Une seconde usine d'éoliennes en mer va être construite au Havre

le 03 mars 2019
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parc éolien mer.jpg
Pixabay

Le mastodonte de l'éolien offshore, Siemens Gamesa, a annoncé avoir déposé un permis de construire pour une nouvelle usine d'éoliennes.

En suspens depuis quatre années après sa vente par Areva, qui s'était retirée du marché, le projet du second parc éolien est enfin sur le point d'aboutir, et Le Havre devrait donc bien avoir son usine d'éoliennes, après la signature d'un permis de construire valable pour « un complexe industriel » dédié à « l'énergie éolienne offshore ». Le document a été déposé le 25 février au Havre en présence du PDG de Simens Gamesa, Filippo Cimitan, et du maire de la ville normande, Luc Lemonnier.

Les premières machines opérationnelles dès 2021


Directement implanté dans l'avant-port havrais, le site, qui devrait contribuer à la création de 750 emplois directs et indirects, produira des turbines, des nacelles et des pales. Des travaux préparatoires ont déjà débuté sur une zone de 36 hectares qui devrait accueillir ses premières machines dès 2021, des éoliennes de 8 mégawatts (MW) équipées de pales de 81 mètres de long.

Les éoliennes sont destinées aux futurs parcs de Dieppe-Le Tréport en Seine-Maritine, de Saint-Brieux, dans les Côtes-d'Armor, et d'Yeu-Noirmoutier (en Vendée), les deux premiers étant exploités par l'industriel énergétique français Engie et le dernier par la société Ailes Marines, détenue à 70 % par l'entreprise espagnole Iberdrola.

Un trou de 23 millions d'euros à combler


Mais les partisans du projet ne font qu'apercevoir le bout du tunnel, car ils n'y sont pas encore. Il manque en effet la bagatelle de 23 millions d'euros, alors que 140 millions d'euros sont nécessaires à l'adaptation de la friche. Le plan de financement est pour l'heure encore discuté entre l'État et les collectivités locales.

« Aujourd'hui, on continue car on commence à avoir une visibilité sur le marché français, même si on souhaiterait plus d'ambition étant donné le potentiel offshore en France, le deuxième en Europe », a lancé Filippo Cimitan. À bon entendeur.

Modifié le 04/03/2019 à 15h07
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