Test Redmi Note 9 : une entrée de gamme qui assure le service minimum

Pierre Crochart
Spécialiste smartphone & gaming
10 juin 2020 à 12h00
0
La note de la rédac
Présenté au même moment que le Redmi Note 9 Pro que nous venons juste de passer au crible, le Redmi Note 9 souffre forcément de l'ombre projetée par son grand frère. Mais en sa qualité d'entrée de gamme, le smartphone se doit de proposer un équilibre optimal entre performances, endurance et design. Pari réussi ?

En un sens : oui. D'assez loin, le Redmi Note 9 fait mieux que son prédécesseur le Redmi Note 8T. Mais vous n'êtes pas sans savoir que le marché de l'entrée de gamme, sans être aussi compétitif que le milieu et le haut de gamme, est le théâtre d'un affrontement féroce entre le présent Redmi et le trublion realme qui, ces derniers mois, n'a de cesse de nous surprendre avec des produits très qualitatifs à prix cassés.

La question est donc la suivante : le Redmi Note 9 est-il un choix pertinent dans un monde où le realme 6s existe au même prix ? Réponse dans notre test complet du Redmi Note 9.

Redmi Note 9 test
© Pierre Crochart pour Clubic


Redmi Note 9 : la fiche technique

Qu'est-ce qu'un bon smartphone d'entrée de gamme ? Selon nous, il s'agit d'un produit robuste, agréable à regarder, qui profite d'une énorme autonomie et qui permet à tout un chacun de profiter des applications les plus populaires du moment. En cela, le Redmi Note 9 remplit bien son office.

Le Redmi Note 9 Pro, c'est :

  • Écran : LCD IPS de 6,53 pouces (19,5:9) affichant une définition Full HD+ de 2380 x 1080 pixels (395 ppi, 60 Hz) et couvrant environ 83,5% de la surface avant

  • SoC : MediaTek Helio G85 (12 nm) avec processeur octo-core (2x 2,0 GHz + 6x 1,8 GHz) et GPU Mali-G52 (850 MHz)

  • Mémoire vive : 3 ou 4 Go LPDDR4X

  • Stockage interne : 64 ou 128 Go (extensible via microSD) en UFS 2.1

  • Batterie : 5 020 mAh, recharge rapide jusqu'à 18 W en filaire (pas de recharge sans-fil)

  • Étanchéité : non

  • Prise jack 3,5 mm : oui

  • Audio : un haut-parleur

  • Appareils photo arrière :
    • capteur 48 MP (1/2.0", photosites de 0,8 µm, ƒ/1.9) équivalent 26 mm
    • 8 MP (1/4.0", photosites de 1.12 µm, ƒ/2.5) ultra grand-angle équivalent 13 mm
    • 2 MP macro (ƒ/2.4)
    • 2 MP pour la profondeur

  • Vidéo : 1080p@30 fps, 720p@60fps

  • Appareil photo avant : 13 MP (1/3.1",photosites de 1,12 µm, ƒ/2.3), vidéo 1080p30fps

  • Capteur d'empreintes : Oui, à l'arrière

  • Recharge inversée : Non

  • Double SIM : Oui

  • Compatible 5G : Non

  • Connectivité : Wi-Fi 802.11 a/b/g/n/ac, Bluetooth 5.0, NFC
  • Dimensions : 162.3 x 77.2 x 8.9 mm pour 199 grammes

  • OS : Android 10 + MIUI 11

  • Coloris : Vert Forêt, Gris de Minuit, Blanc Polaire

  • Prix : 199€ pour la version 3+64 Go ou 229€ pour la version 4+128 Go

  • Disponibilité : 9 juin 2020


Quoi de neuf par rapport à l'an dernier ? Un écran un peu plus grand, une compatibilité Bluetooth 5.0, une batterie (beaucoup) plus grande, mais aussi un passage chez l'écurie MediaTek en ce qui concerne le chipset du téléphone. De quoi promettre des performances bien plus relevées ? Nous verrons ça plus bas.

Redmi Note 9 test
© Pierre Crochart pour Clubic

Dans sa boîte, le Redmi Note 9 est toujours accompagné de son adaptateur secteur 18 W, de son câble USB-C, d'une paire d'écouteurs intra-auriculaires en jack 3.5 mm et d'une coque de protection en silicone transparent.


Design : un smartphone élégant, mais parfois frustrant

On peut dire que Redmi est sur une belle lancée côté design. L'an dernier, nous avions adoré l'aspect premium du Redmi Note 8 Pro, répliqué cette année sur le Note 9 Pro. En revanche, le Redmi Note 8T souffrait d'une esthétique beaucoup plus classique et déjà vue. Une petite déception, que le constructeur ne réitère pas cette année.

Redmi Note 9 test
© Pierre Crochart pour Clubic

Le Redmi Note 9 tire même son épingle du jeu en dessinant judicieusement le contour de son « carré » d'appareils photo d'un fin liseré blanc. Un détail du plus bel effet, qui offre un équilibre visuel intéressant à toute cette partie du châssis — laquelle abrite aussi le scanneur d'empreintes.

Un scanneur qui, pour le coup, est très décevant. Pas qu'il fonctionne mal, non. Mais il ne bénéficie d'absolument aucun relief ! Autrement dit, il vous faudra plusieurs jours pour apprendre à placer votre index correctement pour déverrouiller le smartphone du premier coup. Un très fin rebord n'aurait pourtant tué personne...

Redmi Note 9 test
Le capteur d'empreintes est difficile à trouver du premier coup © Pierre Crochart pour Clubic

En plastique, le revêtement dorsal affiche malgré tout de jolis reflets. Bien sûr, il reste très friand des traces de doigt. Le dos bénéficie enfin d'une très fine courbure sur les bords, ce qui permet de bien se saisir de ce smartphone de plus de 16 cm de haut.

Redmi Note 9
Le form factor du Redmi Note 9 est un bon compromis entre compacité et surface d'affichage. © Pierre Crochart pour Clubic

À l'avant, contrairement au Redmi Note 9 Pro, Redmi a opté pour une découpe latérale sur son écran. L'appareil photo avant est ainsi disposé sur le côté gauche de l'écran, et se retrouve ainsi facilement masqué lorsque l'on pivote le smartphone à l'horizontale.

Les bordures de l'écran restent assez épaisses. Le menton, son point le plus épais, mesure presque 5 mm. Résultat : la surface couverte par l'écran par rapport au châssis atteint environ 85%.

Redmi Note 9 test
© Pierre Crochart pour Clubic

Les boutons d'allumage et de réglage du volume sont disposés sur la tranche droite de l'appareil. Idéalement placés, il n'est pas difficile de les atteindre du pouce en tenant son smartphone normalement.

Enfin, la partie sonore du smartphone est gérée par une unique grille de haut-parleurs, à droite du port USB-C. Pour les appels, le Note 9 utilise un large écouteur situé sur la bordure supérieure de l'écran.

Redmi Note 9 test
© Pierre Crochart pour Clubic

Écran : des couleurs très mal restituées

Nous étions déjà moyennement emballés face à la calibration par défaut du Redmi Note 9 Pro. Et pourtant, son petit frère fait pire !

Redmi Note 9 test
© Pierre Crochart pour Clubic

Par défaut, le schéma de couleurs « Auto » offre une température absolument glaciale de 8475K. Beaucoup, beaucoup trop bleu par rapport à la norme attendue de 6500K. Avec ce mode, le contraste est calculé à 1394:1 avec la luminosité à 100% (352 cd/m2 en manuel, et un pic à 452 cd/m2 mesuré en mode automatique), ce qui est toutefois impressionnant pour un écran LCD. Enfin, le delta E, qui mesure l'écart d'une couleur affichée par rapport à sa référence Pantone, est également dans les choux avec 5,97.

Deux autres modes sont également proposés à l'utilisateur : Saturé et Standard. Le premier permet d'obtenir de meilleurs résultats, mais seul le mode Standard est vraiment recommandable. Au prix d'un peu de contraste (celui-ci sera bloqué à 1151:1), on récupère une température oscillant entre 6149 et 6247K — bien plus proche du standard attendu, bien que cette fois trop chaude. Impossible, en revanche, d'améliorer la restitution des couleurs : on conserve un delta E de 4,93 et une couverture de l'espace sRGB de 94,7% seulement.

Redmi Note 9 test

Toutes les mesures utilisées dans cet article ont été réalisées avec le logiciel CalMAN Ultimate et une sonde X-Rite i1 Display Pro.

Pour résumer : le Redmi Note 9 est à fuir pour quiconque espère retrouver des contenus photo et vidéo fidèles à l'intention de leurs auteurs. Aussi, la faible luminosité maximale atteinte par la dalle ne permet guère de profiter du smartphone dans de bonnes conditions en extérieur.

Redmi Note 9 test
© Pierre Crochart pour Clubic

Rappelons également que, contrairement au realme 6s, le Redmi Note 9 plafonne la fréquence d'affichage de son écran à 60 Hz. Indéniablement un gros point en faveur du terminal concurrent.

Audio : un son trop faible

La partie audio du Redmi Note 9 est identique à celle du Note 9 Pro. Un seul haut-parleur est utilisé pour diffuser du son, et celui-ci aura très vite tendance à saturer (dès la barre des 60% franchie). La dynamique penche franchement vers les aigus et les médiums, et laisse fatalement sur le bas-côté les basses.

Plus décevant : la prise jack qui, si elle brille par sa présence, offre peu de puissance. Même avec les écouteurs intra-auriculaires fournis et qui isolent plutôt bien des nuisances externes, il faudra pousser le volume au-delà du seuil « d'alerte » pour obtenir un son équilibré sur le spectre.

Dans tous les cas, même à plein volume, le Redmi Note 9 n'offre pas une puissance extraordinaire.

Pour les adeptes du sans-fil, le Redmi Note 9 supporte le Bluetooth 5.0 et les codecs suivants : SBC, AAC, aptX, aptX HD, LDAC, aptX Adaptative, aptX TWS+ audio et LHDC-V1, V2, V3.

Performances : un smartphone qui s'essouffle rapidement

Si Redmi a opté cette année pour un SoC signé MediaTek, la hausse des performances n'est pas tout à fait au rendez-vous.

Gravé en 12 nm contre 11 nm pour le Snapdragon 665 qui propulsait le Redmi Note 8T, le MediaTek Helio G85 n'est clairement pas un foudre de guerre. En réalité, il n'offre que des performances en légère hausse par rapport au modèle de l'an dernier.

Sur AnTuTu, on obtient ainsi des scores très proches : 189 847 pour le Note 9, et 167 783 pour le Note 8T. Sur Geekbench, la différence est quasi imperceptible.

Redmi Note 9 test

En UFS 2.1, la puce de stockage ne donne pas non plus matière à s'enthousiasmer de ses débits en lecture et en écriture.

Redmi Note 9 test

Incompatible avec 3D Mark, le GPU Mali-G52 permet toutefois d'obtenir des performances honorables en jeu — non sans rogner méchamment sur la qualité des graphismes.

Concrètement, Call of Duty : Mobile ne vous laissera même pas le configurer au-delà des paramètres d'affichage « Faible ». Une barrière nécessaire pour jouer malgré tout à 60 images par seconde.

Redmi Note 9 test
© Pierre Crochart pour Clubic

Plus embêtante, la gestion de la RAM par MIUI 11 nous est apparue très agressive sur ce Redmi Note 9. Le smartphone n'est pas très à l'aise pour passer rapidement d'une application à une autre, ou reprendre à la volée une tâche laissée auparavant en suspend. L'interface s'essouffle rapidement, et il n'est pas rare de devoir tout simplement relancer une application devant son refus d'obtempérer.

Terminons sur un très bon point : la chauffe de l'appareil est très maîtrisée. Après plusieurs parties de jeu vidéo, qui avaient fait grimper le Redmi Note 9 Pro a près de 40°C, le Redmi Note 9 n'affichait que 36°C.

Logiciel : une interface personnalisable et agréable à utiliser

Le Redmi Note 9 est livré avec Android 10 et la dernière version de la surcouche Xiaomi : MIUI 11. Sur notre modèle de test, la dernière mise à jour de sécurité disponible était préinstallée — celle de mai 2020. Le téléphone est en outre certifié Widevine L1.

Redmi Note 9 test

On retourne ensuite en terrain connu pour quiconque a déjà eu un Xiaomi entre les mains. À une différence majeure près : MIUI 11 permet désormais d'opter pour un tiroir d'application en lieu et place d'un rangement « à la iPhone » où les applications se placent les unes à la suite des autres sur l'écran d'accueil.

Redmi Note 9 test

Le téléphone permet d'utiliser la navigation gestuelle, le mode sombre et un mode lecture qui permet de réchauffer l'affichage pour atténuer la lumière bleue en fin de journée. On retrouve aussi un mode Game Turbo qui permet d'optimiser les jeux en vidant la RAM et en opérant divers ajustements pour améliorer les performances.

Comme son grand frère, le Redmi Note 9 s'accompagne aussi d'une véritable armada d'applications préinstallées. 14, pour être exact : WPS Office, AliExpress, TikTok, Opera, et une myriade de jeux mobiles inconnus et dont on se passerait bien. Heureusement, il est possible de les désinstaller en lot.

Redmi Note 9 test
Les différentes applications préinstallées...

Malheureusement en comparaison du Note 9 Pro, le Note 9 ne profite pas du nouveau moteur haptique de Xiaomi. Les vibrations sont donc beaucoup plus « old school » et lourdes. Un détail, assurément, mais dont on se doit de pointer l'absence.

Autonomie : deux à trois jours sans aucun problème

Le Redmi Note 9 Pro nous avait déjà permis de tenir deux jours sans croiser la route d'une prise murale. Son petit frère fait encore mieux, et permettra même aux plus accros de tenir jusqu'à trois jours.

Bien qu'il soit doté de la même batterie de 5 020 mAh, le Redmi Note 9 repose sur un processeur sans doute plus économe en énergie. Résultat ? Notre exemplaire de test s'est éteint au terme de 57 heures. Malheureusement, et de façon un peu étrange, l'interface ne nous a pas permis cette fois de connaître le temps d'allumage de l'écran. Nous estimons cependant avoir utilisé le smartphone au moins aussi longtemps que le Redmi Note 9 Pro, soit environ 9 h.

Redmi Note 9 test

C'est davantage sur la recharge que le Redmi Note 9 pêche. Recharger un accumulateur d'une telle capacité avec un chargeur 18 W prend du temps. Beaucoup de temps : comptez 2 h tout rond pour le faire passer de 0 à 100%. En 30 minutes, le smartphone avait regagné 30% d'autonomie exactement.

Photo : un capteur principal plutôt à l'aise

La partie photo est souvent la plus sujette à compromis sur le segment d'entrée de gamme. Pour compenser la piètre qualité des capteurs intégrés, les constructeurs optent souvent pour des configurations à 2, 3 ou comme ici 4 capteurs photo.

Sur ce Redmi Note 9, on retrouve donc un module principal de 48 mégapixels, un ultra grand-angle de 8 mégapixels et un duo de 2 mégapixels dédié à la macro et à la profondeur.

Un grand angle qui fait le job

Sous la barre des 200€, qu'attendons-nous d'un smartphone en photographie ? Pas grand-chose, si ce n'est d'obtenir des photos bien exposées, suffisamment détaillées et surtout traitées de façon naturelle, sans exagération.

Redmi Note 9 test
© Pierre Crochart pour Clubic

Un maigre cahier des charges, que le Redmi Note 9 remplit plutôt bien. En pleine journée, le smartphone d'entrée de gamme se montre volontaire et permet de prendre rapidement des clichés de bonne facture.

Redmi Note 9 test
© Pierre Crochart pour Clubic

Comme sur le Redmi Note 9 Pro, on déplore une exposition légèrement trop faible des clichés, mais ne chipotons pas trop.

Redmi Note 9 test
© Pierre Crochart pour Clubic

Les capacités HDR du Note 9 sont plus limitées que celles de son grand frère — sans doute à cause d'un capteur plus petit (1/2.0" contre 1/1.7") et à un traitement plus laborieux. Mais, encore une fois, cela reste honorable pour le prix.

Redmi Note 9 test
© Pierre Crochart pour Clubic

Par défaut, les clichés sortiront en 12 mégapixels (pixel-binning oblige) afin d'augmenter la taille des photosites et obtenir, in fine des photos plus harmonieuses. On peut aussi opter pour le mode de capture 48 mégapixels. Mais on perd ici le HDR, et obtient des pixels de très petite taille (0,8 µm), ce qui ne rend pas vraiment justice à vos prises de vue.



Un ultra grand-angle qui tire encore vers le rouge

Même problème que sur le Redmi Note 9 Pro : le module ultra grand-angle du Redmi Note 9 propose des clichés à la colorimétrie complètement dénaturée.

Redmi Note 9 test
© Pierre Crochart pour Clubic

Redmi Note 9 test
© Pierre Crochart pour Clubic

Toutes les photos prises à l'ultrawide souffrent d'une teinte rouge qui, conjuguée à la faible définition de ce capteur, offre un rendu très décevant.



Un zoom... numérique

Même si le Redmi Note 9 n'embarque aucun téléobjectif, Xiaomi a tenu à proposer un zoom numérique 2x sur l'interface de son application photo.

Redmi Note 9 test
© Pierre Crochart pour Clubic

La perte de détails reste mesurée (bien que fatalement plus importante que sur le Redmi Note 9 Pro et ses 64 mégapixels), mais on évitera d'admirer ses clichés sur grand écran pour ne pas faire s'écailler totalement le vernis.

Redmi Note 9 test
© Pierre Crochart pour Clubic

Enfin, les plus aventureux pourront se risquer à pousser le zoom numérique jusqu'à 10x. Si tant est qu'ils apprécient la bouillie de pixels.

Redmi Note 9 test
© Pierre Crochart pour Clubic

La macro fait acte de présence

Seuls les smartphones haut de gamme sont capables de proposer des clichés macro de bonne facture. On n'est donc pas surpris des piètres résultats du Note 9 en la matière.

Redmi Note 9 test
© Pierre Crochart pour Clubic

Avec ses 2 mégapixels au compteur, impossible d'espérer un résultat intéressant. Oui, la prise de vue peut s'effectuer à 4 cm, mais les photos sont presque systématiquement floues, et le bruit numérique omniprésent.

Redmi Note 9 test
© Pierre Crochart pour Clubic

Un mode portrait aux résultats aléatoires

En portrait, le Redmi Note 9 s'en sort un peu moins bien que son grand frère. On remarque que le détourage n'est pas aussi précis, même si le flou d'arrière-plan est plutôt réussi.

Redmi Note 9 test
© Pierre Crochart pour Clubic

Sur des sujets non humains, le capteur aura plus de mal à comprendre quoi détourer, et les faux positifs seront légion.

Redmi Note 9 test
© Pierre Crochart pour Clubic

À l'avant, on note que le capteur photo de 13 mégapixels pêche par excès de lissage. Reste que le détourage est plutôt bon, et le flou harmonieux.


Inutilisable de nuit

N'espérez pas faire des clichés nocturnes à l'aide du Redmi Note 9. En mode automatique, ou en mode nuit, les résultats sont absolument inutilisables.



Gravement bruités, les clichés sont à peine mieux exposés dans les hautes lumières grâce au mode nuit. Aucun détail ne parvient néanmoins à être restauré sur les textures, qui restent baveuses.



Il faut dire que l'absence de stabilisation n'aide pas l'appareil à rester au point sur votre sujet pendant l'exercice.

De la vidéo limitée à 1080p

À l'avant comme à l'arrière, impossible d'aller au-delà de 1080p à 30 images par seconde sur le Redmi Note 9. Et même dans cette configuration, les résultats ne sont pas tout à fait concluants, avec des vidéos très pauvrement définies.

Une nouvelle fois, aucune optique n'est stabilisée. L'utilisation du capteur ultra grand-angle s'accompagne néanmoins d'une stabilisation électronique qui permet d'atténuer très légèrement les mouvements de l'utilisateur. Mais les à-coups restent gênants lors du visionnage.

Redmi Note 9 : l'avis de Clubic

Face à une concurrence de plus en plus rude, surtout venant de realme, le Redmi Note 9 nous apparaît presque comme une proposition un peu faiblarde de la part de la filiale de Xiaomi.

Avec son écran extrêmement mal calibré et qui plus est plafonné à 60 Hz, le dernier-né de la marque tient à peine la comparaison avec le realme 6s vendu au même prix.

S'il propose des clichés plutôt bons en pleine journée, le reste de la configuration ne répond pas vraiment aux attentes de polyvalence d'un appareil de cette trempe. À peine plus performant que son aîné, le Redmi Note 9 brille surtout par son design très agréable et son autonomie. À voir si d'éventuelles promotions vous permettent de l'obtenir à meilleur prix. Mais au tarif de 199€, on aurait plutôt tendance à aller voir ce que propose le voisin, dont l'herbe a l'air bien plus verte.

Redmi Note 9

Les plus
+ Un design plutôt sympa
+ Bonne gestion de la chauffe en jeu
+ 2 jours d'autonomie au moins
Les moins
- Le capteur d'empreinte aurait mérité du relief
- Un écran très mal calibré
- Une partie audio qui manque de puissance
- À la peine en multitâche
- Capteurs photo secondaires décevants
Design
Écran
Performances
Autonomie
Photographie
3


Test réalisé sur un smartphone prêté par la marque
2
4
Partager l'article :
Voir tous les messages sur le forum

Les actualités récentes les plus commentées

Voiture électrique : combien coûte la recharge à domicile ? (MàJ Juillet 2020)
En réponse à des accusations de harcèlement des têtes tombent chez Ubisoft
Bosch dévoile son vélo concept électrique et tout suspendu
L'administration Trump va bientôt se passer des entreprises qui utilisent des appareils Huawei
L'Union européenne mise sur le développement d'un hydrogène propre
Far Cry 6 confirmé par Ubisoft, la présentation programmée au 12 juillet
Microsoft Flight Simulator sortira le 18 août sur PC
Thunderbolt 4 : 40 Gb/s ,mais Intel veut du 32 Gb/s en PCIe et la prise en charge double 4K
Taxe GAFA : 1,3 milliard de dollars de frais de douane pour la France... et 6 mois pour changer la donne
Apple recommande de ne pas fermer votre MacBook si vous en cachez la webcam… voilà pourquoi
scroll top