L'entrée de Foxconn au capital de Sharp repoussée sine die

Thomas Pontiroli
Publié le 08 mars 2013 à 13h18
Pressenti pour prendre 10% du capital de Sharp, le taïwanais Foxconn déclare qu'aucun accord ne sera trouvé d'ici la date butoir : les deux parties ne parviennent pas à trouver un terrain d'entente.

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Terry Gou, Foxconn
Foxconn devait prendre le contrôle de 10% de Sharp. Finalement, le président du géant taïwanais, Terry Gou, a informé les banquiers du groupe japonais en difficulté qu'aucun accord ne serait conclu avant la fin du mois de mars. La date butoir était fixée au 26 de ce mois, rapporte Reuters en se basant sur le journal nippon Asahi.

Les pourparlers autour de cette opération ont achoppé parce que Sharp a refusé que Foxconn hérite d'un contrôle sur sa gestion. On se souvient de la teneur des négociations pour le moins fermes entre les sociétés. Fin 2012, Terry Gou rappelait que son entreprise n'était pas une banque, et que si Sharp voulait de l'argent de sa part, ce serait uniquement en l'échange de concessions techniques.

Qualcomm et Samsung bienvenus dans le capital

Face à l'embourbement de ce plan et à une dette de 2,1 milliards de dollars, Sharp n'a pas attendu le taïwanais pour se tourner vers d'autres financements. En décembre 2012, l'américain Qualcomm a injecté 120 millions de dollars dans le capital. Mardi, c'est Samsung qui annonçait un investissement de 110 millions de dollars, soit 3% du capital. Des participations qui profiteront surtout aux deux intéressés.

Pendant ce temps, Foxconn a cherché à réduire le prix de son éventuelle participation de 708 millions de dollars, en raison de l'érosion de la cote de la société. Ainsi les négociations sont au point mort. Les banques du japonais, Mizuho Financial et Mitsubishi UFJ Financial ont déclaré qu'elles ne s'attendaient pas à une révision de l'offre. De son côté, Foxconn dit qu'il continuera à discuter avec le groupe nippon.

Finalement, Sharp pourrait recourir à un financement par actions. D'après de sources proches du dossier consultées par Reuters, cela permettra à l'entreprise de compléter le cash dégagé par la cession d'actifs, notamment les 11 000 postes supprimés, ou une usine que Sharp envisage de céder à Lenovo. Mais le levier de la cession a ses limites : Sharp a déjà hypothéqué presque tous ses sites pour garantir ses emprunts.
Thomas Pontiroli
Par Thomas Pontiroli

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