Covid-19 : en Italie, l'impression 3D au secours des médecins

17 mars 2020 à 16h05
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Italie coronavirus
© Isinnova

L'hôpital de Brescia, dans le nord de l'Italie, a reçu un nouveau soutien précieux. La start-up italienne Isinnova lui a proposé ses services d'impression 3D, fabriquant des vannes respiratoires dont l'établissement commençait à manquer.

L'enseigne a affirmé avoir réalisé une centaine de ces valves en 24 heures, pour un coût inférieur à un euro. Des chiffres encourageants pour la production de ces valves, qui doivent être remplacées toutes les 8 heures.


Un prototype réalisé en trois heures

Cristian Fracassi, un ingénieur italien de 36 ans et fondateur d'Isinnova, a déclaré à Reuters avoir eu connaissance de la situation de l'hôpital par le bouche-à-oreille : « On nous a dit que l'hôpital cherchait désespérément plus de valves. Elles sont appelées vannes Venturi et sont impossibles à trouver pour le moment, la production ne parvenant pas à répondre à la demande ». Ces vannes, qui prennent le nom d'un physicien du XVIIIe siècle, servent à relier les masques à oxygène aux respirateurs utilisés par les patients souffrant de complications respiratoires.

Le Covid-19 entraînant de tels troubles, les hôpitaux italiens - dont le pays est actuellement le plus touché par l'épidémie en Europe - peinent à se réapprovisionner. L'hôpital de Brescia compte ainsi à lui seul 250 patients en soins intensifs. Cristian Fracassi et l'un de ses ingénieurs mécaniciens, Alessandro Romaioli, ont donc d'abord demandé à voir l'une de ces valves. Trois heures plus tard, rapporte BBC News, les deux hommes sont revenus à l'hôpital avec un prototype. Alessandro Romaioli a déclaré : « Ils l'ont testé sur un patient et ils nous ont dit que cela fonctionnait bien. Nous avons donc couru de nouveau à notre bureau et nous avons commencé à imprimer de nouvelles valves ».


Une centaine de valves en 24 heures

L'impression de ces valves, qui mesurent une dizaine de centimètres de haut pour un diamètre d'environ 3 centimètres, est relativement complexe. Cristian Fracassi a expliqué que « la valve a des trous et des tubes très fins, inférieurs à 0,8 cm - il n'est pas facile d'imprimer ces pièces ». Ajoutant  : « De plus, vous devez veiller à ne pas (contaminer) le produit - il doit vraiment être fabriqué de manière clinique ». L'impression d'une valve prend environ une heure, et Isinnova ne dispose que de six imprimantes 3D.

En 24 heures, et à travers une coopération avec une autre entreprise baptisée Lonati, une centaine de nouvelles valves a pu être produite par impression 3D. Après l'hôpital de Brescia, un second établissement a contacté les deux entreprises, demandant davantage de valves. Cristian Fracassi a ainsi affirmé : « Nous n'avons pas dormi depuis deux jours. Nous essayons de sauver des vies ».

Peut-être d'autres hôpitaux vont-ils solliciter leur aide, la Lombardie - où se trouve Brescia - étant la région d'Italie la plus touchée par l'épidémie. Isinnova a accepté de fournir gratuitement ces valves, dont le coût de production est inférieur à un euro. En revanche, la société s'est jusque-là refusée à en diffuser publiquement la conception.

Source : BBC
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KlingonBrain
Des chiffres encourageants pour la production de ces valves, qui doivent être remplacées toutes les 8 heures.<br /> Alors je vais peut être dire une connerie parce que je n’y connait rien, mais je trouve que le monde médical dépends peut être trop de consommables non réutilisables. Sauf qu’en cas de pandémie, cela demande que la logistique puisse suivre derrière et que les stocks aient été prévus.<br /> Alors j’imagine que dans beaucoup de cas, on ne peut pas faire autrement, mais dans d’autres, peut être que si.<br /> Quand à l’impression 3D, c’est une solution très intéressante en cas d’urgence pour pallier au fait que nous n’avons plus d’industrie.<br /> La réalité montre que les chinois ont été capables de monter des lignes de production de masque en un temps record. Et visiblement, en France nous ne sommes plus en mesure de le faire. Il est possible que la difficulté soit de trouver l’outillage adéquat sur notre sol.<br /> Pour ma part, cela fait des années que je dit qu’on va se prendre le mur un beau matin. C’était complètement idiot de penser qu’on pourrait vivre sans industrie.
kaks56
la bonne nouvelle c est que ca devrait changer… le monde va changer, et ca c est réconfortant !
pemmore
C’est émouvant la rencontre entre la haute technologie et des besoins humains.<br /> Mon fils ainé passionné de technologie aime a fabriquer n’importe quoi, mais pour des objets durables il faut souvent des pièces qui n’existent plus, ce qui serait bien c’est l’obligation d’éditer le plan des pièces détachées pour pouvoir les refaire voire améliorer.<br /> Dommage pas de buses tissu pour faire les masques en 3D.
pemmore
Combien d’années il faut à un technicien en mécanique capable de retoucher, réparer entretenir des moules d’injection? idem en pire les buses d’extrusion plastique, caoutchouc, autant que devenir médecin, on les appelle souvent techniciens outilleurs.<br /> Quand on ferme une boîte on perd définitivement un savoir accumulé et un tour de main le mec trouvant vite autre chose à faire.
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