Meta vient de dévoiler le Meta Business Agent, son agent d’intelligence artificielle (IA) destiné aux professionnels sur WhatsApp, Instagram et Messenger. Objectif : rattraper son retard et enfin trouver une source de revenus au-delà de la publicité.

Car le marché des agents IA est en pleine effervescence. Amazon, Anthropic, et des plateformes open source comme OpenClaw se disputent un secteur en pleine explosion. Meta, elle, accuse un retard considérable sur les leaders de la filière, notamment en raison de la sortie manquée de Llama 3 l’année dernière. Mais lors de l’événement Conversations organisé à Londres ce mercredi 3 juin, Mark Zuckerberg a voulu remettre les pendules à l’heure.
L’agent peut gérer les échanges sur les messageries de Meta
Ainsi, son agent s’installe en quelques minutes et peut répondre aux clients dans leur langue, en adoptant le ton de la marque. Il est capable de répondre aux questions spécifiques à une entreprise, de recommander des produits depuis un catalogue, de prendre des rendez-vous, de qualifier des prospects entrants et même de conclure des ventes. Le dirigeant, lui, peut à tout moment reprendre la main sur une conversation.
La technologie peut aussi délivrer un compte rendu quotidien des échanges manqués pendant la nuit, avec des analyses sur les fils de discussion. Utile pour les petites structures qui n’ont pas beaucoup de personnel à disposition pour gérer les échanges avec les clients. Une liste d’attente est déjà ouverte pour accéder gratuitement aux fonctionnalités avancées, qui incluront à terme la « recherche de marché, la remontée d'informations sur les produits, la connexion aux outils de gestion d'agenda et la veille concurrentielle ». Une bascule vers des abonnements payants via Meta One est à prévoir dans les prochains mois.
Pour les grandes entreprises, Meta lance en parallèle la Meta Business Agent Platform, une infrastructure qui permet de construire, personnaliser et déployer des agents à grande échelle, avec des connexions vers des centaines de services tiers comme Shopify ou Zendesk. Elles seront facturées à la consommation.

Des conversations de plus en plus automatisées
La stratégie de Meta se dessine, elle qui tire encore près de 98 % de ses bénéfices de la publicité. Si son activité est immense, elle cherche aussi à diversifier ses sources de revenus. Les agents IA représentent peut-être l’une de ses tentatives les plus sérieuses à ce jour. « Une boutique de vêtements à Birmingham ou une boulangerie à São Paulo peut désormais offrir la même expérience personnalisée et disponible en permanence qu'une grande marque », promet Zuckerberg.
« Au fur et à mesure que nos modèles progresseront, votre agent prendra en charge davantage de tâches et finira par vous aider à gérer l’ensemble de votre entreprise », estime le dirigeant. C’est un pari ambitieux de la part de Meta, tant son rôle d’intermédiaire entre entreprises et clients est devenu crucial. Reste à voir si la mayonnaise prendra.