Déverrouiller un Galaxy S10 avec une fausse empreinte c'est possible... mais compliqué

Nathan Le Gohlisse
Spécialiste Hardware
09 avril 2019 à 19h17
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S10 capteur.jpg
Crdédit : DarkShark/Imgur

Lancé le mois dernier, le Galaxy S10 embarque sous son écran OLED un capteur d'empreintes à ultrasons. Suffisamment pointu pour détecter le rythme cardiaque et le débit sanguin de l'utilisateur, ce capteur n'est toutefois pas aussi sécurisé qu'il n'y paraît.

Véritable creuset de technologies, le Galaxy S10 dispose à la fois d'un système de reconnaissance faciale et d'un lecteur d'empreintes digitales reposant sur la technologie 3D Sonic de Qualcomm. Si la fiabilité de la reconnaissance faciale sur le terminal est hautement sujette à caution en termes de sécurité, il semble que le capteur d'empreintes de l'appareil puisse également être berné... à condition de se donner du mal. En effet, un utilisateur d'Imgur, DarkShark, est parvenu à déverrouiller son Galaxy S10 en utilisant une empreinte imprimée en 3D.

La technologie 3D Sonic de Qualcomm, un peu plus perméable que prévu

Pour parvenir à ce déverrouillage, DarkShark explique avoir simplement pris en photo (avec son S10) l'une de ses empreintes, déposée sur un verre de vin. Un léger traitement de l'image sur Photoshop lui aura permis d'isoler l'empreinte et d'en retoucher le contraste. Le résultat final a toutefois dû passer par 3DS Max afin d'apporter du relief à l'empreinte avant impression 3D.

Cette dernière étape a été exécutée par DarkShark sur une imprimante 3D résine AnyCubic Photon LCD, précise jusqu'à 10 microns, indique l'intéressé. 13 minutes d'impression plus tard, une empreinte digitale viable était déposée sur une fine plaque de résine.

Le reste de l'opération se passe sur le dernier flagship de Samsung. En pressant suffisamment cette empreinte factice contre l'écran de l'appareil, ce dernier s'est déverrouillé au bout du troisième essai. À noter toutefois qu'une pression assez importante a dû être appliquée. Cela laisse à penser que le capteur a potentiellement détecté un rythme cardiaque au travers de la plaque de résine et des gants portés par DarkShark au moment du test.

Une opération relativement complexe, qui demande du matériel

Comme le note, Android Police, le capteur d'empreinte digital du Galaxy S10 reste suffisamment sécurisé pour le commun des mortels. Et pour cause, le procédé détaillé par SarkShark prend du temps, nécessite du matériel relativement coûteux pour être exécuté correctement et n'est pas nécessairement à la portée du premier voleur de données venu.

Cette expérience tend cependant à démontrer qu'un mot de passe (suffisamment complexe pour ne pas être deviné) reste probablement la méthode la plus sûre de sécuriser un mobile. Il y a quelques mois, une expérience similaire avait été tentée, cette fois pour mettre à l'épreuve l'efficacité des systèmes de reconnaissance faciale de plusieurs smartphones. Exception faite de l'iPhone X, l'ensemble des mobiles testés affichait les limites de ce système... pour des conclusions renvoyant également à l'utilisation d'un mot de passe.

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