Les opérations de blocage s’enchaînent, les autorités et les ayants droit poursuivent leurs efforts et le mot IPTV revient régulièrement dans l'actualité ! Sur le papier, la lutte contre le piratage ne fait que s’intensifier. Dans les faits, les usages, eux, résistent.

Une nouvelle étude menée par IPSOS pour Sharesub (une plateforme de partage d'abonnements numériques) vient remettre une pièce dans la machine. Et elle confirme ce que beaucoup pressentaient déjà : le piratage ne disparaît pas, il se transforme, s’adapte… et reste profondément lié aux limites de l’offre légale.
Piratage : un usage plus répandu qu’on ne veut l’admettre
Selon les résultats de l’étude, un tiers des Français déclare avoir déjà eu recours à au moins une pratique illégale, que ce soit le téléchargement, le streaming ou l’IPTV. Une réalité qui contraste avec le discours dominant, souvent centré sur l’IPTV comme menace principale, alors qu’elle ne concerne, au final, qu’une minorité des usages déclarés.
Dans le détail, le streaming illégal (23 %) et le téléchargement illégal, peer-to-peer et consorts, (22 %) restent les pratiques les plus courantes. L’IPTV, pourtant au cœur des mesures de blocage actuelles, est citée par 10 % des répondants, loin derrière les usages plus occasionnels, parfois banalisés, du streaming ou du téléchargement.
Le vrai déclencheur reste le même : le prix
Sans surprise, le facteur économique arrive largement en tête dans les réponses des sondés. Le coût jugé trop élevé des abonnements, leur multiplication, la présence croissante de publicité dans des offres autrefois "premium" et sans interruption, ou encore l’indisponibilité de certains contenus dans l'offre légale expliquent largement le recours à des solutions illégales.
Un constat qui fait écho aux débats récents autour des blocages au niveau des DNS ou des VPN, des limitations techniques imposées aux FAI, et plus largement à une stratégie de lutte contre le piratage qui s’attaque davantage aux outils qu’aux causes profondes.
Au final, alors que les autorités renforcent les blocages et que les ayants droit multiplient les actions, cette étude met en relief l'éléphant au milieu de la pièce, à savoir que l’offre légale est perçue comme chère, fragmentée et contraignante.
À ce titre, on peut même penser que des plateformes de partage d'abonnements, comme ShareSub et Spliiit, ont plus d'impact dans la lutte contre le piratage que tous les moyens techniques et judiciaires mis en œuvre par les autorités. Pour cause, puisque l'étude chiffre que 62% des répondants estiment qu’une plateforme sécurisée et légale de partage d’abonnements constitue une alternative au piratage ; autrement dit, une grande majorité.
Source : étude IPSOS pour ShareSub
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