qui permet d’activer/désactiver le micro.

Test SteelSeries Arctis Prime_9 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Connexion analogique oblige, le SteelSeries Arctis Prime n’est pas compatible avec la suite logicielle maison, SteelSeries GG et Engine.

Rendu audio et microphone

Avant d’évoquer les capacités acoustiques de ce casque, soulignons que nous avons rencontré un phénomène qui nous a légèrement dérangés avec ce casque. Les deux haut-parleurs émettent en effet des craquements parasites lorsqu’on les manipule, mais aussi parfois, beaucoup plus subtilement, lorsqu’on utilise le casque.

Ce désagrément est connu sous le nom de « driver flex », mais de quoi s’agit-il ? L’étanchéité assurée par les coussinets créer une dépression à l’intérieur du haut-parleur. Si cela procure une bonne isolation avec l’Arctis Prime, la membrane a tendance à bouger et à craquer lorsque l’on manipule le casque alors qu’il est sur notre crâne. Pire, on entend parfois (plus légèrement) ce bruit lorsque lors de nos mouvements de tête, il se fait surtout remarquer à un volume d’écoute modéré. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il s’agit d’un défaut rédhibitoire, gênant, oui, c’est certain. Soulignons que ce problème ne vient pas du haut-parleur en lui-même, qui se comporte très bien dans la majorité des situations. En réalité, ce phénomène est très aléatoire, car il dépend de la pression exercée par les oreillettes sur le crâne, il varie donc selon notre morphologie, mais aussi selon la façon dont nous ajustons le casque et son bandeau réglable. En outre, il peut très bien se limiter à notre exemplaire de test. À supposer d’ailleurs que changer pour des coussinets en tissu résout totalement le problème.

Test SteelSeries Arctis Prime_12 © Matthieu Legouge
De "petits" transducteurs de 40 mm © Matthieu Legouge pour Clubic

Soit, nous aurions préféré une expérience d’écoute sans craquement parasite. Reste que les capacités audio de ce casque sont très bonnes et donneront satisfaction à bon nombre de joueurs, à partir du moment où ils apprécient les basses ! L’Arctis Prime a en effet un profil très porté sur les basses, ce n’est pas une mauvaise chose dans la majorité des jeux, car cela renforce l’immersion avec des explosions qui résonnent spectaculairement et plus globalement des effets sonores qui prennent vie.

Cette signature est toutefois moins plaisante dans les jeux compétitifs, où les basses marquées ont tendance à apporter de la confusion et rompre la concentration. Si les voix et dialogues se détachent correctement des basses fréquences, la directivité et la stéréophonie en prennent un coup dans les jeux où il est crucial de déterminer la provenance de chaque son, en l’occurrence les FPS compétitifs et autres battle royale. L’excès de basses a tendance à écraser et cacher certains sons plus subtils, ce qui est d’autant vrai que la scène sonore semble assez étroite. Dans cette condition il est impératif de passer par un égaliseur pour corriger le tir.

L’Arctis Prime est donc loin d’être un casque « neutre », ce que l’on constate avec pas mal de modèles dits « gaming », comme récemment l’HyperX Cloud II Wireless, ou encore l’Epos H3. Son rendu audio est cependant suffisamment précis et qualitatif pour en faire un bon compagnon de jeu, mais une égalisation est selon nous indispensable pour écouter de la musique et profiter d’un rendu plus homogène.
Concernant le microphone, nous n’avons pas beaucoup de critiques à émettre à son égard. La captation de la voix est excellente et retranscrite assez fidèlement, il faut cependant bien placer le micro près de la bouche pour ne constater aucune coupure. À ce titre, la bonnette fournie est indispensable pour éviter les plosives et autres bruits de souffle.

SteelSeries Arctis Prime : l'avis de Clubic

L’Arctis Prime se concentre sur l’essentiel. L’idée derrière ce casque de proposer une version plus abordable, et donc minimaliste, au sein de la série Arctis est à saluer : la qualité de fabrication est au rendez-vous, tout comme l’ergonomie, alors que la connexion filaire donne beaucoup plus de polyvalence qu’un casque wireless. Le rendu audio n’est pas mauvais, loin de là, mais le recours à un égaliseur est selon nous indispensable pour gommer son excès de basse et ainsi éviter au mieux les effets de masquages.

Nous sommes forcément un peu déçus des craquements audibles des membranes en manipulant le casque, qui se retrouve parfois lors de mouvements de tête. Il est préférable d’opter pour des coussinets en tissu pour éviter cela, d’autant que si la paire en similicuir livrée avec le casque est confortable, elle tient très rapidement chaud et en devient désagréable après plusieurs heures.

Au final, un casque où le minimalisme est de rigueur, avec un profil porté sur les basses, des communisations claires, et une grande polyvalence. Un bon modèle pour le prix, mais pas sans défaut.

SteelSeries Arctis Prime

7

L’Arctis Prime pèche par un rendu audio qui laisse trop de place aux basses, chose qui se corrige avec un égaliseur. Hormis cela, il s’agit d’un casque de jeu simple et efficace, doté d’une bonne polyvalence, d’une excellente ergonomie et d’un microphone sans reproche.

Les plus

  • Bon rendu sonore, après égalisation
  • Port confortable et bonne ergonomie
  • Polyvalence de la connexion 3,5 mm
  • Micro rétractable / communications claires

Les moins

  • Coussinets qui donnent vite chaud
  • Profil sonore déséquilibré
  • Câbles peu protégés
  • Peu de fonctionnalités

Design et confort 7

Qualité audio 6

Microphone 8

Polyvalence 8

Ergonomie 8

Modifié le 09/07/2021 à 14h39
Cet article contient des liens d'affiliation, ce qui signifie qu'une commission peut être reversée à Clubic. Les prix mentionnés sont susceptibles d'évoluer. 
Lire la charte de confiance
Soyez toujours courtois dans vos commentaires.
Respectez le réglement de la communauté.
2
3
Voir tous les messages sur le forum

Lectures liées

OnePlus dévoile ses Buds Pro, des écouteurs avec ANC et support du son 3D à moins de 150€
Sony présente les ensembles premium HT-A9 et HT-A7000, tout pour un son 3D dans le salon
LG dévoile Eclair, la barre de son Dolby Atmos la plus compacte du marché
Un nouveau casque QC45 par Bose ? C'est ce que confirme cette certification de la FCC
OnePlus dévoilera ses Buds Pro en même temps que le Nord 2, le 22 juillet
Yamaha TW-E3B : des intras à emmener partout grâce à leur format ultra compact
Yamaha YH-L700A : un casque pour profiter de vos musiques 3D et bien plus encore
Des drones et du machine learning pour trouver les impacts de météorites encore inconnus
Razer dévoile le Barracuda X, un casque gaming conçu pour être le plus léger et polyvalent possible
Seoul et Lisbon, découvrez les deux nouvelles paires d'écouteurs d'Urbanista
Haut de page