Hadopi : le blocage de sites de téléchargement illégal ne modifie pas les habitudes

13 novembre 2014 à 18h19
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Dans le cadre de ses missions d'observations des comportements des internautes, la cellule de Recherche, Etudes et Veille de la Hadopi s'intéresse à ceux qui téléchargent de manière illicite. Dans son étude sur le sujet, le document précise que les sondés estiment que les mesures de blocages de sites n'ont pas permis de modifier leurs habitudes.

Le DREV (département Recherche, Etudes et veille de la Hadopi) a suivi le comportement de plusieurs groupes d'internautes (pour un total de 38 participants) afin de déterminer leur perception par rapport aux mesures visant à bloquer les services permettant de télécharger illégalement des contenus. Le document précise que les panels sont composés de consommateurs de services illicites de téléchargement.

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L'étude s'attache ainsi à identifier les pratiques des utilisateurs de services tels que Megaupload, Dpstream ou encore Allostreaming même après leur fermeture ou blocage. Elle tente également de savoir si la mise en avant de l'offre légale ou la sensibilisation, deux activités de la Hadopi, ont une incidence.

Pour ce dernier volet, la méthode ne semble pas avoir de réel impact sur leur comportement, mis à part lorsque ce sont les artistes eux-mêmes qui s'engagent en faveur la préservation de la création. Quant à l'offre légale, elle souffre d'un « manque d'attrait et se heurte à certaines limites (ergonomie, offre, prix...) », précise la Hadopi. Le légal n'apparaît donc pas comme une alternative aux services illicites notamment à cause des DRM ou des limites d'accès aux catalogues.

Le premier e-mail Hadopi est peu dissuasif

L'effet Hadopi est également quelque peu mis à mal, en particulier la réception d'un éventuel premier message électronique d'avertissement. L'étude note que cette étape est perçue chez les sondés comme étant « peu dissuasive ». « L'e-mail agit alors comme un warning pour changer de sites / de chemins d'accès (vers du streaming par exemple) ou vers des échanges de la main à la main (clés USB ou disques durs) », explique le rapport.

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Si le premier message permet donc de mettre en place des stratégies d'évitement, la réception d'une éventuelle recommandation par lettre recommandée peut provoquer des réactions variées comme le sentiment d'être « repéré » ou « traçable ».

Malgré ces interventions, les mesures de blocages de services permettant de télécharger ou consulter des contenus de manière illicite ne semblent pas avoir de réel impact. La réouverture rapide de la plupart d'entre eux par le biais de sites miroirs est en effet clairement évoquée comme un moyen de poursuivre son activité.

Quant à la fermeture de Megaupload, elle a certes été perçue comme un événement marquant par les internautes interrogés. Toutefois, de nombreux sites ont comblé le vide crée par l'absence du service dirigé par Kim « Dotcom » Schmitz. L'offre est donc devenue « foisonnante, fragmentée, qui s'est largement démultipliée », précisent les sondés.



Pour en savoir plus
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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