Hachette compte surveiller ses contenus grâce à la société Attributor

L'éditeur vient de passer contrat avec la société américaine Attributor. Cette dernière est spécialisée dans la surveillance des contenus publiés sur Internet. Hachette espère donc se protéger du piratage de ses œuvres.

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Selon un responsable de l'éditeur, le piratage de livres numériques se serait développé ces dernières années. Il explique à l'AFP que : « le piratage des livres scannés et publiés illégalement existe depuis longtemps mais la numérisation décuple les possibilités ». Hachette entend donc « protéger ses actifs et les intérêts de ses auteurs à l'heure où la lecture sur tablettes numériques se généralise ».

Pour surveiller ses propres contenus, la société indique qu'elle vient de passer un accord avec la société américaine Attributor. Cette dernière devra donc constater tout contenu illégalement mis en ligne sur une plateforme et demander à ce qu'il soit retiré. Par cette méthode, Hachette ne compte donc pas viser directement l'internaute mais les services qui proposent de télécharger des livres numérisés.

De son côté, Attributor reste plutôt discrète sur la méthode utilisée pour surveiller ces contenus. Hachette précise simplement que son contractant sera à même de repérer « les infractions concernant les titres qu'elle surveille par un balayage automatisé du Web et une technologie d'identification sophistiquée des titres comme des sites indélicats. A ces outils s'ajoute un processus de vérification manuelle 24 heures sur 24 ».

La démarche est donc quelque peu différente de l'Hadopi dans la mesure où cette dernière ne s'attèle à l'heure actuelle qu'aux téléchargements en P2P. Par contre, elle peut constituer un signal fort en direction d'autres détenteurs de droits qui souhaitent se protéger de la publication illégale de leurs contenus. Par exemple, actuellement, la justice s'intéresse aux sites AlloShare, AlloMovie et AlloShowTv soupçonnés de proposer sans aucune autorisation de nombreux films.

Dans cette affaire, les plaignants ont motivé leur démarche sur le fondement de l'article 336-2 du Code de la propriété intellectuelle, qui précise qu'en cas d'atteinte à un droit d'auteur, la justice peut ordonner à la demande des titulaires de droits « toutes mesures propres à prévenir ou à faire cesser une telle atteinte ».
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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