Google Assistant a-t-il illégalement espionné des utilisateurs pour leur proposer des publicités ? Pour éviter un procès retentissant, Google a choisi une solution amiable.

Les manoeuvres de Google sont loin de plaire à tout le monde et le géant de la Tech enchaîne les procès pour abus de position dominante, pratiques anticoncurrentielles et bien d'autres affaires épineuses. Pour éviter de trop lourdes amendes, Google n'hésite pas à négocier avec ses adversaires. C'est exactement ce qu'il vient de faire une nouvelle fois pour échapper à des accusations d'espionnage. On fait le point.
Un assistant vocal un peu trop à l'écoute ?
On connaît tous Google Assistant, l'interface vocale boostée à l'IA de Google, qui va bientôt tirer sa révérence au profit de Gemini. Depuis quelques années, cet outil faisait l'objet d'une plainte pour « interception et d'enregistrement illégaux et intentionnels de communications confidentielles d'individus sans leur consentement, suivis de la divulgation non autorisée de ces communications à des tiers ».
Google Assistant était, en effet, soupçonné d'avoir espionné les utilisateurs pour leur proposer de la publicité ciblée : suite à de fausses acceptations, le service aurait enregistré et partagé des enregistrements sans accord préalable. Google a nié en bloc ces accusations, qui ne sont pas s'en rappeler l'affaire des écoutes impliquant Siri. Rappelons qu'Apple a dû, l'an passé, régler la coquette somme de 95 millions de dollars à un collectif d'utilisateurs très en colère.

Google opte pour un règlement à l'amiable
Selon l'agence de presse Reuters, Google a trouvé une solution pour mettre fin à ce procès qui pourrait considérablement ternir sa réputation : la firme s'apprête à verser 68 millions de dollars aux « personnes ayant acheté des appareils Google ou ayant été victimes de fausses acceptations depuis le 18 mai 2016. » Un accord préliminaire de recours collectif a été soumis cette semaine et doit être validé par la juge de district chargée de l'affaire.
Cela veut-il dire que Google reconnaît sa culpabilité ? Absolument pas : le géant de la Tech, qui pour l'instant n'a pas souhaité émettre de commentaire, semble plutôt vouloir étouffer l'affaire le plus rapidement possible. En sortant le chéquier, il met fin à ce conflit et aux éventuelles complications qu'il pourrait générer.
Ce n'est ni la première ni la dernière fois que Google choisit de régler ses difficultés à l'amiable. Même si la somme est imposante, le géant a dû débourser bien plus lors de précédents déboires.
Source : TechCrunch