Kim Dotcom : le procès de son extradition démarre en Nouvelle-Zélande

21 septembre 2015 à 11h02
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Après une dizaine de reports consécutifs, le procès visant à déterminer si Kim Dotcom et ses associés dans la gestion de Megaupload doivent être extradés vers les USA vient de débuter en Nouvelle-Zélande.

L'avenir de l'Allemand Kim Dotcom et de trois cadres de feu Megaupload, site de téléchargement fermé par le FBI en 2012 et accusé de violation de copyright, se joue actuellement en Nouvelle-Zélande. Dotcom et ses associés ne sont pas parvenus à faire repousser une onzième fois la date d'un procès qui doit déterminer s'ils doivent, oui ou non, être extradés aux Etats-Unis dans l'optique d'y être jugé pour l'affaire Megaupload.

Kim Dotcom, Mathias Ortmann, Bram van der Kolk et Finn Batato sont accusés de violation de droits d'auteur, racket et blanchiment d'argent par les autorités américaines. Les chefs d'accusations sont rattachés à l'activité du site Megaupload, qui a permis aux internautes entre 2005 et 2011 de partager des millions de fichiers, dont une grande quantité de films, séries télévisées et morceaux de musiques proposés illégalement. La justice américaine estime que la plateforme a généré 175 millions de dollars de profit, tout en entraînant une perte de 500 millions de dollars pour les ayants-droit des contenus piratés.

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Une peine potentielle de 20 ans de prison

Le procès qui vient de s'ouvrir doit déterminer si un crime a été commis à la fois aux USA et en Nouvelle-Zélande : c'est à cette condition qu'un traité d'extradition pourra être déclenché entre les deux pays.

Le journaliste néo-zélandais Tom Pullar-Strecker, qui suit l'affaire depuis longtemps, a observé auprès de Reuters que ce procès va déterminer jusqu'où les Etats-Unis désirent aller en matière de défense des ayants-droits. « Les Etats-Unis ont déjà beaucoup porté atteinte à Kim Dotcom. Son entreprise, Megaupload, a été totalement détruite par sa mise hors ligne. L'effet dissuasif a été immédiat ». Au plus fort de sa popularité, la plateforme drainait 4% du trafic Web mondial.

Si son extradition vers les Etats-Unis devait avoir lieu, Kim Dotcom y serait alors jugé, avec une épée de Damoclès représentant notamment 20 ans de prison au-dessus de la tête. La défense de l'Allemand dans le procès néo-zélandais vise en premier lieu à mettre en avant le fait que, privé de la majeure partie de ses fonds, Dotcom n'a pas pu préparer correctement sa défense. « Nous avons le sentiment que Kim Dotcom ne bénéficiera pas d'une procédure équitable, car il n'avait pas les fonds nécessaires pour monter une défense solide dans ce qui se présente comme le plus gros dossier de l'histoire en matière de droits d'auteur » estime l'avocat de l'accusé, Ira Rothken.
Un report du procès s'avère toujours possible dans le courant de la semaine.

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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