Chine : une proposition de loi demande la fin des pseudos sur les réseaux sociaux

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Le 24 décembre 2012
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Le pouvoir central de Pékin discute actuellement d'un nouveau texte visant à obliger les internautes à inscrire leur véritable identité lorsqu'ils utilisent un réseau social. La Chine bannirait ainsi les pseudonymes lorsqu'un utilisateur souhaite s'inscrire mais également converser sur un service en ligne permettant de partager des informations.

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Selon la presse chinoise, le Congrès conduit actuellement des débats afin de promulguer un règlement visant à obliger les internautes à renseigner leur véritable identité sur les formulaires d'inscription à de nombreux services en ligne, dont les réseaux sociaux. Pour le gouvernement, ce texte constituerait un garant permettant de protéger les internautes contre la diffamation, la fraude et le vol d'identité.

Il faut dire que certains services comme Weibo totalisent 400 millions de membres à travers le pays. Certains de ces internautes chinois ont également pris l'habitude de relayer des informations pouvant potentiellement entraîner des troubles dans le pays. C'est pourquoi, les autorités chinoises avaient déjà demandé l'instauration d'un système obligeant les utilisateurs des plateformes de micro-blogging comme Weibo, Netease ou Sohu à utiliser leur véritable identité s'ils désirent poster de nouveaux messages.

Malgré ces obligations, Weibo a admis que son nouveau formulaire obligeant d'indiquer l'identité réelle d'un internaute n'avait pas été totalement implémenté. Au contraire, il a fait le choix d'instaurer un système de permis à points. 80 points sont ainsi attribués et peuvent être perdus lorsqu'un internaute propage des rumeurs infondées, promeut des activités illicites ou violentes, des appels au crime ou bien encore révèle des secrets nationaux.

Un entre-deux visiblement insatisfaisant pour le pouvoir, qui souhaite mieux réglementer la gestion des identités sur le Web chinois malgré l'opposition des FAI et de certains citoyens qui considèrent le texte contraire au principe de liberté d'information.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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