Manjaro

Télécharger Manjaro pour Linux

Note rédaction :
(3.5)
Avis utilisateurs :
(5.0)
Version : 21.1.3 / Editeur : Philip Müller & Manjaro Developers / Téléchargements : 51 (7 derniers jours)
Version : 21.1.3 / Editeur : Philip Müller & Manjaro Developers / Téléchargements : 51 (7 derniers jours)

Avis de la redaction

Manjaro est une distribution GNU/Linux qui a un énorme potentiel. Basée sur Arch, elle tente de rendre ce système accessible au plus grand nombre. Un but louable mais partiellement atteint à notre sens : la prise en main peut parfois être ardue pour les débutants. Néanmoins, Manjaro est un excellent choix pour les utilisateurs expérimentés qui veulent un OS personnalisable, performant et basé sur des mises à jour en rolling release.
17 septembre 2021 à 09h49

Quelles nouveautés pour Manjaro 21 Pahvo ?


  • Support amélioré des partitions btrfs
  • Mise à jour vers les environnements Gnome 40, Xfce 4.16 et KDE Plasma 5.22
  • Améliorations de Calamares
  • Remplacement de Cantata par Elisa
  • Amélioration de la prise en charge de Wayland

Manjaro 1


Pourquoi utiliser Manjaro ?


La première version de Manjaro date de 2012. Cette distribution est donc relativement jeune comparée à un mastodonte comme Ubuntu. Ce système rencontre toutefois un succès retentissant depuis plusieurs années, finissant régulièrement dans le top 5 des distributions les plus téléchargées depuis DistroWatch. Manjaro vise à offrir une approche simplifiée au maximum pour les débutants, tout en proposant de nombreuses options de personnalisation. C'est donc une excellente alternative.

Manjaro, c'est quoi ?


Manjaro est un système d'exploitation basé sur un noyau GNU/Linux. Tout comme Windows, cet OS est apte à accomplir toutes les tâches du quotidien comme la navigation web et le multimédia. Vous pouvez aussi l'utiliser comme outil de travail, de nombreux logiciels étant disponibles sur les dépôts officiels et communautaires.

Manjaro 3


Contrairement à Ubuntu qui utilise Debian comme base, Manjaro s'appuie sur la distribution Arch. Elle en reprend le fonctionnement en rolling release, ce qui veut dire que les mises à jour sont publiées en permanence et non pas selon un cycle de six mois comme la plupart des systèmes GNU/Linux concurrents. Vous pouvez ainsi tester les dernières nouveautés dès leur sortie. En revanche, il se peut que certains paquets provoquent des instabilités dans l'OS.

Manjaro n'est donc pas à mettre entre toutes les mains. Bien que son approche se veuille simple, cette distro peut parfois être ardue pour les néophytes. On la réservera aux personnes qui ont déjà une certaine expérience du monde GNU/Linux et sauront gérer les petits soucis grâce à la ligne de commandes.

Manjaro 4


Les avantages de Manjaro


Comme de nombreuses distributions GNU/Linux, Manjaro est entièrement gratuite. Ce système est disponibles avec plusieurs environnements de bureau, tous mis à jour régulièrement : Gnome Shell, Xfce et KDE. D'autres environnements sont maintenus par la communauté, très active vis-à-vis de cette distribution. Vous pouvez ainsi tenter l'aventure avec Cinnamon, Budgie ou encore Mate.
Le plus gros atout de Manjaro est cependant son dépôt communautaire nommé AUR - pour Arch User Repository. Ce dernier regroupe des milliers de logiciels proposés par la communauté. Pas besoin de passer par des paquets .DEB ou .RPM, tout s'installe de manière fluide via l'installateur graphique Pacman.

Pour finir, et comme nous le précisions plus haut, Manjaro est une distribution en rolling release. Vous n'aurez donc pas besoin d'effacer votre disque dur et de tout réinstaller tous les six mois pour profiter des dernières nouveautés : elles sont diffusées dès leur sortie !




Test complet et avis


Pour nos essais, nous avons utilisé la dernière version en date de Manjaro, la 21.1.0 Ornara. Ne vous fiez toutefois pas au numéro de version. Contrairement à Ubuntu, cette distribution GNU/Linux fonctionne en rolling release, ce qui signifie que les nouveautés sont adoptées en permanence, quelle que soit l'édition de Manjaro. Il n'est donc pas nécessaire de passer d'une version à une autre tous les six mois, ce qui représente un atout non négligeable de cette distribution !

Note : pour ce test, nous nous sommes mis dans la peau d'un néophyte qui souhaiterait découvrir le monde de GNU/Linux. Notre objectif est de vérifier si les distributions testées sont simples d'accès ou non. Il ne sera donc pas question de tâter la ligne de commandes ou autres joyeusetés, sauf si nécessaire !

Manjaro 6


Configuration de test


Linux est un système réputé pour être plus léger que Windows 10. Afin de vérifier les faits, nous avons utilisé pour ce test - et tous les autres publiés en même temps - un hybride Lenovo MiiX 700 datant de 2016. Autant dire que c'est loin d'être une bête de course !

Ce portable adopte les spécifications suivantes :

  • Écran 12″ IPS 2160 x 1440 px
  • Processeur Intel Core M5-6Y54 à 1.1 GHz
  • IGP Intel HD 515
  • 4 Go RAM
  • 128 Go SSD
  • APN 5 MP et 5MP avec technologie 3D Intel RealSense
  • Port USB 2.0, USB 3.0, micro-HDMI, micro-SD, prise casque 3.5 mm
  • Wifi 802.11 a/b/g/n/ac, bluetooth 4.0

Comme promis, Manjaro se sera révélé très stable et suffisamment véloce pour un usage quotidien. Pour ce test, nous avons utilisé l'environnement de bureau KDE, bourré d'effets 3D mais néanmoins peu gourmand en ressources. Il existe deux autres environnements mis à avant par les créateurs de Manjaro : Gnome Shell et XFCE. Si vous comptez utiliser une vieille machine, privilégiez XFCE qui reste l'un des environnements les plus légers à l'heure actuelle.

Installation


L'installation de Manjaro est légèrement différente de celle d'Ubuntu. Elle se montre néanmoins tout aussi simple et permettra même aux néophytes de se créer un ordinateur GNU/Linux en quelques dizaines de minutes.

La première étape peut sembler un peu ardue puisqu'on tombe sur un écran où les déplacements se font uniquement au clavier, à la manière d'un vieux logiciel des années 90. On choisit ici la langue, le format du clavier, le fuseau horaire ainsi que l'utilisation ou non de pilotes propriétaires. Une fois le choix effectué, notre clé USB bootable lance la distribution en mode Live, ce qui permet de la tester sans affecter le disque dur et le système existant.

Constatant que l'essentiel était fonctionnel, nous avons lancé sans hésitation l'installation complète sur notre hybride. L'assistant utilise une interface graphique simple d'emploi. Comme pour la plupart des distributions GNU/Linux, il suffit de suivre les instructions les unes après les autres, au travers de divers écrans. Il est ainsi possible de paramétrer l'heure et l'emplacement du PC, le format du clavier, le partitionnement de l'espace de stockage et les identifiants de l'utilisateur. Une fois que tout est prêt, un résumé affiche les changements qui seront opérés sur le disque dur. Il est nécessaire de valider les options une dernière fois pour lancer le processus. Il ne reste ensuite qu'à patienter cinq minutes pour obtenir un système opérationnel.

Bien entendu, les utilisateurs les plus expérimentés pourront gérer eux-mêmes les partitions. Pour les débutants, ils auront le choix entre une installation complète ou un mode en dual-boot qui conservera le système existant à côté du nouveau. Simple mais efficace !

Manjaro 5


Interface KDE Plasma


Lors de notre prise en main d'Ubuntu, nous avions eu le plaisir de tester Gnome Shell revu par l'éditeur Canonical. Histoire de changer un peu - et de profiter des nombreux choix offerts par Linux - nous avons décidé de passer KDE à la moulinette pour ce test de Manjaro.

KDE est un DE - pour Desktop Environment ou environnement de bureau - très populaire auprès des amateurs du célèbre manchot Tux. Il adopte un look assez proche de ce qui existe chez Microsoft : barre de tâches en bas de l'écran, menu « Démarrer » en bas à gauche et zone de raccourcis en bas à droite.

Les utilisateurs en provenance de l'environnement Microsoft ne seront donc pas trop dépaysés. Les ressemblances esthétiques s'arrêtent toutefois là : KDE est bien plus personnalisable que Windows 10.

On constate d'ailleurs que cet environnement n'est pas taillé pour le petit écran de notre MiiX 700. Les divers éléments de l'interface sont trop petits pour être correctement visibles. Un tour dans les paramètres permet toutefois de régler ça en quelques secondes. C'est là l'une des grandes forces de KDE : tout - ou presque - est personnalisable. Ce DE fonctionne à partir de « composants graphiques » qu'il est possible d'ajouter à l'envie sur le bureau. Même les thèmes peuvent être ajustés. Manjaro apporte d'ailleurs sa propre vision de KDE avec un coloris vert sur fond sombre du plus bel effet !

On note aussi que quelques modules sont propres à Manjaro comme l'applet d'actualité ou la console Yakuake qui est pré-installée. L'ensemble est ainsi très touffu, ce qui risque de faire beaucoup à digérer pour les néophytes. Heureusement, un panneau d'aide peut s'afficher à chaque démarrage, ce qui permet d'appréhender rapidement les bases du système. Manjaro KDE reste quand même une distribution qu'on recommandera aux utilisateurs ayant déjà une certaine expérience ou à ceux qui aiment bien bidouiller pour obtenir un système à leur image. La version sous Gnome Shell sera probablement plus pertinente pour les débutants.

Manjaro 2


Magasin d'applications


Une fois les bases de Manjaro acquises, place à l'installation des programmes. Inutile de chercher des paquets .DEB ou .RPM sur le net : cette distribution fonctionne différemment de celles basées sur Debian ou Red Hat.

Ici, tout passe par l'application « Ajouter/Supprimer des logiciels ». Avouez qu'on peut difficilement faire plus parlant comme nom !

De base, des centaines de programmes sont accessibles via les dépôts officiels de Manjaro. Mais il faudra activer AUR pour profiter du plein potentiel de cette distribution. AUR - pour Arch User Repository - est un immense dépôt communautaire qui dispose de la plupart des programmes disponibles. N'importe qui peut y ajouter un logiciel, ce répertoire est géré par la communauté. C'est un système bien plus complet que la logithèque Ubuntu pour ne citer qu'elle. Pas besoin de télécharger des paquets sur le net ou même de faire des compilation à la main. Tout est automatisé : il suffit de sélectionner les logiciels à installer et Manjaro se charge du reste en toute transparence. C'est juste bluffant de simplicité et d'efficacité !

Bien que ce gigantesque dépôt soit géré par la communauté, nous n'avons rencontré aucun souci lors de nos tests. Tous les programmes téléchargés depuis AUR ont fonctionné sans problème, de même que leurs mises à jour régulières.

Et si jamais il n'y a pas votre logiciel préféré ? Alors les choses se compliquent... Il faut soit l'ajouter sur AUR par ses propres moyens, soit le compiler à l'ancienne à partir des sources. Autant dire que les néophytes seront vite en peine... C'est là le principal inconvénient de Manjaro. La distribution GNU/Linux basée sur Arch n'est pas forcément la plus accessible dès qu'on sort un peu des sentiers battus...

Manjaro en pratique


Après ce petit tour de présentation, il est temps pour nous de vérifier si Manjaro tenait toutes ses promesses, notamment pour juger de son fonctionnement dès le premier démarrage. Nous avons donc utilisé un ensemble de documents et de médias aux formats variés. Le but est d'utiliser notre hybride pour le quotidien en mélangeant travail et divertissements.

Dès les premières minutes, on remarque que certains éléments ne sont pas pris en charge par la distribution. Impossible d'utiliser la luminosité automatique, ni le gyroscope du MiiX 700. Pas génial pour utiliser à fond l'hybride. Ubuntu s'en tirait mieux dans sa gestion des pilotes...

Nous n'avons pas non plus pu utiliser la caméra frontale. Il semble que le modèle Intel utilisé par le MiiX pose pas mal de problèmes aux diverses distributions testées par nos soins. Impossible donc de faire de la visio avec Skype ou même prendre des clichés avec Cheese...

Manjaro 2


Heureusement, les petits soucis s'arrêtent ici. Nous n'avons eu aucun problème à lire une vidéo Full HD grâce à VLC, lequel est d'ailleurs pré-installé. Pour le surf, nous avons utilisé Vivaldi - téléchargé depuis AUR - ainsi que Firefox, lui aussi livré par défaut. La navigation web ne pose aucun problème à Manjaro qui est compatible avec la plupart des navigateurs du marché. Notez aussi que l'écran tactile du MiiX 700 est parfaitement fonctionnel.

Pour la productivité, nous avons téléchargé le classique Libre Office depuis le dépôt officiel. Les fichiers Word et Excel sont maintenant très bien gérés par cette suite bureautique libre. D'une manière globale, nous n'avons eu aucun souci pour écrire des articles et gérer des tableaux.

Pour terminer, nous avons lu quelques fichiers MP3 et FLAC avec le lecteur audio Elisa qui est pré-installé sur Manjaro. Léger et visuellement réussi, ce lecteur aura su sans aucun souci décoder les pistes que nous lui avons envoyées. Histoire de pousser le vice, nous avons branché un baladeur audiophile Shanling M3X en mode DAC sur le port USB. Il a été détecté sans aucun problème par le système. Nous avons ainsi pu profiter à 200% de la pleine qualité audio de nos musiques préférées !

Pour qui recommande-t-on Manjaro 21 Ornara ?


Bien qu'elle soit présentée comme une distribution « user friendly », Manjaro demande un certain investissement pour être totalement domptée par les nouveaux venus dans le monde de GNU/Linux. C'est avec l'environnement KDE qu'elle prend tout son sens grâce à une personnalisation incroyablement poussée. Ce combo Manjaro + KDE sera idéal pour un PC fixe destiné à la productivité et au divertissement. Le système de rolling release permettra aussi à ses usagers de profiter des dernières nouveautés dès leur sortie, quitte à rendre cette distribution parfois instable.

Au final, nous recommandons Manjaro à ceux qui ont déjà exploré Ubuntu et cie durant un certain temps et qui veulent passer à la vitesse supérieure !

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Conclusion


Plus difficile à adopter qu'Ubuntu ou Mint, Manjaro est une distribution GNU/Linux pleine de potentiel. Elle brille par une personnalisation poussée et la présence du dépôt AUR, véritable mine d'or du monde Linux. Si vous êtes un amateur de bidouille, que vous n'avez pas peur de mettre un peu les mains dans le cambouis, alors foncez sur Manjaro. C'est clairement l'une des meilleures distributions en rolling release du moment !

Manjaro : versions précédentes

Manjaro (Xfce) 21.1.3
Publié le 17/09/2021
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Version gratuite
Manjaro (KDE) 21.1.3
Publié le 17/09/2021
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Version gratuite
Manjaro (GNOME) 21.1.3
Publié le 17/09/2021
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Version gratuite

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