Le spécialiste de l'e-commerce repasse aujourd'hui devant la justice. Et si l'on en croit les propos du ministre des PME et du Commerce, ça ne sera que le début du combat pour Shein.

© PixieMe / Shuttertstock
© PixieMe / Shuttertstock

Ce 5 février, c'est le match retour de l'affrontement entre le géant de l'e-commerce Shein et le gouvernement français. Après une décision en première instance qui avait été favorable à l'entreprise chinoise, le gouvernement s'est pourvu en appel, pour tenter d'obtenir la suspension de la plateforme de la part de la cour d'appel de Paris. Et même si la justice confirmait le premier jugement, le vendeur en ligne serait loin d'être sauf.

« 2026 va être l'année de résistance à Shein »

Le ministre des PME et du Commerce Serge Papin était aujourd'hui sur TF1, le même jour où la cour d'appel de Paris va juger à nouveau le dossier Shein. Il a profité de son passage pour exposer les nouveaux arguments de l'État, afin d'obtenir la suspension. Il évoque ainsi un « trouble à l'ordre public. »

« Il y a une responsabilité de la plateforme qui met en marché, et qui pour l'instant n'est pas responsable des produits qu'elle commercialise » a-t-il ainsi avancé, dénonçant une non-conformité qui serait « systématique. » Et cette action en justice ne serait que le début, Serge Papin ayant affiché clairement ses futurs combats : « 2026 va être l'année de résistance à Shein », a-t-il prédit.

L'État veut maintenir la pression sur la plateforme chinoise

Car si Shein venait à gagner une fois encore, le gouvernement a déjà décidé qu'il pourrait passer par une autre voie. Une proposition de loi serait en effet lancée, afin de faire reconnaître légalement la responsabilité de Shein quant à tous les produits vendus sur sa plateforme.

Avec ce nouveau cadre légal, la Répression des Fraudes pourrait ainsi constater par elle-même les manquements qui ont été évoqués, et suspendre la plateforme - sans devoir passer par le juge.

Serge Papin a enfin ajouté que dans les prochains mois vont entrer en vigueur plusieurs taxes. Ce sera d'abord en France, avec une taxe de 2 euros sur les colis (appliquée par catégorie d'article) qui entrera en vigueur le 1 mars. Suivra ensuite un droit de douane forfaitaire de 3 euros appliqué au niveau européen à partir du 1er juillet.

Source : TF1 Info

Top 7 des meilleures plateformes e-commerce en 2026
À découvrir
Top 7 des meilleures plateformes e-commerce en 2026
31 décembre 2025 à 11h52
Comparatifs services