Huawei : aucune preuve d'espionnage, dit la Maison Blanche

19 octobre 2012 à 15h56
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Une enquête de 18 mois menée par plusieurs agences de renseignements américaines indique n'avoir trouvé aucune preuve montrant que l'équipementier télécoms Huawei menait des opérations d'espionnage. Il a en outre trouvé des failles, et recommande de ne pas utiliser ses produits dans les infrastructures de cœur de réseau.

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Dix jours après la publication d'un rapport de la Commission du renseignement du Congrès américain, accusant les équipementiers télécoms Huawei et ZTE de complicité avec l'État chinois menant à des opérations d'espionnage, la Maison Blanche livre des conclusions moins alarmantes. Dans un rapport dont Reuters a eu connaissance, l'administration affirme qu'aucune preuve formelle n'a permis de déterminer que Huawei a espionné ses clients américains.

L'enquête, menée pendant 18 mois grâce aux services de plusieurs agences de renseignements auprès de 1 000 clients en équipements télécoms, a toutefois relevé plusieurs failles. Des vulnérabilités pouvant être exploitées par un utilisateur malveillant, indique le rapport, et dont les experts n'ont pas réussi à déterminer si elles étaient volontaires ou non.

En ce sens, ce rapport confirme les craintes du Congrès qui recommandait notamment de ne pas utiliser les équipements Huawei (et ZTE) pour les infrastructures de cœur de réseaux, jugées critiques. Pour ces raisons, la Maison Blanche préconise également de ne pas recourir aux routeurs Huawei.

Cette nouvelle enquête a le mérite de pondérer le scénario largement répandu selon lequel Huawei nourrit des velléités d'espionnage, en introduisant des portes dérobées dans ses produits. Une technique qui lui permettrait de garder un œil indiscret sur les activités de ses clients, pour possiblement faire remonter des informations stratégiques auprès des autorités chinoises.

Concernant la crédibilité de cette nouvelle enquête, une source proche du dossier interrogée par l'agence de presse a expliqué qu'au sein du gouvernement américain, plusieurs membres souhaitaient « vraiment obtenir des preuves d'espionnage ». Pour lui, cela signifie que « les enquêteurs en auraient bien trouvé si elles avaient existé ». De son côté, l'équipementier chinois a naturellement répondu ne pas être étonné que la Maison Blanche n'ait trouvé aucune preuve l'accusant d'espion.


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