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Test Yamaha SR-C30A : une petite barre de son à l’envergure sonore démesurée

Alban Amouroux
Spécialiste Audio Vidéo
16 décembre 2022 à 11h45
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Test Yamaha SR-C30A lifestyle

Ces derniers temps, Yamaha développe ses barres de son plutôt vers l’entrée de gamme. Après la SR-C20A tout-en-un que nous avions testée l’an dernier, la SR-C30A la complète en ajoutant un caisson de basse séparé. L’ensemble est classique dans son fonctionnement, mais notez qu’il fait l’impasse sur l’Atmos et le DTS. Yamaha destine donc la SR-C30A aux amateurs qui souhaitent bénéficier d’un son cinéma facilement sans se poser de questions techniques.

Yamaha SR-C30A
  • Bulle sonore 3D
  • Profondeur de la scene
  • Caisson de basse simple et performant
  • Mode 3D Movie universel
  • Rien à régler ni configurer
  • Nécessité de consulter l’app pour connaître le statut
  • Absence de WiFi pour la lecture musicale

Le fabricant japonais a délaissé le haut de gamme. Son projecteur sonore YSP-5600 est au catalogue depuis des années, sans avoir bénéficié des derniers formats audio immersifs. Pourtant, Yamaha est l’un des initiateurs de la barre de son et il aurait pu coller aux technologies les plus récentes. Ce n’est pas le cas. Petit à petit, ce sont les modèles d’entrée de gamme qui représentent la quasi-totalité du catalogue. 

Nous parlons de barres de son d’entrée de gamme, mais ce ne sont pas des modèles à moins de 100 euros pour autant. Sur le papier, il y a un décalage entre l’offre technique des barres Yamaha et les tarifs auxquels elles sont proposées. Le fabricant a donc d’autre chose à proposer : le côté compact, la simplicité d’usage et un son cinéma en toute situation, quels que soient le format et la qualité de la source. Voilà une proposition qui mérite que l’on s’y intéresse de près.

Test Yamaha SR-C30A lifestyle
©Yamaha

Fiche technique Yamaha SR-C30A

Performances

Kit d'enceinte
2.1
Système de compression numérique
Dolby Audio
Puissance admissible
90W
Puissance admissible - Caisson de basse
50W

Caractéristiques techniques

High-Res audio
Non
Entrée audio
Audio numérique S/PDIF Optique, Prise casque - Jack 3.5mm, HDMI 2.0
Nombre de haut-parleurs
2
Nombre de haut-parleur Large bande
2
Haut-parleur - Caisson de basse
13cm

Connectivité

Wi-Fi
Non
Multiroom
Non
Ethernet
Non
Bluetooth
Oui
Bluetooth Version
5.0
NFC
Non

Caractéristiques physiques

Hauteur
64mm
Largeur
600mm
Profondeur
94mm
Poids
1,3kg
Hauteur - Caisson de basse
335mm
Largeur - Caisson de basse
160mm
Profondeur - Caisson de basse
364mm
Poids - Caisson de basse
5,7kg

Design : compacte, simple, efficace

La SR-C30A reprend le châssis de la SR-C20A à l’identique. Rappelons que la 20A est une barre tout-en-un, avec « subwoofer intégré ». Elle a donc des emplacements internes pour un haut-parleur de grave et un radiateur passif. Ce dernier respire à travers de multiples ouvertures à l’arrière et sous la barre. Ces ouvertures sont toujours présentes sur la 30A, mais le haut-parleur de grave et le radiateur sont absents.

Test Yamaha SR-C30A arrière
©Alban Amouroux pour Clubic

Nous retrouvons donc du tissu acoustique qui recouvre la quasi-totalité de la barre. Seule une zone à la base reste pleine pour accueillir les LED d’état. Les quelques touches sont rassemblées dans un espace au centre sur le dessus de la barre.

Test Yamaha SR-C30A boutons
©Alban Amouroux pour Clubic

Yamaha a créé un nouveau format de caisson spécifique à la SR-C30A, plus profond que large. Il mélange une finition ultra-basique sur son pourtour et une face avant recouverte d’un tissu acoustique factice. Il est rehaussé d’un logo Yamaha en plastique. Dans le manuel, Yamaha propose de l’installer soit à la verticale, soit à plat, sous un meuble par exemple.

Équipement : 3 haut-parleurs en tout et pour tout

Dans l’entrée de gamme, Yamaha est adepte du minimalisme. La barre 30A comprend en effet, deux haut-parleurs seulement. Ce sont des larges bande de 46 mm de diamètre. Ils sont placés en façade, aux extrémités. Ils sont chargés de reproduire tous les canaux ainsi que le décodage Dolby Audio.

Test Yamaha SR-C30A coté
©Alban Amouroux pour Clubic

Le caisson embarque un woofer de 13 cm de diamètre. Il est positionné sur le côté droit lorsqu’on regarde le caisson de face et protégé par un cache en tissu inamovible. Pour augmenter la réponse dans les basses fréquences, un évent bass reflex en façade l’accompagne.

Test Yamaha SR-C30A caisson
©Alban Amouroux pour Clubic

Chaque haut-parleur a droit à 20 watts de puissance. Le caisson est amplifié par un module de 50 watts. Il est bizarrement légèrement moins puissant que celui dans la barre tout-en-un SR-C20A pour le haut-parleur intégré avec ses 60 watts. Mais, tout est question de rendement et de sensibilité.

Connectivité : plus orientée audio que vidéo

Avec un positionnement accessible, on ne sera pas étonné de trouver seulement une entrée HDMI ARC et aucune entrée HDMI classique. Yamaha a priorisé les entrées audio afin que la barre serve de système son global.

Test Yamaha SR-C30A connexions
©Alban Amouroux pour Clubic

Il y a une entrée optique associée à l’entrée TV. Une seconde entrée optique permet de relier une source audio numérique. À ce propos, le cordon est fourni dans la boite. Et, il y a en plus une entrée analogique sur une prise mini-jack 3,5 mm.

Test Yamaha SR-C30A arrière caisson
©Alban Amouroux pour Clubic

Yamaha fait l’impasse sur le WiFi dans cette gamme SR. Pour profiter de la musique sans fil, il faudra obligatoirement se rabattre sur le Bluetooth (5.0). Cette liaison permet par ailleurs de piloter la barre via une petite application.

Ergonomie : efficace mais un petit afficheur aurait été bienvenu

Sans WiFi ni fonctions évoluées, la mise en place initiale de la SR-C30A est un jeu d’enfant. On positionne la barre et le caisson, on les branche et l’ensemble est prêt à fonctionner. Précisons que l’alimentation de la barre passe par un bloc d’alimentation type brique d’ordinateur portable.

Après avoir relié le téléviseur de préférence en HDMI, ou en optique le cas échéant, il n’y a plus qu’à allumer ce dernier. Grâce au CEC, la télécommande de la TV pilote immédiatement la barre et celle-ci s’allume pour basculer sur l’entrée TV. Il n’y a là rien de plus simple.

Test Yamaha SR-C30A télécommande
©Alban Amouroux pour Clubic

La télécommande infrarouge donne accès à toutes les fonctions, chacune avec une touche dédiée. On peut ainsi passer d’une entrée à une autre, changer de mode sonore, activer le renforcement des dialogues ou des basses, régler le volume et le niveau du caisson. Elle permet également de moduler la luminosité des LED en façade.

Ces LED confirment toutes les actions que l’on effectue, que ce soit le changement de source ou de mode audio. Elles servent également à visualiser le niveau sonore : les cinq LED s’allument de gauche à droite, une LED allumée correspondant au niveau minimum, les cinq allumées au niveau maximum.

Test Yamaha SR-C30A leds
©Alban Amouroux pour Clubic

Bien qu’il n’y ait pas de WiFi, Yamaha a prévu une app appelée SB Remote. Elle reprend les commandes à l’identique de la télécommande infrarouge. Avec un avantage de taille : elle affiche l’état exact de chaque fonction d’un coup d’œil. Ce que ne peut pas faire la barre toute seule étant donné qu’elle n’a pas d’écran. Le retour d’état via les LED en façade n’est pas toujours facile à mémoriser.

La SR-C30A décode le Dolby Audio, c’est-à-dire tous les contenus encodés en Dolby quels qu’ils soient. Elle les adapte ensuite pour restituer une image sonore immersive avec ses deux haut-parleurs. Quatre modes sont applicables : Stéréo, Standard, 3D Movie et Game. Elle ne reconnaît pas le DTS.

Test Yamaha SR-C30A app bluetooth

En outre, une amélioration de la musique compressée est possible en lecture musicale. Cela se règle via des commandes avancées en appuyant sur certaines combinaisons de touche. On peut également désactiver le mode veille ou indiquer si la barre est installée sur un meuble ou au mur. Il faut pour cela se reporter à la notice téléchargeable.

Analyse : une ampleur sans commune mesure avec la taille de la barre

Les dialogues sont légèrement sombres, cela manque de finesse et d’extension vers le haut. Ce qui s’avère être normal sans tweeter dédié, mais avec de simples larges bande. Toutefois, les timbres dans le médium sont respectés avec des voix que l’on connaît bien plutôt fidèles, sans coloration malgré tous les effets et autres traitements en jeu sur cette barre. Sans activer l’amélioration des dialogues, ceux-ci sont assez bien détachés et reproduits au-dessus de la barre. À ce sujet, on a vraiment peu souvent l’impression que le son vient de la barre tellement il remplit la pièce. Sur certains de nos tests, nous avons dû activer le renforcement des dialogues, ce qui concentre un peu plus le son vers la barre, mais il n’y a rien de gênant. En revanche, les sons assez lourds du type explosions et autres sont attirés vers la barre, car ils sont reproduits à la fois par celle-ci, pour leurs fréquences les plus hautes, et le caisson.

Test Yamaha SR-C30A logo
©Alban Amouroux pour Clubic

Nous retrouvons l’excellent travail de Yamaha sur la manipulation des signaux audio, un domaine que le fabricant japonais maîtrise depuis des décennies. Sur le mode 3D Movie appliqué à une bande son Dolby, la barre arrive à projeter des sons à la fois vers les côtés de la pièce et en hauteur, même avec des bandes son 5.1 assez basiques. Elle arriverait presque à rendre jalouse certaines barres Atmos en termes de verticalité. À partir d’une bande son Atmos justement, nous avons obtenu des effets latéraux et au plafond identiques à ce que sont censées faire les barres certifiées Atmos. Ce que n’est pourtant pas la SR-C30A ! Même les déplacements d’objets depuis les tests Atmos sont plus réalistes avec cette barre qu’avec d’autres barres plus haut de gamme. Il y a une sensation de profondeur entre la barre et le canapé, mais également en arrière de la barre assez impressionnante. Nous vous conseillons de conserver le mode 3D Movie en permanence.

Test Yamaha SR-C30A lifestyle
©Yamaha

En l’état, il n’y a donc aucune frustration à avoir en ce qui concerne la création d’une demi-bulle sonore face à soi et même jusque sur les côtés de la pièce : elle est bel et bien présente. Les déplacements ne sont pas aussi précis qu’entre de véritables enceintes, mais ils existent quand même dans ce large espace 3D. Quant au caisson, il est étonnamment bon malgré son aspect « bas de gamme » et le modeste diamètre de son subwoofer. Le caisson arrive à recréer les fondations des bandes son d’action avec de véritables nappes sans grognement gênant. On peut abuser du réglage « bass extension » facilement. Nous ne pouvons pas exclure que ce caisson s’est parfaitement couplé aux caractéristiques de notre pièce d’écoute et qu’il ne faut pas généraliser. Néanmoins, la qualité est là avec de la profondeur et un impact présents bien que l’ensemble soit mesuré et ne puisse être adapté à de trop grandes pièces. Quoi qu’il en soit, il complète parfaitement la barre en restant assez peu souvent localisable.

Test Yamaha SR-C30A dessous
©Alban Amouroux pour Clubic

En écoute musicale, on peut conserver le mode Movie car celui-ci ouvre la scène sans ajouter d’artefact ni modifier les timbres. Il est plus intéressant que les modes Stereo et Standard plus concentrés sur le centre de la barre. Enfin, cela dépendra aussi de vos goûts et du style musical écouté. Quoi qu’il en soit, tout cela nous donne des écoutes agréables bien qu’il y ait, comme souvent, un manque d’assise dans le haut grave. Mais, on n’en tiendra pas rigueur à cette barre déjà suffisamment compétente et polyvalente. Bref, elle permet de s’immerger avec bonheur dans la musique, bien mieux qu’en stéréo et sans trop pervertir ni colorer le travail d’origine de l’ingénieur du son. On se fait largement plaisir sans arrière-pensée. Une nouvelle fois, l’ampleur de la scène globale au regard du format mini de la barre est plus qu’impressionnante.

Test Yamaha SR-C30A lifestyle
©Yamaha

Prix et concurrence

Positionnée à 369 €, la SR-C30A est clairement défavorisée sur le papier face à la concurrence. À ce prix, vous trouverez chez TCL ou Polk des barres avec leur caisson et compatibles Atmos. Chez LG, la SP7 équivalente supporte le DTS en plus du Dolby. Certaines possèdent également une entrée HDMI en plus de l’entrée HDMI ARC.

Les avantages de la SR-C30A concernent essentiellement son format plus compact que les autres, tout comme sa simplicité d’utilisation. Justement, ses capacités d’immersion et de création d’une demi bulle 3D dans un si petit format sans aucun réglage nécessaire justifient pleinement son tarif supérieur.

8

Ce n’est pas sur le tableau des caractéristiques que la SR-C30A aura gain de cause face à ses concurrentes. Il y a d'abord la facilité d’utilisation : on branche, elle fonctionne immédiatement, sans se perdre dans les connexions ou les réglages.

Mais, Yamaha mise surtout sur les qualités sonores. La SR-C30A arrive comme peu d’autres à créer une scène sonore qui s’étire en largeur comme en hauteur en faisant aussi bien qu’une barre Atmos, avec seulement deux mini haut-parleurs. La barre s’efface totalement devant l’action. Quant au caisson, il est compétent sans être fatigant.

Les plus

  • Bulle sonore 3D
  • Profondeur de la scene
  • Caisson de basse simple et performant
  • Mode 3D Movie universel
  • Rien à régler ni configurer

Les moins

  • Nécessité de consulter l’app pour connaître le statut
  • Absence de WiFi pour la lecture musicale

Films 8

Musique 8

Gaming 8

Connectivité 7

Ergonomie 7

Finitions 7

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