La livraison en une heure d'Amazon déplaît fortement à la mairie de Paris

20 juin 2016 à 11h10
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La mairie de Paris peste contre Amazon et sa livraison en une heure. Elle craint les effets de ce service sur les commerçants de la ville et évoque une concurrence déloyale.

Depuis jeudi dernier, le géant du commerce en ligne offre la possibilité de livrer des produits frais (et quelques autres références de son catalogue) en moins d'une heure pour ses clients Amazon Premium. Ce service concerne la ville de Paris et 21 communes de la petite couronne. Amazon est ainsi capable de livrer quelque 18 000 produits en une heure contre 5,9 euros, ou en deux heures, et ce, gratuitement. Une distribution particulièrement rapide rendue possible par la présence, dans le 18e arrondissement de la capitale, d'un entrepôt de 4 000 m².

Voir à ce sujet : Amazon Prime Now : des produits frais livrés en 1 h à Paris

Si les consommateurs peuvent être conquis par cette proposition, ce n'est pas du tout le cas de la mairie de Paris, qui voit d'un très mauvais œil cette nouvelle offensive d'Amazon. « De prime abord ça peut être une très bonne nouvelle de dire qu'il peut y avoir un nouveau service commercial, sauf que c'est un lieu de vente dématérialisé, qui n'a pas du tout les mêmes contraintes que tous les autres commerces aujourd'hui », regrette ainsi Olivia Polski, l'adjointe à la ville de Paris chargée du commerce, de l'artisanat, des professions libérales et indépendantes, sur France Info.

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Les contraintes évoquées concernent les taxes ou les règles de non-concentration des commerces, des obstacles qui n'en sont pas pour Amazon et son service. Et l'adjointe de s'inquiéter également des nuisances générées par les allers et retours des livreurs autour de l'entrepôt d'Amazon, situé sur le boulevard Ney.

Anne Hidalgo, actuelle maire de Paris, s'est exprimée sur ce sujet, indiquant que selon elle, ce service pouvait « déstabiliser gravement les équilibres commerciaux parisiens ». Vent debout contre Amazon, elle promet d'être « intransigeante » avec la firme de Jeff Bezos et compte clairement surveiller de près cette activité sur plusieurs points, comme la qualité de vie des riverains du boulevard Ney, la pollution générée par les véhicules des livreurs ou encore la politique d'Amazon en termes de ressources humaines.

Anne Hidalgo en appelle d'ailleurs aux législateurs, afin de « définir, par la loi, des garde-fous en mesure d'éviter que de tels services ne viennent à constituer une concurrence déloyale à l'égard des commerçants et des artisans ».

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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